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29 juillet, 2026

une cartouche de Juillet septante six, une ...


Tiens, un petit tour il y a cinquante ans. 
Ça vous dit ? 

Beaucoup de monde est nostalgique de ces années soixante dix, enfin septante selon m'ame 👒, voire vintage ce mot si tendance, mais combien ont déjà croisée cette fausse insouciance, ailleurs que dans les friperies ?
En lisant le monde ce weekend, yep,  j'ai décidé de lire une presse papier la semaine, si ça peut aider ma tuefou mémoire.
Bref, le canard parlait du Woodstock français dont des pellicules ont été 'miraculeusement' retrouvées au fond d'une cave parisienne dernièrement. Ces parisiens quels cachottiers !
Moi qui ai usé mes cinq cent un dans pas mal de fêtes et de concerts de l’époque, j’ai raté celui là, trop occupé à courir un béguin platonique à la chambre d’amour. Et puis le mot jazz dans le titre, zik de la génération d'avant, pas de quoi traverser le pays en stop.
J'étais donc bien jeune et con. Et en plus chevelu. je suis toujours assez con, mais les cheveux ont filés avec l'eau du bain des années. Avec de belles camarguaise en prime, dont j'ai racheté une paire y a quelques années et que je garde pour reprendre la route.  Un jour, il faudra bien.
Donc hier, comme il n’y avait rien dans le poste, comme presque tous les soirs, pour éviter le scroll du bosco sur Netflix,  j'ai proposé de regarder ce doc en replay sur franceTV. 
Comme je suis rarement prescripteur, même la mousse, en congé chez ses darons, n’a pas mis son véto.
Un peu d’histoire chasse les préjugés.
Ce reportage est bien foutu, ça permet de revoir le crépuscule des seventies et tout ces chevelus. Il cerne bien l'année et la fin du rêve largué de cette jeunesse vernie.Vernie en rapport de celle d'aujourd'hui je veux dire. 
j'étais grave fauché mais je fut un électron libre.
On croise de grands artistes dans ce reportage, tous ne sont pas là, il manque mclaughlin il me semble. lui je l'ai croisé plus tard à l'euskal jaï, grand souvenir aussi.

Certaines bandes , même avec le concours de l'INA ne sont pas récupérables. Majedo.
Mais la mousse a été impressionnée par la précurseuse feministe Bette Davis. 
Et puis il y a les apparitions de Vander, astre de Magma.
Il faut que je conseille ce bidule à mon pote Pat, qui est un grand fan. 
A propos de ce groupe j’ai une anecdote, tiens.
Il y a quelques décennies je livrais un logiciel au siège d'un groupe de sapes. 
C'était le pilier de ce marché à l'époque. Il a été depuis emporté par la fast fashion, comme tant d'autres.
A l'époque, avant le ternet ou presque, il fallait se déplacer pour installer un logiciel. La préhistoire quoi.
Mais je digresse.
Tout le monde était corporate dans ce foutoir chatoyant. 
Tee shirt siglé, pantalon dernière saison et même les pompes me semblaient fluo.
Je badge la porte du service infos. 
Le responsable informatique à mon âge, la tempe déjà grisonnante. 
Ce qui detonnait un peu dans ce zoo de trentenaires hypes.
Je le regarde un moment, et après les présentations d’usage, je lui lâche

  • C'est pas très corporate de  ce promener avec un tee-shirt de Magma dans ce temple de la mode ?


il sourit et éclate de rire.

  • Personne ici n’est capable de déchiffrer ce sigle. Peut être cela va inspirer les créatifs…

Sourires communs.
Bon donc si vous voulez renifler juillet 1976 et ces tontons toulonnais avec leur coup du banquier, ou si comme bibi, vous avez un coup de nostalgie c’est ici

Sinon j'étais pas trop fan du jazz- rock à l'époque, même encore aujourd'hui d'ailleurs, plus Californien dans ma playlist du sud ouest, à regarder dans le soleil couchant les surfers de la Barre virevolter dans l'écume. Tiens je vous met un cover de ma préférée de juillet 76 comme quoi certaines mélodies durent


Voila, une cartouche de Juillet septante six, une , pour la route. Je me met en off, je m'offre un repos de papy avec une playlist béton.

@+ 



22 juin, 2026

la nostalgie aime les canicules

 


Je ne sais pas vous, mais aux alentours de la Saint Jean je suis enveloppé d’un halo de souvenirs de mes années de chien fou.
C’est annuel et inutile de tenter d’y échapper, c'est un blues que la sagesse de l'âge me permet désormais d’adoucir au lieu de me consumer comme il fut un temps.
Ce weekend je faisais le garde barrière pour un évènement sportif rempli d’une foule de  jeunes gens qui passaient à toutes vitesses dans les rues du hameau.
D'où l’utilisation de gardes barrière, armés de gilets jaunes qui régulaient le flot des spectateurs et surtout automobilistes, toujours pressés d’arriver à destination de leur périples, et qui n'ont pas pris l’option patience avec leur véhicule. 
Leurs excuses pour passer le barrage date sûrement dû temps où il faisait des faux pour les absences du collège.
Ça a parfois failli tourner vinaigre, mais j’ai encore du coffre , on m’entendrait toujours bien du bout du manège. 
Dans toute cette bouillonnante vie de jeunes gens, un ou deux profils ou regards m'ont immédiatement basculé cinquante piges en arrière dans cet été caniculaire de soixante-seize. 
Ou peut-être est-ce l’odeur des pins portées par la chaleur..
C'est marrant comment je ne retrouve pas mes lunettes que j’ai posé y a pas cinq minutes.
Jusqu'à retourner la poubelle, smiley ,mais je me souviens de chaque instant de cet été meurtrier.  
J’en ai souvent causé ici, je ne radote que de ça l’été. Maintenant je suis ravi d'avoir vécu cette liberté de fin des seventies.  
Mes parents ont dû trinquer,  mais il faut bien que l’oiseau, rare dans mon cas, s’envole. 
J’ai pourtant vécu en suivant, cinquante étés merveilleux, flamboyants et même incredibeul comme disent les rosbeefs. 
Il fallait sûrement un élément déclencheur.
Mais voilà sans raison valable, ni événement exceptionnel , à part peut être mon ensemble levis pat d'eph, la nostalgie choisie toujours cette date.
Peut-être vous rappelez-vous dans cinquante piges de cette canicule de 2026 comme moi de cet été 76.


15 janvier, 2026

Pas si Low

 

Hier c’était l’anniversaire de la mort de Daniel Balavoine. Quarante piges, les médias ont surfé dessus. Un peu glauque, enfin je trouve ces anniversaires de décès. bon il est toujours en surprise dans ma playlist et, terriblement actuel.

27 octobre, 2025

Marche du coté sauvage 🎶

 


Mince.
La radio jazz & soul me susurre ce matin que c'est l’anniversaire de la mort de Lou Reed.
Je m'aperçois que je n'ai jamais fait de note ici sur ce musicien, auteur de la véritable bande son de mes jeunes années.
J’ai causé de Bowie, des Who, des Stones, mais jamais de ce sombre poète . 
Je me rattrape donc.


Ado, je vivais dans le noir au sous sol, Halloween tous les jours, véritable repère deux fois cinquante watts pour mes potes, presque dèjà des hectoplasmes avec leurs coupes de douilles ridicules. Avec les 33 rock qui sortaient tous les mois en cette fin de seventies. Forcément ce chanteur était celui qui avait le plus la côte de mes murs recouvert de couverture de paquets de camel.


J’ai débuté avec l'album Berlin dont j’ai eu la chance de le voir interprété en concert l'intégrale au palais des congrès quelques décennies plus tard. Je me suis même acheté un tee shirt ce jour là, en photo en tête de gondole. Maillot de corps que je ne peux plus porter, les personnages étant légèrement déformé par mon oreiller d’amour. Deux mille sept, c'est pas si loin. Pitin !

Cet album fait partie des 3 que j'emmènerai sur une île déserte. De toute façon, y aura pas de platine, ni de jus sur cette foutue isle, mais je le connais tellement par coeur que je pourrai le chanter en promenant Molly.
Caroline say

Je me suis dit une note sur Lou Reed, sans mettre le tube si usé, c'est une belle manière de lui dire que je l’ai pas complément oublié.
Voilà, tiens un petit dernier avec ce men of good fortune


, qui est bien d’actualité quand on voit le ci-devant entaulé, heu enbastillé à la santé avec ses gardes du corps.

Ou bien ces mômes du neuf cube, wesh trente piges on est encore un gosse, attrapés suite au casse du siècle dont on lâche qu’ils ne sont pas, forcément, les commanditaires du coup. trop classe pour eux ?


Allez tchuss…

04 octobre, 2025

#IWAK 4 MURKY

 


Trouble, le foutu mot du jour, dont je préfère la version rosbeef, Murky, qui est plus sombre.
Tout de suite j’ai pensé à cette jeunesse dont l’avenir est si justement murky, et qui se rebelle en ce moment violemment un peu partout dans le monde.
Ils ont adopté le drapeau de Luffy et l’affiche dans leurs luttes pour un avenir meilleur, ou simplement moins trouble et juste plus digne.

Ces couleurs ont flottées il y a une ou deux décennies, j’ai du mal avec chronos, dans mon coin de banlieue. J’avais récupéré un mât de quatre ou cinq mètres en pin. Je l’avais bondexé et y avait affiché les couleurs.
En ces temps-là on était au début du manga, dont le mousse a presque la collec complète. Dans ce coin du neuf cube, un peu entre guillemet ‘bourgeois’, car composé de maisons individuelles, cela avait choqué. Un couple de retraités voisin s’en était enquit par-dessus la haie quand je passais la tondeuse.

  • Mais qu’est ce que cela représente ? 
  • Vous le laissez tous les jours ?

Il faut dire que leur salon donnait sur mon jardinet

  • C'est le ralliement des pirates et oui, je le laisse au vent.

Ils m’on pris pour un illuminé.
Mais l'histoire m'a rattrapé. 
Dommage qu’elle ne m'ait pas écoutée pour le second tunnel gare du Nord. Car dans le RERB l'avenir est toujours aussi trouble, ou sombre , comme vous voulez.


31 juillet, 2025

la marée des encrés

 

 Je sais.
On ne doit pas donner à manger aux oiseaux l'été . Mais la colonie de moineaux qui crèchent dans la haie adorent le rituel du matin. 
Quand le bosco se lève, je les mates poireauter sur les branches du pin,
depuis la cuisine où je m'acharne sur la bodum pour le kawa. En sortant ouvrir le reste des volets, on fait ça à l'ancienne par ici, j'ai une confiance mesurée dans la fée électrique, je leur pose sur le perchoir, le contenu du pot de confiture de pain dur qui trempe depuis la veille. 
S'ensuit une éffusion de trilles en tout genre. Comme à la cantoche. Pour ça que je tente pas avant, réveiller le bosco c'est gâcher la journée.
Je sais.
Ce n'est pas ce qui m'amène.
Voilà trois jours que j'écoute en boucle sur ma playlist ‘Selling England by the pound’. Le temps va devenir brumeux. A sa sortie, ce n'était pas le 33 le plus encensé de Genesis. Beaucoup lui préféraient ‘The lambs lies down..’. Il a clairement mieux traversé les années et dans les landes, il fonctionne encore assez bien. Mais bon la zik c'est à la fin de la note normalement.
Je sais.
J'étais dans la queue du super U. La litière de mochi, des cotons tiges et … du chocolat. C’est l'été les gens sont moins couverts, voire dans ce lieu assez touristique, découverts.
Les trois ménagères de moins de cinquante ans devant moi arborent toutes des tatouages. Discret derrière l’oreille pour la première. Plus voyant et disséminé sur le dos et le bras pour la suivante. La dernière est sûrement Venusienne voire Fremen d'Arrakis . Une femme bleue. 
Le caissier baraqué lui, arbore un magnifique tatouage tribal des îles de la sonde ou Fidji, je ne vois pas bien d'où je suis. Pis j'y connais que tchi.
Quand je fus jeune, le tatouage était réservé au tahitiens présents au service national ou aux marlous comme mon pote Mikko. Lui qui s'était fait tatouer, au temps où la bascule à charlots existait encore, donc avant quatre-vingt un, des pointillés bien gras et du plus bel effet autour du cou. Quand on s’est croisé pour la crémation d’un proche au père Lachaise, il y a pas si longtemps, ça m’a replongé direct dans ces fameuses années.
Je sais.
Désormais le tattoo est devenu un marché florissant. Comme  McDo, une officine disponible toutes les vingt minutes. Le temps est loin où Tintin tenait le pavé rue Blanche, enfin à l’angle. Chacun affiche ses passions, hobbies, son code barre, la liste de ses fantômes. Niveau créativité y a plus de frein. Un moment même le bosco voulait une citation dans le dos à la façon d’Angélina. Mais la traductions des hiéroglyphes peut porter à plusieurs interprétations lui ai-je soufflé.
C'est passé. 
Pour ma part , ma peau étant déjà en auto-tatouage automatique de scarifications et autres failles épidermiques , je ne vois pas la peine de m’en rajouter.
Du coup cet afflux de tatoués en tout genre m’a fait lire un article de madame Figaro. Et Ouai je vieillis dur, je lis même cette feuille de choux de quinquas en Gucci. Donc vingt pour cent des Français sont tatoués. Bigre. Et dans le monde des encrés vingt trois pourcent veulent se faire détatouer. Re bigre. Quel joli marché.
Ça me rappelle ce film avec Gabin et de Funès  qui avait un Modigliani dans le dos. Dur de le vendre. 

Je n’ai pas de chute pour cette note. 
Si, celle qu’on sort à ses enfants quand comme moi on a traversé les années de rêves soixante dix et leurs cortèges de fantômes qui vous hantent sur les ritournelles de Genesis.

Méfiez vous des modes, elles ne sont pas elles, indélébiles.


16 avril, 2025

tsé tsé

 


 J’ai encore somnolé deux heures cet après-midi. Le vent soufflait à me décorner. En sortant de ma vaisselle, [ je suis toujours très opposé au lave-vaisselle,malgré un fort lobbying du bosco ], je me suis allongé sur le canap. J’ai posé le portable, puis mes binocles.

A partir de ce moment, je lutte même plus. Même si le sentiment de perdre mon temps revient en écho, je ferme les yeux et rapidement ma respiration reprend le dessus effaçant ma conscience.

 C’est bizarre ce sentiment de perdre mon temps, alors qu’en réalité je n’ai que ça a faire louzer les heures.
Je me suis reveillé une fois, mais le soleil et le silence, j’ai pris du rab.

Au réveil j'étais frais comme un pinson et affamé. L'heure du quatre heures de teenager, chocolat noir et tartine de pain beurré. Beurre salé of course. Je me suis fait reprendre par une caissière du supermarket parce que j'avais pris du beurre doux pour faire un toga.

  • Même pour la pâtisserie on prend du beurre salé !
M'a t'elle lancé. Dont acte.

Après on a fait une virée dans les champs avec momo. La belle Molly n'a pas tarder à percevoir un diminutif. Elle ferait un bon chien à plumes. Elle lève tout ce qui se pense planqué dans le parcours.

Une journée calme donc. Le temps s’y prêtait. J’ai revu ma todo, empilé quelques tâches oubliées . Je n’ai plus le sentiment un peu honteux d’avoir perdu mon temps. Je vais arquer sévère les prochains jours, il me faut préserver le jus qui reste.

Yop !  @+ faut que je popote, tiens pour éplucher les kartofels


30 octobre, 2024

VIOLON IWAK 30#

 

romane

Violon
Le mot IWAK de ce 30 octobre.
Du coup je vous recycle, moi aussi, une photo d’un article ancien, ou il était déjà question de ce superbe instrument.

J’adore le violon. Pas dans le sens où on me raconte des cracks, là je suis plutôt  mauvais joueur.

Non le son de l’instrument.
Certains vont encore me faire remarquer que je boucle sur la famille, mais à mon âge c'est normal de radoter.
Quand elle était Mino, j’ai mis le mousse a l'école de musique, enfin le conservatoire. pour qu’elle apprenne le solfège puis essaye le violon.
Le problème de ces écoles, c’est que si les parents ne sont pas musiciens l’enfant part quand même avec un lourd handicap.

Lui faire travailler son solfège fut impossible pour bibi.
Mais elle s’est accrochée . Quatre ans . Solfège digéré et violon de plus en plus souvent.   Reprises des morceaux à la maison, morceaux qu’on ne devait pas écouter bien sûr.

Mais à un moment, le professeur a sûrement trop poussé le bouchon. Ce qui était un loisir ne l’intéressait pas, que de futurs pro.
Le mousse a stoppé l’engin.

J’ai reporté sur Paname le violon de location, à regret. Et me suis toujours dit qu'elle se remettrait un jour à jouer.
Mais elle est plus partie sur le tir, ce qui n’a pas vraiment la même sonorité.
Je garde espoir, le son de cet instrument me fait fondre.

Sinon le violon, pour quelques copains de collège cela porte un autre sens, avec des souvenirs et des sons bien moins mélodieux.
Mais dans les partitions de la vie, il vaut mieux jouer juste et droit.

Voilà.
On arrive au bout de ce IWAK. Demain déjà le 31. Je suis pas certain de pouvoir remplir le dernier texte sur les points de repères, déjà j’en ai pas beaucoup , et je vais être occupé  par les monstres, les sorcières et autres ectoplasmes. j’ai déjà eu une lettre anonyme dans ma boîte.






28 septembre, 2024

Courir sur le vide

 


Voilà un an que je mange sur la table du jardin. La pauvre commence à donner des signes de fatigue. Je dois serrer les boulons de la barre des pieds tous les quatre matins. en parlant de quatre matins , c'est comme le taf qui plus d'un an après mon départ continue de me poser des questions. comment ils exagèrent ces jeunes paresseux nerds.

Mais la table déglinguée, j’en ai eu marre, j’ai décidé de vivre un peu dans le confort en récupérant ma table de salon. 
Les petits vioques aiment bien le confort.

Le quartier maître, qui désormais habite le logis d’Aulnay-sous ne mange pas à table. La table basse devant la télé lui suffit.

Ces enfants, à moitié vegan, mangent comme les oiseaux. Des graines, des légumes et de temps en temps un burger Hubert bonisseur de la bath Eat,  pour ne pas basculer complètement du côté obscur. Bref je suis monté récupérer ma table de salle à manger, un bouzin en chêne avec des pieds en fer forgé. A deux on a du mal à la bouger.

La stabilité c'est la base.

Sur la route en regardant le bitume,  seul dans mon camion,  je me suis remémoré ‘running on empty’ cette chanson phare de ... j’ai oublié l'année. Topée dans les 500 cansonnes du siècle passé selon un 🦆 Rock

Il drache dur et comme il y a peu de monde dans mon sens je ne mets pas les essuies glaces. C'est usant. Le camion est bien plus confortable qu’il y a cinquante piges. Il y a un régulateur, une prise USB pour le portable et surtout un fauteuil avec un amortissement des chocs du tonnerre. Le ruban défile et je ne pense a rien, ou presque rien en surveillant l'écran de Waze.

Je courre sur le vide.
Les paroles me reviennent et sonnent étrangement après toutes ses années :

Everyone I know
Everywhere I go
People need some reason to believe
I don't know about anyone but me


Rien de bien neuf sous les orages de 2024.

Il faudra tout décharger en arrivant. C'est l'immense combawa qui va être heureux de respirer l'air de la côte. Ça va lui rappeler la Réunion ou j'ai ramassé sa graine. Il atteint les deux mètres dans son pot. Il sera peut être pas nécessaire de le rentrer l'hiver, les gelées sont rares au large.

Mais il me faudra remonter dare dare rendre le camelard au mille mille. Et entier.
Je remet la ritournelle.
Le pied à fond sur l’accélérateur.
Merde ! Waze persiffle cinq cent mètres : kébour !
Un radar mobile !
Je lâche le pied, avec le poids je pense être passé en dessous. Faut que je me concentre au lieu de ressasser les seventies.

Un message WhatsApp du bosco sur la console du VW. Oui je veux bien le lire Tout haut

  • 'ne pas rouler trop vite et attacher correctement ma ceinture'.

bien sûr.


je viens de la génération sans ceinture qui clopait en caisse,au bureau et même dans l'avion. Ha ha ! Le loueur m'a bien précisé : 

PAS DE CIGARETTES  !!!

Je lui ai ressortit la story de l'abandon de sister Nicotine pour un pari avec le quartier maître il y a 25 ans.

  • Si tu lâche la tototte , j'arrête de fumer.
  • Ok (on est trahi que par les siens)

Cependant avec les restes de ma clavicule brisée dans un accident de troisième mitan de horse ball, je l'attache cette foutue bretelle avant de monter puis me glisse en dessous.
c'est plus facile pour descendre rapidement en cas de biz et ça gêne moins mon réservoir à mousses.
je reconnais que c'est pas bien, mais je n'ai jamais vraiment été sécure.
Je remet le régulateur, met mes deux mains à dix heures dix et monte le son.
c'est reparti

Lookin' out at the road rushin' under my wheels
Lookin' back at the years gone by like so many summer fields







01 août, 2024

l'année du chat

 


 Je vient de lire dans une préface de Malraux " Et puis le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes " . J'aime bien ce phraseur.

Le vent a tourné. Il est passé pleine ouest.
Ça va creuser les vagues.
Je regarde mes carpes danser dans le ciel. le firmament d’un coup sans la moindre parcelle de nuage cotonneux.

Cette fois ci l'été est là.

Allez savoir pourquoi cette période me fait boucler, enfin radoter pour être raccord avec mon âge .Peut être qu’avec le calme de ma caverne, les souvenirs enfouis ressurgissent d’un coup, crevant comme des bulles nostalgiques la surface de ma mémoire. Le ciel bleu, le hamac, il suffit de peu de choses pour voyager dans le temps.

Voilà que, comme une mine sous-marine détachée de son support, Zabou a crevé la surface étale de mes souvenirs juste au moment où je cherchais un éventuel nuage dans ce dôme bleu Caraïbes. Très kitsch d’ailleurs cette voute toute bleu. Cela me rappelle ce graffeur sur paris, Regarde le ciel écrit en cursive, partout.
Faudra que je fasse une catégorie rencontre dans ce blog. Il y en a déjà quelques-uns ici ou . Faut que je randomise tout ça.

C'était l’été de la sortie de ‘darkness on the edge of town’. Un Springsteen bien dans son époque. il faisait une chaleur identique a aujourd'hui et j’usais mes vingt deux piges dans un camping de la côte basque. C’est curieux comme ces croisements de gens sont, des souvenirs, ceux qui me restent le plus dans la caboche.

J'étais en période Wild. Lâché par ma bande, solitaire , famélique silencieux ,torpillant les deux francs six sous de mon livret A, avant de percevoir le militaire au mois de Décembre. L'idée m'enchantait pas le moins du monde.

Ce camping désuet que j’ai déjà évoqué ici, ça radote sec, était un plan pour Kékés buveur de momies et de surfeurs Australien défoncés. Un vrai repaire de coupe-jarrets et autres rêveurs dangereux.
J’ai toujours été doué pour ne rien faire. Chacun son don.

Mais revenons à la belle Zabou.
Il y avait un bar avec une terrasse, des petites tables rondes rouge basque, forcément, avec des chaises pliantes associés. La chaleur de ce début août poussait aux demies sous la fraicheur d'un énorme figuier.

Une fin d’aprèm, elle s’est posée à ma table en retrait du brouhaha, directement et sans faire de chichi. Bien évidemment je lui ai offert illico un San Pellegrino. D'abord je n'avais pas causé à une meuf depuis plus d'un an et quelqu'un qui commande un San Pellegrino c'était très intriguant pour moi.

Après on à papoté toute la soirée. Jusqu'à l'arrivée  de la fraîcheur, la brise marine. Elle attendait son dealer, moi une basquette, Basquaise qui m'avait blokeatua le cœur ,sans même un muxu. On est couillon à vingt piges. 

On a vite échangé nos pedigree. Une parisienne rive gauche pur jus vs un zonard du neuf cube. Rencontre plus qu’improbable. 

  • Comment je pouvais partir à l'armée sans me faire réformé ? 
  • Quelle musique j’écoutais ? 
  • Il faut que j'écoute Al stewart . Year of a cat. La pochette est fantastique.
  • Comme tu écoutes Lou Reed, Tu aimes le peintre Basquiat ?  
Un tourbillon de paroles qui ont vite noyé le coyote solitaire.
J'étais grisé. Ses bouclettes et ses yeux rieurs m'ont ensorcelé. marabouté.
Le revendeur n’est pas venu, ma basquaise non plus. Du coup je l’ai revu les jours suivants. Elle a continué de tisser sa toile. On s'est croisé en riant tout l’été.

Le truc bien c'est que ça m’a fait une correspondante pour quand j'étais à grelotter l'hiver suivant dans les neiges de la Schwarzwald.
Il n'y avait pas encore les portables et le réchauffement n’était même pas envisagé. On tapait les moins dix sept à faire les gros durs emmitouflés dans des parkas pourries ensevelis dans la neige et le verglas d'un coin surnommé la petite Sibérie.

Elle batifolait au states et m’a envoyé une carte en me précisant que mon adresse SP6827 était vraiment curieuse. Enfin je suis plus sûr du 6827. Ma mémoire s’use plus vite que ma mauvaise foi . Mais le préfixe SP oui.

On a continué nos relations épistolaires trois ans , peut-être quatre. Mais l’erreur a été de se revoir sur Paname. Il manquait le soleil et le piment d’Espelette. C’est un peu comme le syndrome piscine , dedans tout le monde est égal à égal. Mais en sortant les conventions, clans, castes, religions, et autres billevesées s'imposent. J'ai gardé sa correspondance longtemps dans ma malle, puis m'en suis séparé dans la cheminée quelques hivers plus tard. Se séparer des choses j'ai toujours eu un peu de mal. Mais la malle n'est pas extensible. Et si on dépasse un bagage on ne peut plus filer à l'anglaise.
Quand même, quand il fait chaud et que j’écoute ‘candy room’ ou ‘Badland’ me revient les yeux rieurs de Zabou. Cette façon qu’on les chats de jouer avec leurs proies. Juste pour le fun, le plaisir de la chasse.

J'espère que comme moi, elle a eu la chance de devenir une mamy super sérieuse. Enfin un vieux râleur dans mon cas.

Pense-t-elle aussi, parfois, à la fin de l'insouciante adolescence des seventies où elle se métamorphosait en chat pour ensorceler ces couillons de mulots de gars ?

Et l’année du Chat ? Elle l'écoute encore ?



15 avril, 2024

la main verte


 

La brume est tombée à six heures trente.
D’un coup.

Cette seconde journée de soleil depuis le début de l’année fut quand même un grand moment de bonheurs simples.

Comme me l’a fait remarquer mon voisin de derrière, lors de notre bref échange à travers la haie, entre vieux Ours 🐻

- On revit avec ce temps.

Voila. J’ai pas mieux que ce revivre .
Je n’avance pas vraiment cependant dans mes travaux extérieurs. Impossible de finir les murs de l’abri bois, pour que les stères de l’hiver prochain ne restent pas bâchés. Un couple de mésanges à crête a élu domicile dans la caisse de gevrey trafiquée sur le merisier au dessus. Monsieur me fait comprendre par force trilles que je n’ai rien à faire dans le périmètre.

J'obtempère, et me déchaîne sur les mauvaises herbes qui se sont données le mot pour rappliquer en même temps que le beau temps.

J’ai une paire de gants, une lame plate recourbée et pointue, que je tiens de ma grand-mère Marianne, et que j’ai bombée en bleu pour ne pas l’égarer dans la savane. Aussi un petit seau pour les contrevenantes et un bout de mousse pour mon genou droit.

Avec ce matos de pro, j’assure veugra et les aller retour au sac de déchets verts ne se comptent plus.

Dans des bacs contre le mur mes plantations de graines. Je suis très content de mes deux ou trois pommiers d’Armorique.

Je suis parti des pépins. Une première. Je sais pas si je récolterais  les premiers fruits, mais le feuillu est bien parti. Pis le Bosco ne consomme que cette variété locale.

A côté deux tiges d'Aneth pour la fabrication de cornichons à la Malossol, chasser Dostoïevski, comme les cosaques, il revient au galop. Pour finir une flopée de scions de tomates dont je pense ramener un ou deux pieds pour le potager du mousse dans sa banlieue.

Voilà, mes débuts de jardinage. A j'oubliais une tête d'hortensia ramassée sur le bitume. Elle c'est sûrement échappée de la remorque qui l'a conduisait à la déchetterie. Elle faisait un peu le nez, mais depuis son arrivée dans la tourbe coco elle se redresse. Bleu ? Blanc ? Rouge ? A suivre...

Il me reste à construire le potager avec le bois flotté de cet hiver. cela fera bien une autre note

Je file. A plus.




21 février, 2024

I and I au cinoche

 


Enfin une petite pause pour écrire.

C'est fou comme je m'auto-déborde !

Hier soir nous sommes sorti au cinoche. Ca fait un moment, pour ne pas dire des lustres que je n'avais pas mis les pieds dans une salle obscure.

Mais le bosco m'ayant proposé un biopic sur Bob, ça ne se refuse pas.

Je me souviens de quand est sorti Rastaman Vibration

Au fond de ma cave, j'épluchais Rock' n Folk . Découpant les albums à acheter, pour quand j'aurais la fraiche de mes indèmnes du centre Aéré ou j'occupais des louveteaux, qui ont du perdre leurs quenottes depuis.

Souvent je devais trier les papillons découpés puis collés dans un calepin et j'en rayais un tas. Deux albums par mois c'était la norme et le canard était hebdomadaire.

La critique dithyrambique de Garnier, ou Manœuvre, voire Rotcage, je sais plus lequel m'a exposé de suite à la lumière du jour pour obtenir le précieux vinyle.  Je dirais Manœuvre


Je l'ai toujours. La pochette est si usée que l'on a l'impression que j'ai rongé les bords.

j'ai eu aussi le si joli catch a fire , avec sa pochette zippo, mais un loulou me l'a emprunté sans espoir de retour.

Forcement donc , bien que petit babtou fragile ...



Et sans dreads, smiley , Marley étant un monument, j'aborde donc ce film assez circonspect.

A l'inverse de Freddie, dont le groupe m'indifférait à l'époque, Queen étant pour moi un groupe de fille puisque adoré par mes copines. Je m'étais pas tant trompé que ça.  Je suis allé sans à priori voir le film,  je l'ai trouvé plutôt réussi.

Sinon ce Bob ?

Sortis sans un mot,  j'attend toujours quelques mètres dans la rue avant de parler.  C'est l'effet salle obscure et retour à la réalité. Je vous ai raconté que quand je suis sorti de Midnight Express à saint Miche  lors de sa sortie, un costaud allumait d'une redoutable gauche tout les mecs qui sortaient ? j'ai eu un click pendant une semaine. Depuis je suis sur l'œil, c'est le cas de le dire.

Je ne me suis pas ennuyé, non, mais Exodus n'est pas mon album préféré.

Et puis j'ai trouvé que c'était plutôt un film sur Rita.  

J'attends donc en marchant la sentence de ma moitié, grande fan du rastafari, je tente un :

- Alors tu l'as trouvé comment ?

ca fuse en retour.

- du Disney, un bluette édulcorée. Ce ne sont pas les morceaux que j'écoutais. Trop politiquement correct, bien pour les jeunes qui ne le connaisse pas, ou les vieux devant nous, ceux qui ont applaudis et chantaient sur le générique de fin.

Je souris. Les vieux incriminés, des retraités ACTIFS, sont bien plus jeunes que moi.  ils jouaient au scrabble sur leurs téléphones en attendant la séance. Je trouve ça un peu effrayant.

Alors ?

Alors, oui ce Marley est un joli film, si vous n'avez pas usé ses trente trois, courrez y. 

Sinon allez y aussi, mais plus pour les paysages de la Jamaïque et les vues de trenchtown

21 juillet, 2021

l’été.

l’été.

Depuis le temps qu’on l'attendait, il est arrivé plein pot.

Me voilà perclus dans l’ombre de mes volets.  A savourer la fraîcheur en lançant ma note.

Ma rue est presque vide.

Ne passe plus que la balayeuse, tous les deux jours. Ou presque. il doit crêcher pas loin.

j’aime bien l’indolence de cette période.

Tout semble marcher au ralenti. Même buck traîne la patte. 

En bon vieillard, je réfléchi à deux fois avant de monter l’escalier, je me fais des listes pour ne rien oublier.

Et je bois des tonnes de thé.

Le matin les oiseaux se la donnent encore un peu, et donc me tirent du lit.

Mais le silence de l'après-midi est surprenant.

juste trois lignes dans la chaleur .

pas de liens, pas de râleries. pas même une binouze. rien, nada.


l’été.



(*) et un regret, j'avais mon titre,  pas de radio des blogueurs , ce @lolobobo il est assommé par le soleil ;.)

14 avril, 2020

le monde d'après ? il est déjà là.


J'ai mis du temps a identifier le premier chanteur qui me tire des bras, si soyeux, de Morphée.
Le jour pointe à peine, et sa trille stridente reprend toute les quinze secondes.
Ce n'est pas un merle, non il n'y en a presque plus.
En tout cas de ce confinement, le silence des nuits, de temps en temps seulement troublé par une ambulance au loin, est certainement la chose la plus cool.
Avec aussi le réveil par ces foutues mésanges, ce sont elles les coupables, ces ingrates !
Elles que j'ai grassement nourries de graines de tournesol tout l'hiver.
Bon j'aurai pas de puceron. Voyons le côté positif.
Je me traîne en peignoir jusqu'à mon café, des faux airs de the dude avec la bedaine,les lunettes et les claquettes.
Mais sans la tignasse.
En avril petit déjeuner dehors est surprenant.
Toujours pas un avion. Il se passe des jours entiers sans avion.
Un ciel d'un bleu VanGaughien et les tourterelles qui ont remplacées au pied levé les mésanges, déjà au taf sur le mirabellier.
Ces chipies de rieuses on trouvées un trou sous le toit.
Elles nichent dans la laine de verre et à voir le nombre qui passe devant la fenêtre de ma dunette la journée, je me demande si ça ne vire pas à la sous loc au black la haut.
Cette année j'ai attaché mon hamac entre deux arbres, un pêché et un jeune mirabellier.
Du coup la moindre brise me berce. C'est le second effet kisscool de ce confinement.
J'ai aussi réussi à me détacher du boulot. Sans haine ni violences, sûrement l'effet hamac.
Je met mon masque pour sortir Buck et je me dit :
Putain ! Quel morceau d'histoire !
Je ne ferai pas de projections pour la bonne raison que cela ne sert a rien.
Cette saloperie de virus n'est pas saisonnier. Il est là pour un bail et vu l'état lamentable de mes bronches je suis sa proie idéale.
Je risque donc d'ermiter un max tant qu'un vrai vaccin n'est pas efficace.
Je laisse les super benêts qui n'avaient pas calculés la dépendance à la Chine, colosse aux pieds d'argiles, continuer de nous bourrer le mou.
il faudra travailler plus après, supprimer des congés payés... les attardés, ils ne voient donc pas ?
le monde d'après ? il est déjà là.
Nan, j'écoute les oiseaux, je regarde le ciel,et je me dis ...
Quand même, j'aurai connu ça.
Allez , envoyer le son ! et prenez soin de vous.

26 mars, 2020

Ravitaillement


Dixième jour.
J'ai du ressortir pour les courses. Midi et soir l'equipage de ce navire est affamé comme un serpent de mer.
En causant snake, il y avait la queue en arrivant . Disciplinés et en ligne chacun poireautait à un mètre d'intervalle.
J'avais ma liste remplie dans la poche. j'ai lu distraitement les consignes affichées, désormais c'est une personne par caddie dans le supermarché.
Un beau soleil dans la cour vide d'idéal standard. mais le vent est froid.
D'un coup l'accès c'est fluidifié, et hop me voilà dans le rayon légume. Beaucoup de gens portent désormais le masque. Je raye bien consciencieusement les produits engrangés. Je me rajoute deux bières et mon éternelle tablette de chocolat.
Les caisses sont bien plus équipées que la semaine passée. En plus de la protection plexiglas, il y a de grandes protections de film plastique. Comme une bulle et au milieu le caissier a un FFP2.
Baurdayl ça pue.
En sortant, le café est lourdé, je vous ai pris quand même le message sur la terrasse .


C'est le folklore d’Aulnay sous, ça. Quelle hypocrisie l’interdit de cette beuh.
J'aurai pu vous parler de choses plus tristes, comme ces beaufs qui profitent du confinement pour tronçonner des arbres centenaires. Mais on est au dixième jour.
Ne pas baisser la garde. D'abord sortir de ce merdier sans y laisser trop de plumes.
Les arbres remarquables du périmètre, avec la brochette d'élus qui ont été confirmés par le premier tour des municipales n'ont plus aucune chance.
Mektoub
Même la nature qui se venge en ce moment avec ce virus, ne peut plus rien pour eux.
A moins que l’après covid soit un revirement complet pour ces climatoséptiques..
Bon aller c'était la note du dixième jour, pas de baisse de forme,même si la déception du genre humain traîne bien un peu dans quelques lignes.
Yo à plus, pas de zik ce jour, on entendrait rien avec les tronçonneurs...

07 juillet, 2019

La Fontaine Mémorielle


wesh.
samedi six sept .
seize deux points zéro zéro. 
30° Celsius.
Me voilà arrivé au Parc Ballanger.
je vous dit pas pourquoi.
ici Neuf trois six zéro zéro, tout le monde sait pourquoi je suis monté la haut.
Pour le coup et pour répondre aux interrogations d'Amy ,


j’ai pu remarquer que la seule piste cyclable qui tenait le pavé,
c’est le cas de le dire, est celle qui fait le tour du rond point de l’Europe.
Certainement un aménagement pour la future gare de la ligne de métro.
On anticipe.
Mais le spad, depuis Nonneville, même si il te permet de gagner trente minutes sur tous ces avachis
dans leurs daubes diesels,(je dis ça mais j’ai un putain de SUV)  te fait arriver la, la gorge un peu sèche.
Je me vois mal réclamer auprès des gens d’ABC si présent dans ce parc depuis quelques semaines
un Daïquiri frappé pour me remettre de mes efforts.
Bien que redoutable pirate, j’ai gardé un côté un peu timide dès qu’il s’agit de quemandé au lieu
de braquer.
Bon bref j’ai soif. je leur demande un verre d’eau.

  • no souci , il y a des verres là et puis la fontaine est la , me disent-ils en m’indiquant
    un peu à gauche la fameuse fontaine.

Hop je m'enfile deux verres de suite.
Mince, elle est dans le périmètre sauvegardé par leurs actions.
je l’avais jamais VUE !
certes à l'époque j’avais moins soif. 
Mais à dix sept piges, soit il y en a presque cinquante, je suis venu ici avec Marie-Annick, cannelle,
patchouli et une coupe Afro à faire frémir les Jackson five.
On a traînés vers les sapins juste avant la butte vers Parinor.
On disait pas encore O’Parinord.
Mince... j’avais presque zappé cet épisode merveilleux des seventies.
Cette fontaine du parc aurait elle des effets sur la tête de linottes des vioques ?
En tous cas un chose est sûre, je suis heureux de cet embryon de victoire sur la  sauvegarde du parc.
On la doit, incredible, à ces inertes de Capade.
Grands biens leur fasse. je suis si content pour tout ces gens que j’ai vu samedi à l’ombre
des arbres cinquantenaire. 
Dans leur bonheurs du vikende. 


Avec tout ces pitchouns qui criaient partout.
Tellement Tan-Kon que ce matin au Ché-Mar j’ai failli tapé la bise à notre premier édile
quand il m’a salué fort courtoisement.
Mais j’ai renoncé. 
les baisers de pirates sont souvent mal interprétés.
bonne semaine et  profitez de cet été au parc d’Aulnay sous

 #Baurdayl




30 juin, 2019

Mionkas suite...


Impossible de remettre la main sur mon hamac.
Vu comment je ronfle, je vous explique pas le bordel que ça fout a bord. Déjà j'ai dû réquisitionner
une carré, Et me pécho un sac pour dormir.
Pis je dois attendre que l'équipage soit plumé avant de monter dans ma dunette.
Le problème, voyez vous, c'est que les djeuns se couchent à point d'heures.
Alors que les rabougris comme bibi, à peine jean pierre Pernaut passé, il piquent du nez.
Ventre gris !
Ce hamac devient un vrai toc. Impossible de savoir où je l'ai rembarré à l'automne.
Je m'assieds donc dehors sous la vigne pour profiter de la fraîcheur du soir.
C'est étonnant comme un tonnelle de vigne protège de la chaleur.
Il y a là quelque chose de surnaturel.
Ayé je vais encore me mettre les croyants et les adorateurs de l'homéopathie, sur le dos.
Mais je m'en BLC j'habite dans le triangle d'or, pont hyblon, Aulnay sous ,Tremblay les gonzesses,
tsss personne ne s'y risquera.
Quoique.
Les croyants, ces adorateurs de la République Laïque, s'y installent.
Samedi soir.
les voisins de derrière se prennent la tête plus gentiment que d’habitude.
je repense à ma photo d’hier, avec les MionKa
tout le monde rigole ici quand on voit dans quelle gadoue ils pataugent en pleine canicule.
il y a même chez les vieux des rumeurs de bassin de rétention. 
les rumeurs ça se diffuse plus vite que l’oxygène, non ? personne n'appelle ? y a un numéro.
#baurdayl
Décidément les ragots en ce moment y en a que pour les bassins. 
Avec celle nauséabonde sur les plages horaires de la piscine.
une qui pue le facho de base. c'est leur fond de commerce a ces tarba, la rumeur.
Mais y a aussi ces tracts photocopies, comme les ronéos de l'UDR dans les sixteen.
Deux balles sur les soupçons de fraude à l’OPHLM dans les immeubles surement ceux
des célibataires jeunes et vieux qui ont la chance d'obtenir une place à la résidence croix blanche ?
Mais c’est samedi soir.
brake.
on va rester la à respirer l’été. l'air est lourd il est pourtant bientôt une heure.
mais on entend l'autoroute, le temps va tourner, vous verrez
la canicule va s'estomper dès demain
allez zik
et forcément avec ce summer flamboyant


29 juin, 2019

Canicule


le bateau est au calme.
Un silence assourdissant.
le mousse est barrée au Sausset profiter de la fraîcheur du soir et montrer à son riché les bernaches
si elles n’ont pas déjà migrées ou, au pire, mes potes les cormorans.
l’artiste de premier lieutenant s’est repliée dans ses appartements, pour une douche après le RERB.
Pis soigner son doudou qu’a pécho un tonbou sur le front à lanterner sur Heavy fire red.
le bosco est barrée avec sa sœur, à un riajma de gamins de collègues.
boter en touche ? yep. j’ai passé ce level.
Avec cette canicule je me tiens à carreaux.
je m’hydrate gentiment avec l’Asahi que j’ai touché pour la fête des reups.
Du coup j’ai coupé la télé. je vais demander un avoir sur ma redevance.
j’attends avec impatience le retour de la fraîcheur, pour percevoir mon torchon.
le plus vieux des kiens ronfle si fort que j’ai du mettre le casque.
Et ouvrir la fenêtre, smiley...
Du coup je trie mes photos du mois.
je vous en met une au deux.





Au loin j’entend le "place au son" de la place Edouard Sept.
Allez faut que je déhotte si je veux arquer des cinq plombes demain.
j’ai une liste de todo a faire pâlir une jeune mariée. ha ha.
bises
gardez vous des cons. Allez soyons pays 93600.

boum boum