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29 juillet, 2026

une cartouche de Juillet septante six, une ...


Tiens, un petit tour il y a cinquante ans. 
Ça vous dit ? 

Beaucoup de monde est nostalgique de ces années soixante dix, enfin septante selon m'ame 👒, voire vintage ce mot si tendance, mais combien ont déjà croisée cette fausse insouciance, ailleurs que dans les friperies ?
En lisant le monde ce weekend, yep,  j'ai décidé de lire une presse papier la semaine, si ça peut aider ma tuefou mémoire.
Bref, le canard parlait du Woodstock français dont des pellicules ont été 'miraculeusement' retrouvées au fond d'une cave parisienne dernièrement. Ces parisiens quels cachottiers !
Moi qui ai usé mes cinq cent un dans pas mal de fêtes et de concerts de l’époque, j’ai raté celui là, trop occupé à courir un béguin platonique à la chambre d’amour. Et puis le mot jazz dans le titre, zik de la génération d'avant, pas de quoi traverser le pays en stop.
J'étais donc bien jeune et con. Et en plus chevelu. je suis toujours assez con, mais les cheveux ont filés avec l'eau du bain des années. Avec de belles camarguaise en prime, dont j'ai racheté une paire y a quelques années et que je garde pour reprendre la route.  Un jour, il faudra bien.
Donc hier, comme il n’y avait rien dans le poste, comme presque tous les soirs, pour éviter le scroll du bosco sur Netflix,  j'ai proposé de regarder ce doc en replay sur franceTV. 
Comme je suis rarement prescripteur, même la mousse, en congé chez ses darons, n’a pas mis son véto.
Un peu d’histoire chasse les préjugés.
Ce reportage est bien foutu, ça permet de revoir le crépuscule des seventies et tout ces chevelus. Il cerne bien l'année et la fin du rêve largué de cette jeunesse vernie.Vernie en rapport de celle d'aujourd'hui je veux dire. 
j'étais grave fauché mais je fut un électron libre.
On croise de grands artistes dans ce reportage, tous ne sont pas là, il manque mclaughlin il me semble. lui je l'ai croisé plus tard à l'euskal jaï, grand souvenir aussi.

Certaines bandes , même avec le concours de l'INA ne sont pas récupérables. Majedo.
Mais la mousse a été impressionnée par la précurseuse feministe Bette Davis. 
Et puis il y a les apparitions de Vander, astre de Magma.
Il faut que je conseille ce bidule à mon pote Pat, qui est un grand fan. 
A propos de ce groupe j’ai une anecdote, tiens.
Il y a quelques décennies je livrais un logiciel au siège d'un groupe de sapes. 
C'était le pilier de ce marché à l'époque. Il a été depuis emporté par la fast fashion, comme tant d'autres.
A l'époque, avant le ternet ou presque, il fallait se déplacer pour installer un logiciel. La préhistoire quoi.
Mais je digresse.
Tout le monde était corporate dans ce foutoir chatoyant. 
Tee shirt siglé, pantalon dernière saison et même les pompes me semblaient fluo.
Je badge la porte du service infos. 
Le responsable informatique à mon âge, la tempe déjà grisonnante. 
Ce qui detonnait un peu dans ce zoo de trentenaires hypes.
Je le regarde un moment, et après les présentations d’usage, je lui lâche

  • C'est pas très corporate de  ce promener avec un tee-shirt de Magma dans ce temple de la mode ?


il sourit et éclate de rire.

  • Personne ici n’est capable de déchiffrer ce sigle. Peut être cela va inspirer les créatifs…

Sourires communs.
Bon donc si vous voulez renifler juillet 1976 et ces tontons toulonnais avec leur coup du banquier, ou si comme bibi, vous avez un coup de nostalgie c’est ici

Sinon j'étais pas trop fan du jazz- rock à l'époque, même encore aujourd'hui d'ailleurs, plus Californien dans ma playlist du sud ouest, à regarder dans le soleil couchant les surfers de la Barre virevolter dans l'écume. Tiens je vous met un cover de ma préférée de juillet 76 comme quoi certaines mélodies durent


Voila, une cartouche de Juillet septante six, une , pour la route. Je me met en off, je m'offre un repos de papy avec une playlist béton.

@+ 



27 juillet, 2026

CR de brok

 
Hier matin je suis sorti dans le monde des humains, je ne vais pas devenir ermite tout de même .
C'est la saison des vides greniers et brocantes.
Avec les touristes dans le périmètre, les spots explosent. 
En grande concurrence cette année avec les vides maisons, ça se tente de plus en plus cette version 'at home' du vide garage. Il y en a même qui, comme sur la rue menant à la brocante, avait sorti un tréteau avec une pancarte SERVEZ VOUS avec quelques objets désormais inutiles, neons et supports, lampes de chevets , outillages...
La dernière brocante que j’avais faite m’avait un peu déçu. 
Peu d'exposants et beaucoup de vinted, je veux dire de fringues.
Là, il y avait un peu plus de stands véridiques. Je trouve que ça dénature un peu les lots de frippes.  Cependant le mousse dégotte une casquette à trois € et un peu plus loin une poupée tricotée assez marrante.


La dame doit y passer ses soirées de tempêtes, y avait du stock.
Son mari à côté était accoudé à sa remorque. Intrigué je m’approche pour reluquer le chargement de la guinde.
Des affaires pour bateaux. 
Un vrai fatras de marin bricoleur. Des rames , une ancre et tout un bardas.
Il commence d’entrée à me faire l’article.

  • Ça, c'est des cales réglables ça supporte une tonne cinq. C'est super pratique pour tenir le ⛵ bateau.

mais je n’en ai pas l'utilité, je ne tiens pas à calfater la voiture.

  • J’ai aussi des poids pour filets de pêche 

me dit-il en mae désignant quatre bidons de deux litres cinq remplis de sable et bardés de cordes vertes.

  • Ils sont excellents, mais je peux plus les relever, a mon âge je n'ai plus la force. 
je le crois a moitié, je ne sais pas si les filets sont encore autorisés pour la pêche des particuliers depuis la loi sur le décompte des poiscailles attrapés. D'ailleurs certains vieux futés disent qu'il n'ont pas l'application ni de téléphone portable pour enregistrer ces prises. Pas de téléphone, mouarf.
  • Ha, sinon j’ai des goupilles toutes neuves. Ça coûte un bras à la capitainerie.
il me sort des gros machins un peu rouillés . Je vous les poses en tête de gondole un fois passé à l'huile.

Je n’en ai pas non plus trop l'utilisation. 
Mais l'objet est sympa. Presse papier ? Ou pour accrocher mes feng shui sous le merisier ?

  • C'est combien ?
  • Deux euros
  • Ok je vous prend ces deux là.

Je continue mon tour.
Un peu plus loin une dame qui roule  les R avec emphase vend des confitures et des chaussettes chaudes en laine tricotées pour l’hiver.
Je kiffe les grosses chaussettes bariolées pour l'hiver, mais le bosco freine mon ardeur dépensière

  • Bonjour, combien les confitures ?
  • C'est cinq eurrRros.

c’est un peu cher, mais les pots sont peu nombreux et avec plein de parfums différents. Et puis l'imposante dame ne semble pas rouler sur l'or.
Elle me vante les mûres, les figues violettes ou blanches.

  • Prenez ceux la, suprême  de citrons 🍋 les gens Rrrreviennent pourRRrrrrr.

Le mousse me fait un signe négatif de la tête.

  • Non, c’est trop acide pour moi, je vais prendre les abricots.
  • Ce n'est pas du tout acide, mais prrrennez les abrRRrrecos c’est les derniers.

je file mes cinq balles et m’empare du pot  sans sourire en regard de l’étiquette.


Je ne suis donc pas le seul à l’orthographe erratique. 
Smiley.
Je n’ai pas encore goûté, je vous dirais si la concurrence de l’est est à la hauteur de MA version de la confiture d’abricot.
Voilà un petit tour dans un vrai vide grenier, avec la foule qui va bien, gratuit, c'est tellement rare aujourd'hui.


Bonne semaine


@+ 









15 janvier, 2026

Pas si Low

 

Hier c’était l’anniversaire de la mort de Daniel Balavoine. Quarante piges, les médias ont surfé dessus. Un peu glauque, enfin je trouve ces anniversaires de décès. bon il est toujours en surprise dans ma playlist et, terriblement actuel.

30 décembre, 2025

J’ai pris vingt piges !


Avant dernier jour de l'année.
Ce jour, la note débute toujours par ces mots la. 

Et là, Ta DAammm ! J'ai pris vingt piges ...

25 décembre, 2025

Des caillasses ...

 


Je me suis aperçu d’un nouveau toc. Enfin pas si nouveau que ça . Souvent quand je promène molly je passe une dizaine de minutes à remonter un mur en pierre sèche qu’une meute de sangliers, un passage de chevreuils ou plus prosaïquement,  le tracteur d'élagage a renversé. C'est la phase émergée du symptôme.
Car en plus je ramasse régulièrement, lors de ces périples, un ou deux jolis cailloux, comme en tête de gondole ces jolis silex, que je stocke dans ma poche, puis relache dans mon allée. Je suis atteint du syndrome du facteur Cheval à n’en pas douter.
J’ai comblé le vide sous la tonne à eau avec des morceaux de granit glanés ici ou là.
Je cherche aussi un joli bloc de granit un peu arrondi pour mettre devant la porte. Un truc que j’ai vu au Japon et que j’avais trouvé fort sympa.
Dans un pays où les tatanes sont abandonnées systématiquement sur le seuil, cette pierre m’avait interpellé. Pierre de marche (Fumi-ishi) entre le monde ‘sale’ de l’extérieur et celui ‘propre’ de l'intérieur et barrière un peu ‘Sekkiden’ pour empêcher l'entrée des mauvais esprits. 
La superstition est un gros défaut des flibustiers, surtout les vieux. Je lutte, mais comme cela ne me coûte pas un kopeck, je cède. Pour Noël j'ai eu trois magnifiques couteaux de cuisine. Des lames françaises, Opinel pour les nommer, qui tranchent sareum. Évidemment j’ai cédé à la crédulité en donnant la plus petite pièce, fausse d’ailleurs puisque étrangère, de mon porte monnaie au père noël..
Je suis pas le plus atteint, j’ai vu l'autre jour sur le marché un marchand de caillasses joliment triées, avec leurs ‘pouvoirs’ rédigés à l'encre  bleu pacifique sur des petits rectangles en cartons petits carreaux.
J'étais impressionné de la liste des bienfaits de toutes ces roches. Par le prix moyen aussi.
Par réflexe j’ai mis la main dans ma poche gauche ou j’ai toujours mes deux minuscules et indispensables galets ramassés avec soin à la playa le long de la falaise après une grande marée.
Je les relâche régulièrement mais à des milliers de kilomètres de leur base. Comme un réseau planétaire de mes minuscules galets ronds. Anse couleuvre, Neva ou Ayung.
Voilà une note vite fait sur mes relations avec les pavetons je vous laisse finir cette année , couvrez vous, ça pèle...



10 décembre, 2025

Chiroptères en décembre

 

Avec ce temps de Mai, j’ai capturé une soixantaine de processionnaires qui descendait du sapin. Ce scion, planté pour la naissance du mousse, culmine plus haut que la maison. Le nid de ces bestioles était sur une des plus hautes branches. J’avais prévu de la scalper un matin, mais j’évite de monter dans les arbres l’aprème depuis ma dernière et déjà ancienne cata.
Evidemment avec les ondées et le vent de décembre j’ai reporté allègrement.
Je sortais pour le courrier quand je les ai vues, alignées à la queue leu leu, je me demande si c’est encore permis cette expression. 
Avec le monde moderne je me méfie. L'autre jour j’ai dit mademoiselle en causant d’une jeune commerciale me vendant du tonbé.
Le bosco m’a repris. On ne dit plus mademoiselle, c'est discriminant.
  • Vas y ! 

J’ai vérifié de suite sur le ternet. Effectivement on a interdit ça depuis 2012. Je vis vraiment dans l’actualité. 🙃
Bon. Revenons à nos demoiselles papillons.
J’ai enfermé Molly de suite. J’ai oublié de prendre un masque covid, ces saloperies vous nique les poumons. Bref elles longeaient la voiture en direction du portail, un ligne marron velue bien rectiligne. Comme des chars russes vus depuis le satellite Astérix.

J’ai été chercher l’arrosoir sous la tonne à eau. Arroser ses tueuses de kien avant de discuter avec elles. Ça diminue leur lâcher de poils urticants.
Je te leur colle deux retours d’arrosoirs. Ça perturbe la colonie. La tête nage dans l’eau et le reste se tord sur le gravier.
Je te chope un sac kraft sous l'abri bois et munie de la pince à barbark, du barbok,  je te les carre une par une dans le handy bag. 
Direction le Brisach, que j’ai allumé ce matin, vu l’humidité.
L'incident étant clos, j’allais sortir la chienne, quand mes paupières me piquent. Un regard dans le miroir du couloir, les paupières sont rouges.
Cochonneries, décembre et elles sortent !
Je me lave consciencieusement le visage, mais je devrais quand même mettre du collyre en revenant de la ballade de miss Molly.
Promenade ou j’ai croisé des chauves souris, d'où ma photo en tête de gondole.
Qui dit chiroptères en décembre, dit moustiques.
Un dix décembre.
Rien ne va plus. Faites vos jeux !

12 novembre, 2025

唔好丟入海洋

 

 Ce matin en faisant ma chasse journalière aux fortunes de mer, pendant que Miss Molly  coursait le goéland, j’ai été scotché par le ruban bleu de Vételles qui décorait la première ligne d’algue sur le sable.
J’me la ramène, mais je n’avais jamais calculé jusqu'alors ce genre de petite voile translucide avec un pied bleu.


Heureusement Lens me fait passer pour un érudit car au départ j’avais pris ce polype tropical pour une méduse .
Ignare que je suis. 
Sûrement en lien avec la COP 30 du Brésil d'où débarque cette flotte bleue de cnidaires. C'est de la promo pour le réchauffement climatique. 
 

Je cause bien la science mais ça m'éloigne de mon ramassage de plastique. En plus des habituels mousses et autres polystyrènes divers et variés j'ai cueilli une bouteille d’eau minérale de Nongfu spring. 


La source n'est pas à côté et elle était drôlement bien conservée. Direct des sources de  Zhejiang Thousand-Island Lake dans l’empire du milieu, ça fait plus de vingt mille bornes.


Monsieur zhong Shansha, une des plus grosses fortunes de Chine, pourrait faire apposer sur ses bouteilles : 
Ne pas jeter à l'océan. ( 唔好丟入海洋 )
Je ne pense pas vu son état, qu’elle soit descendue par les courants depuis la, plus un vite fait par dessus bord d’un porte conteneurs rempli de jolis colis shein,aliexpress ou jd.com. 
Mais j’arrive à bout de la pointe.

la dernière grande marée a gratté au bas mot cinquante centimètres de la dune en hauteur et largeur. C'est plus que l’an dernier.
Je jette mes déchets dans le bac à marée bien rempli et je vois qu'un autre veinard a ramassé la petite sœur, aussi peu abîmée,  de ma canette de wasser Nongfu.
Mais on ne va pas se plaindre mi novembre on est encore au mois de Mai niveau températures.
 

Jusqu’ici tout va bien non ?



30 octobre, 2025

Encore un mot, juste un mot

 


Encore un mot, juste un mot  
Paroles et paroles et paroles …
Ça continue. Comme je parle de moins en moins, quand je lâche une phrase, il y a toujours ‘bidule’ ou ‘machin’ dedans en lieu et place du terme exact.
Cette faille commence à m'inquiéter un peu, souvent on me répond :

  • Mais de quoi tu parles ?

Ça devient alors CRINGE de reformuler avec le mot correct. Il ne vient plus tout seul. Plus la, effacé.
Comme à table , je propose :

  • Il reste des bidules vert.
  •  Des quoi ?

Panique à bord pour retrouver le nom de ce légume que j’ai épluché y a pas une heure.
Il se passe un long silence avant que je ne lâche :

  • Des épinards, il en reste pas mal.

Pourtant les épinards c'est plein de fer. Bon pour Popeye et la comprenette. Ou aussi :

  • Je vais déplanter le machin.
  • Quelle plante ?

Il me faut bien une minute pour que le terme revienne. Je pourrai utiliser Lens. Mais je me demande si toutes ces facilités ne liquéfient pas mon vocer.
Je sais bien que pour causer actuel, ‘je vis ma meilleure vie’ depuis que j’ai décroché du turbin.  Mais si je passe effectivement de bons moments cette expression modernoeud comme disait un défunt blogueur a un côté péjoratif et me déplaît fort.


YOLO les gens. 

Donc forcément quelle qu’elle soit, cette vie, c'est la meilleure.
Non, cette perte de vocabulaire me fait un peu stresser.


Et si je ne pouvais plus écrire ? La, ça serait le drame. Du coup j'interrompt cette note et vais écrire derechef mes directives anticipées pendant que je yoyote pas .

Je suis bien trop vieux pour que la science récupère un seul organe valide, mais je finirai bien en pâté pour chien. Certains culs bénis vont me rétorquer que c’est interdit. Ce serait plus économique que ces voleurs d’emballeurs de refroidis.


tiens faut penser aussi  à la musique.


Et puisque j’ai volé deux strophes au début.

22 septembre, 2025

back-rooms IRL

 


Bon.

Étant dans le monde, ex civilisé, pour quelques jours je me suis dit profitons en pour faire la tournée des grands ducs et nous achalander en divers pacotilles absentes de notre foutu navire dans le no man's Land. 
J'ai commencé ma virée par des tricots de corps chez praille-marque les miens ayant pour la plupart DCD cet été .
Puis nous avons continué chez Niqué-a ou j’ai repris des sacs congélations qui peuvent se laver et servir plusieurs fois, pour la salade, for exempel.
Parti dans les dépenses j’ai investi aussi dans une boule à glace qui faisait cruellement défaut à ma cuisine pourtant super equipée et à ma consommation de vanille.
Dernier crochet par une galerie pour trouver des tasses à kawa, je suis un grand casseur.


Le parking souterrain est désert.
Et en haut de l’escalator, j’ai un choc. 

Comme dans ces affreux cauchemars où je saute d’étage en étage dans des couloirs vides pendant une bonne partie de la nuit.


Une atmosphère de back-rooms.

 
La guerre commerciale du ternet chinois à fait la une victime de taille. Je n’avais pas encore croisé une grande galerie commerciale aussi lourdée.



Bon, mes tasses ont changé d’emplacement mais je les ai trouvées. Je peux continuer à être maladroit, ou à boire mon café à la russe . 
Il n'empêche vu le nombre de boutiques fermées, cela fait encore un paquet de gens sur le carreau.


Bon.
une note de plus sur la guerre économique silencieuse du world wide web.

















19 août, 2025

Déjà l'automne ?


Les fougères roussissent. 

C’est ce qui m’a frappé dans ma sortie d’hier. Sérieusement, je me suis dit :

  • l'automne commence tôt .

Puis je suis passé à autre chose. Non s’en prendre une photo.
Ce soir je déroule mon reader. Et je tombe sur ce blogueur beaucoup plus rapide que moi pour le calcul de l'arrivée de l’automne. 
Un dix neuf août.
Je pose un com et je me dis . On est trop sensibles. Et puis je tombe sur un autre article sur une page du monde.
Puisque je cause réchauffement, je vous conseille d’aller calculer votre poids en CO2 disponible sur un lien disponible sur un des blogs de Nicolas 
Pareil j’ai mis un com, mais bon il n'y a pas que les particuliers qui peuvent faire quelque chose ? Non ? les plans quinquennaux c'était bien.
On avait des centrales, de l'électricité pas chère et pas toutes ces merdes d’éoliennes qui tuent les oiseaux et nous niquent le paysage pour un courant somme toute, assez alternatif. Regardez le trou noir en Espagne.
Voilà. 
Et une note de râleur, une.
Mais jusqu' ici tout va bien, non ?










31 juillet, 2025

la marée des encrés

 

 Je sais.
On ne doit pas donner à manger aux oiseaux l'été . Mais la colonie de moineaux qui crèchent dans la haie adorent le rituel du matin. 
Quand le bosco se lève, je les mates poireauter sur les branches du pin,
depuis la cuisine où je m'acharne sur la bodum pour le kawa. En sortant ouvrir le reste des volets, on fait ça à l'ancienne par ici, j'ai une confiance mesurée dans la fée électrique, je leur pose sur le perchoir, le contenu du pot de confiture de pain dur qui trempe depuis la veille. 
S'ensuit une éffusion de trilles en tout genre. Comme à la cantoche. Pour ça que je tente pas avant, réveiller le bosco c'est gâcher la journée.
Je sais.
Ce n'est pas ce qui m'amène.
Voilà trois jours que j'écoute en boucle sur ma playlist ‘Selling England by the pound’. Le temps va devenir brumeux. A sa sortie, ce n'était pas le 33 le plus encensé de Genesis. Beaucoup lui préféraient ‘The lambs lies down..’. Il a clairement mieux traversé les années et dans les landes, il fonctionne encore assez bien. Mais bon la zik c'est à la fin de la note normalement.
Je sais.
J'étais dans la queue du super U. La litière de mochi, des cotons tiges et … du chocolat. C’est l'été les gens sont moins couverts, voire dans ce lieu assez touristique, découverts.
Les trois ménagères de moins de cinquante ans devant moi arborent toutes des tatouages. Discret derrière l’oreille pour la première. Plus voyant et disséminé sur le dos et le bras pour la suivante. La dernière est sûrement Venusienne voire Fremen d'Arrakis . Une femme bleue. 
Le caissier baraqué lui, arbore un magnifique tatouage tribal des îles de la sonde ou Fidji, je ne vois pas bien d'où je suis. Pis j'y connais que tchi.
Quand je fus jeune, le tatouage était réservé au tahitiens présents au service national ou aux marlous comme mon pote Mikko. Lui qui s'était fait tatouer, au temps où la bascule à charlots existait encore, donc avant quatre-vingt un, des pointillés bien gras et du plus bel effet autour du cou. Quand on s’est croisé pour la crémation d’un proche au père Lachaise, il y a pas si longtemps, ça m’a replongé direct dans ces fameuses années.
Je sais.
Désormais le tattoo est devenu un marché florissant. Comme  McDo, une officine disponible toutes les vingt minutes. Le temps est loin où Tintin tenait le pavé rue Blanche, enfin à l’angle. Chacun affiche ses passions, hobbies, son code barre, la liste de ses fantômes. Niveau créativité y a plus de frein. Un moment même le bosco voulait une citation dans le dos à la façon d’Angélina. Mais la traductions des hiéroglyphes peut porter à plusieurs interprétations lui ai-je soufflé.
C'est passé. 
Pour ma part , ma peau étant déjà en auto-tatouage automatique de scarifications et autres failles épidermiques , je ne vois pas la peine de m’en rajouter.
Du coup cet afflux de tatoués en tout genre m’a fait lire un article de madame Figaro. Et Ouai je vieillis dur, je lis même cette feuille de choux de quinquas en Gucci. Donc vingt pour cent des Français sont tatoués. Bigre. Et dans le monde des encrés vingt trois pourcent veulent se faire détatouer. Re bigre. Quel joli marché.
Ça me rappelle ce film avec Gabin et de Funès  qui avait un Modigliani dans le dos. Dur de le vendre. 

Je n’ai pas de chute pour cette note. 
Si, celle qu’on sort à ses enfants quand comme moi on a traversé les années de rêves soixante dix et leurs cortèges de fantômes qui vous hantent sur les ritournelles de Genesis.

Méfiez vous des modes, elles ne sont pas elles, indélébiles.


04 mars, 2025

Empaillé comme un goupil.

 


Je venais de m'arrêter là pour mettre dans ma boîte à images un cliché pour le blousquaille.

C’est ma seule participation désormais aux réseaux sociaux. Une photo par jour, et encore  les jours ou je zappe pas.

En me retournant pour rejoindre mon paquebot que j’avais garé sagement à l'entrée d’une impasse, j’ai vu le panneau ‘pas de déchets sauvages’. Dans un coin de nature aussi perdu, je me suis dit que les vandales poussaient loin.

Jusqu'à ce que mon oeil ne soit attiré par un regard fixé sur moi depuis le muret. Une tâche orange.le temps que mes mirettes focalisent, j’ai mis deux secondes à comprendre qu’il n'était plus en vie. Un déchet sauvage du siècle précédent . M'étonnerait qu’il y ait encore des taxidermistes dans le périmètre.  Ha...qu’il est laid, mais quel vandale à été assez culotté pour mettre ce déchet sauvage de goupil la ?


Finalement l'idée m’a amusé, je me vois bien tout taxidermé, momie plantée au milieu d’un bois  pour faire fuir les chasseurs. Comme si j’y étais tiens, le sursaut de l’homme habillé fluo, avec son nez tout rouge et son œil torve, puis le choc de la chevrotine pour se venger de sa frousse.

Mais en tant qu'embaumé, je pourrais aussi me rendre utile, j'ai lu ce jour qu'il ne fallait pas mettre un mannequin dans sa voiture pour utiliser les voies de co-voiturages car les nouveaux radars, grâce à l'IA, dédectent la supercherie. Si vous voulez évitez les 135€ vous pourrez me poser sur le siège passager.

Et même me coller un sent-bon bagnole , style sapin vert, sous la casquette, si vous trouvez que je renaude trop la paille humide. J'insiste ça ne me dérange nullement, ça me ferait mème plaisir, continuer à faire des niques à la  prevoté.

Voilà, de quoi faire une note de rien sur Mars. Remettre la machine en marche car ma cosse me désosse dernierement, vite fait, en attendant le retour du  printemps, courlu . 🤟🏼




10 septembre, 2024

Uniques rencontres

 


Ce qu’il y a eu comme été s'étire et s'étiole. Nous voilà en septembre.
Premier raisin. Premiers grains.
Les matins sont redevenus silencieux, la bande grise barre l’horizon.

Des rencontres montrent que la saison est déjà révolue, peut-être même plus que la saison. La première ? devant le trottoir opposé au carrefour market, je ne dirais pas ce que je pense de ce ‘marquette’, je disais donc en face du mini carrouf il y avait une activité inhabituelle.
Les gens étaient stoppés de chaque côté d'une bande de trois mètres de ruban d’asphalte de trottoir.

Au milieu une hermine assez remontée louvoyait d'une muraille humaine à l’autre, cherchant l'échappatoire.
J’avais jamais vu d'hermine, ou, comme aurait dit le grand jacques,  “y a longtemps , ou ça sentait pas bon
Beaucoup plus petite qu'une fouine, un mélange entre l’écureuil pour la tête et le mini furet, pour le corps.

A un moment ni une ni deux elle saute sur la chaussée. Je bascule du trottoir opposé en même temps et intime à une mémé d’une main énergique l'arrêt immédiat de sa laguna.

  • Stop ! il y a une hermine sous votre auto.

Du jamais vu, elle coupe le moteur.
Je me penche, la demoiselle sous le bas de caisse me calcule. Elle fonce vers la roue avant gauche et avant que le paquet de jambes sur le trottoir, chaussées de Nike et autres baskettes, excusez ‘sneakers’, ne réagisse, elle file entre leur exposition fluo sous le portail d’une résidence, direct vers  la réserve du supermarché.
Les radibus vont morfler, après tout le mal qu’elle s'est donnée pour les rejoindre.

La seconde rencontre est arrivée vers dix sept heures.
Je sortais  Buck pour son marquage journalier du territoire. Il fait encore doux, tricot de corps (mais qui dit encore autre chose que teeshirt ?) short laminé et recousu par bibi et, of course, mes Stan Smith réparées.

En arrivant le long du port, j'ai vu le monstre arriver du large, à peine deux miles à midi.
Vive le changement climatique.
Une énorme colonne d’air avançant droit sur ma pomme. Comme un cyclone en Asie, mais droit comme un I, moins torturé.
Une trombe marine impressionnante.
Un ciel noir d’encre morgate derrière.
Je suis resté là,  fasciné une bonne minute, par ce message divin, au moins.
Pour sûr, on doit avoir un premier ministre.

  • Bon Buck, on va trouver un coin à l’abri.


Une photo, celle en tête  de gondole, et à peine le temps de replier vers l’auvent de la boulangerie, badaboum. Le déluge.

En deux minutes mes tennis, finalement mal réparées, prennent l’eau. Un coup d'œil à windy, qui m’annonce que j’en ai pour trente sept minutes de wasser über alles.
L'eau dégouline devant et derrière le store. Ça passe même un peu à travers. Un ru se crée même à l'angle le plus bas du tissu. Ça drache sévère.
Le lieu est pourtant vite très couru. C'est le coin où il faut être vu.

J’en profite pour faire un tour sur ma blogroll qui est figée statique depuis l'opération du blogueur number one, Nicolas, qui doit se remettre doucement. Une autre rencontre il y a déjà un moment. Un seul blogueur vous manque et votre reader est silencieux, pour chatouiller Lamartine.

Puis un autre chien à essorer, arrive avec son maître. il faut rentrer. Buck est aussi acariâtre que son meneur. Ça va filer vinaigre.
Floc Floc ! Chaque pas est une mélodie. On rentre sous un crachin bien pénétrant. Ce con de clébard use pour le séchage toutes les serpillières dédiées à son service. J'accroche jusqu'à mon calbut dans la douche.

Mais les trois rencontres font une note.
Je vous laisse tirer la morale. Je n'ai jamais eu de morale.

Tchuss.





24 août, 2024

l'effet congre


Coef 94

Ça ne bouge pas trop pour une fin de pleine lune.
Il fait quand même plus froid le matin au lever du jour.
Qui tarde désormais.
Je sors ouvrir les volets et je met la capuche.

L’été s'étire et s'étiole.

Première grosse drache ce dimanche au marché, la maraîchère à prononcé, elle aussi, le mot 'un jour d’Octobre'
Pas volé avec ce qui est tombé.

Le soleil et la chaleur revenant en début d’aprèm, on a sorti Buck sur un coin de forêt qui donne sur une plage.

Au bout de quelques mètres, je les ai vus alignés sur le sable par la grande marée d’il y a peu.
Des congres d’un gabarit certain, DCD en masse. J'avais lu que plus dans le nord une palanquée avait été repéré sur les plages.

J’en ai compté huit. Avant que l’on bifurque à nouveau vers les pins.

 


Au loin, des quidams aoûtiens, attirés par le fort reflux de la mer, ramassaient des coquillages.

Quand même…
Même ces vautours de goélands ne s’approchent pas des dépouilles des anguilles d’un mètre.

C'est grave chelou.
Comme un effet papillon. Personne ne fait attention.

Je vous le disais, un début d’automne, ou ce nouveau effet congre.
Plus décimant que celui des papillons 🦋




26 juillet, 2024

le jour où … j'aurais le temps.

J'ai enfin pris un moment pour me poser dans mon hamac. C’est la deuxième fois depuis son arrivée pour la fête des pères. J’ai rangé le précédent tellement bien dans mon Barnum avant l'hiver , que je ne l'ai jamais retrouvé. Heureusement l'équipage assure.

Pile un an que j’ai arrêté de taffer.


Je m'auto déborde de tâches incongrues, passe un temps fou à tournicoter , comme si j'étais encore moulti-taches. Quelle blague !
Le temps file.
Est ce l’approche des septantes ou ma course contre les heures. Je ne sais, mais j’ai presque rien vu passer.

Buck et moi on a pris nos marques. Le matin il dort, j’en profite pour bâcler les tâches ménagères. L'après midi , je suis généralement CONTRAINT de faire une sieste de vingt minutes, d'où le hamac. Les pirates ont des tocs. La rallonge, la pierre poche gauche, le chasse fantôme , les breloques et finalement le hamac.
Le jus est parti. Lost in the wind.
Impossible d’arquer après la vaisselle. C'est pourtant un grand moment de zénitude et d’introspection.
Ne parlons pas de dopage au kawa l’aprèm, sinon c'est la digestion du canard garantie.

Quand il fait moins chaud, ce qui est courant sur ce mois de juillet  pourave, on se tapent nos huit bornes par les chemins ,voire cinq le jour où mon souffle est au placard ou bien mes articulations trop chouineuses avec le foutu yoyo du baromètre.

La journée file ainsi.

Au début, plein d’espoir, je pensais faire mille choses. Reprendre l’aquarelle, lire beaucoup, passer mon permis moto, non ! bateaux. Et tout un tas de choses que j’ai rêvé de faire le jour où … 

j'aurais le temps.

Mais le temps vieillit plus vite que moi. Il se consume si vite qu'il me laisse peu de loisirs, une fois les nombreuses affaires courantes réglées.

J’ai quand même reconditionné mes Stan Smith cette semaine. Nouvelle semelle confort Decathlon, lacets super U, peinture bombe de chez Action et renfort de la semelle, creusée jusqu’au talon, au pistolet à colle. Comme neuves , reparties pour dix ans, elles.
Le tout pour moins de vingt queusses , la bombe à 4€ ayant servi précédemment à un refresh de panier vélo et je ne sais quelle autre retouche de blanc dans le mobilier.

Mais je stoppe mon inventaire à la Prévert. Il est dix huit heures, le chien a mangé la même marque de réveil que le crocodile du capitaine Crochet. Il fait un sitting en travers de la porte de la cuisine. Il a faim.  Après il va ronfler jusque vers deux, trois heures où il faudra sortir en urgence.
Peut-être même une seconde fois vers quatre heures quand il s’étouffe à force de tousser.

Pile un an que j’ai arrêté de taffer.

Je ne sais plus quel jour on est, ni même comment j’ai fait pour assurer le travail si prenant, avant.

 Forgot.

Là, sous le hamac, je regarde longuement des dizaines d’abeilles sur les fleurs de trèfle. C'est un balai lointain, plus hypnotique que passionnant. Comme ma vue du monde d'aujourd'hui dans la lucarne.


En profiter un an c’est royal non ?
Mais je papote et cela ne nourrit pas le chien.

A plus.




 

13 juillet, 2024

Intrigants Mappa rouge

 


Avec ce temps maussade, pour ne pas dire pourri, difficile de se croire en été.

Pourtant mon antre est remplie du joyeux brouhaha des mousses.

C'est bien la preuve que l’été est là si la migration des chasseurs de 🦀, collectionneurs de coquillages et autres attrapeurs de pompons est arrivée.

Un peu de remue méninges est excellent pour les croûtons de pirates. J’ai dû planquer tout ce qui coupe et brûle, bricoler à la va vite une ou deux balançoires avec des fortunes de mer.

Les fameuses armes fatales pour les conciliabules d’un monde où les adultes sont bannis.

Vu le temps que ces apprentis de la vie passent dessus, je pense que j’ai réussi et que j'ai encore, gloire, des souvenirs de mon passage chez hukleberry Finn.

Le plus jeune des mousses, m’a fait remarquer lors du dîner , avec la saveur et la franchise matinée de candeur qu'ont les enfants :

Pour un pirate il te manque des dents quand même !!!

Éclats de rire général sur la longue tablée. La vérité sors de la bouche des mômes. C'est la base.

Puis elle est venue me reluquer quand je pratiquais mon activité yoga bi- journalière : la vaisselle.

C’est rigolo la mousse ! On dirait mon bain !

Sur le coup je n’ai pas percuté, mais cette génération, la nième après la Y, ne connaît que le lave vaisselle. Voir un flibustier armé de mappa rouge,


style breaking Bad, attaquer une énorme pile d’assiettes sales est un pestacle que je n’avais pas envisagé, mais qui semble éducatif.

L'univers change plus vite que moi.

En tous cas, avec cette pluie de fin du monde, pas de balançoire ce matin.

Je ne publierai désormais qu’au retour du soleil. On est quand même près du 14 juillet ou presque. Rien depuis Octobre, ça devient un peu long. 

so long, je fatigue aussi, moi. Je vais me poser sur la balançoire, m'humidifier un peu, tiens.



07 juillet, 2024

Noirs & BLancs




Il y a un de ces silence Républicain dans la blogosphère. Bonne raison pour poser deux lignes. 

Je me suis remis à l'argentique.
La première fois, il y a déjà quelques années, j’avais pas bien enclenché la pellicule, mes tirages étaient foirés. J'étais un peu, même pas mal, véner.

j’avais pris des photos des crues de la seine et de la pyramide du Louvre habillée par je ne sais plus qui, résultat :

Une grosse tâche grise.

Comme bibi.
Mais j'aime bien mon canon AE1.
La chambre est mitée, l’objectif est rayé, mais c'est sentimental. ᝰᝩᝦᝣᝤ
Un cadeau reçu pour mon départ au ‘service national’.
L’équivalent à la maison des cadeaux de communion chez les culs bénis.
Presque cinquante piges plus tard, le charmedes ombres et des lumières est toujours là.
Photos d’hiver et de printemps, vu qu’il y a deux mois de développement désormais.

Petit florilège, une excellente idée pour remplir ce blog de noirs et blancs.
C'est de saison, non ?

Je suis content de trouver deux trois mots à jeter sur ce blog. Devenu taiseux veugra.
Allez !
En tête de gondole, une copie de bibi entrain de profiter du rare ☀️ de Mars 
Puis le piou piou, déjà évoqué en Mai, je trouve qu'il est sympa en noir et blanc.



Un enfant à la mer ! Un !  Je n'ai pas entendu le 'plouf' mais j'ai les esgourdes un peu ensablées désormais.

 
Le même  jour en mer , un voile noire. C'est pas le plus courant, mais certainement le plus swag.

 
Le claquement des drapeaux . Un bruit si particulier dans le royaume du vent.

 
Impossible de ne pas évoquer le vieux Buck. Quatorze ans, toutes ses dents , mais comme son maitre quelques douloureux problèmes d'arthrose. L'avantage pour les kiens, c'est qu'il existe une piqûre magique qui n'existe pas encore pour les humains. Un petit coup d'EPO et hop il trotte lors de sa sortie.


 
Le surfer de Mars. Une époque avec les plus belles vagues, mais pas les plus chaudes. Loin s'en faut. L'époque des aventuriers,  à vingt mille miles des poseurs de planche du mois d'août.

 
Voilà. Je rêve d'embarquement. Mais la haute mer n'est plus pour les pirates de mon âge.
Il n'empêche . Je zieute toujours les sloops de réve à quai. Allez je retourne dans ma grotte. 
Gardez vous.



22 juin, 2024

le fauteuil de M. Robert

 


Je ne parlerai pas du sujet qui s'est emparé de tout le monde, plus vite qu’une nouvelle vague de covid et d’un tintamarre digne des concerts de casseroles de la saison un de l’épisode virus que je viens  de nommer.

Comme je fais des travaux, je n’ai plus de télé, pas acheté le journal depuis le résultat des élections, et je sors plus que pour remplir mes sacoches en hantant le super U avec ma playlist seventies.

Ou, of course, balader Buck dans des sentiers ou les ronces font fuir les nuées de quechuas grisonnants à double bâtons dont c’est la période migratoire.
Quand même Decathlon doit ce faire un beurre avec ses cannes déguisées.

De quoi pourrais je parler. J'ai même pas de chat. Le temps ? Je me demande s’il n'est pas la cause de tout ce Binz.
Le réchauffement s’accélérant vitesse grand V n’est il pas primordial de remplacer un état démocratique par une version totalitaire ?

Hum.
C'est téléphoné.
Non pas le temps non plus.
Alors ?

Ben après mon tee shirt il y a déjà quelques temps, mon blouson. Tiens.  Il est près pour la fin du monde, lui.



Ce modèle Levis est le même que j’avais en 76. Époque ou en battant la semelle et claquant la dalle je grappillais un paquet de pâtes par ci ou une tablette de chocolat par la dans les Félix potins sur ma route.
La version vendue actuellement n’a plus ces quatres immenses poches intérieures salvatrices. Désormais c'est juste du décorum externe, mais à l'époque je les ai appréciées.

J'ai déniché celui-là, il y a peu, 15 balles dans une vraie friperie. Personne n’a vu l’original. Et puis il y avait un trou rond au centre dans le dos. Un hippie qui s’est fait dépouiller en Indonésie en cherchant LA plage et dont les sapes reviennent à la base. Ça c'est du recyclage.

Belle maman m’a refait le col, avec du jean d’une autre couleur. Niveau fashion, c’est uber alles pour parler modernoeud.
Non, décidément, mon blouson non plus.

Alors comme en ce moment je fais dans le mobilier Urbain depuis ma dernière note, je vais continuer.
J’ai découvert le fauteuil de monsieur Robert en sortant Buck au début du printemps.



Il a été mis à sa disposition par le comité de soutien des anciens du coin. Je l’ai pas inventé, c'était écrit dessus avant que la salope de pluie, qui ne nous lâche plus ,ne délave le message inscrit au feutre. Un comité de soutien des anciens, c'est pas banal ça.

Pour qu’il puisse s'asseoir et écouter les oiseaux. "

J’aime bien les choses un peu surréaliste ou improbable comme cela.
Mais c'est du confort collectif, vu que quand M. Robert n'est pas là et bien je profite du lieu. Donc j'en cause.

Le chien se couche à mes pieds et au bout de cinq minutes, les grenouilles rentrent en actions. Ou les grillons. Je suis pas né a la campagne. On va pas faire trop pointu.
Une grosse libellule genre MI-24 crocodile balaye sans cesse la surface du minuscule étang. Presque le même bruit qu'au dessus de la tour de Quala-i-jangi.

Quel joli trou d'eau, lieu magique. on dirait la mare des tritons de mon enfance. Ou le nid à tanches et moustiques de la même époque.
Je reste là quelques minutes, à contrôler ma respiration pour faire plaisir à mon fitbit.
Puis je finis par redescendre ici bas
Mais je suis trop long, je radote,  stop, tenez moi au courant du bal des excités.
@+


14 juin, 2024

le banc


 Il pleut toujours. Je me demande même s’il a fait beau, un jour, avant.
Avant que j'oublie tellement de choses dernièrement.

J’ai du descendre loin en bus pour rechercher cette tire moderne et électronique abandonnée chez le concessionnaire pour le symptôme déco de Noël. La reine des bip bip et autres casse-couilleries de voyants orange et rouge. Je reste persuadé que ces moyens de locomotions modernes sont déjà dotés d’une IA en mode Siri qui esgourde quand vous dites du mal de leurs gadgets censés vous faciliter la vie.

Je regrette ma 4L

Bref.
De l'arrêt du bus à la zone commerciale, il y a un petit bout à pied. Même si je trotte moins vite que pour mes classes, je ne ménage pas mes jambes et cette côte en faux plat tire un peu.

Je trouve que pour mon cas, l'âge accélère drôlement l’usure du temps dernièrement. Et puis le souffle est bien plus court avec cette persistance de crève.

Et là je le vois... A dix mètres.

La ville où j'étais avant ils les enlevaient, nid à SDF ou shiteux qu’ils disaient.
La, le long de ce trottoir bordé de cette double piste cyclable, ils ont placé un banc à mi-pente.

Des pro.

Malgré le grain, Je m’assois une petite minute. Le temps ralentit donc.
Je regarde les voitures qui filent juste en face.

J’ai l’impression que ces âmes solitaires en boîtes sont surprises de me voir sur ce banc, assis peinard à glander, sous ce crachin.


Un instant, ou plutôt l’espace d’un instant nos regards se croisent.
C’est un sentiment presque étrange. Un moment hors sujet.
Détaché du temps.

Mais je dois reprendre mon chemin.
Je remercie quand même le petit génie qui a eu l’idée de poser ce banc .

Je vais même en faire une note de rien.
Tiens.
Finalement, si ce petit djinn fait jurisprudence il ne va peut être pas être si moche que ça leur monde de demain.








15 avril, 2024

la main verte


 

La brume est tombée à six heures trente.
D’un coup.

Cette seconde journée de soleil depuis le début de l’année fut quand même un grand moment de bonheurs simples.

Comme me l’a fait remarquer mon voisin de derrière, lors de notre bref échange à travers la haie, entre vieux Ours 🐻

- On revit avec ce temps.

Voila. J’ai pas mieux que ce revivre .
Je n’avance pas vraiment cependant dans mes travaux extérieurs. Impossible de finir les murs de l’abri bois, pour que les stères de l’hiver prochain ne restent pas bâchés. Un couple de mésanges à crête a élu domicile dans la caisse de gevrey trafiquée sur le merisier au dessus. Monsieur me fait comprendre par force trilles que je n’ai rien à faire dans le périmètre.

J'obtempère, et me déchaîne sur les mauvaises herbes qui se sont données le mot pour rappliquer en même temps que le beau temps.

J’ai une paire de gants, une lame plate recourbée et pointue, que je tiens de ma grand-mère Marianne, et que j’ai bombée en bleu pour ne pas l’égarer dans la savane. Aussi un petit seau pour les contrevenantes et un bout de mousse pour mon genou droit.

Avec ce matos de pro, j’assure veugra et les aller retour au sac de déchets verts ne se comptent plus.

Dans des bacs contre le mur mes plantations de graines. Je suis très content de mes deux ou trois pommiers d’Armorique.

Je suis parti des pépins. Une première. Je sais pas si je récolterais  les premiers fruits, mais le feuillu est bien parti. Pis le Bosco ne consomme que cette variété locale.

A côté deux tiges d'Aneth pour la fabrication de cornichons à la Malossol, chasser Dostoïevski, comme les cosaques, il revient au galop. Pour finir une flopée de scions de tomates dont je pense ramener un ou deux pieds pour le potager du mousse dans sa banlieue.

Voilà, mes débuts de jardinage. A j'oubliais une tête d'hortensia ramassée sur le bitume. Elle c'est sûrement échappée de la remorque qui l'a conduisait à la déchetterie. Elle faisait un peu le nez, mais depuis son arrivée dans la tourbe coco elle se redresse. Bleu ? Blanc ? Rouge ? A suivre...

Il me reste à construire le potager avec le bois flotté de cet hiver. cela fera bien une autre note

Je file. A plus.