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31 octobre, 2026

Nanoween

 


J'ai remarqué , je suis bien silencieux en ce début d’automne. 
Plutôt que de penser en boucle à des conneries, un truc pour lequel je suis un vrai professionnel en cette jolie saison.

Je me suis dit, je vais vous causer nanoween, je veux dire halloween puisqu’on y arrive.
La tempête Austen m’a bien aidé en décorant le bord du chemin creux.


Elle anticipe la décoration des maisons. C’est devenue avec cette uniformisation, heu... cette mondialisation de cette fête, veille de celle de tous les saints , un genre de curiosité rigolote de ce vingt et unième siècle.
Bien que je sois un vieux con râleur, j’ai quand même deux gros sacs de bonbons que j'ai placé dans un saladier.
Les pirates n’aiment pas les sorts. 
Même envoyé par des gnomes déguisés en Dracula, Joker, Mercredi et autres ectoplasmes de pacotilles.
Pour être fashion et céder à la mode, j’ai confectionné un joli balai de sorcière avec des branches de genêts attachées par des liens de papyrus.
tout DIY maison.
J’y ai ajouté une jolie araignée que je vais aérer sur le portail. 


L’an dernier, j’avais eu peu de visite. 
Il pleuvait. 
J’ai dû manger les sbecs. 
Bon cela n’a pas durer des semaines, et si j’ai bien vu, l’anticyclone va tenir pour ce samedi. 
Je ne ferai sûrement pas de bombance cette année. 
Voilà une note de rien, vite fait, s’échauffer avant le retour des frimas.
En parlant de glagla ,il y avait quelques bodysurfers peu frileux ce matin, avec des vagues de bonhomme.

Celui sur la photo est difficile a trouver dans le reuf, heu l'écume.
A ça sonne , Molly aboie, faut que je sorte avec le panier de sbecs.
@ +










20 octobre, 2026

IWAK-20-2026 SALON

  

Salon. Thème IWAK du vingt. Octobre. Deux mîlle vingt six.
Je ne vais pas vous parler de la version British, lounge qui existe aussi par ici, enfin ou je créchais avant, un savant dosage entre le pub de nuit et l’écurie pour apprenties call girls, puisqu'on jaspine la langue du Biznesssss.
Jamais vraiment fréquenté, ça n’existait pas quand j'avais l'âge de courir le guillédou.
Il y avait bien un bar de nuit, dont le blaze était ‘la grange’, comme le morceau de zz-top à la même époque.  
C’était au fond d’une impasse dans un bled, qui n'était encore qu’un village, avant de devenir une banlieue aplatie de pavillons identiques, ornés de paraboles zé  panneaux photovoltaïques, ainsi que de parkings plus ou moins clandestins pour l’aéroport de Roissy. 
Encore un miracle de l’internet.
J’ai dû user l’alliage du bar une fois, et encore, c'est parce qu'un pote qui créchait à côté n'était pas rentré.
Mais je m'éloigne comme toujours.

Pour le salon, j’ai immédiatement pensé à mes deux ex coiffeurs, car depuis que je suis en province, c'est le bosco qui manie la tondeuse.
Ces deux gamins, barbus comme les chanteurs du groupe  précédemment cité, sont arrivés un jour et ont ouvert leur office de barbier, dans une des nombreuses boutiques lourdées du périmètre.

Ce n'était pas encore la mode de ces barbers shop que l’on voit fleurir partout avec fauteuil en cuir ,ambiance cosy avec un gros machin lumineux blanc et rouge, genre le caducée des raseurs.
Non, rien de tout ça . 
Deux chaises, un banc pour ceux qui attendent leur tour, un grand porte manteau, une grande glace, un néon, quatre tondeuses en charge et des ciseaux.
Sur mes deux loustics, un grand  balbutiait deux mots de français. La radio passait assez fort des airs pakistanais ou indiens, une prière ou les résultats du foot auquel je ne captais rien.
J’ai essayé une première fois, pas de chichi, comment les cheveux ? un coup de balais sur les douilles du passager précédent, un tour de cou en crépon et roulez tondeuse !
Avec moi et mes trois tifs frisette, l'affaire était torchée avant la fin du morceau, un truc avec un instrument inconnu, moitié guitare, moitié crécelle.
Mais c'était efficace. 
Et pas obligé de papoter deux heures sur les thèmes du moment, un sourire , sept euros et à dans quinze jours.
Au fil des mois le salon s'est rempli. 
Il y avait du monde tout le temps. Évidemment l'affaire s'est ébruitée et deux autres salons beaucoup plus chics, so British, ont ouvert dans les deux cent mètres.
Mais il est resté dans son jus  celui-là,  toujours le même néon. 
Et toujours couru.

Comme je suis de passage dans mon neuf cube de cœur, je vais peut-être refaire une incursion et me rafraîchir le scalp pour une zéro cinq réglementaire.
Moins j’ai de cheveux, plus j'ai la patate.
Ce qui me rappelle un slogan des yé-yé ;
Cheveux longs, idées courtes !
Mais je dérape encore 
Mon entrée dans ce coiffeur les faisait grandement sourire mes deux afghans, tiens voila  ce پدر کلان کوچک Je verrai s'ils se souviennent de bibi.
Allez ! Il se fait tard, je vais m’allonger sur le canap, ou je squatte ces jours ci, dans le foutu salon d'ma fille..

@ demain


14 octobre, 2026

IWAK-14-2026 LADY


Le thème du jour DAME, m’a fait tout de suite penser au jeu du même nom. 
Sûrement l'âge encore , ou peut-être que dame est un terme que j’ai peu employé.
J’ai tapé du mademoiselle par ci, du Mademoiselle par la, j’en abuse même depuis que c'est interdit.
Vous mettez INTERDIT sur un truc, ça m’attire comme la maison pour les araignées en ce début d’automne.
J’ai un peu usé du madame aussi, mais moins. 
Mais dame non je vois pas.
Le jeu par contre j’ai adoré , maintenant je ne joue plus, mais je devrais peut être m’y remettre pour travailler mes connexions neuronales. 
Le bosco ne court pas après et je ne sais pas s’il existe une version en lignes, comme pour les échecs.
Faut que je creuse ça dès que j'en aurai fini de cet iwak chronophage. 
Donc j’ai remis la version anglaise dans le titre LADY de façons qu’il n’y ait pas de confusion. 
Les Anglo-Normands, dont on célèbre ces jours-ci la bataille d’Hastings, ont un nom différent pour ce jeu.
La je me dis , est ce que j’ai croisé une ou des Lady ?
Je pense pas. 
Quoiqu’en y réfléchissant un peu, je me dit que certaines personnalités rencontrées au cours de ma vie auraient pu décrocher le titre.
Il y a eu cette bonne sœur infirmière qui venait me faire des piqures tous les jours à un moment où j’étais alité avec une fièvre de pur sang et sans une thune. 
Je la revois très nettement avec son petit voile gris, ses lunettes toutes fines et son sourire doux.
Elle avait refusé d'être payée à la fin, vous le croyez ça ? 
Souvent je pense à elle. 
Pour sur que c’était une LADY.
Puis il y a eu cette copine qui se battait bec et ongles pour dix projets insurmontables à la fois. 
Je l'avais rencontrée sur une grève de sans papiers et chaque fois que je l’ai revue , elle était inchangée, une vraie passionaria, elle ne lâchait rien. 
Elle aussi le terme de Lady lui collerait bien.
C’est les deux premières qui me reviennent. Il y en a sûrement plein d’autres, j’ai croisé des meufs formidables, mais des Lady, la tout de suite je ne vois que ces deux là.
Et il est tard, le thème de demain va pas tarder.
Tchuss ! Comme dirait Arte.


@ Demain

13 octobre, 2026

IWAK-13-2026 FLIMSY

 

Fragile , thème du jour. 
Tout de suite j’ai pensé à la dernière note de Bleck, qui portait sur cet adjectif. 
Et ou il avait botté en touche.
La vie est fragile non ? 
C'est quand même incroyable cet optimisme qui nous fait avancer tous les jours.
J’aurais préféré une autre traduction, comme pelure, ou mauvais, un domaine où j’excelle.
Mais rien a faire, c'est fragile. 
Alors le suis je ?
Moins que je pense à première vue. 
En petit bonhomme avec la jeunesse déjantée que j’ai eu, j'ai cru entrer dans le club des vingt sept.
Voire, lâcher l’affaire à trente trois, comme je me plaisais à le répéter à mes compagnons nocturnes d’alors.
J’ai d'ailleurs cru que c’était fini avec la double pneumonie à peu près dans ces eaux-là.
Mais comme tous les pirates, j’ai croisé une fée qui m’a estompé mon côté vulnérable.
Parceque la fragilité n'est qu’une maladie de plus.
Comme chantait Daniel, 'aujourd'hui la vie que je mène à guéri ma fragilité.'
Du coup le traîne lattes flimsy va encore taper une dizaine le mois prochain.
Si le grand cric qui croque me prête vie, comme aurait dit la fontaine. 
Ou un truc du genre, ne soyez pas puristes.
Donc je ne peux plus me vanter d'être fragile. 
Juste un Flimsy, mince ancêtre chétif et vacillant, boiteux un jour sur trois.
Je suis trop anémié du bulbe pour continuer sur ce sujet.

@Demain


09 octobre, 2026

IWAK-9-2026 RAM


 La, ça commence à se corser.  Comme l’automne d’ailleurs il fait plus froid d’un coup, non ?
On entre dans des eaux un peu chahutées, ou je vais devoir serrer les ris avec le thème du jour.
RAM
Pendant longtemps ce n'était pour moi que la mémoire accès direct. Maintenant il y a google trad et je sais donc que c'est le Bélier ♈
Je pensais avoir des photos de ce bidule, mais j’ai confondu avec un bouc.


Je ne suis pas encore un vrai campagnard.

Donc je vous mets une photo de l'éco-pâturage, y a des moutons, cela me semble le faire.

Le Bélier que j’ai le plus connu c'était mon daron, un vrai fonceur. Après le mousse aussi est Bélier. Pareil poussez vous devant je passe. 

Le vrai bélier, il y en avait un plus haut enfermé tout seul sur la lande. Quand on passait avec Molly il blaterait un peu, ou belait si vous préférez, mais assez spécial comme bêlement. Il avait sûrement un crush pour la Miss.

Il était minuscule, mais avec un enroulé de cornes qui ne présageait rien de bon si vous passiez sa barrière.

Un jour il a pris la clef des champs, enfin de la lande plutôt.

Sa maîtresse a laissé un panneau avec son portable si on le croisait. 

Je ne l'ai pas vu de l’hiver, mais il était de retour au printemps. 
Comme moi un plus gris.
Et toujours aussi seul.

Voilà tout ce qui je peux dire sur le ♈ 

Quoique , maintenant il y a prescription,  je peux vous livrer un scoop de chute.

J'ai eu un crush platonique, moi aussi, pour une native du signe. 
Je me demande si je blaterais pas un peu, du coup à ce moment-là. 
Mais c'est un souvenir assez sympa, qui me colle le sourire d’un coup la, tiens.
La Bélier n’a rien vu , fonceuse comme elle était. 
Elle aurait pu écraser le 🦂 presque sans s'en apercevoir.
Assez de confidence pour ce vendredi, si je me répand plus, vous allez en faire des choux gras tout le vikende et le répéter toupar.
Remarquer le choux avec le temps qui s’annonce c'est un plat de saison.
Gardez les feuilles de garde pour les béliers de votre périmètre, ils adorent ça…








07 octobre, 2026

IWAK-7-2026 PANIQUE

 

 

 Je vais essayer d’aborder le thème du jour sans céder à la panique de la page blanche. 
Le manque d’idées me terrifie, je reste là devant l'écran noir dans le vide intersidéral. 

J'aurai pu prendre la météo, et le retrait du trait de côte comme la photo en tête de gondole. Trop géneral comme panique .


Dans mon job, j’ai souvent paniqué, mais toujours à tort. 
J’étais un vrai pro, mais le fait de ne pas avoir prévu une option, me mettait le cerveau à l’envers.
Heureusement, ils ont inventé l’IA pour me remplacer.
Heureusement aussi, j’ai appris plein de trucs chez mes potos des seventies, le contrôle de la respiration, la méthode Coué et tutti quanti.


Maintenant je suis bien trop usé pour paniquer. 
Quand on panique c’est que la peur attaque votre cervelle. 
Déjà la mienne est bien trop occupée à chercher les mots qu'elle oublie, pour se soucier d’émotions.
Je dis ça mais cette semaine, j’ai, l’espace d’un instant, mais d’un instant seulement, comme chantait Brel, paniqué.
Le bosco etant barrée quelques temps, en stage à conneuil les bains ou un bled qui m’a pas frappé, me voilà seul avec la miss Molly.
On se tape des sorties allongées n’ayant pas d’heure de repas imposé.
En plus , ils ont ratiboisé de grandes bandes de fougères dans la lande créant ainsi des chemins plus faciles pour les chasseurs.
Bon courage pour débusquer les chevreuils, l'autre matin en voiture j’en ai vu un qui , paniqué par les phares a fait demi-tour dans le taillis inextricable, un peu comme le mème de Simpson. 

C'était à la sortie du village, a peine passé la dernière maison. 
Pas besoin de courir la pampa.
A yé je m’égare, moi aussi. 
Donc on fait nos six bornes, molly galope dans le chaume de Fougères. Moi je savoure ma playlist. J’ai téléchargé de nouveaux morceaux Toitube. 
Ce qui est bien avec ce linux, c’est que t’a toujours un geek qui a paniqué avant toi sur les nouveaux contrôles opérés par la firme pour éviter le 'download' comme disent les rosbeefs.
Je suis obligé de télécharger, c'est un peu une zone blanche pas d'amazone de la musique, ni de Spotifaille.
Et avec dix giga de MP3, pas de panique je peux me perdre un moment.

Apres une bonne heure on revient un peu usé à la casbah. 
Molly est asséchée et va boire l’eau des piafs. 


Poche gauche. Pas de clefs
Poche droite . Pas de clefs.
Stress.
Derrière ? Non plus.


Mince j’ai perdu les clefs.
Légère panique. Tout seul. Pas de double. 
En bon pirate j’ai bien une solution violente de secours pas vraiment orthodoxe, mais bon il y a d'autres clefs sur le trousseau.
Panique.
Je rattache la miss et nous voilà partis en sens inverse. 

Si les clefs sont tombées dans le chemin, il est possible qu’un passant les ai ramassées. 
Si c'est dans les chaumes c’est plus tranquille, mais vais je me rappeler quel chemin de chaumes ? 
Il se ressemblent tous.
Panique.
Bon . J’abrège, ma panique s’éternise la.
 Finalement au bout de trois bornes au milieu d’un chemin de Fougères je vois le fil bleu du tour de cou de mes clefs.
On est rentrés tranquillement et, chat échaudé craint l’eau froide, je suis passé faire un double de mes clefs que j'ai planqué dehors, je vous dit pas où.
Histoire de ne pas paniquer de nouveau.

@ demain 


06 octobre, 2026

IWAK-6-2026 OGRE

 


Ha l’Ogre !

On me l’a un peu agité quand j'étais petit pour me faire peur. Si tu ne manges pas ta soupe, l'ogre va venir la finir et toi avec, il adore la viande d’enfants.
Ou un truc du genre puisqu’on dit baffrer comme un ogre.

Mon prof de CE1 Monsieur Lascaux nous avait expliqué que le mot ogre venait de ‘Hongrois’ en raison de la terreur causée par leurs incursions en France au Moyen Âge. 

Ce qu’on apprend petit reste gravé, même si désormais, avec le ternet, je sais que ça remonte aux Romains. Il n'empêche j’ai une histoire d’ogre sous le pied.  

05 octobre, 2026

IWAK-5-2026 SMACK

 


J’ai gardé le terme d’Albion pour le thème du jour. 
Smack claque plus pour moi comme un baiser rapide, que comme une gifle.
Si j’avais pas lu la traduction froggy des propositions je m’en serais contenté. 
On se satisfait à tout âge d’un baiser.

Des gifles j’en ai reçu quelques unes. 
Ma daronne, la seule de la famille avec les pieds sur terre,  version meetoo avant que l’on invente le nom , avait des principes fermes sur l’éducation.
C’est rigolo, la note d’hier sur le Reup, aujourd'hui la Reum, cet iwak est une thérapie open-source. 
Smiley.
Elle avait dit, après la lecture du livre évènement de cet année là, ‘j’attends un enfant’ de Laurence Pernoud :

  •  si j'ai un fils , jamais , au grand jamais je ne le taperais.

Mais elle ajoutait à ses pinekos de réunion Tupperware :

  • Malheureusement, il y a toujours une exception qui confirme la règle.

Dire qu'elle avait la main leste est un euphémisme, ça tombait régulièrement. 
Il faut dire que j'étais un enfant turbulent, irrévérencieux et sauvage.
Une graine de pirate quoi.
Elle a arrêté vers mes seize ans, quand après s'être cassée le poignet sur mon occipit dans un faux mouvement elle compris, enfin, qu'hélas le sujet n'était pas perfectible.

A ce sujet, je me suis pris un peu le nez cet été avec une jeune spécialiste de l’éducation enfantine qui me maintenait que la gifle n'était pas une méthode d’éducation . 
Smiley.
Je ne mets pas mes coudes sur la table.j’enlève ma casquette dans les magasins, je ne mâche pas la bouche ouverte, je dis TOUJOURS, bonjour et merci. 
Quand les adultes parlent à table, je ne la ramène pas.
Je ne me mouche pas dans mes doigts. 
Enfin sauf si je suis vraiment tout seul sans kleenex.
Bref,  j’ai un léger vernis de civilisation, dont je suis certain que je n'aurai pas le quart si une ou deux torgnoles rapides pour non respect de la règle n'étaient venus me rappeler à l’ordre.  


J’ai eu la chance d’avoir des filles qui a priori ne nécessitaient pas l’usage de la force. 
Mindieux je n’ose imaginer, si j’avais eu un garçon.
Mais il y a effectivement un Poséidon ou l'équivalent en dieu Pokémon qui m’a évité ça.

Mais revenons au smack. 
C'est quelque chose que j’ai souvent volé et que j’adorais.
Ils n’avaient jamais vraiment le même goût. 
Certains me hantent encore.
Ça, c'était beaucoup plus fun que des règles à suivre à coup de baffes.

voilà, allez smack !
@Demain



04 octobre, 2026

IWAK-4-2026 CACTUS

 

Thème du jour: le cactus.  
je vais bien trouver de quoi aligner trois lignes.
Mon tant regretté daron adorait les livres , la pêche et les cactus. 
Quand j'étais mino, on habitait l’appartement de fonction de cet instituteur de l'école publique.
Je ne peux m’empêcher une appartée avec l’actualité et cet intifada de sauvageons incendiaires contre les bâtiments de cette institution. 
Brûler l'école laïque pour obtenir des moyens. 
Hum.  
Je me demande si mon géniteur ne me remettrai pas une couche de Malraux :

  • Le XXI siècle sera spirituel ou ne sera pas.

Mais on va pas mettre le doigt dans ce figuier de barbarie, reprenons.
En bas ou sur les rebords de la fenêtre il y avait une collection de cactus alignés bien sagement.


Avec les années on a déménagé, mais les pots de cactus ou leurs rejetons nous ont suivis.
Quand j’ai finis pas posé mon sac ici, comme il gèle peu, ou pas,  je les ai planté dans le jardin .
D’abord l’alo Vera , 


Puis le figuier de barbarie 

 

et en final,l’agave d’Amérique partie de son petit pot  ravirait mon paternel. C'est le king des cactées de mon petit jardin.

voilà pour le cactus du jour
@demain 

01 octobre, 2026

IWAK-1-2026 APPLE

 

L'an dernier j’avais dit : iwak je ne boirais plus de ton eau. 
Mais les flibustiers ne sont pas des keums du passé. 
Ou ils ont plus de mémoire, très certainement. 
Et puis cet iwak 2026 annoncé chez matoO ma direct branché. 


Deux raisons :

  • Petit un :  Le premier jour c’est Apple ou Pomme chez les froggy.
  • Petit deux : plein de vaillants blogueurs hésitent à se lancer, car c’est un peu la diagonale des fous du blogging c’t’histoire. 

Faut pisser de la ligne pendant un mois et sur des sujets dignes d’une thèse sur Rackham le rouge.
Je comprends leur hésitation, seuls les meilleurs surnages.  
Bien que je ne sois pas dans le top dix des blogueurs, je le suis dans celui des pirates, ce qui pourrait m’aider, car c'est bien connu, les frères de la côte n’ont pas de parole.
Mais à yé, je louvoie, enfin plutôt je godille à l'ouest.
reprenons.
Donc aujourd'hui c'est le fruit du péché. 
LA pomme. 
En tête de gondole vous avez une reinette d’Armorique, la star du périmètre. 
Cette année avec la multitude de canicules , pas un seul pommier du coin n’en a sur ses branches.
Une jolie hécatombe. Je suis passé sous celui que j’avais sauvé du lierre l’an passé, pas l'ombre d'un fruit. 
Elles ont dû tomber en juillet. Je n’aimerais pas être producteur de cidre cette année. 
On risque de manger de la pomme argentine pendant un moment. 
Voilà qui va renforcer les canicules.
Sinon la pomme c'est aussi pour moi mon premier trente trois acheté au prisunic. 
Il y avait une jolie pomme coupée en deux sur le skeud.Je venais de mettre la main sur mon premier péché. 
En bon forban ce ne sera pas le dernier.
Quelques décennies plus tard, une autre pomme à bouleversé ma vie. 
Pis les vôtres aussi , par ricochet en suite. 
La ce fût un sacré péché.
Ben oui, j’aime bien expérimenter des trucs. 
Steve Jobs, presque un mec que j'aurai pu croiser en Inde, si j'étais pas rester bloqué à menton,  venait de révolutionner le siècle d’après.  


J’ai gardé mon premier Iphone. Pour la pomme, car il y a longtemps que je ne l’allume plus.
le chargeur lui est décoré croix de bois.


Voilà trois pommes pour IWAK-1-2026 APPLE .


Enfin quatre comme les mousquetaires, car je finis souvent en musique et forcément la grande pomme a été une source de morceaux pour bibi. de
Voici donc le Coney Island baby morceau qui à l’inverse de moi ne prend pas une ride…









29 septembre, 2026

Hey Google, ta blogroll est HS , Baurdayl !!

 

Ha tiens ! Un p'tit coup de gueule. 
Y a longtemps, non ? 
Je vous rappelle qu’avant de devenir un blog larmoyant autocentré, ce journal était celui d’un, déjà, vieux râleur.

26 septembre, 2026

Rose le matin...

 


D’un coup je n’aime plus cet été indien, ces jours chaud et ensoleillés qui s’éternisent. 
Je n’ai jamais eu beaucoup de commentaires sur ce blog. 
Perdre un de ces liens d'écriture si constant est un peu comme perdre un ami. 
D’ailleurs cela fait pile dix ans, déjà, putain dix ans ! Il aurait dit, que j’ai perdu Mowgli, un autre commentateur ici, et aussi ami.

Bleck est parti cette semaine, pfffuiiiit, plus la. 

Sa dernière note du vingt de ce vilain mois bottait en touche sur le mot ‘fragile'. Comme une prémonition.
Je le savais malade, mais un menhir d’un mètre quatre-vingt dix, j’avais tenté une passe entourloupe  en commentaire.
Mais voilà, la camarde en embuscade , l’avait dans sa ligne de mire.  C’est notre lot, mais plus les années passent, moins on la cherche. 
Depuis la note de sa fille annonçant son décès, je tourne en rond sur mon azerty. J’ai sorti mon carnet, mon Waterman à cartouche bleu pacifique, mais rien n’y fait.

D'autres on fait des hommages tellement mieux écrit ici , la et encore la.
Moi je reste devant le néant, la page blanche.
On était de la même année ou presque. Peut être est-ce cela. On avait, un peu, la même façon de voir le monde. Peut être est-ce cela. C'est vraiment une sale année pour les blogueurs.
Je vais reprendre mes balades dans le vent, avec, un peu plus de cette alliée de la mort, le silence des vieux machins . Le jour n’est pas levé, il faut que je me bouge. Allez !


Tes commentaires vont me manquer bonhomme, bye !

15 septembre, 2026

Jamais deux sans trois

 Tout a commencé par une chute en vélo. Les chutes sont toujours bêtes. La j’ai voulu faire le kéké avec les racines du merisier au démarrage depuis la remise. On va dire que mon pneu de VAE était dégonflé, j’ai trop tourné le guidon et : 
Bam !  je me suis viandé comme un débutant.
j’ai juré. Mais j'étais surtout vexé. Y a bien soixante piges que je suis pas tombé de spad. Ou alors, comme le reste, j’ai oublié.
J'étais un peu chafouin. Je suis resté une minute par terre, attendant la douleur, mais que dalle.
Tombé comme un sac.
Me suis donné une constance en me grattant la jambe, ce foutu pso se ramène toujours quand il faut pas.
Pas un bruit alentour, je pourrais me fracasser le 💀 pouf, mes piafs après un court instant de panique reviennent à l’ex balançoire manger leur pain trempé.
Je SAIS on ne doit pas donner de pain au piafs, mais la ils ont trop soif . Le 🍞 trempé, c'est comme le ty-pied pour l’homme. Un moyen d’avancer.

L'été s’étire. 
Bien que par bien des points ce ne fut pas mon summer préféré, je ne vais pas encore vous saouler avec le seul qui le fut, j’ai ce sentiment étrange depuis un ou deux jours, de ne pas vouloir le laisser partir.  
Comme si je n’avais pas eu le temps de l’user, avec mes huit bornes de moyenne dans la pampa, soit près de 500 kilomètres, un mini Compostelle en série d’une heure trente.
Comme une fringale , en profiter à donf, avant que les tempêtes ne se la ramènent.
Les matins sont plus frais, mais le temps reste au soleil. Depuis bientôt trois mois on a eu à peine un demi seau d’eau de pluie.
Le jardin est une terre brûlée, et je continue à charger  jour après jour la coupelle que les piafs vident aussitôt. Plus couru que les stations services d'Andorre.


Donc je me lève aux aurores pour vraiment en abuser. J’allonge les balades de la miss de quelques kilomètres. Je vis dehors.
J'écourte la sieste , vingt cinq minutes max. 
Je fais un bon quand la sonnerie du téléphone retentit, persuadé que je ne me suis pas endormi.
J’ai coupé tout mon petit bois, taillé les haies, même si je n’ai pas encore arrimé tout ce bazard pour les affres du vent.
j’attend El Nïno de pied ferme.
Mais y' a rien à faire, cette belle saison va me manquer. 

Et puis je suis tombé aussi hier, en sortant justement Molly. La c'était à pied,  je ne regardais plus le chemin et vouf ! glissade de deux mètres dans la rosée du no man’s land
Pareil vexé. Pas de juron, le coin est trop beau, une cathédrale de nature. Un bel endroit pour se fracasser le 💀 sur une voûte gothique inversée 
J’ai jeté un œil alentour avant de me relever. La honte , c'est ce qui tue le plus les pirates.
En parlant de la flibuste, je ne reverrais plus mon petit cousin de renard 🦊 croisé au début de l’été. La soif aura eu raison de lui. Son cadavre presque momifié gisait disloqué sous un cyprès de Californie. Je vous épargne la photo. magnanime, juste pour ce jour.  je repasserai lui mettre des cailloux, si les goélands ne le débauche pas d’ici là, mais sur le coup choqué, je n'ai pas percuté.
Reprenons, je dois me rendre à l’évidence. Si mon freluquet de corps n’est plus capable d’avoir un certain équilibre, moi qui dansait en haut des arbres. Bigre, c’est que je vieillis dur.
Autant perdre des mots, voire des souvenirs, je m’en tamponne le coquillard, car les souvenirs sont là pour être renouvelés. Comme les notes de blog. 
Mais le moteur, la on rigole plus, je dois me rendre à l’évidence, me voilà adulte. Et il paraît qu’adulte sa file si vite qu’en deux coups les gros te voilà vieillard.

Heureusement l'été n'est pas terminé, même si les brumes du matin annoncent déjà la suite.  Je vous laisse, je suis là à m'épancher au lieu d’en profiter.
Il  y a un pommier sauvage derrière les arbres. 

Je vais faire une compote. Tiens.

Regardez ou vous marchez. 

@+



05 septembre, 2026

Le crapaud rencontre les deux princesses


Effervescence à bord. La quartier maître, venue quelques jours chez ses parents, et le bosco zonaient dans les transats par ce samedi ensoleillé. 
Ça babille un peu, le bosco :
  •  j’irais bien au forum des assoces, voir les cours de boxe ou de krav maga. 
Ces gonzesses modernes sont redoutables. Il faut dire que j’y suis passé ce matin au dit forum, pour le stand de tir, ou je vais certainement passer quelques aprèm d’automne.
Le tir est ma participation au zen. Mon yoga. Ma voie du budo. Je fais le vide, je bloque ma respiration et pouf, dans le dix.
Soudain Miss Molly s'approche du parterre de cactus et gratte le paillis. Le bosco m’appelle, c'est son parterre de choux, déjà bien mal en point avec les canicules, il est interdit de cacher des quignons de pains dans ce périmètre.
Curieusement quand son barclé fait des impairs , c'est toujours moi qui suis appelé à la rescousse.
J’enlève mes mappa rouges, j'étais en pleine gamelles song, reprend LA voix pour stopper mon tunnelier canin.
Quand j’arrive je vois tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un bout de pain sec. Non, non.
Dissimulé dans le rouge et noir des feuilles de plantes grasse un crapaud me regarde.
Au secours !  me disent ses yeux.
Celui là je l’embrasserai pas, j’ai suffisamment de princesses à bord. Et puis par ici les spontaills, ou fantômes locaux, peuvent prendre la forme d'animaux pour vous jouer des tours.
Je vous en ai déjà causé de ce loustic purulent,  à priori il s’est déplacé de sa buche.Je rippe la belle molly, d’un très tendre mais néanmoins impératif :
  • Gajdé !
Et lance aux filles :
  • Le crapaud , les filles.


C’est très curieux la réaction de la gente féminine du bord à cette injonction. Hop la, les voilà debout de leur transat, tout farniente ou bronzette oubliée.
Peut être n’ont elle pas, elles, de VRAI prince charmant dans leur périmètre.
Le bosco ne le voit pas. Je lui dit de garder ses lunettes mais madame fait la coquette, quoiqu'en vrai il se confond avec le sol.
Le quartier maître veut une photo, d'ailleurs c’est celle du dessus. Je lance :
  • Vous devriez l’arroser, il meurt de chaud.
Le bosco prend un verre d'eau et le lui versé à côté.
Il ne bouge pas.
  • Non pas à côté, sur sa pomme 
Elle s'exécute et :
  • Mince il aime ça !

Ben oui, franchement mes princesses n’y connaissent que dalle dans les batraciens. On le recouvre d'une feuille de Sakura, heu... Cerisier. 
On ne dit plus feuille de cerisier, je l’ai vu l’autre jour en achetant un chèvre au marché, c’est feuille de Sakura. Ce n'est pas du rosbeef, je n’insiste pas.
Je lui apporte une soucoupe de pot remplie d’eau à la béstiole.

Protègé du soleil qui tape dur, il ne bouge pas de sous sa feuille.
Le bosco reprend sa place sur le transat, tout en ne le quittant pas des yeux. 
Sûrement l'espoir qu’un bodybuildé genre Ken, le grouillot de Barbie, sorte de dessous la feuille.
Mais pour ça faut l’embrasser. Suffit pas de l’arroser un tch’o peu.
Mais les crapauds sont plein de malices et de magies.
D’un seul coup le bosco bondit :
Il n'est plus sous la feuille ! Il n’a pas pu sortir du carré de la terrasse ! 
Effectivement plus de trace.
Mais moi, dans ce carré  d’ un mètre sur un mètre, je pense savoir où est caché le petit futé sur la photo de tête de gondole.
Et vous ?





02 septembre, 2026

L’influence du Nickname


Je yoyote veugra.
J’ai complètement zappé que je vous ai déjà parlé de ma petite passion pour les pavetons, la fameuse PPPP ou la Pé au carré. 
L’année dernière les choses étaient encore bornées, rien que de très commun.
Je ramassais trois, quatre galets le mois. 
Un peu plus vers la Toussaint ou j'ai pas mal de tombes à marquer. D’une jolie pierre ronde noire, grise, ou blanche c'est le cas de le dire. 
Mais, que celles où je peux me déplacer, les autres j’ai un carnet de bord de pirate, avec un lot de livreurs de chrysanthèmes de haute confiance, la livraison de galets n'étant pas encore un segment porteur.
Mais là, cette caillasse manie, c’est détériorée un peu, enfin accentuée dirons nous.
C'est normal, avec l'âge, les défauts s’emplifient. J'ai un jeunot de poto, enfin six mois de moins, qui tourne en rond, enfin boucle, sur ses conquêtes passées. 
Croyez le, c'est aussi pesant que mes laïus.
Le syndrome du facteur, Cheval le préposé au courrier, gagne du terrain chez bibi.
Enfin dans mon cas , plutôt une empreinte d’un de mes surnoms. 
L’influence du Nickname comme disent les anglois.
Je ne résiste jamais à un juron bien senti en lisant marques et réclames incluant des termes piochés dans la langue du Biznesssss. 
Quand un politique emploie un terme rosbeef, j’éructe !
Sûrement un atavisme d’Eloi, que je ne devrais pas avoir, vu que j'étais pas à côté de leurs tranchées en quatorze, et que mon goût du sucré salé me convainc, contrairement à  lui, de la branche familiale descendante de la perfide Albion.
Je me considère donc comme un ardent défenseur des termes francophones. 
Mais il y a forcément, qui confirme la règle, une ou deux exceptions.  
Ce Nickname en fait partie, que je trouve largement plus rigolo que ce facile franchouille ‘surnom’.
J’ai usé autant de nickname que de doigts de ma main gauche, qui se ferme de moins en moins facilement, mais ce n’est pas si grave,  je ne suis pas gaucher.
En premier à l’époque du collège une contraction doublée d’un segment de mon nom, ou d’un morphème si tu préfères, m’a collé quelques années. 
Mon regretté légionnaire, instructeur d’équitation s'en servait encore à la fête de ses soixante dix ans :

  • BBS t’es très con ! 

suivi d’une  mémorable tape dans le dos sur une clavicule à peine remise d’un fourbe auxerre ou d’une troisième mi-temps de horse ball.
Cette mémoire vraiment….
A la fin de l’adolescence j’ai hérité d’un terme peu flatteur, que j'avais mérité, ado rock chevelu ne sortant plus de sa cave. 
Celui là je vous le mets pas vous allez chambrer. Bande de Haters, puisqu'on jaspine english ce jour.
Puis est arrivé, avant le petit louis qui me suit depuis quarante piges, le mot teuz. Ou toz.
Impossible de me rappeler la genèse de ce diminutif. 
Les vendredis soirs des jeunes travailleurs, génèrent des pseudos oubliés le lundi matin.
Celui-ci devait descendre d’une foirida mémorable, à Bayonne ? mais justement la mémoire ..
Certains vieux potes l'utilisent encore.
Donc ne voilà pas que je découvre au hasard de mes écoutes de podcasts matinaux que ce pseudo  presque disparu, que ce Teuz est un protecteur des pierres dressées dans les légendes, pas si urbaines, du coin.
Il n’en faut pas plus pour que ma comprenette, plus influençable qu’une fan de Lena situation, ne s’approprie la légende.
Donc en plus de ramasser des cailloux, de perdre du temps à remonter les murs en pierres sèches


lors de mes treks matinaux, ne voilà pas que je m’attaque à la protection des pierres dressées. 
J’ai commencé petit, par une enfouie sous les ronces à l’angle d’un sentier.

Assez content du résultat, je suis passé à deux sœurs totalement invisibles du chemin par la mousse et le lierre.


On ne m’arrête plus, je viens de dégager, à la main et à l'opinel une taguée, chemin de rando, toute aussi masquée.


Évidemment cette occupation n’est pas sans risques. 
Le premier c'est les échardes. Je vais prendre un sac à dos et des gants.

Le second risque, le plus embêtant, est la TODO liste du bosco qui prend un certain retard, pour ne pas dire un retard certain.
Le problème de cette vie de patachon est toujours le même. 

Faire des choix .

 
Voilà. 
Une petite note de septembre, ou il fait soudain plus frais le matin,comme sur la photo là en tête de gondole, dans mon no man's land.


Allez tiens une zik sur le départ de la semaine .




27 août, 2026

Abra-K-Dabra

Ma dernière note date de treize jours. Sans être vraiment superstitieux faut que je stoppe la, de suite, ma procrastination.
En approuvant  chez Agathe qu’en lectures Stephen King était un peu moins ma tasse de thé désormais, je ne pensais pas que ça allait m’inspirer mon gribouillis du jour.
Les méandres des deux neurones du pirate ont des circonvolutions très imprévisibles.
Allons-y, je revenais ce jour du marché le long de la départementale avant de couper par la lande. 
À pied. 
Comme d’hab. 
Molly a calculé les moutons en tête de gondole, qui eux aussi la bignolais, se pensant cachés à l'abri du puits.
A l’inverse de Molly ou de moi, plutôt loups solitaires, le mouton est grégaire. 
Le voisin lui ayant fourni, à miss Mo, un os d'omoplate et d'humérus du même animal hier, carcasse qui n'a pas fait quinze minutes, je la garde donc en laisse car son flair n’a d'égal que son appétit.
Et puis sur la départementale, les solitaires humains enfermés dans leurs SUV carbure veugra, pour employer une expression qui n’a pas vieillie, elle.
Je voudrais pas que la patate se fasse taper pour une éventuelle option sur un gigot. 
Je commence sûrement à m’attacher.
Mais je m'éloigne.
Comme d’hab, de nouveau.


Après les cinq ou six bornes de landes, ou ma bombe canine se tape des runs, je coupe par le chemin de la sorcière. Je vous en ai déjà causé ici avec sa mare à sec lors des canicules de cet été,

c'est le seul chemin ombragé, avec des voûtes d'arbres à la Disney comme dans Blanche neige et sa pomme.


La légende de ce petit sentier ombragé rapporte que les écervelés qui l'empruntaient jadis lors des nuits d’hiver étaient attirés par l'affreuse sorcière vers la mare, qui à cette période se confond avec le chemin voire le recouvre comme en février dernier.
Si les malheureux se noyaient pour passer par un raccourci, l'histoire ne dit pas quel filtre magique la sorcière en tirait. Je ne sais pas, la dernière que j’ai croisée préférait les glaces, que les décoctions.
Bref. 
Molly galope devant et saute sur le bord de la mare pour brouter deux herbes qui ont reverdies avec la dernière ondée.
Loin derrière, je râle parce qu'elle va se fourrer de la glaise jusqu’au genoux. 
Et je m’approche du bord pour lui botter le fondement vu que ni mes sollicitations, ni la sonnerie de l’alarme de son traceur ne la bouge du bourbier.
La terre hier grise et blanche est redevenue noire luisante avec la pluie.
A mon arrivée, la miss détale vers le chemin.
La,  je reste coi regardant mes pieds au bord de la vase. Quelque chose d’orange dépasse de la boue 
Des vertèbres , zut ,même des côtes sont remontées avec le retour de l’humidité.


…
Mince la légende serait vraie. Surtout que c'est de l’os pas du tout neuf, mais de belle taille.
Une photo. 


J’extirpe avec un bâton, un pirate se promène toujours avec une makila de fortune, donc j’extrait de la vase un os plus important.
Ouf !


Ce n'est pas un quidam. J’ai hésité un instant, bien long,  à la taille des vertèbres.
Mais qui donc la sorcière a-t-elle encore occis ?
Pour résoudre les mystères, au vingt et unième siècle, il y a le sauveur, Lens.



Pour lui, c'est un sanglier. Ou un cerf de virginie, un chevreuil quoi.
Va pour le chevreuil. 
Cela m'évitera un détour par la gendarmerie. 
Je reprends mon sac et hop on retourne à la civilisation.


Avec le déroulement de cette bien triste affaire, je vais arriver juste pour ma popote du midi.


Je vais faire végé, tiens, une tarte aux carottes ?