25 février, 2021

La hiérarchie des douleurs

 


Voilà bien deux mois que mon genou gauche me les brise menues.

Bon au début je me suis dit c'est le sucre. Ou un genre de goutte lié à l'abus de ti-punch. Boisson,dont je reconnais volontiers, un certain abus par ces soirées confinées à écouter jacasser des brêles dans le poste.

La douleur ça a une mémoire.

Il y a peu de douleurs identiques. Parlez en aux tortionnaires, comme Jean-Marie il vous expliquera que sinon on tarauderait toujours au même endroit.

Mais avec les zanés ma mémoire est embuée.

Je me rappelle de celle de la clavicule fracassée, avé la turvoi société avant que la ceinture existe. Je me rappelle de celle du bras, pété à la colo d'héry sur Ugine quand un couillon voulait en finir du haut d'un sapin, pour une déception amoureuse. J'ai oublié le nom de ce cave, mais pas le coup d'électricité quand j'ai chuté dans le ravin en reculant sans regarder. Tout ça pour mieux capter la cime de l'arbre et en même temps toutes ces bonnes âmes qui au pied de l'épicéa lui hurlaient de descendre.

Mais le genou ?

Non. Je me rappelle du malaise suite au coup de batte de criquet morflé en pleine caboche par ce con de Vergilles parce que j'avais déniché leur planque au jeu de la collerette. Ça m'avait valu une radio du crâne à l'hosto de Briançon.

Mindieu je me rappelle de l'intensité de presque toutes , mais pas de ce foutu genoux gauche.

Et puis, l'idée c'est imposée quand j'ai voulu monter l'échafaudage des travaux du bateau. Impossible de le lever ce fameux organe en mawashi guerri . J'ai donc abandonné mon pinceau et cherché au fond de mes souvenirs d'où sortait cette douleur. Le mawashi c'est le même mouvement que pour monter à cheval.

A yé. Je l'ai. 

Une souvenir de Leffe qui m'avait écrasé la jambe contre le pare botte sur quelques mètres lors d'une partie de horseball. J'avais été un moment à traîner la guibolle.

Mindieu que j'aimais ce cheval.

Quelle nostalgie j'ai pour l'équitation. On m'avait mis chez cet ex colonel parce que j'étais trop introverti et réservé.

Et bien. Quel résultat.

Tiens puisqu'on cause douleurs et canassons.

Et celle du pouce retourné, tu l'a ?

Quand c'est chaud et que t'a fini de pleurer, tu trouves vite fait un palefrenier qui te le remet bien droit, d'un coup sec et te colle le même onguent qu'on colle au genoux cagneux des vielles carnes.

Tiens c'est cela qu'il faut que je dégotte. Un cataplasme pour rossinante.

Allez, j'ai ma troisième note de février.

Portez vous bien, avec le masque et n'oubliez pas de hiérarchiser vos douleurs ;.)




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06 février, 2021

Des biquettes, de l'eau et une taupe

 


il pleut d'une force, toute cette eau ...
Avec  ce jour sans fin, tous les jours que votre Dieu fait, perso, j'en profite donc  pour déblayer cinquante ans de fringues de mon armoire.
Macadam cowboy en daim est déjà parti à la ressourcerie en preum’s. 
j’avais tellement rempli la tire cette fois la, de bazar seventies, que l’on m’a regardé un peu space quand j’ai sorti mon berloquin.
Il ne me reste que des vieux 501 et quelques tuniques techniques .
Rien de recyclable, que de l'affectif.
je me barre pour mettre mes chiffons dans le bac de récup sous la caméra sur le rond point sans nom au bout de l’avenue Dumont.
Pourquoi ce rond point ne s’appelle pas, alors qu'on renomme a tout va 93600, un mystère pour bibi.
Mais appelons le, rond point du château bleu, ou créchait un célèbre jeune chanteur quand il jouait avec la zone. 
Quand je le vois dans the Voice, pas le rond point, le chanteur, je souris. Mais tout ça c’est des ragots de ma défunte nounou. Ma progéniture est adulte désormais
Bref je fais signe au zinvoi quand je  me gare sur son bateau que je viens juste sacquer des sapes, deux minutes, garçon…
il lève le pouce.
Mais ce con est blindé. Pas le voisin , le bac de récupération. Au quatrième 30x30 il dégueule. D’ailleurs le charmant zinvoi s’en aperçoit et me conseille un autre vers Sevran.
Encore un parachuté. je comprend la présence de ce panneau d'un metre cinquante bloquant le trottoir et vantant l'humide parking Abrioux. Que des pièces rapportées sur Aulnay Sous.
je l’informe donc sur la présence d’un jumeau au parc Bigottini.
Et je file là bas.
le rond point de Bigottini, c’est pas la même , t’a tous les cadres catégorie A de la Mairie qui rejoignent leurs bureaux après déjeuner. c’est plus difficile de se garer.
Mais là, le bac est vide.
Je plie mes rétros, méfions-nous des gens à la bourre.
En tournant la tête, une fois mes copains de tour du monde abandonnés au fabricant d'isolation, je les capte.
Valérie et Nadine. 
les deux pros du désherbage embauchées récemment par la ville. 
Avant elles étaient à la ferme ou dans le temps, on cultivait l’orge pour la vodka.
La ferme a été préemptée  pour des évolutions post covid.
Les biquettes ont ratiboisées l’orge.
De ce fait la, elles sont sur le parking abandonné du parc bigo. il reste un bout de bitume. large comme un rail de chemin de fer. Valerie, spécialiste des transports, sort souvent pour vérifier qu’il n’y aurait pas un inauguration sur la voie.
Mais ce bout de terrain semble bien abandonné. en attente d'un immeuble ?
Peu de chance qu’on creuse là un bassin de rétention naturel pleine terre,  par ici , on est encore bloqué dans les années quatre-vingt , à enterrer des cuves de béton dépassées de cinq cent mètre cube. 
Mais elles sont mignonnes les biquettes.
je les mets donc dans mon bestiaire, déjà bien rempli..
j’aurai pu vous parler d’une taupe aussi. mais les taupes sont aveugles.
et mamy Lucie m’a appris à les fumer avant qu’elle ne bousillent ma ligne d’asperges.
bonne semaine #lesgens

02 février, 2021

la mort du teuf teuf de cheuri


En fait je reviens souvent dans le fil du blogger ces derniers temps Blogger est bien plus libre. Et bien plus étendu dans les sujets.

Mindieux !


Alors aujourd'hui puisque je suis parti sur la liberté de causer, je vais vous raconter ma sortie après dix huit heures. Après dix huit heures ? Bigre et pour quelle IMPERIEUSE raison? Et bien voilà . Pas de RERB ce Week end

Cette artère de la banlieue nord n'est plus qu'une loque de transport public. On laisse le privé de CDG Express fermer cet axe le week end.

Au dortoir le quatre vingt treize. De la région à l'état tout le monde s'en #BLC.

il y a d'autres priorités Bon Je suis pas le seul à râler.

surtout qu'il y a une décision de justice pour stopper cette inutile gabegie


En attendant tant pis pour les voyageurs ou les travailleurs de fin de semaine.

On voit bien que les gens qui votent ne le font pas pour les transports en commun.

Mindieux !

Mais revenons à mon nombril. J'ai ma progéniture a récupéré de retour d'un voyage en train qui circule,

mais c'est ailleurs en France. Heureusement pour une fois le T4 et le RERE fonctionnent. c'est la roue de secours. je vais donc les prendre sous des trombes d'eau à la gare d'#aulnay sous à 21:00

les rues étrangement désertes. il drache sareum.

Un concert de hallebardes. Je ne croise que deux voitures avec des giros, la routine. J'ai mon papier en règle. Enfin pour un pirate.



Et je ne rencontre que des Uber Eats

Au moins cinq en dix minutes.

En spad ou en scoot.

Le monde d'après  !


Mindieux !  


l'ubérisation qui aura flingué leur teuf teuf de riche avant qu'il ne bousille tout à fait le RERB.


Comment ces milieux autorisés, n'ont pas vu qu'il reviendrait moins cher de prendre à deux un Uber ou autre depuis CDG que d'emprunter leur train de riche.


On reserve depuis le ternet et on est déposé devant sa porte.

Mais les milieux autorisés, s'autorisent, comme aurait dit un saint homme. tiens je vous le met après, le si actuel. 

pas une ride.


Ce CDG EXPRESS est un vestige, un boulet du monde d'avant

 

Mindieux ! 


28 janvier, 2021

Les vigies de l'Oceane

Avec ce couvre feu, impossible de rouler la nuit. Ce n'est pas que j'ai passé l'âge de jouer aux gendarmes et au voleurs, quoi que, mais bon pour cent trente cinq talbins c'est un risque sous-évalué.  

Donc je suis rentré sur mon dimanche. Un dimanche en bagnole c'est moins con que devant la télé pour écouter les experts de LA covid.

C'est ce qui fait le succès d'Arte et de Netflix. 

Il cause pas de KK.

Sinon mangez du réglisse, portez un masque ou deux et lavez vous les mimines. 

Baurdayl

Mais je m'égare. Comme d'hab.

La première je l'ai vu au kilomètre treize. Perchée sur un piquet des grillages de l'autoroute sur la droite. 

Une buse . 

Un beau spécimen, attendant tranquillement le lapereau écrasé 

Quand je suis passé, à donf, régulateur légèrement au dessus de la vitesse zotaurizée, il m'a semblé qu'elle me regardait le fond de l'œil.

Il y avait beaucoup de monde sur ct'autoroute. 

Je ne suis donc pas le seul à éviter les remontrances des bleus.

A peine trois kilomètres plus loin de l'autre côté sur un autre piquet . Sa cousine. La,  très clairement elle tourne le cou sur mon passage.

Je joue trop avec ma respiration, regarde devant. 

La radio passe un morceau oublié.  


On annonce de la neige.

Mais voilà kilomètre 134 une autre sur une branche. 

Le même regard noir sans fond. C'est une cabale. 

Le congrès de la buse variable. Elles vont ainsi s'égrainer presque jusqu'au Mans. j’en loupe pas une. Éclair de pupille. Je t’ai vu.

Une succession de rapaces. A un moment une traverse les voies et ... 

coup de vent ? Elle se rapproche dangereusement du pare-brise. Je lève le pied.

Dommage ça monte pas mal, mince en plein élan . Mais, en haut de la côte juste après, un mur de feu rouge et de warnings. 

A perte de vue.

Accident ? Non, la neige et les saleuses.

Je n'en croiserai plus jusqu'à mon arrivée de ces rapaces variables.

N'y voyez pas un signe, j'ai toujours aimé les zozios.

Tenez rien que les perruches du pirate en tête de gondole et qui m'attendaient de pied ferme. Quatre jours sans rations. Incroyable le raffut que j'ai laissé a mes zinvois. Ces oiseaux de pirates ne respectent rien. 

Allez vite on ferme à dix huit heures


 

22 janvier, 2021

Gone fishing

 


Bon on va babiller  puisque c'est ,encore ,autorisé.

Je me suis enfui deux jours.

Je suis comme lupin le roi de l'escape. Cette affaire de dix huit heures. En plein hiver.

Ce début d'année se présentant plutôt mal dans mes runes, l'inquiétude que je lis ici ou est perceptible partout.

j'ai mis les bouts

Je me suis dit vu comment on marche sur la tête depuis un certain temps autant faire un vrai brake.

On est le 22 janvier .

La tempête qui s'annonce risque de nous cloîtrer un certain temps. 

Profiter d'une excuse familiale pour traverser le pays.

Me voilà donc au grand air pour quelques paires d'heures.

Je vous dit pas comment j'apprécie les marches a pied. 

Buck le chien qui comme moi vieillit dur, traîne la patte après huit kilomètres. 

,Mais être dehors dans la lande, sans masque. 

Voilà un plaisir si 2021.

Tout est lourdé , comme cet hiver dans la montagne. 

Mais il y a des marques d'humour. Malgré toute cette détresse silencieuse.

comme ce café, restaurant



 

Bon. Lundi je serai rentré. 

J'espère finir l'excellent yoga d'ici la.

Il va nous falloir du sang froid, du courage et filtrer les bonnes informations.

Courage à tous.

A plus


17 janvier, 2021

Vers le froid

Et bien nous voilà en 2021.

J'ai un peu de mal pour les vœux ct’année,
C'est la troisième fois que je fais cette note.
Mais à chaque fois, elle est trop négative,trop copiée ou trop naze.

Bref c'est un carnet. Je veux dire un blog.
Pas une sous merde de communication.

Mes voisins blogueurs ont déclenchés un truc, une chaîne sur les dix infos positives de 2020.
Il y a des trucs sympa ici ou .

J'essaye donc les vibes positives de l'an passé.
  • Ne plus prendre le RERB source combien évidente de propagation du virus.
  • Savourer après toutes ces années de luttes, l'inutilité du CDG-EXPRESS, dont les caténaires tout neufs sont une insulte aux voyageurs du train cité précédemment.
  • Apprécier le revirement de nos élites locales pour causer environnement. le nouveau vecteur de communication dans le patelin. On dirait qu'on est en plein mea culpa. Ce virus a du bon ,au moins pour le greenwashing

Voilà je vais pas plus loin que trois.

Niveau santé ça dégringole doucement, et avec mes bronches  trouées par une double pneumo dans les années quatre-vingt, je me tiens à carreaux avec la faucheuse saupoudrée de chlorokine qui rode

En fait pour bibi l'année 2020 ressemble à deux paragraphes près au carnet que j'ai écris en 76 . 
Un truc futuriste avec des pluies acides, un virus et des jeunes gens affûtés mais désabusés.

Je sortais de Dune, que je considérais comme LE livre, et déjeunais avec Lone Sloane. 
En clair l'époque était un tantinet veugra uto (qui) pique.

Je brûlais mes soirées avec mes potes allumés de  Pont-yblon, en écoutant les Who, le live AT leeds , Bowie et Roxy music en sourdine jusqu’à l’aube.
Assis a même le sol dos au mur, avec comme vue le mur d’en face recouvert d’un arbre de vie tout rapé,  en tissu mauve et vert, seul déco ramenée par un gus revenu d’Afganistan. c'était encore l'époque des deuches, pour ce pays.

Vers le lever du jour, je rentrai en bleue, qui était orange, par la d41 déserte et la rue Charles Floquet bordés d'usines qui , je me rappelle bien, se penchaient dangereusement vers moi.
J'y suis passé cette semaine, l’A1 était bouchée, hop sortie Blanc-Mesnil, La plupart des usines sont rasées et la gangrène pseudo haussmannienne gagne du terrain. 
La classe à Dallas, mais reprenons.

Ensuite Back Downtown Aulnay sous, je me glissais dans ma cave, posais un Eno,  Tangerin Dream ou un autre truc disparu et je griffonnais jusqu'au soir en grillant malbarrés sur malbarrés. 
Ha... Cette période d’études sans vrai sommeil que de nostalgies.

J'ai brûlé le carnet dans la cheminée avec ses suivants en prenant la route cette année la. 
Quand j'ai migré précipitamment dans le sud ouest. 
A cause d'une vrille d’autres potes du nord,
De la cité Fantôme. Qui connais encore cette dénomination aujourd’hui sur ASB ?

Ceci étant comme pour tous les pisseurs de lignes, même en cendres, le livre est toujours là au fond de la mémoire.
C'est pour ça que j'ai tant de mal pour mes vœux 2021.

Parce que j'avais écris une suite qui filait vers le froid.
Et je vous la souhaite pas.

Bises 
Bonne Année