03 août, 2020

La queue ... virtuelle ( jour 140 )


En fait j'ai mis jour 140 mais je suis sur de rien. C'est tellement le dawa cette histoire de virus anti vioques que je doute désormais. 

Nicolas m'a repris sur le 134. Comme je lui faisais une confiance dicotomique, je suis tout perdu.

J'ai fini le maracuja hier soir la pin up d'El camino m'a surement donné soif. Les jus de fruits c'est plein de vitamines.

Mais reprenons

Je continue mon exploration ethnologique des centres commerciaux du monde d'après.

J'avais un pote. Le plus intelligent de la bande qui avait fait des études d'ethnologie.

Il passait sa life à étudier, quand nous autres pour sortir, on faisaient déjà les manuts à Garonor.

Wesh avec mon gabarit j'ai été déchargeur de camions.

je me demande dès fois si ma mémoire part pas en vrille.

En tous cas,à chaque anniversaire il m'offrait un livre épais comme un bottin.

(si vous savez pas ce que c'est qu'un bottin, c'était un truc très utile à louis Barrault en ces temps reculés)

Bref des lectures un peu torturées genre,

  • Le romantisme noir.

  • L'intégrale du marquis de Sade.

Passé trente cinq piges,il a pas eu de bol.

Sinon j'ai gardé tout ces livres. j'ai tenté Sade, mais j'ai pas le niveau.

Et pour les ventres commerciaux ?

Et bien hier j'ai arpenté celui près d'un parc d'attraction bien connu.

Une ville sans âme, trop propre pour être honnête, comme un décor insipide qui se voudrait style haussmannien.

Genre place Abrioux, tiens.

Et un centre commercial en plein air avec des marques level plus pour attirer les mouches avec des cartes gold.

Un dimanche moins chaud. 

Un petit 26 celsius. 

Je regarde les gens accoudés contre la vitrine d'une boutique en bignolant toutes ces vies en plein furetage de l'AFFAIRE des soldes dans cette fausse rue. 

Soudain, un détail insolite. Nouveau. 

Un bidule post covid attire mon œil. 

Quelque fois, on ne  peut plus rentrer en faisant une simple queue, chacun espacé d'un mètre.

Non, un quidam vous tend un QR code que  vous devez scanner pour saisir vos coordonnées et pouvoir obtenir une créneau d'entrée dans la boutique.

Fort non ?

Même cette soupçonneuse de mousse m'a fait la remarque avec un sourire en coin.

  • Alors ma parano est justifiée non ?

En tout cas c'est un joli coup marketing non ?

Je me demande si la CNIL a vent de ces amusantes pratiques. De toute façon les prix sont trop chers dans cette via pecunia est pour que j'y laisse mon mail. 

voila une note à peu de frais et sans cookie.


So bonne semaine. 

Restez à l'ombre, ou faites le plein de Maracuja.



01 août, 2020

Frissons du monde d'après


J’avais omis un truc dans ma dernière note. C‘est que quand tu sort d’un cluster, même si tu n’a pas les symptômes tu dois passer par la période de quatorzaine, ou te faire dépister.

J’ai réalisé sur l’A10 en rentrant pour ramener le bosco près de son port d'attache.

Pas question de retourner tafer

Pour ce faire dépister en appelant lundi 26, il fallait compter une place le 8 Août en laboratoire et en insistant. vive le neuf cube.

Autant attendre la fin du délai.

J’aurai du rester en Bretagne, ou cinq cent pékins se font dépistés gratuitement chaque jour.

Mais me voila de retour masqué downtown.

Cela me rappelle une bande dessinée oubliée que j’aimais beaucoup, les aventures du concombre masqué. Était ce pif ou pilote ?

J’ai oublié.


Mais c’était aussi béton que ce cowboy de Blueberry, dont le nom n’était pas encore une marque de super beuh, voir  le grêlé sept treize, ou Rahan et son couteau boussole.

Quelle belle époque pour la bande dessinée.

Reprenons.

Me voila donc ce jour en sortie du samedi, pour aller chercher du blé pour mes cocottes.

C’est en arrivant devant cet immense centre commercial, ce gros gâchis de paquebot construit sur des ex jardins partagés que je les ai vu.

Ce monstre ou il y a plus d’escalators que de magasins ouverts, ce désert, vestige du monde d’avant.

Ils manifestaient en tenue de travail devant l’entrée.

« Faites l’amour pas les magasins ! »

La formule m’a plu, bien que très honnêtement, à mon age et dans mon état de décrépitude, les magasins soit un pis aller.

Et j’ai pas les moyens moi de taper la truffe trikarde. Smiley.

Les plus vieux manifestants avaient la trentaine. Le monde d’après qui se profile à la rentrée s’annonce difficile. Il va falloir un véritable plan Marshall pour la jeunesse.

Ça m’étonnerai que notre énarque qui se gratte le nez plus qu’un junkie adepte du SpeedBall est une solution.

Il y eu Octobre rouge, j’ai bien peur qu’on est un Septembre bleu.

Mais bon, je suis qu’un vieux concombre masqué.

Pas vraiment un think tank.

Quoique je réclame le port du masque dans la rue depuis le début de cette chiasse.

Allez je vais ouvrir un jus de maracuja, il fait bien trop chaud.

Cette semaine la forêt de Chiberta a brûlée.

La ou j’ai passé un, le, plus bel été de mon parcours.

j'aurai pu vous mettre Hotel California la chanson de cet été la. il y a une version de 2020 a Sydney excellente. Mais cette jeunesse de maintenant fait des trucs sympa aussi...


Voila / bon vikende


24 juillet, 2020

#IZC (In Ze Cluster)

Cent trente quatrième jour d’après.

Ou de #FDM, suivant comme vous le vivez.

c’est pas moi qui fait le décompte. C’est un pro. Ici

j’ai décidé de m’offrir quatre jours de brake.

Ce premier semestre 2020 à été particulièrement tendu, enfin par ici.

Me voila donc parti prendre un bain de mer ou deux. Sortir Buck sur la lande et lire un bouquin ou trois.

Évidemment les bonnes résolutions, c’est comme les todo, on a toujours un grain de sable échappé du camping des flots bleus qui vient mettre le brin.

Le deuxième jour en sortant chercher le pain, je trouve space, pour ne pas dire bizarre tout ces gens masqués dans la rue.

Les gens par ici seraient-ils tous dans mon optique ? Sortons couvert ?

Je me dit quelle chouette ambiance, jusques que je titube sur le mot covid au bar ou je me siffle une mousse le midi en regardant la mer. 

parce que la vraie raison est la, regarder la mer.

bref je me suis fourré dans un cluster.

Je peux vous dire la, comme par enchantement, tout le monde le porte le masque.

Moi je suis passé chez le petit tailleur de la place Edouard VII avant de partir.

Je voulais deux masques, il était en rupture. il me les a retrouvés sous un pile de ben-houses

J’ai eu le nez de lui dire de relancer la machine.

Bon vais je pouvoir rentrer ? Po grave j’ai mon bureau dans le web et la 4G ici est presque meilleure que la fibre d’Aulnay.

Dans l'attente, je vous met un morceau bien que la radio des blogueurs soit confinée ce qui en désole pus d'un

Allez Salut et surtout


- SORTEZ COUVERT




16 juillet, 2020

Me and Bobby

Longtemps non ?

Je viens d'écraser une guêpe.

Je m'en suis voulu. Une réaction un peu rapide. Il y en a tellement. Sur le coup j'ai eu un peu honte de tant de haine. Sûrement comme le païen qui a étripé mon chat. Ce tarba a le sens du sacrifice, mais aucune peur du karma.

Est-il important pour une guêpe ? 

En tout cas c'est pas une prière qui va arrêter celui de la torture d'un greffier de quatorze ans.

Reprenons.

Le bruit du claquement sec de ma casquette n'a pas dérangé Bobby entrain de manger ses tournesols.

Ce piaf est un numéro. Il commence a piailler vers sept heures. Je le sert en graines en revenant de nourrir les poules et les poiscailles. 

A peine il me voit rappliquer avec ma gamelle de céréales, il s'envole et disparait.

Dix minutes après, il réapparait avec Madame. Les dames n'ont pas de collier chez les perruches vertes.

Quand la miss, toute fine, toute verte, (un vrai canon, sur la tof, non ?) a finie son petit déjeuner, il passe à table. Bien vite accompagné par deux bébés mésanges qui savent bien qu'il ne mouftera pas.

Je me suis pris d'amitié pour ces immigrés psittacidés largués là, au cœur du neuf cube, comme pour beaucoup, par quelque coup du sort. 

Surtout avec ce Bobby. J'ai oublié le nombre d'années que je le nourri.

On a notre rituel. On tord le coup pour s'observer. Savez vous qu'il me lâche ses mêmes cris stridents quand on se croise au Parc Dumont. Ou rue du gros peuple.

On se salue. 

On est sauvage, mais poli. Nous.

En mathématique on pourrait en déduire qu'on est civilisés. 

Mais en mathématique seulement, la vie elle, elle est plus compliquée.

Ce piaf me fait penser à un pote. Missing in actions. C'est pour ça que je l'ai surnommé Bobby. Plus on passe les barres de zéro plus on les engrange les matous et les potos disparus. La faucheuse danse salement dernièrement. Alors on se tord le coup pour leur faire des clin d’œils en attendant la fin de la valse.

Enfin qu'elle s'occupe de ceux qui ne dansent pas.

Je vais tronçonner le mirabellier demi mort qui ne servait que d'escalier a Iwa pour passer dans les jardins à téco.


Cela fera tourner la tronçonneuse. Le bruit va peut être faire frémir son tortionnaire.

Quel bel été.


Profitez.






13 juin, 2020

Dérouillage en vue de présentiel



Je devais 'monter' à l'agence cette semaine. On dit plus au bureau. On dit plus faire acte de présence. On dit présentiel. C'est le baurdayl.

Bon un mercredi sans pluie. Une occase de reprendre le spad. Dérouiller mes guibolles et faire un peu d'exercice. Je reprend mon reconditionné. J'ai vendu le route motoconfort sur le bon coin la semaine d'avant. Je m'en servais plus et j'ai besoin de place. Un étudiant me l'a acheté. Une affaire. Trente balles. C'est pas le prix que j'avais payé les pneus chez déc. Mais que voulez vous, 21 ans, en master, venu en RER du Kremlin-Bicêtre, ou d'une ville perdue analogue.  Pour aller à la fac. j'ai bradé. Mais revenons à ma sortie parisienne. S'échapper des rues d'Aulnay est facile d'où je suis.

Tout de suite, à peine le panneau passé je remarque que la ville de Bondy, elle, fait de plus en plus pour le vélo. La nouvelle piste sécurisée, ou le rebord en granit évite le stationnement sauvage, m'amène jusqu'au canal. 

Revoilà la ligne verte. Peu de choses ont changées depuis mes premiers aller retours pendant la grève de 97. 

Enfin si. Les graffs sont moins souvent refaits et il y a moins de doués. La plupart en sont au tout début du crayonage à la bombe. Quoique ce petit nouveau est sympa.


Chaque époque ses totems.

Sinon les docks ont été refait depuis un bail et de plus en plus d'immeubles vue canal remplace les usines vides ou les camps de roms. A ce propos,

Ils n'ont pas construit encore sur l'autre berge du decathlon, mais ils vont avoir des surprises dans les fondations.

 #jdcjdr

Le canal a été dragué dernièrement.De régulier gros tas de boues séchées tous les kilomètres. La un Vélib première mouture, la un T-max entier et une ou deux autres motos enchevêtrées dans un gangue de croûte marron.

Je n'ai pas le temps de m'arrêter pour la photo je dois être à neuf plombes en inter. Je suis parti a huit heures quinze je dois pas mollir pour atteindre saint Lazare.

Je roule à bonne vitesse. Mes guibolles tiennent. Je serai a l'heure.

Le retour ne sera pas de la même eau. Des le canal Saint Martin des douleurs et un peu mal au cul, avec ma selle a dix €,me forceront à deux arrêts dans l'herbe. Dont un a Bobigny ou j'ai regardé passer une péniche nommée Hoedic.


Comme un signe. 

J'ai jamais mis autant de temps pour rentrer. Mais j'ai papoté au soleil trois quart d'heure au téléphone avec ma reum dans son Ephad tout en regardant les sportifs de la salle de sport en pleine air s'escrimer sur les planches pour leurs tablettes de chocolat. 

Et pis j'ai jamais été aussi vieux pour la redescendre cette putain de ligne verte.

Aussi.


29 mai, 2020

Pitin !

boisson du bosco

Faut que je me dépêche. pis je peux pas laisser ce crève cœur en tête de gondole.
ça en fait des accents circonflexes. ha ! non y en à qu'un. 
Merci Google.
Pitin !
Alors ce #dredi je suis monté arroser au cimetière avec mon nouveau spad reconfiguré.
vous vous souvenez ?

Il faisait chaud, mais en vélo c'est agréable. j'ai passé la passerelle sans mettre pied à terre.
j'aime bien parce que c'est interdit. 
#LesNazes  
Et avé le masque !
Pitin !
je suis encore un gamin péchu. 
c'est autre chose qu'un pitin de GROS X5 ou Q7 de GROSSES FEIGNASSES SOLITAIRES , non ?
Et un miroir pour les gens. Un.
j'ai mis sept minutes pour 'monter' de Nonneville au nouveau cimetière. 
Sans forcer et sans sirène.
Qui dit mieux en respectant les feux.
Je sais pas si vous avez des fleurs sur les ancêtres, mais c'est le moment d'arroser. 
la canicule démarre  early cette année.
Pitin !
j'ai croisé ces nouveaux tag orange pour les vélos sur la route pour le covid de merde.
En descendant le pont de la croix blanche
Mais aucune voiture ne m'a doublé. Pas de voiture à cette heure. 
Ou je carburai trop.
Dommage j'aurai bien aimé persifler.
Voila ce qu'on appelle une note de rien.
Ha si en revenant je suis passé au skate park Abrioux. 
Plus d'ombres de tilleuls et toujours pas de parking ouvert pour les zotos.
Pitin !

20 mai, 2020

IWA

Moi j'ai eu IWA qui a fait pareil.


Franchement. celui qui me fait de plus de peine c'est le Buck.

Les autres c'étaient LEUR chat.ils sont laminés. Pas moi. J'ai perdu autant de chats que de vies.

Mais le Buck il reste couché devant la porte toute la journée, en plein soleil attendant son retour.

Elle est sortie à deux heures du mat.

Elle a du profiter que mes ronflements sortaient le Bosco du lit.

A moins qu'elle ne soit sortie à cause d'excel qui est plus un perturbateur de sommeil que bibi.

Ce chat est comme la vingtaine que j'ai eu.c'est quand vous dormez le mieux qu'il vous prennent  le chou.

Pour une fois c'est pas moi qui l'est sortie.

Mais voilà.

Ce matin en ouvrant les volets, elle n'était pas la.

...

Iwa après quatorze ans ne rate jamais ses croquettes, puis une petite soupe de chez ses spécialistes de nourriture pour greffiers.

Hier soir elle est venue se blottir contre moi. Pendant que je regardais une de ces conneries télévisuelles. 

J'ai senti le 'flux' mais je n'ai pas capté.

Vers 15:00 j'ai appelé le véto après avoir fait le tour du quartier trois fois.

Je l'ai inscrite sur machinjaiperdumonchat.org.

Avec son numéro de tatouage 

Mais IWA était un chat exceptionnel. Dans sa vie on a des chevaux, des chiens et UN chat exceptionnel.

ma mère avait eu RAMI, un tigré redoutable qui veillait sur son bébé.



Iwa a fait pareil.

Elle a connu mes deux cabots préférés et les deux, elle les a dressés.

Ma IWA j'espère que tu t'est bien cachée 

So long….


18 mai, 2020

Bleu comme une libellule

Étang de comelles 12.5.2020
 

 J'ai acheté mon masque chez le tailleur à côté du boulanger. un joli bleu foncé trois couches de tissus.
En parlant de masques, mon voisin m’a demandé si je lui avait pas taxé ceux distribués par la municipalité. Souvent son courrier s'égare dans ma boîte. Et vice versa. Certes les enveloppes étaient volumineuses et dépassaient des  boîtes aux lettres. Mais quand même il y a une limite à la piraterie. je lui ai proposé les miens. il à décliné. smiley.
J'ai abordé ce dé-confinement avec un recul effroyable.
Presque plus de RS, ni de lecture de blogs. Coupé les infos. Passer mon temps à apprécier de faire des choses inutiles, ou presque.
La première chose que j'ai faite d'ailleurs, et qui me manquait horriblement, c'est d'aller courir les bois avec buck.
La forêt d'Ermenonville était noire de monde un mardi .
Bon vu que les diminués ont fermés les parcs, les gens qui peuvent se tirent plus loin.
En parlant de dé-confinement.
J'ai renbarré direct mon boss en lui disant que je reprendrai pas le RERB pour monter à Paname dès le 11, ni le 18, ni...
Tous les gens qui ont télé travaillé autour de moi ont du mal à penser le retour à l'Open Space. 
Dans mon cas la vision du RERB ces derniers jours sur les RS a été rédhibitoire. Mes vieilles guiboles prendront le vélotaf. Une fois de temps en temps. 
J'étais déjà un ours. 
Mais du fond de ma dunette avec mes quatres écrans je suis devenu un geek.
Dehors on distribue des médailles aux soignants en lieu et place d'une revalorisation de leur taf.
Dehors on impose pas le masque dans l'espace public mais on lourde les parcs et les plages.
Dehors on se colle sans distanciation dans la queue du primeur au marché pour trois barquettes de fraises pour deux.
Dehors. La liste est trop longue.
je reste dans ma dunette avec mes bronches trouées.
En revenant de la forêt je suis passé sous Roissy. D’habitude les avions font la queue pour atterrir. on les voit de loin bien avant le tunnel des pistes de l'A1.
la rien.
Et toujours ce ciel bleu comme une Libellule.
Ou comme l'enfer, je sais pas pourquoi on place toujours une déclinaison de rouge dans cet endroit la.
En arrivant dans les petites rues d'ASB en fin d'aprèm ensoleillée, il y avait tout ces gens qui marchent au milieu des avenues, ou qui font du vélo avec leurs enfants.
Il y a la quelque chose d'irréel quand même.
Voila, fin de lundi, je décroche.
Bon mardi ,les gens.

01 mai, 2020

Le coup de la montgolfière


Bon perdre son masque c'est un peu comme perdre sa rallonge.
C'est perturbant.
Ma lame je l'ai égarée trois jours. Impossible de retrouver où j'avais fourré mon knife à ouverture d'une main.
Un tout usage que j'ai acheté directement à Thiers, dans une coutellerie ou une Makila en vitrine, un bel objet au pommeau en argent ciselé, m'avait conduit à pousser la porte.
Le bâton était far away de ma bourse, mais en papotant avec le vendeur, j'étais ressorti avec un nouveau compagnon.
Ce trappu au manche en pierre de lave.
Et à ouverture d'une main non mécanique.
Un truc qui descend des bergers calabrais.
Tenir le mouton d'une main et ouvrir le couteau pour lui enlever un caillou du sabot est très compliqué.
J'ai pas vu un seul latxa tête noire depuis et vu mon stock de surins on peut parler d'achat impulsif...
Ou j'ai eu affaire à un bon vendeur.
Comme je bosse pas mal aux jardins en ce moment par session d'une heure, j'ai refait tous les chemins pour voir si mon extension n'était pas tombée de la poche.
Rien. Nada. Que tch'i.
Bon je vais pas chouiner, j'ai de la matière question acier bleu. Une collection à faire rougir de plaisir un rémouleur.
Si ce petit métier tournait encore.
Vous connaissez l'adage, un keum ne peut sortir sans sa teub et son canif.
Dans les trucs obligatoire pour l'escapade, il y a aussi désormais le masque.
Voilà pas que je l'ai égaré aussi, le beau gris en tissu réalisé par belle maman.
Ce masque est d’ailleurs une vraie réussite.
Bien que réalisé avec des élastiques de slip kangourou qui me décolle un peu les oreilles, il est parfait pour me couvrir des yeux à la gorge.
Finalement je l'ai dégoté sous le coussin de Buck.
J'ai donc décidé de le nettoyer puisque cela faisait moins de soixante douze heures qu'il était la.
Je l'ai collé dans un bain d'eau de javel.
Mais le bain d'eau de javel voilà c'est une erreur. Je l'ai lu la.
Je l'ai mis a sécher.
Et voilà qu'il s'est mis a dracher sévère.
Enfin si vous devez nettoyer vos masques, le mieux c'est de les coller à la machine.
Ensuite je suis passé voir ma mère à l’Ephad.
Depuis que l’autorisation a été donnée par le king du tâtonnement , j’ai reçu un planning avec la date de ma visite pour ce mois.
Trente Avril , quinze heures trente, durée de la visite trente minutes.
Vous allez encore me dire que je tape trop la numérologie.
TSsssss, moins que les runes.
Reprenons.
Evidemment je suis arrivé en avance. Avec mon brin de muguet. je dois ressortir et revenir à trente , pas avant.
  • S'il vous plait monsieur. 
Je n'arriverai jamais à me faire qu'on me sorte du mOssieur.
Je retourne dix minutes dans la voiture.
Cette fois ci c’est l’heure.
Prise de température, trente six quatre. Un animal a sang froid. lavage de main, charte papier à signer comme quoi je ne fréquente pas de malades et une liste de pré-requis à faire blêmir les conditions d'utilisation de google . une fois les formalités remplies, me voila  sous un barnum .
Une grande table, style salle à manger, deux chaises bout à bout.
Ne pas s’approcher , ne pas enlever le masque et tout et quanti.
Il fait froid. deux jours de pluie on salement ratiboisé le thermomètre
la mère arrive dans son fauteuil, l’aide soignant lui explique qu’il ne faut pas enlever le masque et ne pas m’approcher.
il repart se mettre au chaud et garde un œil sur nous de la fenêtre de la résidence.
On commence à papoter. le masque la faire rire.
Un orage se déclenche. Elle s'inquiète du claquement de la pluie sur le plastique.
  • C’est quoi ce bruit ?
  • C’est rien, la pluie , maman
Elle a oublié le bruit de la pluie.  Depuis tout ce temps entre ces murs.
J’ai un peu froid. le vent se lève. Mais elle continue à papoter.
Une bourrasque plus forte.
D’un coup, d'un seul le pied du barnum de son coté se libère du bloc en fonte. bloc prévu pour, mais pas vraiment attaché.
sacré maman !
la toile de tente est comme prise d’une vie propre, elle se gonfle , se soulève et … Je fais un bon pour attraper le pied du barnum déjà a un metre trente du sol. peut être cinquante.
la toile claquée par le vent se rabat sur le fauteuil roulant. Ramener un spi une fois que le grain est déclenché n'est jamais une mince affaire.
Forcement elle râle. Dès que je m’occupe un peu d’elle, elle ronchonne.
Normal c’est ma reum.
sacré maman !
Je la soupçonne d’avoir tenté le coup de la montgolfière pour s’envoler par dessus le mur du parc.
j'ai oublié le nombre de fois ou elle m'a emmené au Prado voir Mary Poppins.
le personnel arrive en courant sous la pluie battante.
A quatre pour remettre de l’ordre.
  • ca va vous n’avez rien 
  • ha ha non touté va bène
On décide de remettre le papotage à des jours meilleurs.
  • une derniere photo ? 
  • ne vous approchez pas !
  • ok ok

Voilà pour le jour quarante cinq et une zik d'ambiance tiens, chaque fois que gaby ressort je me remémore  Dom, tiens man in mémoriam...




24 avril, 2020

un coté bucolique

Je reviens à la base. 
Je prends une photo et je déraille dessus.
Je ne compte plus les jours de confinements.
j'ai arrêté . Hier aprèm en passant place de la république, mon œil c'est posé deux secondes sur le coté bucolique de cette minuscule place tout d'un coup.
Une fuite en avant vers la vie sauvage. les pâquerettes s'explosent et quelques herbes au fond se la pètent foin. bon y a écris liberté aussi. ça pousse à s'émanciper.
C'est amusant comme la nature reprend aussi vite ses droits. Cela ne durera pas, on parle de revenir fissa au monde d'après.
Une coupe zero cinq de la pelouse, adieu les fleurs.
Certains rêveurs parlent même du monde d'avant.
En attendant l'inutile, on respire.
Derriere un masque certes.
De plus en plus de gens avec des masques.
les fantômes passent par la bouche.
je file,il faut que je charge le frigo.
Tiens en causant ghosts.


17 avril, 2020

Éloi

C’est pas facile de bloguer quand on est en confinement.
On peut pas parler de politique, c'est la guerre non ? On peut peut être évoquer un auteur à lire ou un tuyau pour communiquer
avec les pinko.
Moi je lis plus, ou quatre pages et je m’emmerde. Et je n’ai plus d’amis.
A part un dingue de Lannemezan sont tous canés.
Mais comme aurait dit mon grand oncle. Ci devant Éloi pour l'éternité. 
  • Votre confinement commence à me courir sur le haricot.
Je dois avouer que quand il m'a sorti ce slam, le nettoyeur de tranchées, au milieu de ce repas familial des seventies. 
Cette si jolie et imagée expression, elle m’est restée gravée. Courir sur le haricot. #CBo
J'aimais bien cette grande gueule.
Il mérite une note ici, comme d’autres.
Toute la famille l'adulait, mais pour une seule chose. 
Sa réussite. 
En tant qu’ado,je préférais moi, sa courte lame double de nettoyeur de dix sept.  
Ou son langage, issue des rues du Montmartre des années 1900. 
Donc le grand tonton après sa réussite, en sortant de la vraie guerre de quatorze, dans le tout nouveau marché aux puces,
avait pris sa retraite dans le pays de sa naissance au sud-ouest de Toulouse.
Grand collectionneur de tableaux et de timbres. C'était un peu le tonton d'Amérique tellement il était blindé.
Comme tout les gens qui ont réussi il avait un bagout et un aura de charmeur.
Mais il sortait de la der des der et comme tout ceux de sa génération, il avait vu trop de choses pour prendre la vie trop au sérieux.
C'est d'ailleurs un commentaire du mousse aujourd'hui qui me pousse à vous compter le tonton et sa vision de l'histoire.
  • Mais pourquoi les gens ont ils aussi peur de mourir ?
Les chats font pas des chiens vous me direz.
Mais reprenons.
Le tonton avec sa belle maison au pied des Pyrénées coulait une retraite tranquille.
A maugréer sur l'abandon du béret et sur les hommes politiques de l'époque.
Ne voilà pas que l'on redécouvre à  pas six cent mètres de sa maison une des plus belle villa gallo-romaine du sud de la France .
En plein cœur des années 30.
Jusqu’à la tout le monde pensait a un repaire de templiers ou de Cathares. Ces saloperies d' adorateurs de chats.
Un vrai trésor avec une mosaïque sertie d'or.
Ventre à choux.
Imaginez ce qui se passe dans la caboche d'un rescapé de quatorze, qui fit fortune en vendant des antiquités aux puces,
dont beaucoup a l'époque provenaient de sites romains, ou égyptiens, où aujourd'hui en vous promenant vous avez juste le droit d'éternuer.
Ni une ni deux.
Il descendait des Romains 
Le créateur d'internet n'étant pas né. Il engagea un détective privé pour remonter sa généalogie dans le périmètre. moyennant force pépètes
Le brave colombo l'appelait souvent pour lui fournir ses avancées dans les diocèses du coin.
A l'époque les registres étant uniquement tenus par l'église.
C'était un bon, en six mois il avait atteint le moyen âge et Bordeaux.

A la fin décembre,par un de ces jours si raccourcis, niveau lumière, il l’appelle.

- Bonjour Eloi, je vais devoir vous demander une rallonge 
- Une rallonge, mais pourquoi donc ? Et que faites vous à Bordeaux.
- Et bien voilà , je dois rejoindre l'Angleterre, car au moment de la guerre de cent ans votre famille est venue de la.
-....
Le refus a été catégorique. l'aïeul qui avait tenue une tranchée à vol d’oiseau de celle des rosbeefs,
préférait nettement l’ennemi de l’époque, que de descendre de la perfide albion.
je crois même qu’il ne lui a pas payé le dernier solde.
ce en quoi il me rejoins. je suis assez rat niveau règlements.

En passant dans la rue derrière avec Buck pour notre sortie du jour,
j’ai entendu un morceau de Christophe sur une radio dans un jardin. Un morceau avec du bleu, ou une Aline, je sais plus .
il y avait un soleil de juin et un ciel bleu… d’enfer.
alors cela va pile pour la musique du jour.
Et puis ce soir au moment du #dredi apéro , j’ai compris pourquoi la cadette aime tellement les chips au vinaigre. 
Le détective avait raison.


14 avril, 2020

le monde d'après ? il est déjà là.


J'ai mis du temps a identifier le premier chanteur qui me tire des bras, si soyeux, de Morphée.
Le jour pointe à peine, et sa trille stridente reprend toute les quinze secondes.
Ce n'est pas un merle, non il n'y en a presque plus.
En tout cas de ce confinement, le silence des nuits, de temps en temps seulement troublé par une ambulance au loin, est certainement la chose la plus cool.
Avec aussi le réveil par ces foutues mésanges, ce sont elles les coupables, ces ingrates !
Elles que j'ai grassement nourries de graines de tournesol tout l'hiver.
Bon j'aurai pas de puceron. Voyons le côté positif.
Je me traîne en peignoir jusqu'à mon café, des faux airs de the dude avec la bedaine,les lunettes et les claquettes.
Mais sans la tignasse.
En avril petit déjeuner dehors est surprenant.
Toujours pas un avion. Il se passe des jours entiers sans avion.
Un ciel d'un bleu VanGaughien et les tourterelles qui ont remplacées au pied levé les mésanges, déjà au taf sur le mirabellier.
Ces chipies de rieuses on trouvées un trou sous le toit.
Elles nichent dans la laine de verre et à voir le nombre qui passe devant la fenêtre de ma dunette la journée, je me demande si ça ne vire pas à la sous loc au black la haut.
Cette année j'ai attaché mon hamac entre deux arbres, un pêché et un jeune mirabellier.
Du coup la moindre brise me berce. C'est le second effet kisscool de ce confinement.
J'ai aussi réussi à me détacher du boulot. Sans haine ni violences, sûrement l'effet hamac.
Je met mon masque pour sortir Buck et je me dit :
Putain ! Quel morceau d'histoire !
Je ne ferai pas de projections pour la bonne raison que cela ne sert a rien.
Cette saloperie de virus n'est pas saisonnier. Il est là pour un bail et vu l'état lamentable de mes bronches je suis sa proie idéale.
Je risque donc d'ermiter un max tant qu'un vrai vaccin n'est pas efficace.
Je laisse les super benêts qui n'avaient pas calculés la dépendance à la Chine, colosse aux pieds d'argiles, continuer de nous bourrer le mou.
il faudra travailler plus après, supprimer des congés payés... les attardés, ils ne voient donc pas ?
le monde d'après ? il est déjà là.
Nan, j'écoute les oiseaux, je regarde le ciel,et je me dis ...
Quand même, j'aurai connu ça.
Allez , envoyer le son ! et prenez soin de vous.

08 avril, 2020

22 Vl'a les confinés

#KiLuCru non ?
Un vrai soleil de mai. Je sais, c'est un peu chelou. Il parait que quand le confinement va être terminé il va déhotter pendant trois semaines.
Pour éviter les sept travaux d'Hercule qui m'attendent à la maison .si je lâche mon clavier. je me suis trouvé un sacerdoce, en dehors de ravitailler voisins, belle-mère et autres trolls IRL.
Vi.
j'ai démonté mon fidèle spad.  Depuis le temps que l'on traîne ensemble, et qu'il m'attend toute la sainte journée a la gare RER B , scotché à sa vigne vierge, c'est pas du luxe.
Pendant les grèves de 97 c'est a bord de ce bolide que j'avais rejoins Paname tout les jours.
Après on a eu une période ou il m'attendait accroché  à la grille du métro Gare du Nord.
Comme le faisait ma grand-mère avant moi.
Bon ce coin c'est pas l'idéal pour les vélos. il a morflé un peu.
Puis l'arrivée du Vélib l'a relégué en banlieue.
Jusqu’à ce que j'abandonne avec les nouveaux vélibs dont , comme je suis un peu primaire, je n'ai pas réussi à me connecter au début.  Et j'ai abandonné la remontée de la rue Lafayette.
Trop de Gaz Oil.
Mais je ne regrette pas d'avoir gardé mes masques anti-SUV, il m'ont dépannés en attendant que ma belle-mère, entre autre Reine de la machine à coudre, se mette à en fabriqué des trop swags.
Vingt deux.
Demain je passe mon cheval à la bombe. Avec toute l'huile de coude que j'ai usée, il va être le plus groovy de Nonneville.
je vous ferai un photo après. ça fait une note à, peu de frais.
bon c'est assez pour un mercredi.
Mon primeur a déposé les légumes. je vais finir Végan.
Ha non.
Iwana le félin tueur de la maison a ramener un bébé musaraigne.
Du coup après un chat, un chien, deux poules, six poissons et quelques enfants, le bateau c'est enrichi d'un aquarium spécial bébé.
Le mousse a fait un trail au Prisu pour le lait de chat spécial pour les rongeurs dixit google.

Ha si.
je tousse plus.