29 septembre, 2026

Hey Google, ta blogroll est HS , Baurdayl !!

 

Ha tiens ! Un p'tit coup de gueule. 
Y a longtemps, non ? 
Je vous rappelle qu’avant de devenir un blog larmoyant autocentré, ce journal était celui d’un, déjà, vieux râleur.

26 septembre, 2026

Rose le matin...

 


D’un coup je n’aime plus cet été indien, ces jours chaud et ensoleillés qui s’éternisent. 
Je n’ai jamais eu beaucoup de commentaires sur ce blog. 
Perdre un de ces liens d'écriture si constant est un peu comme perdre un ami. 
D’ailleurs cela fait pile dix ans, déjà, putain dix ans ! Il aurait dit, que j’ai perdu Mowgli, un autre commentateur ici, et aussi ami.

Bleck est parti cette semaine, pfffuiiiit, plus la. 

Sa dernière note du vingt de ce vilain mois bottait en touche sur le mot ‘fragile'. Comme une prémonition.
Je le savais malade, mais un menhir d’un mètre quatre-vingt dix, j’avais tenté une passe entourloupe  en commentaire.
Mais voilà, la camarde en embuscade , l’avait dans sa ligne de mire.  C’est notre lot, mais plus les années passent, moins on la cherche. 
Depuis la note de sa fille annonçant son décès, je tourne en rond sur mon azerty. J’ai sorti mon carnet, mon Waterman à cartouche bleu pacifique, mais rien n’y fait.

D'autres on fait des hommages tellement mieux écrit ici , la et encore la.
Moi je reste devant le néant, la page blanche.
On était de la même année ou presque. Peut être est-ce cela. On avait, un peu, la même façon de voir le monde. Peut être est-ce cela. C'est vraiment une sale année pour les blogueurs.
Je vais reprendre mes balades dans le vent, avec, un peu plus de cette alliée de la mort, le silence des vieux machins . Le jour n’est pas levé, il faut que je me bouge. Allez !


Tes commentaires vont me manquer bonhomme, bye !

15 septembre, 2026

Jamais deux sans trois

 Tout a commencé par une chute en vélo. Les chutes sont toujours bêtes. La j’ai voulu faire le kéké avec les racines du merisier au démarrage depuis la remise. On va dire que mon pneu de VAE était dégonflé, j’ai trop tourné le guidon et : 
Bam !  je me suis viandé comme un débutant.
j’ai juré. Mais j'étais surtout vexé. Y a bien soixante piges que je suis pas tombé de spad. Ou alors, comme le reste, j’ai oublié.
J'étais un peu chafouin. Je suis resté une minute par terre, attendant la douleur, mais que dalle.
Tombé comme un sac.
Me suis donné une constance en me grattant la jambe, ce foutu pso se ramène toujours quand il faut pas.
Pas un bruit alentour, je pourrais me fracasser le 💀 pouf, mes piafs après un court instant de panique reviennent à l’ex balançoire manger leur pain trempé.
Je SAIS on ne doit pas donner de pain au piafs, mais la ils ont trop soif . Le 🍞 trempé, c'est comme le ty-pied pour l’homme. Un moyen d’avancer.

L'été s’étire. 
Bien que par bien des points ce ne fut pas mon summer préféré, je ne vais pas encore vous saouler avec le seul qui le fut, j’ai ce sentiment étrange depuis un ou deux jours, de ne pas vouloir le laisser partir.  
Comme si je n’avais pas eu le temps de l’user, avec mes huit bornes de moyenne dans la pampa, soit près de 500 kilomètres, un mini Compostelle en série d’une heure trente.
Comme une fringale , en profiter à donf, avant que les tempêtes ne se la ramènent.
Les matins sont plus frais, mais le temps reste au soleil. Depuis bientôt trois mois on a eu à peine un demi seau d’eau de pluie.
Le jardin est une terre brûlée, et je continue à charger  jour après jour la coupelle que les piafs vident aussitôt. Plus couru que les stations services d'Andorre.


Donc je me lève aux aurores pour vraiment en abuser. J’allonge les balades de la miss de quelques kilomètres. Je vis dehors.
J'écourte la sieste , vingt cinq minutes max. 
Je fais un bon quand la sonnerie du téléphone retentit, persuadé que je ne me suis pas endormi.
J’ai coupé tout mon petit bois, taillé les haies, même si je n’ai pas encore arrimé tout ce bazard pour les affres du vent.
j’attend El Nïno de pied ferme.
Mais y' a rien à faire, cette belle saison va me manquer. 

Et puis je suis tombé aussi hier, en sortant justement Molly. La c'était à pied,  je ne regardais plus le chemin et vouf ! glissade de deux mètres dans la rosée du no man’s land
Pareil vexé. Pas de juron, le coin est trop beau, une cathédrale de nature. Un bel endroit pour se fracasser le 💀 sur une voûte gothique inversée 
J’ai jeté un œil alentour avant de me relever. La honte , c'est ce qui tue le plus les pirates.
En parlant de la flibuste, je ne reverrais plus mon petit cousin de renard 🦊 croisé au début de l’été. La soif aura eu raison de lui. Son cadavre presque momifié gisait disloqué sous un cyprès de Californie. Je vous épargne la photo. magnanime, juste pour ce jour.  je repasserai lui mettre des cailloux, si les goélands ne le débauche pas d’ici là, mais sur le coup choqué, je n'ai pas percuté.
Reprenons, je dois me rendre à l’évidence. Si mon freluquet de corps n’est plus capable d’avoir un certain équilibre, moi qui dansait en haut des arbres. Bigre, c’est que je vieillis dur.
Autant perdre des mots, voire des souvenirs, je m’en tamponne le coquillard, car les souvenirs sont là pour être renouvelés. Comme les notes de blog. 
Mais le moteur, la on rigole plus, je dois me rendre à l’évidence, me voilà adulte. Et il paraît qu’adulte sa file si vite qu’en deux coups les gros te voilà vieillard.

Heureusement l'été n'est pas terminé, même si les brumes du matin annoncent déjà la suite.  Je vous laisse, je suis là à m'épancher au lieu d’en profiter.
Il  y a un pommier sauvage derrière les arbres. 

Je vais faire une compote. Tiens.

Regardez ou vous marchez. 

@+



05 septembre, 2026

Le crapaud rencontre les deux princesses


Effervescence à bord. La quartier maître, venue quelques jours chez ses parents, et le bosco zonaient dans les transats par ce samedi ensoleillé. 
Ça babille un peu, le bosco :
  •  j’irais bien au forum des assoces, voir les cours de boxe ou de krav maga. 
Ces gonzesses modernes sont redoutables. Il faut dire que j’y suis passé ce matin au dit forum, pour le stand de tir, ou je vais certainement passer quelques aprèm d’automne.
Le tir est ma participation au zen. Mon yoga. Ma voie du budo. Je fais le vide, je bloque ma respiration et pouf, dans le dix.
Soudain Miss Molly s'approche du parterre de cactus et gratte le paillis. Le bosco m’appelle, c'est son parterre de choux, déjà bien mal en point avec les canicules, il est interdit de cacher des quignons de pains dans ce périmètre.
Curieusement quand son barclé fait des impairs , c'est toujours moi qui suis appelé à la rescousse.
J’enlève mes mappa rouges, j'étais en pleine gamelles song, reprend LA voix pour stopper mon tunnelier canin.
Quand j’arrive je vois tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un bout de pain sec. Non, non.
Dissimulé dans le rouge et noir des feuilles de plantes grasse un crapaud me regarde.
Au secours !  me disent ses yeux.
Celui là je l’embrasserai pas, j’ai suffisamment de princesses à bord. Et puis par ici les spontaills, ou fantômes locaux, peuvent prendre la forme d'animaux pour vous jouer des tours.
Je vous en ai déjà causé de ce loustic purulent,  à priori il s’est déplacé de sa buche.Je rippe la belle molly, d’un très tendre mais néanmoins impératif :
  • Gajdé !
Et lance aux filles :
  • Le crapaud , les filles.


C’est très curieux la réaction de la gente féminine du bord à cette injonction. Hop la, les voilà debout de leur transat, tout farniente ou bronzette oubliée.
Peut être n’ont elle pas, elles, de VRAI prince charmant dans leur périmètre.
Le bosco ne le voit pas. Je lui dit de garder ses lunettes mais madame fait la coquette, quoiqu'en vrai il se confond avec le sol.
Le quartier maître veut une photo, d'ailleurs c’est celle du dessus. Je lance :
  • Vous devriez l’arroser, il meurt de chaud.
Le bosco prend un verre d'eau et le lui versé à côté.
Il ne bouge pas.
  • Non pas à côté, sur sa pomme 
Elle s'exécute et :
  • Mince il aime ça !

Ben oui, franchement mes princesses n’y connaissent que dalle dans les batraciens. On le recouvre d'une feuille de Sakura, heu... Cerisier. 
On ne dit plus feuille de cerisier, je l’ai vu l’autre jour en achetant un chèvre au marché, c’est feuille de Sakura. Ce n'est pas du rosbeef, je n’insiste pas.
Je lui apporte une soucoupe de pot remplie d’eau à la béstiole.

Protègé du soleil qui tape dur, il ne bouge pas de sous sa feuille.
Le bosco reprend sa place sur le transat, tout en ne le quittant pas des yeux. 
Sûrement l'espoir qu’un bodybuildé genre Ken, le grouillot de Barbie, sorte de dessous la feuille.
Mais pour ça faut l’embrasser. Suffit pas de l’arroser un tch’o peu.
Mais les crapauds sont plein de malices et de magies.
D’un seul coup le bosco bondit :
Il n'est plus sous la feuille ! Il n’a pas pu sortir du carré de la terrasse ! 
Effectivement plus de trace.
Mais moi, dans ce carré  d’ un mètre sur un mètre, je pense savoir où est caché le petit futé sur la photo de tête de gondole.
Et vous ?





02 septembre, 2026

L’influence du Nickname


Je yoyote veugra.
J’ai complètement zappé que je vous ai déjà parlé de ma petite passion pour les pavetons, la fameuse PPPP ou la Pé au carré. 
L’année dernière les choses étaient encore bornées, rien que de très commun.
Je ramassais trois, quatre galets le mois. 
Un peu plus vers la Toussaint ou j'ai pas mal de tombes à marquer. D’une jolie pierre ronde noire, grise, ou blanche c'est le cas de le dire. 
Mais, que celles où je peux me déplacer, les autres j’ai un carnet de bord de pirate, avec un lot de livreurs de chrysanthèmes de haute confiance, la livraison de galets n'étant pas encore un segment porteur.
Mais là, cette caillasse manie, c’est détériorée un peu, enfin accentuée dirons nous.
C'est normal, avec l'âge, les défauts s’emplifient. J'ai un jeunot de poto, enfin six mois de moins, qui tourne en rond, enfin boucle, sur ses conquêtes passées. 
Croyez le, c'est aussi pesant que mes laïus.
Le syndrome du facteur, Cheval le préposé au courrier, gagne du terrain chez bibi.
Enfin dans mon cas , plutôt une empreinte d’un de mes surnoms. 
L’influence du Nickname comme disent les anglois.
Je ne résiste jamais à un juron bien senti en lisant marques et réclames incluant des termes piochés dans la langue du Biznesssss. 
Quand un politique emploie un terme rosbeef, j’éructe !
Sûrement un atavisme d’Eloi, que je ne devrais pas avoir, vu que j'étais pas à côté de leurs tranchées en quatorze, et que mon goût du sucré salé me convainc, contrairement à  lui, de la branche familiale descendante de la perfide Albion.
Je me considère donc comme un ardent défenseur des termes francophones. 
Mais il y a forcément, qui confirme la règle, une ou deux exceptions.  
Ce Nickname en fait partie, que je trouve largement plus rigolo que ce facile franchouille ‘surnom’.
J’ai usé autant de nickname que de doigts de ma main gauche, qui se ferme de moins en moins facilement, mais ce n’est pas si grave,  je ne suis pas gaucher.
En premier à l’époque du collège une contraction doublée d’un segment de mon nom, ou d’un morphème si tu préfères, m’a collé quelques années. 
Mon regretté légionnaire, instructeur d’équitation s'en servait encore à la fête de ses soixante dix ans :

  • BBS t’es très con ! 

suivi d’une  mémorable tape dans le dos sur une clavicule à peine remise d’un fourbe auxerre ou d’une troisième mi-temps de horse ball.
Cette mémoire vraiment….
A la fin de l’adolescence j’ai hérité d’un terme peu flatteur, que j'avais mérité, ado rock chevelu ne sortant plus de sa cave. 
Celui là je vous le mets pas vous allez chambrer. Bande de Haters, puisqu'on jaspine english ce jour.
Puis est arrivé, avant le petit louis qui me suit depuis quarante piges, le mot teuz. Ou toz.
Impossible de me rappeler la genèse de ce diminutif. 
Les vendredis soirs des jeunes travailleurs, génèrent des pseudos oubliés le lundi matin.
Celui-ci devait descendre d’une foirida mémorable, à Bayonne ? mais justement la mémoire ..
Certains vieux potes l'utilisent encore.
Donc ne voilà pas que je découvre au hasard de mes écoutes de podcasts matinaux que ce pseudo  presque disparu, que ce Teuz est un protecteur des pierres dressées dans les légendes, pas si urbaines, du coin.
Il n’en faut pas plus pour que ma comprenette, plus influençable qu’une fan de Lena situation, ne s’approprie la légende.
Donc en plus de ramasser des cailloux, de perdre du temps à remonter les murs en pierres sèches


lors de mes treks matinaux, ne voilà pas que je m’attaque à la protection des pierres dressées. 
J’ai commencé petit, par une enfouie sous les ronces à l’angle d’un sentier.

Assez content du résultat, je suis passé à deux sœurs totalement invisibles du chemin par la mousse et le lierre.


On ne m’arrête plus, je viens de dégager, à la main et à l'opinel une taguée, chemin de rando, toute aussi masquée.


Évidemment cette occupation n’est pas sans risques. 
Le premier c'est les échardes. Je vais prendre un sac à dos et des gants.

Le second risque, le plus embêtant, est la TODO liste du bosco qui prend un certain retard, pour ne pas dire un retard certain.
Le problème de cette vie de patachon est toujours le même. 

Faire des choix .

 
Voilà. 
Une petite note de septembre, ou il fait soudain plus frais le matin,comme sur la photo là en tête de gondole, dans mon no man's land.


Allez tiens une zik sur le départ de la semaine .