27 mars, 2024

Cent piges

Je ne suis pas trop au fait des anniversaires.

Ma mémoire délègue à Google agenda.

Mais pour les tout proches les dates sont gravées. Tellement que je garde le jour mais oublie l’année.

Je suis passé au cimetière, y a plus que moi pour leur faire un coucou aux trois générations.

Vérifier si la jardinière d’hiver a résisté. Eux qui aimaient tant le jardin et les fleurs.

J’ai frotté une crotte de pigeon sur la gauche du marbre, il y a un genre d’angle et il se perche toujours dessus, ce couillon de volatile.

Du coup,  j’ai vu l’année sur la ligne.

27.03.24

Voilà. Tu aurais donc eu cent piges cette année, Papa. 

Cent ans.

Bon anniversaire. 

Tu vois, moi qui ai vécu plus longtemps que toi, mais qui est fait beaucoup moins de choses, pour le bien commun, je veux dire les gens qui m’entourent, je me suis dit ce serait un minimum de marquer d’une petite pensée ce millésime.

Tu sais, le monde n’a pas tellement changé, il s’est juste un peu dégradé, donc rien de bien neuf. 

Cent annuités. 

D’un seul coup, je me sens vieux. Mais on ne choune pas les jours d’anniversaires, hein ! Moi qui te faisais la guerre quand tu avais une petite baisse de moral comme sur la photo de tête de gondole, tu te souviens ?

Voilà, cent piges et on pense toujours à toi, ton altruisme manque au monde politique d’aujourd'hui. C’est mon avis, pis tu me manques, pas un jour sans un passage en images dans ma mémoire.

Yep.



Tiens, toi qui les aimaient tant, j’ai réussi une bouture de papyrus comme tu me l’avais appris avant que je sache écrire. 

Je  donne la recette. Bien que les gens achètent, ils n'ont plus la patience des boutures.

La tige coupée à l'envers dans une bouteille quelques semaines à la lumière de la fenêtre.

Les racines blanches sont apparues, puis les feuilles. A presque un siècle d’écart. Mon premier papyrus. Un signe non ?

Bon anniversaire Watson 🎈


24 mars, 2024

Nik la Reine


Vous pensez que je suis juste un pirate pour décorer. Ma barbe grise, l'Ehpad style, vous endors.
Comme ma pomme désormais après le déjeuner. Foutu digestion.
Pourtant je fus un redoutable tueur avec mon pigole.
Le remords, lui, ne taxe pas les enfants.
Mais les vieillards, c’est comme les enfants, sur beaucoup de côtés.

Je m’occupe beaucoup. Je suis un retraité hyperactif.
Mais pas encore hyper casse-couilles, peut être pas assez vieux.
Donc, born to kill, je remet le couvert.
L’été dernier je ne pouvais pas sortir devant, tellement les frelons asiatiques envahissaient le figuier planté par mon daron.

J’ai acheté sur amas zone, et wouai, un putain de piège à frelon asiatique.
J’aurai pu le fabriquer avec deux bouteilles plastiques vides.
Mais je n'achète plus d’eaux minérales et n’ai pas trouvé sur SaiTouTernet de vidéo vraiment pédagogique.
C'est que ces petites bêtes piquent veugra.


Je suis un mangeur de Miel.
Comme un de mes voyageurs et conteur préférés, le sloopeur Henri de Monfreid.

Donc je défends les abeilles.

Bec et ongles.

Mars, c'est l'époque où les reines de ces émigrés frelons sortent de terre.
C'est juste le moment. J’ai préparé ma ciguë.
Un tiers grenadine, un tiers bière, un tiers vin blanc.
Un mélange qui déplaît aux abeilles mais qui ravi ces decimeuses noires et jaunes.

Le froid est encore là, je ne pensais pas avoir de résultat avant le retour du soleil.
La ruche du papy derrière aura peut être un répit. D’façon j’ai un pichet de kir seize soixante quatre de la mort dans le frigo.

Mais au premier rayon de soleil de ce samedi, hop ! Dans le potage.

Nik la Reine

Tiens, voilà un titre qui va ravir mes stats et qui aurait fait plaiz à saint Just.

[Maj 25/03/24]

Deux reines en deux jours. Et les abeilles 🐝 radieuses ont investi le genêt.




20 mars, 2024

le 20 c'est le Courlu !

 


Avec tout ce brouhaha ambiant, j'allais oublier.
Pourtant c'est plus qu'un marronnier ici.
Pas une année sans fêter son arrivée le 21 mars.
Ma foi dans le Courlu s'émousserait elle ? 
Pas impossible que l'âge venant on ne garde plus sous le pied que l'hiver, voir l'automne pour les plus optimistes.
Mais voilà encore cette année, certainement à cause du changement climatique, ou plus sûrement parce que la terre ne tourne plus vraiment rond, il arrive le 20 Mars. 
Ce n'est pas encore la cata, il pourrait arriver le 19.
les deux derniers jours se sont adoucis et le soleil, ce grand absent des derniers mois, tente des timides percées.
Je suis assez heureux, de célébrer une année de plus ce fantastique Courlu.
même s'il n'arrive pas le 21.
Mes 🐦 sont sur le même tempo. Depuis ce matin,mercredi 20 mars à 4h06 et 21 secondes c’est un festival de trilles en tous genres dans le pin. 
Je vais arrêter de les shooter aux graines de tournesol 🌻 l’hiver est mort !

Vive le printemps 


12 mars, 2024

Option couture

 


 Je n’ai pas perdu la main depuis le certificat d’études,

A l’époque pour ne pas subir la tehon de chanter sur l’estrade devant tous mes potes de récré, j’avais choisi couture.

Enfin c’est toujours ce que je raconte, mais avec les années je sais plus si c’est très vrai.

Ce que je me rappelle c’est que j’ai eu le Certif et que j’ai pas chanté.

Mais soixante ans plus tard j’assure toujours avec une aiguille et un fil.

Ayant sûrement pris un peu de circonférence depuis que je cuisine, mon bouton de bénouse a lâché.

En futal, je met toujours les deux mêmes. Quand un est au sale , l’autre est sur mon royal postérieur. Des denim 30 X 30 à 10 € de chez Primark ,usés jusqu'à la corde.

Les autres pantalons très chics sont bien pliés sur l’étagère, comme au magasin.

Je décide de garder le lâcheur de bouton dans mon porte monnaie, avec mes centimes troués Linder, deux trois nez de cochons, heu triva monacha et deux jetons de lavage de la tire qui ne vont jamais d’un station sur l’autre.



Mais je m’éloigne, comme d’habitude.

J’ai dégoté un autre bouton plus imposant, en corne dans le pot familial. La ou deux générations ont déposé les boutons en rab ou récupérés sur les vêtements en partence chiffons.

Avec la sainte maxime des prévoyants : 

- ça peut servir !

Pas faux , la preuve. 

Quand j’étais petit, je jouais déjà avec cette grosse bonbonnière en bois et tout ces boutons colorés. Pas de Switch in that Time.

L’opération de rabibochage me prend cinq minutes.

Le plus dur est de passer le fil dans l’aiguille, ma vue de buse ayant mis les bouts. Même avec les binocles

Ensuite tout file assez vite, un ou deux nœuds en cours de travail, bien tourner le fil entre deux  derrière le bouton pour renforcer.

Comme vous pouvez le constater sur la photo de tête de gondole, le travail est soigné, la moyenne comme au Certif. 

Et une note de rien aussi, avec la même moyenne, tiens.