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15 septembre, 2026

Jamais deux sans trois

 Tout a commencé par une chute en vélo. Les chutes sont toujours bêtes. La j’ai voulu faire le kéké avec les racines du merisier au démarrage depuis la remise. On va dire que mon pneu de VAE était dégonflé, j’ai trop tourné le guidon et : 
Bam !  je me suis viandé comme un débutant.
j’ai juré. Mais j'étais surtout vexé. Y a bien soixante piges que je suis pas tombé de spad. Ou alors, comme le reste, j’ai oublié.
J'étais un peu chafouin. Je suis resté une minute par terre, attendant la douleur, mais que dalle.
Tombé comme un sac.
Me suis donné une constance en me grattant la jambe, ce foutu pso se ramène toujours quand il faut pas.
Pas un bruit alentour, je pourrais me fracasser le 💀 pouf, mes piafs après un court instant de panique reviennent à l’ex balançoire manger leur pain trempé.
Je SAIS on ne doit pas donner de pain au piafs, mais la ils ont trop soif . Le 🍞 trempé, c'est comme le ty-pied pour l’homme. Un moyen d’avancer.

L'été s’étire. 
Bien que par bien des points ce ne fut pas mon summer préféré, je ne vais pas encore vous saouler avec le seul qui le fut, j’ai ce sentiment étrange depuis un ou deux jours, de ne pas vouloir le laisser partir.  
Comme si je n’avais pas eu le temps de l’user, avec mes huit bornes de moyenne dans la pampa, soit près de 500 kilomètres, un mini Compostelle en série d’une heure trente.
Comme une fringale , en profiter à donf, avant que les tempêtes ne se la ramènent.
Les matins sont plus frais, mais le temps reste au soleil. Depuis bientôt trois mois on a eu à peine un demi seau d’eau de pluie.
Le jardin est une terre brûlée, et je continue à charger  jour après jour la coupelle que les piafs vident aussitôt. Plus couru que les stations services d'Andorre.


Donc je me lève aux aurores pour vraiment en abuser. J’allonge les balades de la miss de quelques kilomètres. Je vis dehors.
J'écourte la sieste , vingt cinq minutes max. 
Je fais un bon quand la sonnerie du téléphone retentit, persuadé que je ne me suis pas endormi.
J’ai coupé tout mon petit bois, taillé les haies, même si je n’ai pas encore arrimé tout ce bazard pour les affres du vent.
j’attend El Nïno de pied ferme.
Mais y' a rien à faire, cette belle saison va me manquer. 

Et puis je suis tombé aussi hier, en sortant justement Molly. La c'était à pied,  je ne regardais plus le chemin et vouf ! glissade de deux mètres dans la rosée du no man’s land
Pareil vexé. Pas de juron, le coin est trop beau, une cathédrale de nature. Un bel endroit pour se fracasser le 💀 sur une voûte gothique inversée 
J’ai jeté un œil alentour avant de me relever. La honte , c'est ce qui tue le plus les pirates.
En parlant de la flibuste, je ne reverrais plus mon petit cousin de renard 🦊 croisé au début de l’été. La soif aura eu raison de lui. Son cadavre presque momifié gisait disloqué sous un cyprès de Californie. Je vous épargne la photo. magnanime, juste pour ce jour.  je repasserai lui mettre des cailloux, si les goélands ne le débauche pas d’ici là, mais sur le coup choqué, je n'ai pas percuté.
Reprenons, je dois me rendre à l’évidence. Si mon freluquet de corps n’est plus capable d’avoir un certain équilibre, moi qui dansait en haut des arbres. Bigre, c’est que je vieillis dur.
Autant perdre des mots, voire des souvenirs, je m’en tamponne le coquillard, car les souvenirs sont là pour être renouvelés. Comme les notes de blog. 
Mais le moteur, la on rigole plus, je dois me rendre à l’évidence, me voilà adulte. Et il paraît qu’adulte sa file si vite qu’en deux coups les gros te voilà vieillard.

Heureusement l'été n'est pas terminé, même si les brumes du matin annoncent déjà la suite.  Je vous laisse, je suis là à m'épancher au lieu d’en profiter.
Il  y a un pommier sauvage derrière les arbres. 

Je vais faire une compote. Tiens.

Regardez ou vous marchez. 

@+



05 septembre, 2026

Le crapaud rencontre les deux princesses


Effervescence à bord. La quartier maître, venue quelques jours chez ses parents, et le bosco zonaient dans les transats par ce samedi ensoleillé. 
Ça babille un peu, le bosco :
  •  j’irais bien au forum des assoces, voir les cours de boxe ou de krav maga. 
Ces gonzesses modernes sont redoutables. Il faut dire que j’y suis passé ce matin au dit forum, pour le stand de tir, ou je vais certainement passer quelques aprèm d’automne.
Le tir est ma participation au zen. Mon yoga. Ma voie du budo. Je fais le vide, je bloque ma respiration et pouf, dans le dix.
Soudain Miss Molly s'approche du parterre de cactus et gratte le paillis. Le bosco m’appelle, c'est son parterre de choux, déjà bien mal en point avec les canicules, il est interdit de cacher des quignons de pains dans ce périmètre.
Curieusement quand son barclé fait des impairs , c'est toujours moi qui suis appelé à la rescousse.
J’enlève mes mappa rouges, j'étais en pleine gamelles song, reprend LA voix pour stopper mon tunnelier canin.
Quand j’arrive je vois tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un bout de pain sec. Non, non.
Dissimulé dans le rouge et noir des feuilles de plantes grasse un crapaud me regarde.
Au secours !  me disent ses yeux.
Celui là je l’embrasserai pas, j’ai suffisamment de princesses à bord. Et puis par ici les spontaills, ou fantômes locaux, peuvent prendre la forme d'animaux pour vous jouer des tours.
Je vous en ai déjà causé de ce loustic purulent,  à priori il s’est déplacé de sa buche.Je rippe la belle molly, d’un très tendre mais néanmoins impératif :
  • Gajdé !
Et lance aux filles :
  • Le crapaud , les filles.


C’est très curieux la réaction de la gente féminine du bord à cette injonction. Hop la, les voilà debout de leur transat, tout farniente ou bronzette oubliée.
Peut être n’ont elle pas, elles, de VRAI prince charmant dans leur périmètre.
Le bosco ne le voit pas. Je lui dit de garder ses lunettes mais madame fait la coquette, quoiqu'en vrai il se confond avec le sol.
Le quartier maître veut une photo, d'ailleurs c’est celle du dessus. Je lance :
  • Vous devriez l’arroser, il meurt de chaud.
Le bosco prend un verre d'eau et le lui versé à côté.
Il ne bouge pas.
  • Non pas à côté, sur sa pomme 
Elle s'exécute et :
  • Mince il aime ça !

Ben oui, franchement mes princesses n’y connaissent que dalle dans les batraciens. On le recouvre d'une feuille de Sakura, heu... Cerisier. 
On ne dit plus feuille de cerisier, je l’ai vu l’autre jour en achetant un chèvre au marché, c’est feuille de Sakura. Ce n'est pas du rosbeef, je n’insiste pas.
Je lui apporte une soucoupe de pot remplie d’eau à la béstiole.

Protègé du soleil qui tape dur, il ne bouge pas de sous sa feuille.
Le bosco reprend sa place sur le transat, tout en ne le quittant pas des yeux. 
Sûrement l'espoir qu’un bodybuildé genre Ken, le grouillot de Barbie, sorte de dessous la feuille.
Mais pour ça faut l’embrasser. Suffit pas de l’arroser un tch’o peu.
Mais les crapauds sont plein de malices et de magies.
D’un seul coup le bosco bondit :
Il n'est plus sous la feuille ! Il n’a pas pu sortir du carré de la terrasse ! 
Effectivement plus de trace.
Mais moi, dans ce carré  d’ un mètre sur un mètre, je pense savoir où est caché le petit futé sur la photo de tête de gondole.
Et vous ?





02 septembre, 2026

L’influence du Nickname


Je yoyote veugra.
J’ai complètement zappé que je vous ai déjà parlé de ma petite passion pour les pavetons, la fameuse PPPP ou la Pé au carré. 
L’année dernière les choses étaient encore bornées, rien que de très commun.
Je ramassais trois, quatre galets le mois. 
Un peu plus vers la Toussaint ou j'ai pas mal de tombes à marquer. D’une jolie pierre ronde noire, grise, ou blanche c'est le cas de le dire. 
Mais, que celles où je peux me déplacer, les autres j’ai un carnet de bord de pirate, avec un lot de livreurs de chrysanthèmes de haute confiance, la livraison de galets n'étant pas encore un segment porteur.
Mais là, cette caillasse manie, c’est détériorée un peu, enfin accentuée dirons nous.
C'est normal, avec l'âge, les défauts s’emplifient. J'ai un jeunot de poto, enfin six mois de moins, qui tourne en rond, enfin boucle, sur ses conquêtes passées. 
Croyez le, c'est aussi pesant que mes laïus.
Le syndrome du facteur, Cheval le préposé au courrier, gagne du terrain chez bibi.
Enfin dans mon cas , plutôt une empreinte d’un de mes surnoms. 
L’influence du Nickname comme disent les anglois.
Je ne résiste jamais à un juron bien senti en lisant marques et réclames incluant des termes piochés dans la langue du Biznesssss
Quand un politique emploie un terme rosbeef, j’éructe !
Sûrement un atavisme d’Eloi, que je ne devrais pas avoir, vu que j'étais pas à côté de leurs tranchées en quatorze, et que mon goût du sucré salé me convainc, contrairement à  lui, de la branche familiale descendante de la perfide Albion.
Je me considère donc comme un ardent défenseur des termes francophones. 
Mais il y a forcément, qui confirme la règle, une ou deux exceptions.  
Ce Nickname en fait partie, que je trouve largement plus rigolo que ce facile franchouille ‘surnom’.
J’ai usé autant de nickname que de doigts de ma main gauche, qui se ferme de moins en moins facilement, mais ce n’est pas si grave,  je ne suis pas gaucher.
En premier à l’époque du collège une contraction doublée d’un segment de mon nom, ou d’un morphème si tu préfères, m’a collé quelques années. 
Mon regretté légionnaire, instructeur d’équitation s'en servait encore à la fête de ses soixante dix ans :

  • BBS t’es très con ! 

suivi d’une  mémorable tape dans le dos sur une clavicule à peine remise d’un fourbe auxerre ou d’une troisième mi-temps de horse ball.
Cette mémoire vraiment….
A la fin de l’adolescence j’ai hérité d’un terme peu flatteur, que j'avais mérité, ado rock chevelu ne sortant plus de sa cave. 
Celui là je vous le mets pas vous allez chambrer. Bande de Haters, puisqu'on jaspine english ce jour.
Puis est arrivé, avant le petit louis qui me suit depuis quarante piges, le mot teuz. Ou toz.
Impossible de me rappeler la genèse de ce diminutif. 
Les vendredis soirs des jeunes travailleurs, génèrent des pseudos oubliés le lundi matin.
Celui-ci devait descendre d’une foirida mémorable, à Bayonne ? mais justement la mémoire ..
Certains vieux potes l'utilisent encore.
Donc ne voilà pas que je découvre au hasard de mes écoutes de podcasts matinaux que ce pseudo  presque disparu, que ce Teuz est un protecteur des pierres dressées dans les légendes, pas si urbaines, du coin.
Il n’en faut pas plus pour que ma comprenette, plus influençable qu’une fan de Lena situation, ne s’approprie la légende.
Donc en plus de ramasser des cailloux, de perdre du temps à remonter les murs en pierres sèches


lors de mes treks matinaux, ne voilà pas que je m’attaque à la protection des pierres dressées. 
J’ai commencé petit, par une enfouie sous les ronces à l’angle d’un sentier.

Assez content du résultat, je suis passé à deux sœurs totalement invisibles du chemin par la mousse et le lierre.


On ne m’arrête plus, je viens de dégager, à la main et à l'opinel une taguée, chemin de rando, toute aussi masquée.


Évidemment cette occupation n’est pas sans risques. 
Le premier c'est les échardes. Je vais prendre un sac à dos et des gants.

Le second risque, le plus embêtant, est la TODO liste du bosco qui prend un certain retard, pour ne pas dire un retard certain.
Le problème de cette vie de patachon est toujours le même. 

Faire des choix .

 
Voilà. 
Une petite note de septembre, ou il fait soudain plus frais le matin,comme sur la photo là en tête de gondole, dans mon no man's land.


Allez tiens une zik sur le départ de la semaine .




27 août, 2026

Abra-K-Dabra

Ma dernière note date de treize jours. Sans être vraiment superstitieux faut que je stoppe la, de suite, ma procrastination.
En approuvant  chez Agathe qu’en lectures Stephen King était un peu moins ma tasse de thé désormais, je ne pensais pas que ça allait m’inspirer mon gribouillis du jour.
Les méandres des deux neurones du pirate ont des circonvolutions très imprévisibles.
Allons-y, je revenais ce jour du marché le long de la départementale avant de couper par la lande. 
À pied. 
Comme d’hab. 
Molly a calculé les moutons en tête de gondole, qui eux aussi la bignolais, se pensant cachés à l'abri du puits.
A l’inverse de Molly ou de moi, plutôt loups solitaires, le mouton est grégaire. 
Le voisin lui ayant fourni, à miss Mo, un os d'omoplate et d'humérus du même animal hier, carcasse qui n'a pas fait quinze minutes, je la garde donc en laisse car son flair n’a d'égal que son appétit.
Et puis sur la départementale, les solitaires humains enfermés dans leurs SUV carbure veugra, pour employer une expression qui n’a pas vieillie, elle.
Je voudrais pas que la patate se fasse taper pour une éventuelle option sur un gigot. 
Je commence sûrement à m’attacher.
Mais je m'éloigne.
Comme d’hab, de nouveau.


Après les cinq ou six bornes de landes, ou ma bombe canine se tape des runs, je coupe par le chemin de la sorcière. Je vous en ai déjà causé ici avec sa mare à sec lors des canicules de cet été,

c'est le seul chemin ombragé, avec des voûtes d'arbres à la Disney comme dans Blanche neige et sa pomme.


La légende de ce petit sentier ombragé rapporte que les écervelés qui l'empruntaient jadis lors des nuits d’hiver étaient attirés par l'affreuse sorcière vers la mare, qui à cette période se confond avec le chemin voire le recouvre comme en février dernier.
Si les malheureux se noyaient pour passer par un raccourci, l'histoire ne dit pas quel filtre magique la sorcière en tirait. Je ne sais pas, la dernière que j’ai croisée préférait les glaces, que les décoctions.
Bref. 
Molly galope devant et saute sur le bord de la mare pour brouter deux herbes qui ont reverdies avec la dernière ondée.
Loin derrière, je râle parce qu'elle va se fourrer de la glaise jusqu’au genoux. 
Et je m’approche du bord pour lui botter le fondement vu que ni mes sollicitations, ni la sonnerie de l’alarme de son traceur ne la bouge du bourbier.
La terre hier grise et blanche est redevenue noire luisante avec la pluie.
A mon arrivée, la miss détale vers le chemin.
La,  je reste coi regardant mes pieds au bord de la vase. Quelque chose d’orange dépasse de la boue 
Des vertèbres , zut ,même des côtes sont remontées avec le retour de l’humidité.



Mince la légende serait vraie. Surtout que c'est de l’os pas du tout neuf, mais de belle taille.
Une photo. 


J’extirpe avec un bâton, un pirate se promène toujours avec une makila de fortune, donc j’extrait de la vase un os plus important.
Ouf !


Ce n'est pas un quidam. J’ai hésité un instant, bien long,  à la taille des vertèbres.
Mais qui donc la sorcière a-t-elle encore occis ?
Pour résoudre les mystères, au vingt et unième siècle, il y a le sauveur, Lens.



Pour lui, c'est un sanglier. Ou un cerf de virginie, un chevreuil quoi.
Va pour le chevreuil. 
Cela m'évitera un détour par la gendarmerie. 
Je reprends mon sac et hop on retourne à la civilisation.


Avec le déroulement de cette bien triste affaire, je vais arriver juste pour ma popote du midi.


Je vais faire végé, tiens, une tarte aux carottes ?







14 août, 2026

Rose le soir, Espoir...

 Il ne pleut toujours pas.


Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt.
Allez savoir pourquoi j’ai pensé à cet adage à propos de cette folie pour l'éclipse d’hier soir.

Les gens faisaient la queue devant l’opticien sur vingt mètres pour des lunettes.
Il paraît que la côte était noire de monde. Un foule de quidams, invités par la télé, les RS, les journaux…
J’aurai bien aimé qu’il y ait autant de monde à la manifestation contre les 💩 d’éoliennes qu'ont nous impose par décret au large et qui vont bousiller tout l’écosystème du coin pour nourrir de futur 💩 de data center pour l'IA.

Sur ce coup là, bien que je ne verrai pas la prochaine, je suis resté à la maison.Vers vingt heures les oiseaux se sont tus. 
Le fameux silence de l'éclipse.
Le ciel est devenu orangé, et sans coïncidence de couleur, j'ai démarré ma purée de carottes, les mômes ne devant pas tarder à rentrer.
Ils sont revenus avec un avis mitigé.

A cette heure le contraste est moins frappant que pour celle de quatre-vingt-dix-neuf en pleine aprèm.


Ce matin l’affaire était oubliée.

Il ne pleut toujours pas.


Les hirondelles se regroupent dans la lande. C'est rare de les voir posées par groupes sur des branches de ronciers. Quand on s’approche avec Molly, elles décollent et se chamaillent pour se reposer vingt mètres plus loin.
Ces drôles d’observer ces piafs posés. C'est pour moi une première.J'écris ma diatribe à l'ombre d’un cyprès de Californie, seul point d’ombre d'une pause obligatoire dans ma sortie. 
Ma playlist aléatoire me passe un vieux morceau de Dylan qui me dit que ‘les temps sont entrain de changer’
CPaFo. 

Il ne pleut toujours pas.

La pluie, elle,  est annoncée fin de semaine . Mon voisin n'y crois pas. Il est pas sorti non plus pour l'éclipse. Comme il est pays, je me range à son avis. La pression d'eau est baissée dans certaines communes et on lit ici ou là de possibles restrictions si cela glisse sur Septembre.  Mais bon. Il y avait beaucoup de monde pour l'éclipse.

Mais quand-même,
Il ne pleut toujours pas 

Bon comme disait ma chère et dure au mal grand mère Lucie qui avait survécu à deux guerres... 

  • rose le soir, Espoir....






08 août, 2026

Time out

Si je n'avais pas eu les enfants et les petits-enfants de vieux potes dans le bateau , je ne sais pas si je serais passé dans cette foire agricole du périmètre.
J'aurais raté. 
Installée en plein champ, comme un mini salon de l’agriculture avec moult tracteurs et plein de stands, comme une exposition taille porte-clefs.
J’y ai trouvé une simplicité, une fraîcheur, un côté fabriqué avec les moyens du bord qui m'a de suite botté. 
Beaucoup d’animations pour les petits. 


Ça tombe bien. 
J'en ai en stock du moufflet braillard. 


Un stand de lapins à peigner, un stand de biquettes à brosser, des poules dont une copie conforme de mon défunt pioupiou, noire boule blanche disco en couvre chef, la même. 

A l'époque le chien du voisin, un ratier speed à l'oeil torve était passé sous deux grillagesvpour l'occire la fan de disco. 

Les mauvaises actions ne payant jamais.  Le karma le rattrapa peu après, succombant lui aussi à son tour, pour avoir ingérer un balle de tennis.

Mais je digresse.... 

 

 des vaches qu’on va traire, des chevaux de traits 


et même une distribution par mon maraîcher préféré, de tranches de pastèque 🍉, dont l'écorce a fini dans la bouche d’un percheron breton qui a apprécié la friandise.  
Les enfants étaient ravis, et les grands ont tapé un stand de galettes saucisses à des prix défiant toute concurrence.
Est-ce le cidre , ou l’ombre des pins avec ce soleil d’août ? 
J’y ai retrouvé un parfum d'autrefois, quand chez  grand-mère Lucie la fête au village mi-août regroupait  tous les habitants pour une journée de break dans les travaux de la terre .
Il y avait ces mêmes éclats de rire autour des grandes tablées en bois.  
Les mêmes costeaux taillés à la serpe, les joues un peu rouges et qui parlent fort. 
Les enfants qui disparaissent des tables pour retourner au près des chevaux , le circuit de voitures à pédales remplacé par un circuit de tracteurs avec le même moteur.
Tout pareil, même, dans l’air, cette flânerie qui semblait ralentir les mouvements et les déplacements des gens.
Un moment comme hors du temps.

Time out.


Même pas vu une seul téléphone, peu de réseau d'ailleurs.
Malgré le cafouillage sur l’emplacement et l’absence de plan pour mener au lieu, le terrain s’est vite rempli, au moment où j'ai décaré, les restaurants sous les barnums étaient bondés.
Voila une jolie et non prévue sortie, comme quoi on découvre toujours des choses quand on bouscule un peu ses habitudes de vieux machin.


Sinon la sécheresse s'accentue, le sapin et le merisier morflent grave, catastrophe annoncée, mais cela, ce sera l'objet d'une prochaine note, sur la cinquième colonne, canicule, pour un seul été ...






31 juillet, 2026

Canibus meis

 

Tous les matins je le croise. C'est curieux les bonhommes à chien. Ils ont tous les mêmes manies. Lui a une décennie de plus que moi, ou la vie l’a plus usé.
Il gare son pick-up Land rover deux portes le long du no man’s land.  Certains vieux, blindés, s'achètent des vieilles 911 ou des méharis. Mais je suis plus enclin à comprendre les grigous, comme mon regretté poto Bernard,  qui fondent pour ces vieux 4x4 au bilan carbone aussi lourd qu’un semi-remorque. Je ne suis plus à une contradiction près.
Un gros berger attend sagement à l'arrière de la cabine, alors qu’il pourrait facilement sauter, il n’y a pas de hard top.
On se calcule à trois cent mètres . 
S'il prend à gauche, je pars à droite et vice versa. 
Le soleil vient de se lever, ou presque.
Les surfers dorment encore et tous les vans sont lourdés sur le parking. 
D'façon ce mois de juillet a été un mois désespérant pour les adeptes du 360 ou des back flips.
Je me suis dit tiens je vais faire une note sur tous mes chiens, enfin ceux qui ont partagé ma vie. 
C'est le moindre hommage que je peux leur faire à ces bouts de moi, qui m'ont tant donné.
On va faire chronologique.

Je vous présente plus Molly, en tête de gondole, croisée patou ou berger suisse, qui a doit avoir un karma en béton pour mener une vie de ballades après ses expériences entre les squats et la SPA .


Avant il y a eu les quatorze ans de Buck le 🐶. 
De son vrai nom LOF Faolan pierrot d’amour. 
Ça ne s'invente pas.  
Fantastique australien, grand modèle avec qui j’ai vécu des choses incroyables. Quand je courais encore les bois. 
Monstre d’affection, je pourrais dire qu'il est toujours avec moi, ce qui est un peu vrai, mais je pense souvent à ce qu’il faisait partout où je passe. 
Il a sa statue dans le buffet bleu, réalisée par la quartier maître, et gardée par des fèves qui bécannent avec ferveur pour lui.


Avant lui, ça remonte, il y a eu Menphis, un flat coat retriever qui se prenait pour un homme faute de sevrage. 


J'étais dans une période sans chien depuis le précédent. 
Je me considérait trop instable et barré pour m'occuper d’un kien.
On était parti sur les quais de la seine, ou on vendait encore des animaux, pour prendre un chat pour le bosco, quand,  en passant devant une vitrine elle demande au vendeur de me mettre la boule de poil dans les bras .
 Il n’en sortira plus pendant dix neuf ans, me causant un gros chagrin , qui me rend encore la voix rocailleuse quelques fois.

Avant il y a eu Pomme que j’ai affichée sur un post précédent. Une jolie bâtarde. 


J’ai été responsable de son décès et de douleur j’ai failli rater un virage dans les Landes où il n’y avait pas encore la quatre voies tout du long. J’ai mis du temps à revenir chez les humains et je n'ai pas repris de chien pendant vingt ans, me considérant irresponsable.

Mais dans l’intervalle,je me suis occupé et porté garant de Sarah un bas rouge, encore une réfugiée de la SPA qui tenait compagnie à ma reum et à sa tribu de greffiers.


Elle était bonne gardienne mais ne voyait guère clair, je devais lui parler assez fort en traversant l'allée ou couchée avec le pont arrière levé elle me regardait arriver sans aboyer, dans une fixité pas du meilleur augure...
Après, bibi  toujours garant,  ma daronne a pris Baccara une croisée Labrador grand modèle. Elle me portait un grand coup d’amour comme disent les Québécois.


Quand ma mère a dû rentrer en EHPAD je me suis retrouvé avec deux chiens. Elle a été exceptionnelle jusqu’au bout.

Pour finir je vais évoquer LE cas. Le premier chien de la maison. C'était un petit berger des Pyrénées, un
 Labri, mais il devait être croisé avec un dahu. 

Les loups ou les ours ne se seraient pas approché du troupeau. 
Mon daron l'avait récupéré bébé à la dernière ferme avant le cirque de Gavarnie.
C'était un morceau de nature sauvage à lui tout seul. Un vrai canis lupus. 
Féroce, mais il a eu une jolie vie, mon reup lui cédant tout, même de lui traverser la paume de la main plusieurs fois.
Je ne peux finir sans évoquer les chiens de ma grand mère, dont Tom, un croisé setter auburn,  le plus gentil que j’ai connu, dont je dois avoir une photo quelque part,  nourris au pain et l’eau , et qui faisait des carnages dans la basse cour quand un poule ou un canard tombait dans son enclos, dont il sortait rarement. Autre temps !
Ah ! il y a celui-là aussi. Mais ma foutue mémoire n’a pas retenu son nom.





29 juillet, 2026

une cartouche de Juillet septante six, une ...


Tiens, un petit tour il y a cinquante ans. 
Ça vous dit ? 

Beaucoup de monde est nostalgique de ces années soixante dix, enfin septante selon m'ame 👒, voire vintage ce mot si tendance, mais combien ont déjà croisée cette fausse insouciance, ailleurs que dans les friperies ?
En lisant le monde ce weekend, yep,  j'ai décidé de lire une presse papier la semaine, si ça peut aider ma tuefou mémoire.
Bref, le canard parlait du Woodstock français dont des pellicules ont été 'miraculeusement' retrouvées au fond d'une cave parisienne dernièrement. Ces parisiens quels cachottiers !
Moi qui ai usé mes cinq cent un dans pas mal de fêtes et de concerts de l’époque, j’ai raté celui là, trop occupé à courir un béguin platonique à la chambre d’amour. Et puis le mot jazz dans le titre, zik de la génération d'avant, pas de quoi traverser le pays en stop.
J'étais donc bien jeune et con. Et en plus chevelu. je suis toujours assez con, mais les cheveux ont filés avec l'eau du bain des années. Avec de belles camarguaise en prime, dont j'ai racheté une paire y a quelques années et que je garde pour reprendre la route.  Un jour, il faudra bien.
Donc hier, comme il n’y avait rien dans le poste, comme presque tous les soirs, pour éviter le scroll du bosco sur Netflix,  j'ai proposé de regarder ce doc en replay sur franceTV. 
Comme je suis rarement prescripteur, même la mousse, en congé chez ses darons, n’a pas mis son véto.
Un peu d’histoire chasse les préjugés.
Ce reportage est bien foutu, ça permet de revoir le crépuscule des seventies et tout ces chevelus. Il cerne bien l'année et la fin du rêve largué de cette jeunesse vernie.Vernie en rapport de celle d'aujourd'hui je veux dire. 
j'étais grave fauché mais je fut un électron libre.
On croise de grands artistes dans ce reportage, tous ne sont pas là, il manque mclaughlin il me semble. lui je l'ai croisé plus tard à l'euskal jaï, grand souvenir aussi.

Certaines bandes , même avec le concours de l'INA ne sont pas récupérables. Majedo.
Mais la mousse a été impressionnée par la précurseuse feministe Bette Davis. 
Et puis il y a les apparitions de Vander, astre de Magma.
Il faut que je conseille ce bidule à mon pote Pat, qui est un grand fan. 
A propos de ce groupe j’ai une anecdote, tiens.
Il y a quelques décennies je livrais un logiciel au siège d'un groupe de sapes. 
C'était le pilier de ce marché à l'époque. Il a été depuis emporté par la fast fashion, comme tant d'autres.
A l'époque, avant le ternet ou presque, il fallait se déplacer pour installer un logiciel. La préhistoire quoi.
Mais je digresse.
Tout le monde était corporate dans ce foutoir chatoyant. 
Tee shirt siglé, pantalon dernière saison et même les pompes me semblaient fluo.
Je badge la porte du service infos. 
Le responsable informatique à mon âge, la tempe déjà grisonnante. 
Ce qui detonnait un peu dans ce zoo de trentenaires hypes.
Je le regarde un moment, et après les présentations d’usage, je lui lâche

  • C'est pas très corporate de  ce promener avec un tee-shirt de Magma dans ce temple de la mode ?


il sourit et éclate de rire.

  • Personne ici n’est capable de déchiffrer ce sigle. Peut être cela va inspirer les créatifs…

Sourires communs.
Bon donc si vous voulez renifler juillet 1976 et ces tontons toulonnais avec leur coup du banquier, ou si comme bibi, vous avez un coup de nostalgie c’est ici

Sinon j'étais pas trop fan du jazz- rock à l'époque, même encore aujourd'hui d'ailleurs, plus Californien dans ma playlist du sud ouest, à regarder dans le soleil couchant les surfers de la Barre virevolter dans l'écume. Tiens je vous met un cover de ma préférée de juillet 76 comme quoi certaines mélodies durent


Voila, une cartouche de Juillet septante six, une , pour la route. Je me met en off, je m'offre un repos de papy avec une playlist béton.

@+ 



10 juillet, 2026

Ondes Caniculaires



Juillet me laisse sur le ventre. 
Cette chaleur me remplit la tête de coton. 
Tout le monde semble fragilisé par cette canicule.
Je me terre dans le noir, comme cette rainette blottie au fond de mon sac de terreau humide que j’ai dérangé en voulant rajouter un peu de sang neuf à mon hibiscus. 

22 juin, 2026

la nostalgie aime les canicules

 


Je ne sais pas vous, mais aux alentours de la Saint Jean je suis enveloppé d’un halo de souvenirs de mes années de chien fou.
C’est annuel et inutile de tenter d’y échapper, c'est un blues que la sagesse de l'âge me permet désormais d’adoucir au lieu de me consumer comme il fut un temps.
Ce weekend je faisais le garde barrière pour un évènement sportif rempli d’une foule de  jeunes gens qui passaient à toutes vitesses dans les rues du hameau.
D'où l’utilisation de gardes barrière, armés de gilets jaunes qui régulaient le flot des spectateurs et surtout automobilistes, toujours pressés d’arriver à destination de leur périples, et qui n'ont pas pris l’option patience avec leur véhicule. 
Leurs excuses pour passer le barrage date sûrement dû temps où il faisait des faux pour les absences du collège.
Ça a parfois failli tourner vinaigre, mais j’ai encore du coffre , on m’entendrait toujours bien du bout du manège. 
Dans toute cette bouillonnante vie de jeunes gens, un ou deux profils ou regards m'ont immédiatement basculé cinquante piges en arrière dans cet été caniculaire de soixante-seize. 
Ou peut-être est-ce l’odeur des pins portées par la chaleur..
C'est marrant comment je ne retrouve pas mes lunettes que j’ai posé y a pas cinq minutes.
Jusqu'à retourner la poubelle, smiley ,mais je me souviens de chaque instant de cet été meurtrier.  
J’en ai souvent causé ici, je ne radote que de ça l’été. Maintenant je suis ravi d'avoir vécu cette liberté de fin des seventies.  
Mes parents ont dû trinquer,  mais il faut bien que l’oiseau, rare dans mon cas, s’envole. 
J’ai pourtant vécu en suivant, cinquante étés merveilleux, flamboyants et même incredibeul comme disent les rosbeefs. 
Il fallait sûrement un élément déclencheur.
Mais voilà sans raison valable, ni événement exceptionnel , à part peut être mon ensemble levis pat d'eph, la nostalgie choisie toujours cette date.
Peut-être vous rappelez-vous dans cinquante piges de cette canicule de 2026 comme moi de cet été 76.


09 juin, 2026

NDH ou MPH , DIY ...MDR

 

J'ai oublié de vous causer de ça . 

Je me dépêche donc de réparer ce manquement. 

Comme je l’ai raconté y a pas si longtemps, j’ai installé une bat’house avec l’aide du bosco 

pour le montage et la décoration.

 

Je n’ose pas déranger ces charmantes bestioles pour savoir si elles nichent dedans. 

En tous cas, elles tournent en boucle devant le soir. C'est plutôt bon signe. 

Puis j’ai perché le truc au plus haut des échelons de l’échelle, ce qui doit bien faire dans les trois, quatre mètres. 

Zyva, c'est tout un binz aussi de sortir l'échelle de mon fourbi.

 

Parti sur cette lancée et pour vous prouver  que je ne passe pas, encore, mes aprem dans le hamac, 

comme l’illustre la tof en tête de gondole, je me suis dit en revenant d’un échange de plantes 

ou j’ai croisé un stand de la LPO.

  • Allons-y pour une MPH

Un petit malin du coin, dans son échoppe, vendait des exemplaires tout fait, 

a dix sept balles tout de même, j’ai donc opté pour le DIY

 

Mais quesaco MPH ?

 

J’adore les abréviations. Il s’agit de Maison Pour Hirondelles.

Ou NDH, Nid DHirondelles si vous êtes puriste. 

J’ai donc pécho le guide sur le ternet.

 

Mais si vous arrivez à trouver un sac de chaux de moins de vingt-cinq kilos, vous êtes pointu.

La dernière fois que j'en ai acheté un, y a une vingtaine d'année, 

le bosco voulant réaliser un mur à la taloche du côté de la cheminée, 

le type de casto était vraiment suspicieux sur l'utilisation que j'allais en faire.

MDR... 

J’ai opté pour les petits sachets de terre de chez action à un € et quelques 

Mélangés avec le paillis c'est du plus bel effet. 

Le bosco, une as du modelage, a évidemment raccourci le plan de montage en bricolant l’arrondi sur un petit saladier.

Le rendu est pas mal. 

 


Reste à voir si dame hirondelle va accepter ce NDH moderne.

Pour le fixer au dessous de toit, j’ai démonter une planche contreplaqué de classeur IKEA.

C’est obsolète, en papelard et factures divers,  je numérise tout.

Voilà je vous laisse apprécier le rendu du nichoir.

 

Je ne manquerai pas de revenir vers vous si le bel oiseau investit la guérite.

@+