31 janvier, 2023

Chou-fleur killer

Je vis désormais reclus comme un jedi du bout du monde. Mes deux principales préoccupations sont le contrôle de mon souffle et maitriser la force; du vent lors de mes longues marches avec le tout aussi senile Buck le chien. 

Bon nourrir les oiseaux aussi. Important .


J'ai même oublié de fêter les dix sept ans de ce blog. Quoique. A dix sept ans j'étais déjà barré aussi pour mon anniversaire .


Ce 31 janvier j'avais décidé de prendre le temps de faire une troisième note sur ce mois, histoire de redonner du peps à ce blog et de confirmer mes bonnes résolutions.

Je prend plaisir à griffonner au stylo plume avant de retaper sagement sur blogger.


Et puis finalement j'ai rangé le pc vers dix neuf heures, jeté la boule papier de la note au feu, histoire de regarder les actualités, sur cette journée de mobilisation.

Ermite mais pas à donf.

Du coup en écoutant d'une oreille je me prépare un gratin de chou-fleur. Dernièrement, je prends aussi plaisir à cuisiner avec l'aide de marmiton.


La mobilisation est réussie.


Est ce que le banquier va en tenir compte ?

Je passe à table à la fin des informations.

Je prend un bout de viande ,puis une fourchette gourmande de chou, mâche le tout rapidement et avale.

Ça passe pas.

Je tente de recracher, rien a faire . Bloqué dans la gorge. 

Putain.

Boire. Ne passe pas.

Les deux doigts, vomir, nada.

Quelques longues minutes.

Cette gène qui ne passe pas.

La chaleur monte d'un coup. Du mal à respirer. 

J'ai le réflexe de déverrouiller la porte.

Je m'allonge sur le canapé, enlève mon écharpe, dessere ma ceinture et tente de respirer.


A ce moment le Bosco m'appelle et vu comment je choune ,m'implore d'appeler les pompiers.

Sentant que je perd pied je raccroche et appelle le 112 en me plaçant en PLS, vieux réflexe de mon secourisme appris dans la 78.12


Le temps que je tente de discuter avec l'opérateur et le médecin, la situation s'améliore. J'arrive à déglutir. Le médecin me fait boire.

Ça passe.  Je suis gêné.

Je m'excuse du dérangement. Je raccroche.


Finalement je vais la faire ma note. 

Ça sent le sapin la rédaction du blog sur ce sale mois à venir de février.


Lâchez rien pour les retraites.

Regardez, cas d'école, je suis pas sûr de passer soixante six.





09 janvier, 2023

Lire

 

Un vendredi soir sortie en famille pour allez manger des ramen derrière la place Clichy. Comme il était tôt,le quartier maître, reine de la lecture, nous entraîne dans une librairie.

Je ne savais même pas que ça existait encore.
Diable bigre le bougre, j'avais presque oublié le côté boîte à bonbons de ce type d'endroit.
Évidemment on me perd tout de suite.
Finalement, je n'en prends qu'un après avoir longtemps hésité à me faire une pile vite fait. 
Mais étrangement, je n'ai plus beaucoup le temps de lire. J'ai réduit drastiquement le temps PC mais il me reste une somme de choses à faire IRL.
De quoi demander une seconde vie, en bonus.
Et puis le Bosco avait chargé le panier avec des livres pour ses petites nièces, la si jolie série CHI et évidemment, le dernier Nothomb, pour elle.
L'achat de livres reste un luxe. 
Je tourne deux ou trois postface et repose. Notamment le livre en photo tête de gondole et ne garde que le 'sacre des pantoufles' dont la couverture me représente, gros greffier en chausson.
Las, en caisse comme par hasard, sur ma gauche une pile de ce 'traité sur l'intolerance ' a deux jours du sept janvier, je me laisse faire.
Il n'est pas épais et bien que j'ai fais voeux de retraite, humer l'air du temps est une gourmandise.
Je ris avec la caissière qui me précise que c'est une technique de vente.
Me voilà donc, moi aussi, victime du prosélytisme.
Je l'ai lu en premier.
Bien écrit. Des références à Voltaire qu'il faudra bien que j'aborde un jour via le dictionnaire philosophique.
J'avais déjà écouté deux fois ce quidam dans le poste, mais ce fascicule est a mettre entre toutes les mains.
Je vais sûrement me faire quelques inimitiés chez ceux qui ne l'ont pas lu.
Vaut largement un peu de promo ici.
Surtout en cette période chahutée.

06 janvier, 2023

Fin de l'adolescence...

On ne se voit pas vieillir.

C'est très curieux comme à un âge déjà avancé, quand on a la baraka d'être à peu près en bonne santé on ne voit pas le panneau exit.


Il y a bien quelques signes avant-coureurs comme ce maudit escalier, la perte d'une ratiche ou deux, et cette propension à faire la sieste après déjeuner.

Certains capture leur âge dans le regard de leurs enfants, petits enfants, filleuls.

Moi je le trouve dans les loulous de ma génération que je recroise de temps en temps.

A ce propos j'ai le toc du boulevard.

Mais peut être ne connaissez vous pas LE boulevard de Strasbourg.

Galerie commerciale à ciel ouvert d'#ASB rivalisant largement avec La vallée Village d'après nos @#}$¥π de représentants élus.

Bref.

Cette artère centrale est transformée le dimanche en marché, presque aussi vieux que la ville.

C'est là qu'à la recherche du poireau qui manque à ma soupe je laisse libre court à ma gentille névrose. 

Reconnaître au milieu des visages camouflés de rides, un pinko du collège Gérard Philippe.

La chasse est dure. 

Beaucoup se sont enfuis. Ou s'enfuient encore de cette ville remplies de Fangios des sens uniques.

Mais sur cette photo en tête de gondole j'en croise encore deux ou trois.

Des fois.

Je me dis pitin, si j'ai pris aussi cher que lui !

Ou; 

Il a pas changé, même mieux conservé le tarba, lui il a pas pris l'option bide de bouddha.

En fait la, la conscience me revient et j'abandonne mes seize ans.

Pour basculer sur 2023, on s'était réunis avec une bande de natifs 93600 désormais dispersés dans toute la France. C'est un rituel pour ceux qui ont réussis à franchir la folie des seventies.

Hébergement au cœur d'une forêt un peu comme dans blanche neige. 

Sauf que c'est nous les sept nains. 

Ce fut un réveillon très agréable, chacun ayant ramené des spécialités de sa région. 



Moi un peu bourrin,  je pensais apporter des pétards, BOUM 💥 hein, pas d'la beuh, mais dans ce trou perdu il ne les font péter qu'au quatorze juillet et pas à chaque fois que la baballe rentre dans la cage. 

Finalement j'ai emmené du Clément, ramené de mon dernier bord 🌴, c'est moins local mais ça botte les flibustiers.

les Basques ,Lyonnais, Varois et jurassiens ont eu autant, voire plus de succès avec leur victuailles et gorgeons.

Il y eut quand même une particularité cette année.

Nos hôtes étaient avec moi en seconde à Jean Zay.

La campagne conserve ils avaient pas bougé d'un poil, à part pour le keum la tignasse de l'époque devenue barbe grise comme bibi .

La première chose que je lui ai dit c'est :

  • Cinquante piges après, ta voix n'a pas changé !

Et on a explosé de rire, un brin couillon, comme quand la prof de physique c'était cassé la gueule de l'estrade et que, dans un silence de cathédrale, les deux golios au fond à coté du radiateur avaient explosé de rire.

Le rollback des retrouvailles et des souvenirs associés, madame ayant été un de mes premiers flirt sérieux, m'a écrasé menu, façon confettis, sur deux mille vingt trois dans un remake de retour vers le futur, mais sans la Delorean DM-c 12. 

Depuis début janvier, j'évite donc les miroirs et passe un temps exagéré à promener Buck le chien.

Rien à faire, mes seize ans viennent de mettre les bouts. 

Me voilà presque adulte, il était temps, y a plus de saisons 😉 mon bon monsieur.