Je yoyote veugra.
J’ai complètement zappé que je vous ai déjà parlé de ma petite passion pour les pavetons, la fameuse PPPP ou la Pé au carré.
L’année dernière les choses étaient encore bornées, rien que de très commun.
Je ramassais trois, quatre galets le mois.
Un peu plus vers la Toussaint ou j'ai pas mal de tombes à marquer. D’une jolie pierre ronde noire, grise, ou blanche c'est le cas de le dire.
Mais, que celles où je peux me déplacer, les autres j’ai un carnet de bord de pirate, avec un lot de livreurs de chrysanthèmes de haute confiance, la livraison de galets n'étant pas encore un segment porteur.
Mais là, cette caillasse manie, c’est détériorée un peu, enfin accentuée dirons nous.
C'est normal, avec l'âge, les défauts s’emplifient. J'ai un jeunot de poto, enfin six mois de moins, qui tourne en rond, enfin boucle, sur ses conquêtes passées.
Croyez le, c'est aussi pesant que mes laïus.
Le syndrome du facteur, Cheval le préposé au courrier, gagne du terrain chez bibi.
Enfin dans mon cas , plutôt une empreinte d’un de mes surnoms.
L’influence du Nickname comme disent les anglois.
Je ne résiste jamais à un juron bien senti en lisant marques et réclames incluant des termes piochés dans la langue du Biznesssss.
Quand un politique emploie un terme rosbeef, j’éructe !
Sûrement un atavisme d’Eloi, que je ne devrais pas avoir, vu que j'étais pas à côté de leurs tranchées en quatorze, et que mon goût du sucré salé me convainc, contrairement à lui, de la branche familiale descendante de la perfide Albion.
Je me considère donc comme un ardent défenseur des termes francophones.
Mais il y a forcément, qui confirme la règle, une ou deux exceptions.
Ce Nickname en fait partie, que je trouve largement plus rigolo que ce facile franchouille ‘surnom’.
J’ai usé autant de nickname que de doigts de ma main gauche, qui se ferme de moins en moins facilement, mais ce n’est pas si grave, je ne suis pas gaucher.
En premier à l’époque du collège une contraction doublée d’un segment de mon nom, ou d’un morphème si tu préfères, m’a collé quelques années.
Mon regretté légionnaire, instructeur d’équitation s'en servait encore à la fête de ses soixante dix ans :
- BBS t’es très con !
suivi d’une mémorable tape dans le dos sur une clavicule à peine remise d’un fourbe auxerre ou d’une troisième mi-temps de horse ball.
Cette mémoire vraiment….
A la fin de l’adolescence j’ai hérité d’un terme peu flatteur, que j'avais mérité, ado rock chevelu ne sortant plus de sa cave.
Celui là je vous le mets pas vous allez chambrer. Bande de Haters, puisqu'on jaspine english ce jour.
Puis est arrivé, avant le petit louis qui me suit depuis quarante piges, le mot teuz. Ou toz.
Impossible de me rappeler la genèse de ce diminutif.
Les vendredis soirs des jeunes travailleurs, génèrent des pseudos oubliés le lundi matin.
Celui-ci devait descendre d’une foirida mémorable, à Bayonne ? mais justement la mémoire ..
Certains vieux potes l'utilisent encore.
Donc ne voilà pas que je découvre au hasard de mes écoutes de podcasts matinaux que ce pseudo presque disparu, que ce Teuz est un protecteur des pierres dressées dans les légendes, pas si urbaines, du coin.
Il n’en faut pas plus pour que ma comprenette, plus influençable qu’une fan de Lena situation, ne s’approprie la légende.
Donc en plus de ramasser des cailloux, de perdre du temps à remonter les murs en pierres sèches
lors de mes treks matinaux, ne voilà pas que je m’attaque à la protection des pierres dressées.
J’ai commencé petit, par une enfouie sous les ronces à l’angle d’un sentier.
Assez content du résultat, je suis passé à deux sœurs totalement invisibles du chemin par la mousse et le lierre.
On ne m’arrête plus, je viens de dégager, à la main et à l'opinel une taguée, chemin de rando, toute aussi masquée.
Évidemment cette occupation n’est pas sans risques.
Le premier c'est les échardes. Je vais prendre un sac à dos et des gants.
Le second risque, le plus embêtant, est la TODO liste du bosco qui prend un certain retard, pour ne pas dire un retard certain.
Le problème de cette vie de patachon est toujours le même.
Faire des choix .
Voilà.
Une petite note de septembre, ou il fait soudain plus frais le matin,comme sur la photo là en tête de gondole, dans mon no man's land.
Allez tiens une zik sur le départ de la semaine .





