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31 juillet, 2026

Canibus meis

 

Tous les matins je le croise. C'est curieux les bonhommes à chien. Ils ont tous les mêmes manies. Lui a une décennie de plus que moi, ou la vie l’a plus usé.
Il gare son pick-up Land rover deux portes le long du no man’s land.  Certains vieux, blindés, s'achètent des vieilles 911 ou des méharis. Mais je suis plus enclin à comprendre les grigous, comme mon regretté poto Bernard,  qui fondent pour ces vieux 4x4 au bilan carbone aussi lourd qu’un semi-remorque. Je ne suis plus à une contradiction près.
Un gros berger attend sagement à l'arrière de la cabine, alors qu’il pourrait facilement sauter, il n’y a pas de hard top.
On se calcule à trois cent mètres . 
S'il prend à gauche, je pars à droite et vice versa. 
Le soleil vient de se lever, ou presque.
Les surfers dorment encore et tous les vans sont lourdés sur le parking. 
D'façon ce mois de juillet a été un mois désespérant pour les adeptes du 360 ou des back flips.
Je me suis dit tiens je vais faire une note sur tous mes chiens, enfin ceux qui ont partagé ma vie. 
C'est le moindre hommage que je peux leur faire à ces bouts de moi, qui m'ont tant donné.
On va faire chronologique.

Je vous présente plus Molly, en tête de gondole, croisée patou ou berger suisse, qui a doit avoir un karma en béton pour mener une vie de ballades après ses expériences entre les squats et la SPA .


Avant il y a eu les quatorze ans de Buck le 🐶. 
De son vrai nom LOF Faolan pierrot d’amour. 
Ça ne s'invente pas.  
Fantastique australien, grand modèle avec qui j’ai vécu des choses incroyables. Quand je courais encore les bois. 
Monstre d’affection, je pourrais dire qu'il est toujours avec moi, ce qui est un peu vrai, mais je pense souvent à ce qu’il faisait partout où je passe. 
Il a sa statue dans le buffet bleu, réalisée par la quartier maître, et gardée par des fèves qui bécannent avec ferveur pour lui.


Avant lui, ça remonte, il y a eu Menphis, un flat coat retriever qui se prenait pour un homme faute de sevrage. 


J'étais dans une période sans chien depuis le précédent. 
Je me considérait trop instable et barré pour m'occuper d’un kien.
On était parti sur les quais de la seine, ou on vendait encore des animaux, pour prendre un chat pour le bosco, quand,  en passant devant une vitrine elle demande au vendeur de me mettre la boule de poil dans les bras .
 Il n’en sortira plus pendant dix neuf ans, me causant un gros chagrin , qui me rend encore la voix rocailleuse quelques fois.

Avant il y a eu Pomme que j’ai affichée sur un post précédent. Une jolie bâtarde. 


J’ai été responsable de son décès et de douleur j’ai failli rater un virage dans les Landes où il n’y avait pas encore la quatre voies tout du long. J’ai mis du temps à revenir chez les humains et je n'ai pas repris de chien pendant vingt ans, me considérant irresponsable.

Mais dans l’intervalle,je me suis occupé et porté garant de Sarah un bas rouge, encore une réfugiée de la SPA qui tenait compagnie à ma reum et à sa tribu de greffiers.


Elle était bonne gardienne mais ne voyait guère clair, je devais lui parler assez fort en traversant l'allée ou couchée avec le pont arrière levé elle me regardait arriver sans aboyer, dans une fixité pas du meilleur augure...
Après, bibi  toujours garant,  ma daronne a pris Baccara une croisée Labrador grand modèle. Elle me portait un grand coup d’amour comme disent les Québécois.


Quand ma mère a dû rentrer en EHPAD je me suis retrouvé avec deux chiens. Elle a été exceptionnelle jusqu’au bout.

Pour finir je vais évoquer LE cas. Le premier chien de la maison. C'était un petit berger des Pyrénées, un
 Labri, mais il devait être croisé avec un dahu. 

Les loups ou les ours ne se seraient pas approché du troupeau. 
Mon daron l'avait récupéré bébé à la dernière ferme avant le cirque de Gavarnie.
C'était un morceau de nature sauvage à lui tout seul. Un vrai canis lupus. 
Féroce, mais il a eu une jolie vie, mon reup lui cédant tout, même de lui traverser la paume de la main plusieurs fois.
Je ne peux finir sans évoquer les chiens de ma grand mère, dont Tom, un croisé setter auburn,  le plus gentil que j’ai connu, dont je dois avoir une photo quelque part,  nourris au pain et l’eau , et qui faisait des carnages dans la basse cour quand un poule ou un canard tombait dans son enclos, dont il sortait rarement. Autre temps !
Ah ! il y a celui-là aussi. Mais ma foutue mémoire n’a pas retenu son nom.





30 juillet, 2026

Garennes & Graffs

Les flibustiers n'ont pas de parole, que des principes à la con.Voici donc La célèbre maxime, une note chasse l'autre.
Surtout quand je viens de découvrir que je peux éviter de m'user les pouces en enregistrant directement sur le téléphone. Aujourd'hui c'est street art, certes ce n'est pas l'équivalent en volume du musée de la ligne verte  mais c'est régulièrement mise à jour.
Ce matin, pendant que Molly courses les lapereaux de l'année, j'en profite pour prendre deux, trois clichés.
Les petits garennes sont fûtés, il la laisse démarrer à donf à deux cent mètres, prennent un petit départ au galop ne montrant plus que leur sautillant ponpon blanc,  et quand la blanche Diane, se croyant victorieuse, arrive sur leur pont arrière, un petit virage à quatre vingt dix degrés et hop, disparaissent dans un taillis de mûres inextricables.Ces rongeurs ont lu la Fontaine.
Mais on est pas la pour des lapinous de trois semaines.
D’abord il y a ce mot contracté, qui me semble guère Tonbreu. 

Je le vois plus du sud-est vers chez Monsieur 🍓. Ce n'est pas une expression du périmètre. Certainement des graffeurs venus chercher un peu de fraîcheur.
Le diable sur le A du LEGALISE géant qui traîne depuis une paire d'années sur le hangar, je m’y trouve des faux airs. 


Comme j’ai serré le graffeur un matin de juin, il m'a sûrement pris pour modèle. Aha.
Sinon je n’ai pas d’avis sur le mot lui-même. Mon dernier pet est d’avant quatre-vingt. Puis, vu que c’est tellement répandu dans la jeunesse,  je me demande pourquoi l’état ne veut pas se faire une petite taxe la dessus, comme pour le pinard et les clopes.
Ça financerait la lutte contre le réchauffement, ou le reste à charge dl’a sécu qui vient de doubler.
Il y a des mystères. Tant pis les taxes partent à l’etranger.
L'autre matin dans le sentier à la fraîche pas encore huit heures , j’ai vu débouler un vététiste que j’ai d’abord pris pour un grand sportif, avant de renifler dans son sillage, une odeur de sinsemilia à défoncer les frelons asiatiques du périmètre. Pas huit heures, jolie journée.


 

Allez un détail de l’homme à la bulle et je range le portable. Molly n’a pas encore calculé un chevreuil qui vient de traverser  le chemin, il faut que je la rattache , sinon arrivé à sa hauteur elle va plonger pour une heure dans les fougères 



@+



29 juillet, 2026

une cartouche de Juillet septante six, une ...


Tiens, un petit tour il y a cinquante ans. 
Ça vous dit ? 

Beaucoup de monde est nostalgique de ces années soixante dix, enfin septante selon m'ame 👒, voire vintage ce mot si tendance, mais combien ont déjà croisée cette fausse insouciance, ailleurs que dans les friperies ?
En lisant le monde ce weekend, yep,  j'ai décidé de lire une presse papier la semaine, si ça peut aider ma tuefou mémoire.
Bref, le canard parlait du Woodstock français dont des pellicules ont été 'miraculeusement' retrouvées au fond d'une cave parisienne dernièrement. Ces parisiens quels cachottiers !
Moi qui ai usé mes cinq cent un dans pas mal de fêtes et de concerts de l’époque, j’ai raté celui là, trop occupé à courir un béguin platonique à la chambre d’amour. Et puis le mot jazz dans le titre, zik de la génération d'avant, pas de quoi traverser le pays en stop.
J'étais donc bien jeune et con. Et en plus chevelu. je suis toujours assez con, mais les cheveux ont filés avec l'eau du bain des années. Avec de belles camarguaise en prime, dont j'ai racheté une paire y a quelques années et que je garde pour reprendre la route.  Un jour, il faudra bien.
Donc hier, comme il n’y avait rien dans le poste, comme presque tous les soirs, pour éviter le scroll du bosco sur Netflix,  j'ai proposé de regarder ce doc en replay sur franceTV. 
Comme je suis rarement prescripteur, même la mousse, en congé chez ses darons, n’a pas mis son véto.
Un peu d’histoire chasse les préjugés.
Ce reportage est bien foutu, ça permet de revoir le crépuscule des seventies et tout ces chevelus. Il cerne bien l'année et la fin du rêve largué de cette jeunesse vernie.Vernie en rapport de celle d'aujourd'hui je veux dire. 
j'étais grave fauché mais je fut un électron libre.
On croise de grands artistes dans ce reportage, tous ne sont pas là, il manque mclaughlin il me semble. lui je l'ai croisé plus tard à l'euskal jaï, grand souvenir aussi.

Certaines bandes , même avec le concours de l'INA ne sont pas récupérables. Majedo.
Mais la mousse a été impressionnée par la précurseuse feministe Bette Davis. 
Et puis il y a les apparitions de Vander, astre de Magma.
Il faut que je conseille ce bidule à mon pote Pat, qui est un grand fan. 
A propos de ce groupe j’ai une anecdote, tiens.
Il y a quelques décennies je livrais un logiciel au siège d'un groupe de sapes. 
C'était le pilier de ce marché à l'époque. Il a été depuis emporté par la fast fashion, comme tant d'autres.
A l'époque, avant le ternet ou presque, il fallait se déplacer pour installer un logiciel. La préhistoire quoi.
Mais je digresse.
Tout le monde était corporate dans ce foutoir chatoyant. 
Tee shirt siglé, pantalon dernière saison et même les pompes me semblaient fluo.
Je badge la porte du service infos. 
Le responsable informatique à mon âge, la tempe déjà grisonnante. 
Ce qui detonnait un peu dans ce zoo de trentenaires hypes.
Je le regarde un moment, et après les présentations d’usage, je lui lâche

  • C'est pas très corporate de  ce promener avec un tee-shirt de Magma dans ce temple de la mode ?


il sourit et éclate de rire.

  • Personne ici n’est capable de déchiffrer ce sigle. Peut être cela va inspirer les créatifs…

Sourires communs.
Bon donc si vous voulez renifler juillet 1976 et ces tontons toulonnais avec leur coup du banquier, ou si comme bibi, vous avez un coup de nostalgie c’est ici

Sinon j'étais pas trop fan du jazz- rock à l'époque, même encore aujourd'hui d'ailleurs, plus Californien dans ma playlist du sud ouest, à regarder dans le soleil couchant les surfers de la Barre virevolter dans l'écume. Tiens je vous met un cover de ma préférée de juillet 76 comme quoi certaines mélodies durent


Voila, une cartouche de Juillet septante six, une , pour la route. Je me met en off, je m'offre un repos de papy avec une playlist béton.

@+ 



27 juillet, 2026

CR de brok

 
Hier matin je suis sorti dans le monde des humains, je ne vais pas devenir ermite tout de même .
C'est la saison des vides greniers et brocantes.
Avec les touristes dans le périmètre, les spots explosent. 
En grande concurrence cette année avec les vides maisons, ça se tente de plus en plus cette version 'at home' du vide garage. Il y en a même qui, comme sur la rue menant à la brocante, avait sorti un tréteau avec une pancarte SERVEZ VOUS avec quelques objets désormais inutiles, neons et supports, lampes de chevets , outillages...
La dernière brocante que j’avais faite m’avait un peu déçu. 
Peu d'exposants et beaucoup de vinted, je veux dire de fringues.
Là, il y avait un peu plus de stands véridiques. Je trouve que ça dénature un peu les lots de frippes.  Cependant le mousse dégotte une casquette à trois € et un peu plus loin une poupée tricotée assez marrante.


La dame doit y passer ses soirées de tempêtes, y avait du stock.
Son mari à côté était accoudé à sa remorque. Intrigué je m’approche pour reluquer le chargement de la guinde.
Des affaires pour bateaux. 
Un vrai fatras de marin bricoleur. Des rames , une ancre et tout un bardas.
Il commence d’entrée à me faire l’article.

  • Ça, c'est des cales réglables ça supporte une tonne cinq. C'est super pratique pour tenir le ⛵ bateau.

mais je n’en ai pas l'utilité, je ne tiens pas à calfater la voiture.

  • J’ai aussi des poids pour filets de pêche 

me dit-il en mae désignant quatre bidons de deux litres cinq remplis de sable et bardés de cordes vertes.

  • Ils sont excellents, mais je peux plus les relever, a mon âge je n'ai plus la force. 
je le crois a moitié, je ne sais pas si les filets sont encore autorisés pour la pêche des particuliers depuis la loi sur le décompte des poiscailles attrapés. D'ailleurs certains vieux futés disent qu'il n'ont pas l'application ni de téléphone portable pour enregistrer ces prises. Pas de téléphone, mouarf.
  • Ha, sinon j’ai des goupilles toutes neuves. Ça coûte un bras à la capitainerie.
il me sort des gros machins un peu rouillés . Je vous les poses en tête de gondole un fois passé à l'huile.

Je n’en ai pas non plus trop l'utilisation. 
Mais l'objet est sympa. Presse papier ? Ou pour accrocher mes feng shui sous le merisier ?

  • C'est combien ?
  • Deux euros
  • Ok je vous prend ces deux là.

Je continue mon tour.
Un peu plus loin une dame qui roule  les R avec emphase vend des confitures et des chaussettes chaudes en laine tricotées pour l’hiver.
Je kiffe les grosses chaussettes bariolées pour l'hiver, mais le bosco freine mon ardeur dépensière

  • Bonjour, combien les confitures ?
  • C'est cinq eurrRros.

c’est un peu cher, mais les pots sont peu nombreux et avec plein de parfums différents. Et puis l'imposante dame ne semble pas rouler sur l'or.
Elle me vante les mûres, les figues violettes ou blanches.

  • Prenez ceux la, suprême  de citrons 🍋 les gens Rrrreviennent pourRRrrrrr.

Le mousse me fait un signe négatif de la tête.

  • Non, c’est trop acide pour moi, je vais prendre les abricots.
  • Ce n'est pas du tout acide, mais prrrennez les abrRRrrecos c’est les derniers.

je file mes cinq balles et m’empare du pot  sans sourire en regard de l’étiquette.


Je ne suis donc pas le seul à l’orthographe erratique. 
Smiley.
Je n’ai pas encore goûté, je vous dirais si la concurrence de l’est est à la hauteur de MA version de la confiture d’abricot.
Voilà un petit tour dans un vrai vide grenier, avec la foule qui va bien, gratuit, c'est tellement rare aujourd'hui.


Bonne semaine


@+ 









10 juillet, 2026

Ondes Caniculaires



Juillet me laisse sur le ventre. 
Cette chaleur me remplit la tête de coton. 
Tout le monde semble fragilisé par cette canicule.
Je me terre dans le noir, comme cette rainette blottie au fond de mon sac de terreau humide que j’ai dérangé en voulant rajouter un peu de sang neuf à mon hibiscus. 

28 juin, 2026

les sportifs en plastique

 

Ce matin il faisait encore 26 celcius à sept heures. Malgré l’orage aussi beau qu’un feu d’artifice d’hier soir. Tout le monde était assis devant la porte d'entrée ouverte, même chien et chat, à profiter de la soudaine fraicheur.
Comme c'est dimanche j’ai traîné un peu pour sortir Molly la belle zis morning.
On a coupé par la rue perpendiculaire en direction du canal ou je peux trouver un peu d’espace vert.
Chemin faisant je me dis que ces pavillons de banlieues, au fur à mesure du temps et de changements de propriétaires, changent de look. Enlevées les persiennes aciers, le volet électrique le remplace désormais. Déjà fermé en  prévision de la chaleur. Et n'espérez plus voir les jardinets de facade, ils ont été abandonnés au profit de dalle carrelée, sûrement moins d’entretien.
De plus j’ai été frappé de cette mode du brise vue noir en toile plastique, qui recouvre désormais un grillage sur deux . C'est assez laid, mais fonctionnel si vous voulez pas qu'on bignole chez vous. 

Ça un côté funéraire un peu, comme ses grandes tentures que l’on mettait à la porte des immeubles d'antan lors des enterrements de pontes, avec leur initiales en blanc sur noir au dessus de la porte. Faudrait que je vous déniche une photo.
Ça dure pas ces toiles chinoises, avec le vent cela se déchire. En un mot comme en cent. 
C’est moche !
Bon voilà les abords du canal. On sent qu’il a été fort fréquenté avec ces chaleurs.

MAC D'O le fournisseur d'embonpoint et de gras pour la jeunesse devrait écrire plus gros sur ses sacs :

SOYEZ SPORT ! NE ME JETEZ PAS SUR LA VOIE PUBLIQUE” 

Et seulement en plus petite police leur ‘ menu coupe du monde FIFA ‘
Je suis vraiment un vieux con,  non ?


En tous cas, il n'y a pas que le spectateur sportif avachi sur son téléphone qui perd le sens du civisme. 
Il y a aussi ceux qui prennent soin de leur corps, s'entretenant par le sport, comme le running et le vélo. Avec une pratique régulière on est censé vivre plus longtemps. Sauf que,ce n'est pas la majorité mais là aussi le civisme est en berne. 

Le nombre de quart d’eaux minérales ou boissons sportives jetées au sol est impressionnant. 
Ils n’ont pas de gourde ?
Il retrouveront un jour ou l'autre ce plastoc dans leurs prises de sang, l'écologie c'est de l'auto-reverse. 
Je me demande d’ailleurs qui achète encore des bouteilles de wasser après les scandales sur les minérales.


Ces foutues bouteilles s’envolent avec le vent et finissent en lots sur le bord du canal.

Les pêcheurs n’ont pas l’air dégoûté par le phénomène, ils papotent à la fraîche. Voilà un vrai sport !


Bon il faut dire qu’il a fait chaud et que les équipes de nettoyage ont de la surface à nettoyer. 

Un blogueur du périmètre a même fait un article la dessus.

Mais si certains abandonnent leur sac, moindre mal, les salopiots qui galopent et jettent leur boutanche mérite un petit TIG de ramassage pour assister les équipes du département. 

C'est mieux qu’un PV et ils prendront, cette fois, le temps de bien parcourir la ligne verte.Bon je suis d’un autre temps, ou il y avait des règles. 

Les règles ça ne fait pas de buzz ça n'intéresse pas les RS et l'IA. Et puis le respect semble réservé aux religions. La république se dissout aussi bien vite avec la canicule.

Je suis définitivement un blogueur râleur, allez je file,  

Emportez vos déchets BAURDAYL !!!





22 juin, 2026

la nostalgie aime les canicules

 


Je ne sais pas vous, mais aux alentours de la Saint Jean je suis enveloppé d’un halo de souvenirs de mes années de chien fou.
C’est annuel et inutile de tenter d’y échapper, c'est un blues que la sagesse de l'âge me permet désormais d’adoucir au lieu de me consumer comme il fut un temps.
Ce weekend je faisais le garde barrière pour un évènement sportif rempli d’une foule de  jeunes gens qui passaient à toutes vitesses dans les rues du hameau.
D'où l’utilisation de gardes barrière, armés de gilets jaunes qui régulaient le flot des spectateurs et surtout automobilistes, toujours pressés d’arriver à destination de leur périples, et qui n'ont pas pris l’option patience avec leur véhicule. 
Leurs excuses pour passer le barrage date sûrement dû temps où il faisait des faux pour les absences du collège.
Ça a parfois failli tourner vinaigre, mais j’ai encore du coffre , on m’entendrait toujours bien du bout du manège. 
Dans toute cette bouillonnante vie de jeunes gens, un ou deux profils ou regards m'ont immédiatement basculé cinquante piges en arrière dans cet été caniculaire de soixante-seize. 
Ou peut-être est-ce l’odeur des pins portées par la chaleur..
C'est marrant comment je ne retrouve pas mes lunettes que j’ai posé y a pas cinq minutes.
Jusqu'à retourner la poubelle, smiley ,mais je me souviens de chaque instant de cet été meurtrier.  
J’en ai souvent causé ici, je ne radote que de ça l’été. Maintenant je suis ravi d'avoir vécu cette liberté de fin des seventies.  
Mes parents ont dû trinquer,  mais il faut bien que l’oiseau, rare dans mon cas, s’envole. 
J’ai pourtant vécu en suivant, cinquante étés merveilleux, flamboyants et même incredibeul comme disent les rosbeefs. 
Il fallait sûrement un élément déclencheur.
Mais voilà sans raison valable, ni événement exceptionnel , à part peut être mon ensemble levis pat d'eph, la nostalgie choisie toujours cette date.
Peut-être vous rappelez-vous dans cinquante piges de cette canicule de 2026 comme moi de cet été 76.


18 juin, 2026

Marcher à l'ombre.

 

Vous savez j’aime pas trop laisser mes notes chagrin en tête de gondole. 
Je me sers de ma blogroll pour aller vous lire et forcément je passe par la page d’accueil.
Une note chasse l’autre , disait justement Nico, le principal c'est de bloguer et surtout l’essentiel c’est ne jamais se croire influent.
Tout l'inverse des RS.
Je suis de retour dans mes chemins creux. 
Je ne vous dis pas comment j’ai ralenti le rythme de mon palpitant.
Je ne suis plus fait pour la vie parisienne, si je l’est jamais été. 
Un collègue de prison, non j’déconne, d’ assoces, 
qui vient d’acquérir une charmante chaumière en Normandie, vi, une vrai avec de la paille et des mérules,  me disait au bigo il y a pas une semaine, qu’il ne pourrait quitter à temps plein notre banlieue,  
rien que le dernier weekend il a fait le petit et grand palais et une autre exposition dans le Marais. Sacrée course.
Comme j’ai plus beaucoup de souvenirs, je me rappelle plus le dernier vernissage  que j’ai vu sur paname, peut être le musée Guimet quand je taffais encore, ou une expo d’une copine dont le queum travaille dans un collectif de barbouilleurs et ou la bière coulait à flot.
Ça c’était réussi !
Quand même rien de si indispensable qui me retienne dans ce microcosme parisien.
Si par le plus grand des Zazards, quel dieu ceui-la, un évènement me tente là-bas, il y a SncfConnect et ses Ouigo. 
Bon ils ont fait un peu de franglais avec le go de oui, mais les rosbeef nous mangent la langue, y a pas de quoi en faire un drame.
C’est bien connu la SNCF c'est bleu-sible-po. 
Et puis même l'état colle de l’english dans ces projets,
Les Fonbs ...
Non, je suis bien mieux dans mes chemins creux, ou fip se coupe en traversant des zones blanches, 
comme quoi tiens,  j’ai gardé quelque chose de parigot.

Molly est devant, on a eu un petit orage qui a bien rafraîchi le fond de l’air.
C’est assez pour une note de rien.
Avec la bise, la haie va sécher et je vais pouvoir me mettre au turbin st’aprèm.
Les nids sont vides , les oiseaux ont niché plus tôt cette année. 
La rafraîchir va redonner du peps aux pieds qui fatiguent un peu avec le manque d’eau.
Voilà, avec tout ça j’ai fait mes sept bornes jusqu’au marché, je range mes pouces, iI me faut garder un minimum de niaque pour le retour, C'est comme ça...
@+




06 juin, 2026

Bip... Bip ...

 


Je suis envahi d’une paresse bloguesque phénoménale. 
En quinze jours pas un sujet pour me pousser à l'azerty. 
Je pense que l'étrange vœu de silence ou je me suis enfermé me coupe même l'envie d'écrire. 
Souvent le bosco me reprend 
- Quel silence !
Mais cela ne me rend guère plus volubile. 
Je regarde la pluie par la baie vitrée, voire le soleil sur les feuilles du merisier ou un joli monsieur merle se tape la cloche, fruit rouge et robe noire. 
C’est très classieux, cela ferait une belle photo 
Je reste là, flottant dans le vide. 
On peut même pas dire perdu dans mes pensées. 
J’ai lu ailleurs ce ‘RIEN' qui m’a rassuré, je ne suis donc pas le seul dans cet état ces derniers temps.
Bon j'ai une nouvelle quand même, je me suis séparé d’Instagram. 
Sa chronophagie maladive m’a rappelé ma vie dilapidée dans twitter il y a déjà quelques années. 
La, c'etait le rachat de X par le martien Brun qui m’avait fait fuir. 
Pour Insta c’est l’algorithme un peu neuneu. je m'en tape d'apprendre à bricoler à mon âge, encore plus de faire des noeud à la con avec des bouts de corde et tout ce DIY pour afficionados de quincaillerie LIDL.
C'est comme le côté cancan carrément bignole de Facebook que j’ai lâché il y a dix ans,  avant l'arrivée des complotistes.
Me reste whatsapp pour quelques messages avec mes enfants ou mes potos de primaire, devenus des dos argentés râleurs et radoteurs. 

Comme bibi.
Thread, tik tok et mastodon sont passés aussi assez rapidement en leurs temps à la trappe. 
Comme mes pc sous windows et leurs lenteurs énervante. Je rend grâce à Torvalds chaque fois que j'allume ma tour. Je trouve bien aussi qu'il fasse bosser l'IA pour cerner son code. Les développeurs comme les secrétaires d'hier ont du mourron à se faire coté taf.
Bref, j’ai vraiment l’impression de vivre en dehors du monde. 

C’est reposant. quelque part


Me reste la photo du jour sous bluesky, comme le bip d’un satellite. 



Ce que je suis apparemment un peu devenu à courir en boucle la lande en apesanteur avec mes Asics. 



 
Le bosco s'absentent quelques jours, je vais profiter de mon temps libre pour avancer sur l'écriture de la vie du Louis, ou là aussi, tout reste stand by. Je vire the dude, sans pull année quatre vingt, mais avec un sweat à capuche de la même époque si reprisé qu'il. A un charme fou.


Voilà une note de juin au forceps. 
Un petit bip dans le ternet.

 Bip... Bip ...









18 mai, 2026

gris et jaune de Mai

 

En mai fait ce qu’il te plaît .
Ici la mesure est appliquée à la lettre . 
Une seule note depuis le premier du mois si c'est pas de la glandouille, ça y ressemble. 
Comme j’ai pas d’histoires fraîches dans ma besace, je vais vous faire une note de rien, avec les quatre photo de la quinzaine. 
D’abord celle de ce matin, le champs de chardons, ou d'assimilés. 
Allez savoir pourquoi, perdu dans la pampa à la fraîche, ils m’ont tapé dans les mirettes. 
Mais l’endroit était si calme, si loin du monde. Un coin super. Une pépite.


Puis il y a le chat vu hier, qui bignole derrière le rideau. J’aime bien celle-là. 
Il a vu Molly et semble pas plus dérangé que cela. 
Ensuite, il y a le retour de l’épouvantail qui a changé de chapeau depuis sa dernière capture, il y a deux ans. 


J’ai toujours pas vérifié s' il y a un canné dedans. 
Si c’est le cas, il ne doit pas en rester des masses.


Allez ! des coquelicots croisés un autre jour, vu que vous semblez pas kiffer mes tâches de mauve de chardons.
Ou vous préférez le jaune ? 

Comme celui du genet ?


Voire, dans les jaune et gris de ce mois de mai, les iris de la mare ou les grenouilles ont été ratissées par maître Héron ?


Voilà j’ai placé mes tofs du mois


Bon j’ai pas oublié le huit de ce mois de Mai et comme je vous ai causé du kien, la princesse dans son carrosse pour terminer.


Voilà une note de rien. C'est mieux que de vous raconter ma crève, sûrement dû à ce temps de chiottes, qui m’a terrassé toute la semaine passée. 
Les vioques et leurs bobos !
Bonne semaine les gens, le soleil arrive…
@+











01 mai, 2026

15 avril, 2026

Flashback Renoncules


Souvent mes notes partent d’une photo. C’est assez effrayant le nombre de photos que je prends. 
J’ai abandonné l’appareil numérique, pourtant compact, au profit du téléphone cela fait déjà un moment.
J’ai un nouveau toc. 
Je prends mon image, puis je plonge dans Lens et en suivant dans wikipédia.
Mais ce qui m’amène là est différent.
Ce matin j'ai pris ces boutons d’or, car je me suis rappelé du fameux jeu de printemps dans mon enfance :

  • T’aime le beurre ?

On coupait une de ces renoncules et on plaçait la fleur sous le cou d’un copain, mais plus souvent d'une copine,  accompagné de la sentence citée plus haut.
Immanquablement le reflet de la fleur sous le menton indiquait que le patient, enfin la patiente aimait le beurre, ce qui permettait en suivant cette introduction fleurie, d’engager une conversation sur des sujets plus variés, et plus terre à terre, comme s’allonger dans l’herbe pour, for example, jouer au Docteur.
Je viens d’apprendre qu’il y a une explication scientifique à tout cela. Par sur le thème du beurre, mais bien sur la réflexion de la lumière sur cette feuille.
Ça m'a amusé. Je me suis demandé si ce jeu existait toujours avec le ternet qui grignote les mômes et ces jeux numériques si répandus désormais.


Sinon dans mes digressions sur wikipédia, 


j'ai découvert que ce fenouil était bon pour mon cas, ce qui fait que dès que je traîne la lande je mâchonne du pastis dès l’aube.
Bon. Y a des côtés positif aussi, regardez cette plante dont les fleurs ressemblent à la férule commune.

 Il s'agit de la plante qui a terminé Socrate . La fameuse Ciguë. Je vous déconseille de mâchouiller une branche.

C’est tout pour ma ballade de ce matin. Allez ! Je suis Mô dans ce chemin creux qui respire le printemps.

@+