Avant dernier jour de l'année.
Ce jour, la note débute toujours par ces mots la.
Et là, Ta DAammm ! J'ai pris vingt piges ...
Avant dernier jour de l'année.
Ce jour, la note débute toujours par ces mots la.
Et là, Ta DAammm ! J'ai pris vingt piges ...
Je me suis aperçu d’un nouveau toc. Enfin pas si nouveau que ça . Souvent quand je promène molly je passe une dizaine de minutes à remonter un mur en pierre sèche qu’une meute de sangliers, un passage de chevreuils ou plus prosaïquement, le tracteur d'élagage a renversé. C'est la phase émergée du symptôme.
Car en plus je ramasse régulièrement, lors de ces périples, un ou deux jolis cailloux, comme en tête de gondole ces jolis silex, que je stocke dans ma poche, puis relache dans mon allée. Je suis atteint du syndrome du facteur Cheval à n’en pas douter.
J’ai comblé le vide sous la tonne à eau avec des morceaux de granit glanés ici ou là.
Je cherche aussi un joli bloc de granit un peu arrondi pour mettre devant la porte. Un truc que j’ai vu au Japon et que j’avais trouvé fort sympa.
Dans un pays où les tatanes sont abandonnées systématiquement sur le seuil, cette pierre m’avait interpellé. Pierre de marche (Fumi-ishi) entre le monde ‘sale’ de l’extérieur et celui ‘propre’ de l'intérieur et barrière un peu ‘Sekkiden’ pour empêcher l'entrée des mauvais esprits.
La superstition est un gros défaut des flibustiers, surtout les vieux. Je lutte, mais comme cela ne me coûte pas un kopeck, je cède. Pour Noël j'ai eu trois magnifiques couteaux de cuisine. Des lames françaises, Opinel pour les nommer, qui tranchent sareum. Évidemment j’ai cédé à la crédulité en donnant la plus petite pièce, fausse d’ailleurs puisque étrangère, de mon porte monnaie au père noël..
Je suis pas le plus atteint, j’ai vu l'autre jour sur le marché un marchand de caillasses joliment triées, avec leurs ‘pouvoirs’ rédigés à l'encre bleu pacifique sur des petits rectangles en cartons petits carreaux.
J'étais impressionné de la liste des bienfaits de toutes ces roches. Par le prix moyen aussi.
Par réflexe j’ai mis la main dans ma poche gauche ou j’ai toujours mes deux minuscules et indispensables galets ramassés avec soin à la playa le long de la falaise après une grande marée.
Je les relâche régulièrement mais à des milliers de kilomètres de leur base. Comme un réseau planétaire de mes minuscules galets ronds. Anse couleuvre, Neva ou Ayung.
Voilà une note vite fait sur mes relations avec les pavetons je vous laisse finir cette année , couvrez vous, ça pèle...
Je suis monté à la capitale le premier jour de l’hiver. Cet hiver que j’adorais enfant, avec son froid et sa neige, et qui ne ressemble plus à rien désormais.
Il tombait des trombes d’eau sur l’autoroute, que dis-je , des tombereaux de wasser.En plus le soir je commence à voir moins.
je fais vraiment plus vieux que mon âge, ou ce navet m’a pris pour un lapin de deux semaines.
Bref je vais rester en bloutouffe ou en haut parleur si j'ai pas le casque sous la main. Pour mes deux appels par an, ça ira bien.
Il y a un autre inconvénient, je n’ai plus les notifs sonores. Juste le mode vibreur. La c'est chiant.
Ça s'appelle introduire son sujet.
J’ai le sommeil léger. Un flibustier dort toujours d'un œil. Cette nuit le vibreur se déclenche.
En parlant d'œil, je le jette au réveil Sony, vestige des années 80.

TROIS HEURES !
A cette heure, généralement c'est un chat qui vérifie le système infrarouge de la caméra extérieure.
Affreux greffier.
Je chausse mes yeux et attrape le bigo.
Mince !
Un message, celui en tète de gondole, de confirmation OTP d’Amazon !
À trois heures huit. Sans dec, ça renaude vilain.
Il y en a un qui a cassé le mot de passe et joue avec la double authentification. Changer son mot de passe Amazon au milieu de la nuit avec la tête dans le cul est une saine activité.
J’ai aussi initialisé, suite à leurs conseils, toutes les sessions ouvertes sur les différents appareils qui peuplent le bateau.
Je reçois encore deux messages SMS OTP en anglais. Ceux que j’ai reçu pour mes changements de password était en français.
Ce cochon de pirate insiste. Lancé comme je suis, je change aussi le mot de passe du compte mail associé. Trente deux caractères , majus, minus, numériques, caractères semi-graphiques et espaces, sa mère en short.
J’aurai dû le faire plus tôt, mais vous savez comment c'est le train train mnémotechnique.
QUATRE HEURES !
Plus de code sms. Un petit verre d’eau et je retourne discuter avec cette catin infidèle de morphée.
Bon j'espère que vous avez la double authentification. Même si c'est pas imparable, c'est quand même assez pratique.
Surtout quand des marlous préparent Noël
Vieillir Dur ou Fort ?
Tout a commencé par une photo, postée dans le groupe whatsapp si répandu, le ‘famille’. Une Tof de mon profil de petit vioque en train de somnoler sur ce surprenant soleil de décembre, ce samedi.
Les vagues frappaient fort et la douceur inattendue de l’air m’avait scotchée au dieu rha. On aurait dit un matin d’avril.
j'avais enlevé mes carreaux et était uniquement focus sur le vacarme de ces belles gauche dressées par un vent d’ouest. J'étais barré en 4L...
Saloperie de RS.
L’image prise à mon insu, m’a heurtée. On ne voit que rarement son profil, de plus méditant au soleil.
Une peau fripée avec des tâches rouges chelous, la barbe de six jours blanchie par le sel, comme ce qui reste de douilles. Et des rides, mindieux !
Un vieillard.
last month, à une ex collègue qui prend de mes nouvelles à l'occase de mon anniv, et qui me demandait si on se croiserait sur 2026.
J’ai répondu que l’on trouverait bien un créneau, mais en rajoutant que je vieillissais fort.
Fort ou dur, c’est du même tonneau.
Cette locution est bizarre.
Un pote me l'a reformulé, il y a peu au bigo, je l’ai lu aussi ailleurs dernièrement dans des comms.
Du coup elle hante mon ciboulot comme un boomerang.
Comme si je m'excuse du résultat de toutes ces années folles.
Que je préviens que mon miroir me renvoie un petit vieux de seize piges avec toujours la même malice au coin de l'œil mais qui est plié après deux heures de jardin. Voire une heure trente.
On ne se voit pas vieillir, c'est l’attitude des autres qui vous indique votre état de décrépitude.
Même le miroir ment.
Je me souviens il y a peut être une dizaine d'années ou peut être une vingtaine, je ne sais plus, de ce jeune qui m’avait laissé sa place dans un RERB bondé.
Je l’avais remercié avec un grand sourire, mais j’avais pris la claque. Je crois même que je l’avais relaté ici.
Mais j’en étais pas encore à vieillir dur ou fort.
Là je traîne la patte sérieux, et si je suis devenu un taiseux de première, on me le reproche assez, même si je ne pense pas être encore dans la dernière voiture.
Je n'en suis pas encore à poster mes recettes de togas,comme ce fabuleux quatre-quarts de ce matin. Pas de levure, mais des blancs en neige avec le sucre. A 150 sur 45 minutes 😋
Enfin, je trouve que je fais beaucoup de notes sur la troisième balle comme chantait Téléphone. Si je radote, c'est que je vieillis dur, ou fort,
non ?
Avec ce temps de Mai, j’ai capturé une soixantaine de processionnaires qui descendait du sapin. Ce scion, planté pour la naissance du mousse, culmine plus haut que la maison. Le nid de ces bestioles était sur une des plus hautes branches. J’avais prévu de la scalper un matin, mais j’évite de monter dans les arbres l’aprème depuis ma dernière et déjà ancienne cata.
J’ai vérifié de suite sur le ternet. Effectivement on a interdit ça depuis 2012. Je vis vraiment dans l’actualité. 🙃
Bon. Revenons à nos demoiselles papillons.
J’ai enfermé Molly de suite. J’ai oublié de prendre un masque covid, ces saloperies vous nique les poumons. Bref elles longeaient la voiture en direction du portail, un ligne marron velue bien rectiligne. Comme des chars russes vus depuis le satellite Astérix.
J’ai été chercher l’arrosoir sous la tonne à eau. Arroser ses tueuses de kien avant de discuter avec elles. Ça diminue leur lâcher de poils urticants.
Je te leur colle deux retours d’arrosoirs. Ça perturbe la colonie. La tête nage dans l’eau et le reste se tord sur le gravier.
Je te chope un sac kraft sous l'abri bois et munie de la pince à barbark, du barbok, je te les carre une par une dans le handy bag.
Direction le Brisach, que j’ai allumé ce matin, vu l’humidité.
L'incident étant clos, j’allais sortir la chienne, quand mes paupières me piquent. Un regard dans le miroir du couloir, les paupières sont rouges.
Cochonneries, décembre et elles sortent !
Je me lave consciencieusement le visage, mais je devrais quand même mettre du collyre en revenant de la ballade de miss Molly.
Promenade ou j’ai croisé des chauves souris, d'où ma photo en tête de gondole.
Qui dit chiroptères en décembre, dit moustiques.
Un dix décembre.
Rien ne va plus. Faites vos jeux !
Si vous pensez que je suis un vieux râleur pour rire, voilà en suivant de quoi adouber ma réputation.
Notre Mozart de président, aux partitions si hermétiques à son bon peuple, est semble-t-il parti dans l’empire du milieu pour réguler un peu le déficit de notre balance commerciale.
Ça m'effraie un peu, on a vu avec la dissolution , par exemple, comment il est doué pour les gaffes l’ex beurrier de Rothschild dont devait nous ruisseler les intérêts de sa politique.
Néanmoins, oubliant son coté boulet, mon côté patriotique me pousse à lui fournir des billes à notre représentant, pour ses échanges avec les maîtres du monde.
Je pense que lui qui nous prépare, comme l'avait pressentie ma défunte maman en le voyant eructer 'c'est notre projet !', à la guerre; ferait bien de s'occuper plus de notre patriotisme économique .
Acheter moins et made in France au lieu de Made in PRC. réguler financierement les entrées et pas à deux euros. Mais bon une ballade sur la grande muraille est agréable.
Déjà sur un de mes derniers billets, je vous ai parlé de toutes ses saloperies de plastiques chinois qui atterrissent ici avec les marées. Les chutes de la nouvelle route de la soie, voulue par ce pays et adoubée par les conférences de Dominique de Villepin.
J'en ai encore récupéré il y a deux jours. En plus, le bouchon de cette boutanche est écrit avec un logo en français .
Voilà de quoi interpeller leurs dirigeants. Ne jetez plus vos déchets , depuis vos portecontainers, s’ils vous plaît.
ici commence la mer….