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05 septembre, 2026

Le crapaud rencontre les deux princesses


Effervescence à bord. La quartier maître, venue quelques jours chez ses parents, et le bosco zonaient dans les transats par ce samedi ensoleillé. 
Ça babille un peu, le bosco :
  •  j’irais bien au forum des assoces, voir les cours de boxe ou de krav maga. 
Ces gonzesses modernes sont redoutables. Il faut dire que j’y suis passé ce matin au dit forum, pour le stand de tir, ou je vais certainement passer quelques aprèm d’automne.
Le tir est ma participation au zen. Mon yoga. Ma voie du budo. Je fais le vide, je bloque ma respiration et pouf, dans le dix.
Soudain Miss Molly s'approche du parterre de cactus et gratte le paillis. Le bosco m’appelle, c'est son parterre de choux, déjà bien mal en point avec les canicules, il est interdit de cacher des quignons de pains dans ce périmètre.
Curieusement quand son barclé fait des impairs , c'est toujours moi qui suis appelé à la rescousse.
J’enlève mes mappa rouges, j'étais en pleine gamelles song, reprend LA voix pour stopper mon tunnelier canin.
Quand j’arrive je vois tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un bout de pain sec. Non, non.
Dissimulé dans le rouge et noir des feuilles de plantes grasse un crapaud me regarde.
Au secours !  me disent ses yeux.
Celui là je l’embrasserai pas, j’ai suffisamment de princesses à bord. Et puis par ici les spontaills, ou fantômes locaux, peuvent prendre la forme d'animaux pour vous jouer des tours.
Je vous en ai déjà causé de ce loustic purulent,  à priori il s’est déplacé de sa buche.Je rippe la belle molly, d’un très tendre mais néanmoins impératif :
  • Gajdé !
Et lance aux filles :
  • Le crapaud , les filles.


C’est très curieux la réaction de la gente féminine du bord à cette injonction. Hop la, les voilà debout de leur transat, tout farniente ou bronzette oubliée.
Peut être n’ont elle pas, elles, de VRAI prince charmant dans leur périmètre.
Le bosco ne le voit pas. Je lui dit de garder ses lunettes mais madame fait la coquette, quoiqu'en vrai il se confond avec le sol.
Le quartier maître veut une photo, d'ailleurs c’est celle du dessus. Je lance :
  • Vous devriez l’arroser, il meurt de chaud.
Le bosco prend un verre d'eau et le lui versé à côté.
Il ne bouge pas.
  • Non pas à côté, sur sa pomme 
Elle s'exécute et :
  • Mince il aime ça !

Ben oui, franchement mes princesses n’y connaissent que dalle dans les batraciens. On le recouvre d'une feuille de Sakura, heu... Cerisier. 
On ne dit plus feuille de cerisier, je l’ai vu l’autre jour en achetant un chèvre au marché, c’est feuille de Sakura. Ce n'est pas du rosbeef, je n’insiste pas.
Je lui apporte une soucoupe de pot remplie d’eau à la béstiole.

Protègé du soleil qui tape dur, il ne bouge pas de sous sa feuille.
Le bosco reprend sa place sur le transat, tout en ne le quittant pas des yeux. 
Sûrement l'espoir qu’un bodybuildé genre Ken, le grouillot de Barbie, sorte de dessous la feuille.
Mais pour ça faut l’embrasser. Suffit pas de l’arroser un tch’o peu.
Mais les crapauds sont plein de malices et de magies.
D’un seul coup le bosco bondit :
Il n'est plus sous la feuille ! Il n’a pas pu sortir du carré de la terrasse ! 
Effectivement plus de trace.
Mais moi, dans ce carré  d’ un mètre sur un mètre, je pense savoir où est caché le petit futé sur la photo de tête de gondole.
Et vous ?





02 septembre, 2026

L’influence du Nickname


Je yoyote veugra.
J’ai complètement zappé que je vous ai déjà parlé de ma petite passion pour les pavetons, la fameuse PPPP ou la Pé au carré. 
L’année dernière les choses étaient encore bornées, rien que de très commun.
Je ramassais trois, quatre galets le mois. 
Un peu plus vers la Toussaint ou j'ai pas mal de tombes à marquer. D’une jolie pierre ronde noire, grise, ou blanche c'est le cas de le dire. 
Mais, que celles où je peux me déplacer, les autres j’ai un carnet de bord de pirate, avec un lot de livreurs de chrysanthèmes de haute confiance, la livraison de galets n'étant pas encore un segment porteur.
Mais là, cette caillasse manie, c’est détériorée un peu, enfin accentuée dirons nous.
C'est normal, avec l'âge, les défauts s’emplifient. J'ai un jeunot de poto, enfin six mois de moins, qui tourne en rond, enfin boucle, sur ses conquêtes passées. 
Croyez le, c'est aussi pesant que mes laïus.
Le syndrome du facteur, Cheval le préposé au courrier, gagne du terrain chez bibi.
Enfin dans mon cas , plutôt une empreinte d’un de mes surnoms. 
L’influence du Nickname comme disent les anglois.
Je ne résiste jamais à un juron bien senti en lisant marques et réclames incluant des termes piochés dans la langue du Biznesssss. 
Quand un politique emploie un terme rosbeef, j’éructe !
Sûrement un atavisme d’Eloi, que je ne devrais pas avoir, vu que j'étais pas à côté de leurs tranchées en quatorze, et que mon goût du sucré salé me convainc, contrairement à  lui, de la branche familiale descendante de la perfide Albion.
Je me considère donc comme un ardent défenseur des termes francophones. 
Mais il y a forcément, qui confirme la règle, une ou deux exceptions.  
Ce Nickname en fait partie, que je trouve largement plus rigolo que ce facile franchouille ‘surnom’.
J’ai usé autant de nickname que de doigts de ma main gauche, qui se ferme de moins en moins facilement, mais ce n’est pas si grave,  je ne suis pas gaucher.
En premier à l’époque du collège une contraction doublée d’un segment de mon nom, ou d’un morphème si tu préfères, m’a collé quelques années. 
Mon regretté légionnaire, instructeur d’équitation s'en servait encore à la fête de ses soixante dix ans :

  • BBS t’es très con ! 

suivi d’une  mémorable tape dans le dos sur une clavicule à peine remise d’un fourbe auxerre ou d’une troisième mi-temps de horse ball.
Cette mémoire vraiment….
A la fin de l’adolescence j’ai hérité d’un terme peu flatteur, que j'avais mérité, ado rock chevelu ne sortant plus de sa cave. 
Celui là je vous le mets pas vous allez chambrer. Bande de Haters, puisqu'on jaspine english ce jour.
Puis est arrivé, avant le petit louis qui me suit depuis quarante piges, le mot teuz. Ou toz.
Impossible de me rappeler la genèse de ce diminutif. 
Les vendredis soirs des jeunes travailleurs, génèrent des pseudos oubliés le lundi matin.
Celui-ci devait descendre d’une foirida mémorable, à Bayonne ? mais justement la mémoire ..
Certains vieux potes l'utilisent encore.
Donc ne voilà pas que je découvre au hasard de mes écoutes de podcasts matinaux que ce pseudo  presque disparu, que ce Teuz est un protecteur des pierres dressées dans les légendes, pas si urbaines, du coin.
Il n’en faut pas plus pour que ma comprenette, plus influençable qu’une fan de Lena situation, ne s’approprie la légende.
Donc en plus de ramasser des cailloux, de perdre du temps à remonter les murs en pierres sèches


lors de mes treks matinaux, ne voilà pas que je m’attaque à la protection des pierres dressées. 
J’ai commencé petit, par une enfouie sous les ronces à l’angle d’un sentier.

Assez content du résultat, je suis passé à deux sœurs totalement invisibles du chemin par la mousse et le lierre.


On ne m’arrête plus, je viens de dégager, à la main et à l'opinel une taguée, chemin de rando, toute aussi masquée.


Évidemment cette occupation n’est pas sans risques. 
Le premier c'est les échardes. Je vais prendre un sac à dos et des gants.

Le second risque, le plus embêtant, est la TODO liste du bosco qui prend un certain retard, pour ne pas dire un retard certain.
Le problème de cette vie de patachon est toujours le même. 

Faire des choix .

 
Voilà. 
Une petite note de septembre, ou il fait soudain plus frais le matin,comme sur la photo là en tête de gondole, dans mon no man's land.


Allez tiens une zik sur le départ de la semaine .




27 août, 2026

Abra-K-Dabra

Ma dernière note date de treize jours. Sans être vraiment superstitieux faut que je stoppe la, de suite, ma procrastination.
En approuvant  chez Agathe qu’en lectures Stephen King était un peu moins ma tasse de thé désormais, je ne pensais pas que ça allait m’inspirer mon gribouillis du jour.
Les méandres des deux neurones du pirate ont des circonvolutions très imprévisibles.
Allons-y, je revenais ce jour du marché le long de la départementale avant de couper par la lande. 
À pied. 
Comme d’hab. 
Molly a calculé les moutons en tête de gondole, qui eux aussi la bignolais, se pensant cachés à l'abri du puits.
A l’inverse de Molly ou de moi, plutôt loups solitaires, le mouton est grégaire. 
Le voisin lui ayant fourni, à miss Mo, un os d'omoplate et d'humérus du même animal hier, carcasse qui n'a pas fait quinze minutes, je la garde donc en laisse car son flair n’a d'égal que son appétit.
Et puis sur la départementale, les solitaires humains enfermés dans leurs SUV carbure veugra, pour employer une expression qui n’a pas vieillie, elle.
Je voudrais pas que la patate se fasse taper pour une éventuelle option sur un gigot. 
Je commence sûrement à m’attacher.
Mais je m'éloigne.
Comme d’hab, de nouveau.


Après les cinq ou six bornes de landes, ou ma bombe canine se tape des runs, je coupe par le chemin de la sorcière. Je vous en ai déjà causé ici avec sa mare à sec lors des canicules de cet été,

c'est le seul chemin ombragé, avec des voûtes d'arbres à la Disney comme dans Blanche neige et sa pomme.


La légende de ce petit sentier ombragé rapporte que les écervelés qui l'empruntaient jadis lors des nuits d’hiver étaient attirés par l'affreuse sorcière vers la mare, qui à cette période se confond avec le chemin voire le recouvre comme en février dernier.
Si les malheureux se noyaient pour passer par un raccourci, l'histoire ne dit pas quel filtre magique la sorcière en tirait. Je ne sais pas, la dernière que j’ai croisée préférait les glaces, que les décoctions.
Bref. 
Molly galope devant et saute sur le bord de la mare pour brouter deux herbes qui ont reverdies avec la dernière ondée.
Loin derrière, je râle parce qu'elle va se fourrer de la glaise jusqu’au genoux. 
Et je m’approche du bord pour lui botter le fondement vu que ni mes sollicitations, ni la sonnerie de l’alarme de son traceur ne la bouge du bourbier.
La terre hier grise et blanche est redevenue noire luisante avec la pluie.
A mon arrivée, la miss détale vers le chemin.
La,  je reste coi regardant mes pieds au bord de la vase. Quelque chose d’orange dépasse de la boue 
Des vertèbres , zut ,même des côtes sont remontées avec le retour de l’humidité.


…
Mince la légende serait vraie. Surtout que c'est de l’os pas du tout neuf, mais de belle taille.
Une photo. 


J’extirpe avec un bâton, un pirate se promène toujours avec une makila de fortune, donc j’extrait de la vase un os plus important.
Ouf !


Ce n'est pas un quidam. J’ai hésité un instant, bien long,  à la taille des vertèbres.
Mais qui donc la sorcière a-t-elle encore occis ?
Pour résoudre les mystères, au vingt et unième siècle, il y a le sauveur, Lens.



Pour lui, c'est un sanglier. Ou un cerf de virginie, un chevreuil quoi.
Va pour le chevreuil. 
Cela m'évitera un détour par la gendarmerie. 
Je reprends mon sac et hop on retourne à la civilisation.


Avec le déroulement de cette bien triste affaire, je vais arriver juste pour ma popote du midi.


Je vais faire végé, tiens, une tarte aux carottes ?







14 août, 2026

Rose le soir, Espoir...

 Il ne pleut toujours pas.


Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt.
Allez savoir pourquoi j’ai pensé à cet adage à propos de cette folie pour l'éclipse d’hier soir.

Les gens faisaient la queue devant l’opticien sur vingt mètres pour des lunettes.
Il paraît que la côte était noire de monde. Un foule de quidams, invités par la télé, les RS, les journaux…
J’aurai bien aimé qu’il y ait autant de monde à la manifestation contre les 💩 d’éoliennes qu'ont nous impose par décret au large et qui vont bousiller tout l’écosystème du coin pour nourrir de futur 💩 de data center pour l'IA.

Sur ce coup là, bien que je ne verrai pas la prochaine, je suis resté à la maison.Vers vingt heures les oiseaux se sont tus. 
Le fameux silence de l'éclipse.
Le ciel est devenu orangé, et sans coïncidence de couleur, j'ai démarré ma purée de carottes, les mômes ne devant pas tarder à rentrer.
Ils sont revenus avec un avis mitigé.

A cette heure le contraste est moins frappant que pour celle de quatre-vingt-dix-neuf en pleine aprèm.


Ce matin l’affaire était oubliée.

Il ne pleut toujours pas.


Les hirondelles se regroupent dans la lande. C'est rare de les voir posées par groupes sur des branches de ronciers. Quand on s’approche avec Molly, elles décollent et se chamaillent pour se reposer vingt mètres plus loin.
Ces drôles d’observer ces piafs posés. C'est pour moi une première.J'écris ma diatribe à l'ombre d’un cyprès de Californie, seul point d’ombre d'une pause obligatoire dans ma sortie. 
Ma playlist aléatoire me passe un vieux morceau de Dylan qui me dit que ‘les temps sont entrain de changer’
CPaFo. 

Il ne pleut toujours pas.

La pluie, elle,  est annoncée fin de semaine . Mon voisin n'y crois pas. Il est pas sorti non plus pour l'éclipse. Comme il est pays, je me range à son avis. La pression d'eau est baissée dans certaines communes et on lit ici ou là de possibles restrictions si cela glisse sur Septembre.  Mais bon. Il y avait beaucoup de monde pour l'éclipse.

Mais quand-même,
Il ne pleut toujours pas 

Bon comme disait ma chère et dure au mal grand mère Lucie qui avait survécu à deux guerres... 

  • rose le soir, Espoir....






12 août, 2026

le retour de la cuvette

 

L'ensemble du coin est  placé en niveau 4 sur 4 « crise sécheresse ». 
Les mares ne sont plus que plaque d'argiles craquelées . 

Tout les arbres font grises mines. 
Mon merisier tape sont feuillage d’automne et nombres de haies du périmètre ont un arbuste sur deux de claqué. 

Je vous copie les consignes placardées dans les RS et chez les officiels du périmètre : 
“ Chacun est invité à limiter sa consommation : utilisation d’eau de récupération, douches plus courtes, programmes « éco » pour les appareils ménagers, vérification des éventuelles fuites. “
Cette énième canicule va occire ce qui avait résisté jusque là. 
Le combava pourtant habitué à des températures chaudes se tord les feuilles et les framboisiers, mûriers et même le magnolia vieux de plus de dix piges sont DCD
La paille de la pelouse se mélange à la terre devenue poussière. 
Cela envahit la maison, une fine couche qui recouvre le sol. 
En un mot comme en cent , c’est la cata.
Bon je ne suis pas le plus à plaindre. 
Le maraîcher à côté perd la moitié de sa récolte et le pire c'est que les nouvelles semences ne sortent pas.
Je ne vous dit pas le prix des légumes à l’automne…
Comme je suis encore un peu citoyen, je n'arrose plus et évite la pompe à eau du hameau, déconseillée en cas de sécheresse. 
Je fais un plein de galons la semaine pour le potager.
M’est revenu en zonant, la technique de Mamie Marianne.

Une cuvette dans l'évier récupérait l'eau du lavage des mains ou des légumes.
J'ai mis le bidule en place. En une après-midi j’ai fait deux arrosoirs . 
Certes ce n’est pas de la wasser pour le potager. 
Mais, mes arbustes sont demandeurs.
Voilà,  mourir du feu ou de soif le pronostic est compliqué  pour cet été
j'ai une question, les climatosceptiques sont t'ils tous déjà desséchés ? 
Ou ils se confinent dans l'amnésie écologique ? 
Les oiseaux sont piles à l'heure le matin pour piller leur gamelle d’eau.
Je n’ai pas revu ma rainette, mais je continue de changer sa soucoupe qui se vide tous les jours.
Vu comme c'est parti, je me dis, c'est peut-être mon dernier été , les petits vioques supportent mal la chaleur extrême.
Alors je mets mon maillot de surf de 1976, et whesh je rentre encore dedans. En boudinant légèrement tout de même 😆. Mais où on plonge, il y a peu de pékins pour bignoler.
Ensuite j’embarque Molly et on va se baquer vite fait tous les deux sur la plage des chiens.
C'est le truc bien dans cette modernitude désespérante, il existe désormais des plages pour kiens.
La grosse fait de l’apnée elle essaye de pécho les mulets qui lui filent sous le nez.
Pas de danger, ils sont plus malins encore que les lapins.
Sur cette plage excentrée, j’ai vu il y a quelques jours un plongeur un peu au large, et juste derrière lui trois dauphins barrés à chasser la sardine.
Ils auraient pu le toucher mais je suis sûr qu’il ne les a pas vu. 
Je les ai recroisés les marsouins, en emmenant les moufflets des mioches de mes potes pour un tour en Kata. 
Les gamins se sont rués sur le filet pendant qu’ils longeaient l'étrave à bâbord . 
Ça été un moment magique. 
Le skipper a choqué un peu pour une légère courbe au vent et les mômes ont pu les observer deux minutes.
Ils en oubliaient leurs téléphones.
Moi aussi, je ne me suis réveillé que sur le tard pour une vilaine photo,

alors que je venais d’avoir un carrousel de sauts digne de ceux vu au large du Prêcheur il y à quelques années.
Leur présence si près du bord me fait penser que la mer se réchauffe donc très vite, aussi, ici.



29 juillet, 2026

une cartouche de Juillet septante six, une ...


Tiens, un petit tour il y a cinquante ans. 
Ça vous dit ? 

Beaucoup de monde est nostalgique de ces années soixante dix, enfin septante selon m'ame 👒, voire vintage ce mot si tendance, mais combien ont déjà croisée cette fausse insouciance, ailleurs que dans les friperies ?
En lisant le monde ce weekend, yep,  j'ai décidé de lire une presse papier la semaine, si ça peut aider ma tuefou mémoire.
Bref, le canard parlait du Woodstock français dont des pellicules ont été 'miraculeusement' retrouvées au fond d'une cave parisienne dernièrement. Ces parisiens quels cachottiers !
Moi qui ai usé mes cinq cent un dans pas mal de fêtes et de concerts de l’époque, j’ai raté celui là, trop occupé à courir un béguin platonique à la chambre d’amour. Et puis le mot jazz dans le titre, zik de la génération d'avant, pas de quoi traverser le pays en stop.
J'étais donc bien jeune et con. Et en plus chevelu. je suis toujours assez con, mais les cheveux ont filés avec l'eau du bain des années. Avec de belles camarguaise en prime, dont j'ai racheté une paire y a quelques années et que je garde pour reprendre la route.  Un jour, il faudra bien.
Donc hier, comme il n’y avait rien dans le poste, comme presque tous les soirs, pour éviter le scroll du bosco sur Netflix,  j'ai proposé de regarder ce doc en replay sur franceTV. 
Comme je suis rarement prescripteur, même la mousse, en congé chez ses darons, n’a pas mis son véto.
Un peu d’histoire chasse les préjugés.
Ce reportage est bien foutu, ça permet de revoir le crépuscule des seventies et tout ces chevelus. Il cerne bien l'année et la fin du rêve largué de cette jeunesse vernie.Vernie en rapport de celle d'aujourd'hui je veux dire. 
j'étais grave fauché mais je fut un électron libre.
On croise de grands artistes dans ce reportage, tous ne sont pas là, il manque mclaughlin il me semble. lui je l'ai croisé plus tard à l'euskal jaï, grand souvenir aussi.

Certaines bandes , même avec le concours de l'INA ne sont pas récupérables. Majedo.
Mais la mousse a été impressionnée par la précurseuse feministe Bette Davis. 
Et puis il y a les apparitions de Vander, astre de Magma.
Il faut que je conseille ce bidule à mon pote Pat, qui est un grand fan. 
A propos de ce groupe j’ai une anecdote, tiens.
Il y a quelques décennies je livrais un logiciel au siège d'un groupe de sapes. 
C'était le pilier de ce marché à l'époque. Il a été depuis emporté par la fast fashion, comme tant d'autres.
A l'époque, avant le ternet ou presque, il fallait se déplacer pour installer un logiciel. La préhistoire quoi.
Mais je digresse.
Tout le monde était corporate dans ce foutoir chatoyant. 
Tee shirt siglé, pantalon dernière saison et même les pompes me semblaient fluo.
Je badge la porte du service infos. 
Le responsable informatique à mon âge, la tempe déjà grisonnante. 
Ce qui detonnait un peu dans ce zoo de trentenaires hypes.
Je le regarde un moment, et après les présentations d’usage, je lui lâche

  • C'est pas très corporate de  ce promener avec un tee-shirt de Magma dans ce temple de la mode ?


il sourit et éclate de rire.

  • Personne ici n’est capable de déchiffrer ce sigle. Peut être cela va inspirer les créatifs…

Sourires communs.
Bon donc si vous voulez renifler juillet 1976 et ces tontons toulonnais avec leur coup du banquier, ou si comme bibi, vous avez un coup de nostalgie c’est ici

Sinon j'étais pas trop fan du jazz- rock à l'époque, même encore aujourd'hui d'ailleurs, plus Californien dans ma playlist du sud ouest, à regarder dans le soleil couchant les surfers de la Barre virevolter dans l'écume. Tiens je vous met un cover de ma préférée de juillet 76 comme quoi certaines mélodies durent


Voila, une cartouche de Juillet septante six, une , pour la route. Je me met en off, je m'offre un repos de papy avec une playlist béton.

@+ 



27 juillet, 2026

CR de brok

 
Hier matin je suis sorti dans le monde des humains, je ne vais pas devenir ermite tout de même .
C'est la saison des vides greniers et brocantes.
Avec les touristes dans le périmètre, les spots explosent. 
En grande concurrence cette année avec les vides maisons, ça se tente de plus en plus cette version 'at home' du vide garage. Il y en a même qui, comme sur la rue menant à la brocante, avait sorti un tréteau avec une pancarte SERVEZ VOUS avec quelques objets désormais inutiles, neons et supports, lampes de chevets , outillages...
La dernière brocante que j’avais faite m’avait un peu déçu. 
Peu d'exposants et beaucoup de vinted, je veux dire de fringues.
Là, il y avait un peu plus de stands véridiques. Je trouve que ça dénature un peu les lots de frippes.  Cependant le mousse dégotte une casquette à trois € et un peu plus loin une poupée tricotée assez marrante.


La dame doit y passer ses soirées de tempêtes, y avait du stock.
Son mari à côté était accoudé à sa remorque. Intrigué je m’approche pour reluquer le chargement de la guinde.
Des affaires pour bateaux. 
Un vrai fatras de marin bricoleur. Des rames , une ancre et tout un bardas.
Il commence d’entrée à me faire l’article.

  • Ça, c'est des cales réglables ça supporte une tonne cinq. C'est super pratique pour tenir le ⛵ bateau.

mais je n’en ai pas l'utilité, je ne tiens pas à calfater la voiture.

  • J’ai aussi des poids pour filets de pêche 

me dit-il en mae désignant quatre bidons de deux litres cinq remplis de sable et bardés de cordes vertes.

  • Ils sont excellents, mais je peux plus les relever, a mon âge je n'ai plus la force. 
je le crois a moitié, je ne sais pas si les filets sont encore autorisés pour la pêche des particuliers depuis la loi sur le décompte des poiscailles attrapés. D'ailleurs certains vieux futés disent qu'il n'ont pas l'application ni de téléphone portable pour enregistrer ces prises. Pas de téléphone, mouarf.
  • Ha, sinon j’ai des goupilles toutes neuves. Ça coûte un bras à la capitainerie.
il me sort des gros machins un peu rouillés . Je vous les poses en tête de gondole un fois passé à l'huile.

Je n’en ai pas non plus trop l'utilisation. 
Mais l'objet est sympa. Presse papier ? Ou pour accrocher mes feng shui sous le merisier ?

  • C'est combien ?
  • Deux euros
  • Ok je vous prend ces deux là.

Je continue mon tour.
Un peu plus loin une dame qui roule  les R avec emphase vend des confitures et des chaussettes chaudes en laine tricotées pour l’hiver.
Je kiffe les grosses chaussettes bariolées pour l'hiver, mais le bosco freine mon ardeur dépensière

  • Bonjour, combien les confitures ?
  • C'est cinq eurrRros.

c’est un peu cher, mais les pots sont peu nombreux et avec plein de parfums différents. Et puis l'imposante dame ne semble pas rouler sur l'or.
Elle me vante les mûres, les figues violettes ou blanches.

  • Prenez ceux la, suprême  de citrons 🍋 les gens Rrrreviennent pourRRrrrrr.

Le mousse me fait un signe négatif de la tête.

  • Non, c’est trop acide pour moi, je vais prendre les abricots.
  • Ce n'est pas du tout acide, mais prrrennez les abrRRrrecos c’est les derniers.

je file mes cinq balles et m’empare du pot  sans sourire en regard de l’étiquette.


Je ne suis donc pas le seul à l’orthographe erratique. 
Smiley.
Je n’ai pas encore goûté, je vous dirais si la concurrence de l’est est à la hauteur de MA version de la confiture d’abricot.
Voilà un petit tour dans un vrai vide grenier, avec la foule qui va bien, gratuit, c'est tellement rare aujourd'hui.


Bonne semaine


@+ 









15 janvier, 2026

Pas si Low

 

Hier c’était l’anniversaire de la mort de Daniel Balavoine. Quarante piges, les médias ont surfé dessus. Un peu glauque, enfin je trouve ces anniversaires de décès. bon il est toujours en surprise dans ma playlist et, terriblement actuel.

30 décembre, 2025

J’ai pris vingt piges !


Avant dernier jour de l'année.
Ce jour, la note débute toujours par ces mots la. 

Et là, Ta DAammm ! J'ai pris vingt piges ...

25 décembre, 2025

Des caillasses ...

 


Je me suis aperçu d’un nouveau toc. Enfin pas si nouveau que ça . Souvent quand je promène molly je passe une dizaine de minutes à remonter un mur en pierre sèche qu’une meute de sangliers, un passage de chevreuils ou plus prosaïquement,  le tracteur d'élagage a renversé. C'est la phase émergée du symptôme.
Car en plus je ramasse régulièrement, lors de ces périples, un ou deux jolis cailloux, comme en tête de gondole ces jolis silex, que je stocke dans ma poche, puis relache dans mon allée. Je suis atteint du syndrome du facteur Cheval à n’en pas douter.
J’ai comblé le vide sous la tonne à eau avec des morceaux de granit glanés ici ou là.
Je cherche aussi un joli bloc de granit un peu arrondi pour mettre devant la porte. Un truc que j’ai vu au Japon et que j’avais trouvé fort sympa.
Dans un pays où les tatanes sont abandonnées systématiquement sur le seuil, cette pierre m’avait interpellé. Pierre de marche (Fumi-ishi) entre le monde ‘sale’ de l’extérieur et celui ‘propre’ de l'intérieur et barrière un peu ‘Sekkiden’ pour empêcher l'entrée des mauvais esprits. 
La superstition est un gros défaut des flibustiers, surtout les vieux. Je lutte, mais comme cela ne me coûte pas un kopeck, je cède. Pour Noël j'ai eu trois magnifiques couteaux de cuisine. Des lames françaises, Opinel pour les nommer, qui tranchent sareum. Évidemment j’ai cédé à la crédulité en donnant la plus petite pièce, fausse d’ailleurs puisque étrangère, de mon porte monnaie au père noël..
Je suis pas le plus atteint, j’ai vu l'autre jour sur le marché un marchand de caillasses joliment triées, avec leurs ‘pouvoirs’ rédigés à l'encre  bleu pacifique sur des petits rectangles en cartons petits carreaux.
J'étais impressionné de la liste des bienfaits de toutes ces roches. Par le prix moyen aussi.
Par réflexe j’ai mis la main dans ma poche gauche ou j’ai toujours mes deux minuscules et indispensables galets ramassés avec soin à la playa le long de la falaise après une grande marée.
Je les relâche régulièrement mais à des milliers de kilomètres de leur base. Comme un réseau planétaire de mes minuscules galets ronds. Anse couleuvre, Neva ou Ayung.
Voilà une note vite fait sur mes relations avec les pavetons je vous laisse finir cette année , couvrez vous, ça pèle...



10 décembre, 2025

Chiroptères en décembre

 

Avec ce temps de Mai, j’ai capturé une soixantaine de processionnaires qui descendait du sapin. Ce scion, planté pour la naissance du mousse, culmine plus haut que la maison. Le nid de ces bestioles était sur une des plus hautes branches. J’avais prévu de la scalper un matin, mais j’évite de monter dans les arbres l’aprème depuis ma dernière et déjà ancienne cata.
Evidemment avec les ondées et le vent de décembre j’ai reporté allègrement.
Je sortais pour le courrier quand je les ai vues, alignées à la queue leu leu, je me demande si c’est encore permis cette expression. 
Avec le monde moderne je me méfie. L'autre jour j’ai dit mademoiselle en causant d’une jeune commerciale me vendant du tonbé.
Le bosco m’a repris. On ne dit plus mademoiselle, c'est discriminant.
  • Vas y ! 

J’ai vérifié de suite sur le ternet. Effectivement on a interdit ça depuis 2012. Je vis vraiment dans l’actualité. 🙃
Bon. Revenons à nos demoiselles papillons.
J’ai enfermé Molly de suite. J’ai oublié de prendre un masque covid, ces saloperies vous nique les poumons. Bref elles longeaient la voiture en direction du portail, un ligne marron velue bien rectiligne. Comme des chars russes vus depuis le satellite Astérix.

J’ai été chercher l’arrosoir sous la tonne à eau. Arroser ses tueuses de kien avant de discuter avec elles. Ça diminue leur lâcher de poils urticants.
Je te leur colle deux retours d’arrosoirs. Ça perturbe la colonie. La tête nage dans l’eau et le reste se tord sur le gravier.
Je te chope un sac kraft sous l'abri bois et munie de la pince à barbark, du barbok,  je te les carre une par une dans le handy bag. 
Direction le Brisach, que j’ai allumé ce matin, vu l’humidité.
L'incident étant clos, j’allais sortir la chienne, quand mes paupières me piquent. Un regard dans le miroir du couloir, les paupières sont rouges.
Cochonneries, décembre et elles sortent !
Je me lave consciencieusement le visage, mais je devrais quand même mettre du collyre en revenant de la ballade de miss Molly.
Promenade ou j’ai croisé des chauves souris, d'où ma photo en tête de gondole.
Qui dit chiroptères en décembre, dit moustiques.
Un dix décembre.
Rien ne va plus. Faites vos jeux !

12 novembre, 2025

唔好丟入海洋

 

 Ce matin en faisant ma chasse journalière aux fortunes de mer, pendant que Miss Molly  coursait le goéland, j’ai été scotché par le ruban bleu de Vételles qui décorait la première ligne d’algue sur le sable.
J’me la ramène, mais je n’avais jamais calculé jusqu'alors ce genre de petite voile translucide avec un pied bleu.


Heureusement Lens me fait passer pour un érudit car au départ j’avais pris ce polype tropical pour une méduse .
Ignare que je suis. 
Sûrement en lien avec la COP 30 du Brésil d'où débarque cette flotte bleue de cnidaires. C'est de la promo pour le réchauffement climatique. 
 

Je cause bien la science mais ça m'éloigne de mon ramassage de plastique. En plus des habituels mousses et autres polystyrènes divers et variés j'ai cueilli une bouteille d’eau minérale de Nongfu spring. 


La source n'est pas à côté et elle était drôlement bien conservée. Direct des sources de  Zhejiang Thousand-Island Lake dans l’empire du milieu, ça fait plus de vingt mille bornes.


Monsieur zhong Shansha, une des plus grosses fortunes de Chine, pourrait faire apposer sur ses bouteilles : 
Ne pas jeter à l'océan. ( 唔好丟入海洋 )
Je ne pense pas vu son état, qu’elle soit descendue par les courants depuis la, plus un vite fait par dessus bord d’un porte conteneurs rempli de jolis colis shein,aliexpress ou jd.com. 
Mais j’arrive à bout de la pointe.

la dernière grande marée a gratté au bas mot cinquante centimètres de la dune en hauteur et largeur. C'est plus que l’an dernier.
Je jette mes déchets dans le bac à marée bien rempli et je vois qu'un autre veinard a ramassé la petite sœur, aussi peu abîmée,  de ma canette de wasser Nongfu.
Mais on ne va pas se plaindre mi novembre on est encore au mois de Mai niveau températures.
 

Jusqu’ici tout va bien non ?



30 octobre, 2025

Encore un mot, juste un mot

 


Encore un mot, juste un mot  
Paroles et paroles et paroles …
Ça continue. Comme je parle de moins en moins, quand je lâche une phrase, il y a toujours ‘bidule’ ou ‘machin’ dedans en lieu et place du terme exact.
Cette faille commence à m'inquiéter un peu, souvent on me répond :

  • Mais de quoi tu parles ?

Ça devient alors CRINGE de reformuler avec le mot correct. Il ne vient plus tout seul. Plus la, effacé.
Comme à table , je propose :

  • Il reste des bidules vert.
  •  Des quoi ?

Panique à bord pour retrouver le nom de ce légume que j’ai épluché y a pas une heure.
Il se passe un long silence avant que je ne lâche :

  • Des épinards, il en reste pas mal.

Pourtant les épinards c'est plein de fer. Bon pour Popeye et la comprenette. Ou aussi :

  • Je vais déplanter le machin.
  • Quelle plante ?

Il me faut bien une minute pour que le terme revienne. Je pourrai utiliser Lens. Mais je me demande si toutes ces facilités ne liquéfient pas mon vocer.
Je sais bien que pour causer actuel, ‘je vis ma meilleure vie’ depuis que j’ai décroché du turbin.  Mais si je passe effectivement de bons moments cette expression modernoeud comme disait un défunt blogueur a un côté péjoratif et me déplaît fort.


YOLO les gens. 

Donc forcément quelle qu’elle soit, cette vie, c'est la meilleure.
Non, cette perte de vocabulaire me fait un peu stresser.


Et si je ne pouvais plus écrire ? La, ça serait le drame. Du coup j'interrompt cette note et vais écrire derechef mes directives anticipées pendant que je yoyote pas .

Je suis bien trop vieux pour que la science récupère un seul organe valide, mais je finirai bien en pâté pour chien. Certains culs bénis vont me rétorquer que c’est interdit. Ce serait plus économique que ces voleurs d’emballeurs de refroidis.


tiens faut penser aussi  à la musique.


Et puisque j’ai volé deux strophes au début.

22 septembre, 2025

back-rooms IRL

 


Bon.

Étant dans le monde, ex civilisé, pour quelques jours je me suis dit profitons en pour faire la tournée des grands ducs et nous achalander en divers pacotilles absentes de notre foutu navire dans le no man's Land. 
J'ai commencé ma virée par des tricots de corps chez praille-marque les miens ayant pour la plupart DCD cet été .
Puis nous avons continué chez Niqué-a ou j’ai repris des sacs congélations qui peuvent se laver et servir plusieurs fois, pour la salade, for exempel.
Parti dans les dépenses j’ai investi aussi dans une boule à glace qui faisait cruellement défaut à ma cuisine pourtant super equipée et à ma consommation de vanille.
Dernier crochet par une galerie pour trouver des tasses à kawa, je suis un grand casseur.


Le parking souterrain est désert.
Et en haut de l’escalator, j’ai un choc. 

Comme dans ces affreux cauchemars où je saute d’étage en étage dans des couloirs vides pendant une bonne partie de la nuit.


Une atmosphère de back-rooms.

 
La guerre commerciale du ternet chinois à fait la une victime de taille. Je n’avais pas encore croisé une grande galerie commerciale aussi lourdée.



Bon, mes tasses ont changé d’emplacement mais je les ai trouvées. Je peux continuer à être maladroit, ou à boire mon café à la russe . 
Il n'empêche vu le nombre de boutiques fermées, cela fait encore un paquet de gens sur le carreau.


Bon.
une note de plus sur la guerre économique silencieuse du world wide web.

















19 août, 2025

Déjà l'automne ?


Les fougères roussissent. 

C’est ce qui m’a frappé dans ma sortie d’hier. Sérieusement, je me suis dit :

  • l'automne commence tôt .

Puis je suis passé à autre chose. Non s’en prendre une photo.
Ce soir je déroule mon reader. Et je tombe sur ce blogueur beaucoup plus rapide que moi pour le calcul de l'arrivée de l’automne. 
Un dix neuf août.
Je pose un com et je me dis . On est trop sensibles. Et puis je tombe sur un autre article sur une page du monde.
Puisque je cause réchauffement, je vous conseille d’aller calculer votre poids en CO2 disponible sur un lien disponible sur un des blogs de Nicolas 
Pareil j’ai mis un com, mais bon il n'y a pas que les particuliers qui peuvent faire quelque chose ? Non ? les plans quinquennaux c'était bien.
On avait des centrales, de l'électricité pas chère et pas toutes ces merdes d’éoliennes qui tuent les oiseaux et nous niquent le paysage pour un courant somme toute, assez alternatif. Regardez le trou noir en Espagne.
Voilà. 
Et une note de râleur, une.
Mais jusqu' ici tout va bien, non ?










31 juillet, 2025

la marée des encrés

 

 Je sais.
On ne doit pas donner à manger aux oiseaux l'été . Mais la colonie de moineaux qui crèchent dans la haie adorent le rituel du matin. 
Quand le bosco se lève, je les mates poireauter sur les branches du pin,
depuis la cuisine où je m'acharne sur la bodum pour le kawa. En sortant ouvrir le reste des volets, on fait ça à l'ancienne par ici, j'ai une confiance mesurée dans la fée électrique, je leur pose sur le perchoir, le contenu du pot de confiture de pain dur qui trempe depuis la veille. 
S'ensuit une éffusion de trilles en tout genre. Comme à la cantoche. Pour ça que je tente pas avant, réveiller le bosco c'est gâcher la journée.
Je sais.
Ce n'est pas ce qui m'amène.
Voilà trois jours que j'écoute en boucle sur ma playlist ‘Selling England by the pound’. Le temps va devenir brumeux. A sa sortie, ce n'était pas le 33 le plus encensé de Genesis. Beaucoup lui préféraient ‘The lambs lies down..’. Il a clairement mieux traversé les années et dans les landes, il fonctionne encore assez bien. Mais bon la zik c'est à la fin de la note normalement.
Je sais.
J'étais dans la queue du super U. La litière de mochi, des cotons tiges et … du chocolat. C’est l'été les gens sont moins couverts, voire dans ce lieu assez touristique, découverts.
Les trois ménagères de moins de cinquante ans devant moi arborent toutes des tatouages. Discret derrière l’oreille pour la première. Plus voyant et disséminé sur le dos et le bras pour la suivante. La dernière est sûrement Venusienne voire Fremen d'Arrakis . Une femme bleue. 
Le caissier baraqué lui, arbore un magnifique tatouage tribal des îles de la sonde ou Fidji, je ne vois pas bien d'où je suis. Pis j'y connais que tchi.
Quand je fus jeune, le tatouage était réservé au tahitiens présents au service national ou aux marlous comme mon pote Mikko. Lui qui s'était fait tatouer, au temps où la bascule à charlots existait encore, donc avant quatre-vingt un, des pointillés bien gras et du plus bel effet autour du cou. Quand on s’est croisé pour la crémation d’un proche au père Lachaise, il y a pas si longtemps, ça m’a replongé direct dans ces fameuses années.
Je sais.
Désormais le tattoo est devenu un marché florissant. Comme  McDo, une officine disponible toutes les vingt minutes. Le temps est loin où Tintin tenait le pavé rue Blanche, enfin à l’angle. Chacun affiche ses passions, hobbies, son code barre, la liste de ses fantômes. Niveau créativité y a plus de frein. Un moment même le bosco voulait une citation dans le dos à la façon d’Angélina. Mais la traductions des hiéroglyphes peut porter à plusieurs interprétations lui ai-je soufflé.
C'est passé. 
Pour ma part , ma peau étant déjà en auto-tatouage automatique de scarifications et autres failles épidermiques , je ne vois pas la peine de m’en rajouter.
Du coup cet afflux de tatoués en tout genre m’a fait lire un article de madame Figaro. Et Ouai je vieillis dur, je lis même cette feuille de choux de quinquas en Gucci. Donc vingt pour cent des Français sont tatoués. Bigre. Et dans le monde des encrés vingt trois pourcent veulent se faire détatouer. Re bigre. Quel joli marché.
Ça me rappelle ce film avec Gabin et de Funès  qui avait un Modigliani dans le dos. Dur de le vendre. 

Je n’ai pas de chute pour cette note. 
Si, celle qu’on sort à ses enfants quand comme moi on a traversé les années de rêves soixante dix et leurs cortèges de fantômes qui vous hantent sur les ritournelles de Genesis.

Méfiez vous des modes, elles ne sont pas elles, indélébiles.


04 mars, 2025

Empaillé comme un goupil.

 


Je venais de m'arrêter là pour mettre dans ma boîte à images un cliché pour le blousquaille.

C’est ma seule participation désormais aux réseaux sociaux. Une photo par jour, et encore  les jours ou je zappe pas.

En me retournant pour rejoindre mon paquebot que j’avais garé sagement à l'entrée d’une impasse, j’ai vu le panneau ‘pas de déchets sauvages’. Dans un coin de nature aussi perdu, je me suis dit que les vandales poussaient loin.

Jusqu'à ce que mon oeil ne soit attiré par un regard fixé sur moi depuis le muret. Une tâche orange.le temps que mes mirettes focalisent, j’ai mis deux secondes à comprendre qu’il n'était plus en vie. Un déchet sauvage du siècle précédent . M'étonnerait qu’il y ait encore des taxidermistes dans le périmètre.  Ha...qu’il est laid, mais quel vandale à été assez culotté pour mettre ce déchet sauvage de goupil la ?


Finalement l'idée m’a amusé, je me vois bien tout taxidermé, momie plantée au milieu d’un bois  pour faire fuir les chasseurs. Comme si j’y étais tiens, le sursaut de l’homme habillé fluo, avec son nez tout rouge et son œil torve, puis le choc de la chevrotine pour se venger de sa frousse.

Mais en tant qu'embaumé, je pourrais aussi me rendre utile, j'ai lu ce jour qu'il ne fallait pas mettre un mannequin dans sa voiture pour utiliser les voies de co-voiturages car les nouveaux radars, grâce à l'IA, dédectent la supercherie. Si vous voulez évitez les 135€ vous pourrez me poser sur le siège passager.

Et même me coller un sent-bon bagnole , style sapin vert, sous la casquette, si vous trouvez que je renaude trop la paille humide. J'insiste ça ne me dérange nullement, ça me ferait mème plaisir, continuer à faire des niques à la  prevoté.

Voilà, de quoi faire une note de rien sur Mars. Remettre la machine en marche car ma cosse me désosse dernierement, vite fait, en attendant le retour du  printemps, courlu . 🤟🏼




10 septembre, 2024

Uniques rencontres

 


Ce qu’il y a eu comme été s'étire et s'étiole. Nous voilà en septembre.
Premier raisin. Premiers grains.
Les matins sont redevenus silencieux, la bande grise barre l’horizon.

Des rencontres montrent que la saison est déjà révolue, peut-être même plus que la saison. La première ? devant le trottoir opposé au carrefour market, je ne dirais pas ce que je pense de ce ‘marquette’, je disais donc en face du mini carrouf il y avait une activité inhabituelle.
Les gens étaient stoppés de chaque côté d'une bande de trois mètres de ruban d’asphalte de trottoir.

Au milieu une hermine assez remontée louvoyait d'une muraille humaine à l’autre, cherchant l'échappatoire.
J’avais jamais vu d'hermine, ou, comme aurait dit le grand jacques,  “y a longtemps , ou ça sentait pas bon”
Beaucoup plus petite qu'une fouine, un mélange entre l’écureuil pour la tête et le mini furet, pour le corps.

A un moment ni une ni deux elle saute sur la chaussée. Je bascule du trottoir opposé en même temps et intime à une mémé d’une main énergique l'arrêt immédiat de sa laguna.

  • Stop ! il y a une hermine sous votre auto.

Du jamais vu, elle coupe le moteur.
Je me penche, la demoiselle sous le bas de caisse me calcule. Elle fonce vers la roue avant gauche et avant que le paquet de jambes sur le trottoir, chaussées de Nike et autres baskettes, excusez ‘sneakers’, ne réagisse, elle file entre leur exposition fluo sous le portail d’une résidence, direct vers  la réserve du supermarché.
Les radibus vont morfler, après tout le mal qu’elle s'est donnée pour les rejoindre.

La seconde rencontre est arrivée vers dix sept heures.
Je sortais  Buck pour son marquage journalier du territoire. Il fait encore doux, tricot de corps (mais qui dit encore autre chose que teeshirt ?) short laminé et recousu par bibi et, of course, mes Stan Smith réparées.

En arrivant le long du port, j'ai vu le monstre arriver du large, à peine deux miles à midi.
Vive le changement climatique.
Une énorme colonne d’air avançant droit sur ma pomme. Comme un cyclone en Asie, mais droit comme un I, moins torturé.
Une trombe marine impressionnante.
Un ciel noir d’encre morgate derrière.
Je suis resté là,  fasciné une bonne minute, par ce message divin, au moins.
Pour sûr, on doit avoir un premier ministre.

  • Bon Buck, on va trouver un coin à l’abri.


Une photo, celle en tête  de gondole, et à peine le temps de replier vers l’auvent de la boulangerie, badaboum. Le déluge.

En deux minutes mes tennis, finalement mal réparées, prennent l’eau. Un coup d'œil à windy, qui m’annonce que j’en ai pour trente sept minutes de wasser über alles.
L'eau dégouline devant et derrière le store. Ça passe même un peu à travers. Un ru se crée même à l'angle le plus bas du tissu. Ça drache sévère.
Le lieu est pourtant vite très couru. C'est le coin où il faut être vu.

J’en profite pour faire un tour sur ma blogroll qui est figée statique depuis l'opération du blogueur number one, Nicolas, qui doit se remettre doucement. Une autre rencontre il y a déjà un moment. Un seul blogueur vous manque et votre reader est silencieux, pour chatouiller Lamartine.

Puis un autre chien à essorer, arrive avec son maître. il faut rentrer. Buck est aussi acariâtre que son meneur. Ça va filer vinaigre.
Floc Floc ! Chaque pas est une mélodie. On rentre sous un crachin bien pénétrant. Ce con de clébard use pour le séchage toutes les serpillières dédiées à son service. J'accroche jusqu'à mon calbut dans la douche.

Mais les trois rencontres font une note.
Je vous laisse tirer la morale. Je n'ai jamais eu de morale.

Tchuss.