Affichage des articles dont le libellé est nimportnawak. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nimportnawak. Afficher tous les articles

22 octobre, 2026

IWAK-21-2026 HÉROS

 


Je ne suis pas un héros comme chantait ,encore lui, Balavoine.


Voilà le vingt et unième jour de l'IWAK je suis tombé .

Débordé par une journée parisienne, je n’ai pas eu le courage de publier ma note avant minuit.

Je ne suis pas un héros.


J’ai un faible pour ce général, Lazare Hoche, en tête  de gondole.

Celui la, a eu  une vie de comète, mais c'était un héros.


Je retenterai l'IWAK l’année prochaine, si le grand cric ne me croque pas, 

vingt jours c'est mieux que l’an dernier, mais tout de même,


Je ne suis pas un héros


@ +


 


 



20 octobre, 2026

IWAK-20-2026 SALON

  

Salon. Thème IWAK du vingt. Octobre. Deux mîlle vingt six.
Je ne vais pas vous parler de la version British, lounge qui existe aussi par ici, enfin ou je créchais avant, un savant dosage entre le pub de nuit et l’écurie pour apprenties call girls, puisqu'on jaspine la langue du Biznesssss.
Jamais vraiment fréquenté, ça n’existait pas quand j'avais l'âge de courir le guillédou.
Il y avait bien un bar de nuit, dont le blaze était ‘la grange’, comme le morceau de zz-top à la même époque.  
C’était au fond d’une impasse dans un bled, qui n'était encore qu’un village, avant de devenir une banlieue aplatie de pavillons identiques, ornés de paraboles zé  panneaux photovoltaïques, ainsi que de parkings plus ou moins clandestins pour l’aéroport de Roissy. 
Encore un miracle de l’internet.
J’ai dû user l’alliage du bar une fois, et encore, c'est parce qu'un pote qui créchait à côté n'était pas rentré.
Mais je m'éloigne comme toujours.

Pour le salon, j’ai immédiatement pensé à mes deux ex coiffeurs, car depuis que je suis en province, c'est le bosco qui manie la tondeuse.
Ces deux gamins, barbus comme les chanteurs du groupe  précédemment cité, sont arrivés un jour et ont ouvert leur office de barbier, dans une des nombreuses boutiques lourdées du périmètre.

Ce n'était pas encore la mode de ces barbers shop que l’on voit fleurir partout avec fauteuil en cuir ,ambiance cosy avec un gros machin lumineux blanc et rouge, genre le caducée des raseurs.
Non, rien de tout ça . 
Deux chaises, un banc pour ceux qui attendent leur tour, un grand porte manteau, une grande glace, un néon, quatre tondeuses en charge et des ciseaux.
Sur mes deux loustics, un grand  balbutiait deux mots de français. La radio passait assez fort des airs pakistanais ou indiens, une prière ou les résultats du foot auquel je ne captais rien.
J’ai essayé une première fois, pas de chichi, comment les cheveux ? un coup de balais sur les douilles du passager précédent, un tour de cou en crépon et roulez tondeuse !
Avec moi et mes trois tifs frisette, l'affaire était torchée avant la fin du morceau, un truc avec un instrument inconnu, moitié guitare, moitié crécelle.
Mais c'était efficace. 
Et pas obligé de papoter deux heures sur les thèmes du moment, un sourire , sept euros et à dans quinze jours.
Au fil des mois le salon s'est rempli. 
Il y avait du monde tout le temps. Évidemment l'affaire s'est ébruitée et deux autres salons beaucoup plus chics, so British, ont ouvert dans les deux cent mètres.
Mais il est resté dans son jus  celui-là,  toujours le même néon. 
Et toujours couru.

Comme je suis de passage dans mon neuf cube de cœur, je vais peut-être refaire une incursion et me rafraîchir le scalp pour une zéro cinq réglementaire.
Moins j’ai de cheveux, plus j'ai la patate.
Ce qui me rappelle un slogan des yé-yé ;
Cheveux longs, idées courtes !
Mais je dérape encore 
Mon entrée dans ce coiffeur les faisait grandement sourire mes deux afghans, tiens voila  ce پدر کلان کوچک Je verrai s'ils se souviennent de bibi.
Allez ! Il se fait tard, je vais m’allonger sur le canap, ou je squatte ces jours ci, dans le foutu salon d'ma fille..

@ demain


19 octobre, 2026

IWAK-19-2026 CONFUS

Confus. 
C'est moi qui suis confus. 

Voilà dix neuf jours que je vous spamme  avec ma prose lénifiante sur les thèmes de cet iwak de l’année 2026.
D’ailleurs embrouillé, ce qui est presque un synonyme, je le suis souvent désormais.
A ne pas me rappeler ce qu’on m’a dit avant hier. 

Ou ces petites choses du quotidien qui me venaient naturellement avant. 
Pas de doute je suis confus moi aussi.
Dédaléen je suis devenu. 
Je traverse une pièce en oubliant ce que j’étais venu chercher. 
Ou un autre exemple pour aller chercher un lien dehors, pour raccrocher le laurier, ne voilà pas que je voie que la vigne déborde, je commence à la tailler,  mais la je me dis qu’il serait temps de rentrer le hamac avant la pluie, que je vois pendouiller entre le cerisier et le mirabellier.

Je pose le sécateur, pour m’occuper derechef de ce point.
Vous pensez bien que le lien du laurier est oublié.
Et c'est comme ça toute la sainte journée. 


C'est plus qu’une dispersion c'est la nébuleuse du n’importe quoi.
Pour pallier cette fièvre de diversions , j'intensifie l’usage de ma todo, encore une fois c'est le téléphone.
le grand maître de mon organisation interne.
La confusion est à son comble.


Non je suis vraiment contrit, plus que confus de vous imposer, profitant de cet iwak tout mon binz neuronal.

@ demain



17 octobre, 2026

IWAK-17-2026 BIDULE

 



Bidule .

Voilà une note que j’aurai dû facilement ficelée.

S’il y a bien un terme que j’emploie à tort et à travers depuis que mon cervelet refuse de me lâcher 

casserole ou baguette, c'est bien celui là.

Mais tout le monde n’est pas aussi diminué que bibi.

Il existe plusieurs types de bidules.

Il y a comme en tête de gondole les enfants de monsieur Du dule , la famille Bi dule, 

dont on ne sait pas vraiment les classer dans un vocabulaire connus, 

généralement un bidule est sans appellation prédéfinie.

Ou alors vous avez comme moi la flemme de chercher et vous lâcher : bidule

Pourquoi pas truc où machin ? C'est moins générique.

Bidule est universel 

Enfin voilà j’aurai dû faire une jolie note sur bidule, mais justement ce bazar s’évapore. 

C'est samedi soir j’ai une chose à faire, mais quoi, là, le bitonio m'échappe. 

Tant pis

@ demain



12 octobre, 2026

IWAK-12-2026 TOSS

 

Le thème du jour Toss traduit par Lancer. 

Lancer, j'ai jamais été un bon lanceur. 
Je me rappelle de la batte en colonie de vacances. 
Derrière le belvédère où on devait monter pour faire ses besoins, il y avait une jolie clairière de sable.
C'est là qu'on jouait à la ‘BATTE’. 
Le jeu n’a pas disparu, désormais il est plus swag avec son nom anglais. Le criquet. 
Mais à l’époque on disait la batte.
J'étais un très mauvais lanceur. 
Je ne comprenais rien aux règles et continuais à courir , donc pour employer une autre traduction du mot TOSS  comme je ne savais  pas LANCER, je me suis fait JETER.
Je n’ai jamais été au fait des sports collectifs, toujours a cause de mon lancé.

Par contre toujours dans ces colos, j'étais une pointure au lancé via le propulseur (un atlatl ) de ma fleche polynésienne comme on les nommait.


Sinon au lancé du cailloux plat pour les ricochets, je suis un champion, même encore aujourd'hui.

Pour la photo en tête de gondole c'est un de mes grands regrets. J'aurais bien aimé lancer la bocha loin vers les buts. Mais comme dans le polo il faut changer de cheval toutes les sept minutes, c'était  a dix mille lieues du réalisable ...


10 octobre, 2026

IWAK-10-2026 MYSTIQUE


Voilà bien un thème ou je ne vais pas briller.
En vrai je pense que j’ai toujours été un grand mystique. 
Mais c’est innée. 
Cela doit provenir d’un atavisme d’ancêtres lointains et oubliés. 
En tous cas les dieux qu'ils craignaient n’ont plus cours aujourd'hui. 
Le vent, les pierres, les arbres, le soleil  et tout ce qui faisaient la nature il y a longtemps.  
L’autel de ces divinités oubliées n'étant que très intérieur le résultat est que le mythe n’est que pour bibi.
Ma daronne qui descendait des Pyrénées collectionnait, elle, les livres sur les Cathares.
Ces mystiques dissidents du moyen âge, des genres d'ascètes qui croyaient en la réincarnation. 
Du coup elle adorait les matous. Sûrement pour cela qu'ils ont envahi la maison.
Comme tout le monde le sait ces félins voient des choses que l’on ne capte pas. 
Je ne sais pas si j’ai été influencé mino par le vent en haut de Montségur, mais pour le mystique pour un athée, j’ai mangé de la visite d’église en veux tu en voilà. 
Pas un bled traversé pendant les vacances ou il ne fallait pas visiter l'église.
Puisque je cause hérétique Cathare, juste après il y a eu un autre courant , mené par un François de la ville d’assise qui lui n’a pas affronté le pape. 
Il y a un très sympa reportage la dessus sur Arte.
Voilà je vais retourner à mes pierres et ce vent qui commence à se lever, il faut que j'aère mes divinités …


09 octobre, 2026

IWAK-9-2026 RAM


 La, ça commence à se corser.  Comme l’automne d’ailleurs il fait plus froid d’un coup, non ?
On entre dans des eaux un peu chahutées, ou je vais devoir serrer les ris avec le thème du jour.
RAM
Pendant longtemps ce n'était pour moi que la mémoire accès direct. Maintenant il y a google trad et je sais donc que c'est le Bélier ♈
Je pensais avoir des photos de ce bidule, mais j’ai confondu avec un bouc.


Je ne suis pas encore un vrai campagnard.

Donc je vous mets une photo de l'éco-pâturage, y a des moutons, cela me semble le faire.

Le Bélier que j’ai le plus connu c'était mon daron, un vrai fonceur. Après le mousse aussi est Bélier. Pareil poussez vous devant je passe. 

Le vrai bélier, il y en avait un plus haut enfermé tout seul sur la lande. Quand on passait avec Molly il blaterait un peu, ou belait si vous préférez, mais assez spécial comme bêlement. Il avait sûrement un crush pour la Miss.

Il était minuscule, mais avec un enroulé de cornes qui ne présageait rien de bon si vous passiez sa barrière.

Un jour il a pris la clef des champs, enfin de la lande plutôt.

Sa maîtresse a laissé un panneau avec son portable si on le croisait. 

Je ne l'ai pas vu de l’hiver, mais il était de retour au printemps. 
Comme moi un plus gris.
Et toujours aussi seul.

Voilà tout ce qui je peux dire sur le ♈ 

Quoique , maintenant il y a prescription,  je peux vous livrer un scoop de chute.

J'ai eu un crush platonique, moi aussi, pour une native du signe. 
Je me demande si je blaterais pas un peu, du coup à ce moment-là. 
Mais c'est un souvenir assez sympa, qui me colle le sourire d’un coup la, tiens.
La Bélier n’a rien vu , fonceuse comme elle était. 
Elle aurait pu écraser le 🦂 presque sans s'en apercevoir.
Assez de confidence pour ce vendredi, si je me répand plus, vous allez en faire des choux gras tout le vikende et le répéter toupar.
Remarquer le choux avec le temps qui s’annonce c'est un plat de saison.
Gardez les feuilles de garde pour les béliers de votre périmètre, ils adorent ça…








07 octobre, 2026

IWAK-7-2026 PANIQUE

 

 

 Je vais essayer d’aborder le thème du jour sans céder à la panique de la page blanche. 
Le manque d’idées me terrifie, je reste là devant l'écran noir dans le vide intersidéral. 

J'aurai pu prendre la météo, et le retrait du trait de côte comme la photo en tête de gondole. Trop géneral comme panique .


Dans mon job, j’ai souvent paniqué, mais toujours à tort. 
J’étais un vrai pro, mais le fait de ne pas avoir prévu une option, me mettait le cerveau à l’envers.
Heureusement, ils ont inventé l’IA pour me remplacer.
Heureusement aussi, j’ai appris plein de trucs chez mes potos des seventies, le contrôle de la respiration, la méthode Coué et tutti quanti.


Maintenant je suis bien trop usé pour paniquer. 
Quand on panique c’est que la peur attaque votre cervelle. 
Déjà la mienne est bien trop occupée à chercher les mots qu'elle oublie, pour se soucier d’émotions.
Je dis ça mais cette semaine, j’ai, l’espace d’un instant, mais d’un instant seulement, comme chantait Brel, paniqué.
Le bosco etant barrée quelques temps, en stage à conneuil les bains ou un bled qui m’a pas frappé, me voilà seul avec la miss Molly.
On se tape des sorties allongées n’ayant pas d’heure de repas imposé.
En plus , ils ont ratiboisé de grandes bandes de fougères dans la lande créant ainsi des chemins plus faciles pour les chasseurs.
Bon courage pour débusquer les chevreuils, l'autre matin en voiture j’en ai vu un qui , paniqué par les phares a fait demi-tour dans le taillis inextricable, un peu comme le mème de Simpson. 

C'était à la sortie du village, a peine passé la dernière maison. 
Pas besoin de courir la pampa.
A yé je m’égare, moi aussi. 
Donc on fait nos six bornes, molly galope dans le chaume de Fougères. Moi je savoure ma playlist. J’ai téléchargé de nouveaux morceaux Toitube. 
Ce qui est bien avec ce linux, c’est que t’a toujours un geek qui a paniqué avant toi sur les nouveaux contrôles opérés par la firme pour éviter le 'download' comme disent les rosbeefs.
Je suis obligé de télécharger, c'est un peu une zone blanche pas d'amazone de la musique, ni de Spotifaille.
Et avec dix giga de MP3, pas de panique je peux me perdre un moment.

Apres une bonne heure on revient un peu usé à la casbah. 
Molly est asséchée et va boire l’eau des piafs. 


Poche gauche. Pas de clefs
Poche droite . Pas de clefs.
Stress.
Derrière ? Non plus.


Mince j’ai perdu les clefs.
Légère panique. Tout seul. Pas de double. 
En bon pirate j’ai bien une solution violente de secours pas vraiment orthodoxe, mais bon il y a d'autres clefs sur le trousseau.
Panique.
Je rattache la miss et nous voilà partis en sens inverse. 

Si les clefs sont tombées dans le chemin, il est possible qu’un passant les ai ramassées. 
Si c'est dans les chaumes c’est plus tranquille, mais vais je me rappeler quel chemin de chaumes ? 
Il se ressemblent tous.
Panique.
Bon . J’abrège, ma panique s’éternise la.
 Finalement au bout de trois bornes au milieu d’un chemin de Fougères je vois le fil bleu du tour de cou de mes clefs.
On est rentrés tranquillement et, chat échaudé craint l’eau froide, je suis passé faire un double de mes clefs que j'ai planqué dehors, je vous dit pas où.
Histoire de ne pas paniquer de nouveau.

@ demain 


06 octobre, 2026

IWAK-6-2026 OGRE

 


Ha l’Ogre !

On me l’a un peu agité quand j'étais petit pour me faire peur. Si tu ne manges pas ta soupe, l'ogre va venir la finir et toi avec, il adore la viande d’enfants.
Ou un truc du genre puisqu’on dit baffrer comme un ogre.

Mon prof de CE1 Monsieur Lascaux nous avait expliqué que le mot ogre venait de ‘Hongrois’ en raison de la terreur causée par leurs incursions en France au Moyen Âge. 

Ce qu’on apprend petit reste gravé, même si désormais, avec le ternet, je sais que ça remonte aux Romains. Il n'empêche j’ai une histoire d’ogre sous le pied.  

03 octobre, 2026

IWAK-3-2026 MINIATURE

 

Déja ça va être une note miniature. 
Le trois octobre est presque passé, entre le marché, ma première séance de tir et le film ‘bonne conduite’ déjanté comme je les aime il me reste peu de temps pour traiter mon sujet.
En plus je ne vois plus si bien, quoique sur cinq cartouches, je ne fais que deux trous miniatures ou elles sont venues se loger.
Ici de miniature, il y a ces coquillages que le bosco passe du temps à ramasser. 
Elle ne les trouve que dans une crique particulière.A bord, on appelle ça des nez de cochon. 

Mais le vrai nom est trivia artica, ou grain de café rose aussi. Personnellement je trouve que ça lui va moins bien que nez de🐽, parce que j'ai pas souvent vu des grains de café rose.  Mais je ne vais pas créer une polémique miniature ici.
Il est assez dur à débusquer dans la masse de coquilles en tout genres. 
Surtout quand on ne veut pas déranger les bigorneaux qui font des encombrements pour aller je ne sais où !

Je pense qu’il devait servir de monnaie à une époque , sinon je ne vois pas l'intérêt de perdre des heures à en ramasser une paume.


Ensuite ces bénitiers miniatures sont entreposés dans un verre à schnaps dans le buffet. 
C'est la photo en tête de gondole à côté de la voiture de pompier MINIATURE . 
Quand des enfants passent l’été. 
Ils pillent le stock. 
Pourquoi ? C'est un nouveau mystère.
Mais les enfants, ces adultes miniatures désormais, sont souvent mystérieux à mes yeux.
Sinon de miniature et vu que le temps presse je ne connais que la chasse au crocodile miniature, je suis sûr que vous l'avez pas, je vous explique.


Bon il vous faut : un crocodile, une pince à épiler, des jumelles et une boîte d’allumettes vide, bien sûr.


Vous vous approchez du saurien, vous le regardez en inversant les jumelles , il est tout mini riquiqui. Un lacoste miniature. 
Vous le prenez délicatement avec la pince à épiler et hop dans la boîte d’allumettes.
Faut pas le laisser trop longtemps, ou faire des trous dans la boîte pour qu’il respire.


@Demain





15 septembre, 2026

Jamais deux sans trois

 Tout a commencé par une chute en vélo. Les chutes sont toujours bêtes. La j’ai voulu faire le kéké avec les racines du merisier au démarrage depuis la remise. On va dire que mon pneu de VAE était dégonflé, j’ai trop tourné le guidon et : 
Bam !  je me suis viandé comme un débutant.
j’ai juré. Mais j'étais surtout vexé. Y a bien soixante piges que je suis pas tombé de spad. Ou alors, comme le reste, j’ai oublié.
J'étais un peu chafouin. Je suis resté une minute par terre, attendant la douleur, mais que dalle.
Tombé comme un sac.
Me suis donné une constance en me grattant la jambe, ce foutu pso se ramène toujours quand il faut pas.
Pas un bruit alentour, je pourrais me fracasser le 💀 pouf, mes piafs après un court instant de panique reviennent à l’ex balançoire manger leur pain trempé.
Je SAIS on ne doit pas donner de pain au piafs, mais la ils ont trop soif . Le 🍞 trempé, c'est comme le ty-pied pour l’homme. Un moyen d’avancer.

L'été s’étire. 
Bien que par bien des points ce ne fut pas mon summer préféré, je ne vais pas encore vous saouler avec le seul qui le fut, j’ai ce sentiment étrange depuis un ou deux jours, de ne pas vouloir le laisser partir.  
Comme si je n’avais pas eu le temps de l’user, avec mes huit bornes de moyenne dans la pampa, soit près de 500 kilomètres, un mini Compostelle en série d’une heure trente.
Comme une fringale , en profiter à donf, avant que les tempêtes ne se la ramènent.
Les matins sont plus frais, mais le temps reste au soleil. Depuis bientôt trois mois on a eu à peine un demi seau d’eau de pluie.
Le jardin est une terre brûlée, et je continue à charger  jour après jour la coupelle que les piafs vident aussitôt. Plus couru que les stations services d'Andorre.


Donc je me lève aux aurores pour vraiment en abuser. J’allonge les balades de la miss de quelques kilomètres. Je vis dehors.
J'écourte la sieste , vingt cinq minutes max. 
Je fais un bon quand la sonnerie du téléphone retentit, persuadé que je ne me suis pas endormi.
J’ai coupé tout mon petit bois, taillé les haies, même si je n’ai pas encore arrimé tout ce bazard pour les affres du vent.
j’attend El Nïno de pied ferme.
Mais y' a rien à faire, cette belle saison va me manquer. 

Et puis je suis tombé aussi hier, en sortant justement Molly. La c'était à pied,  je ne regardais plus le chemin et vouf ! glissade de deux mètres dans la rosée du no man’s land
Pareil vexé. Pas de juron, le coin est trop beau, une cathédrale de nature. Un bel endroit pour se fracasser le 💀 sur une voûte gothique inversée 
J’ai jeté un œil alentour avant de me relever. La honte , c'est ce qui tue le plus les pirates.
En parlant de la flibuste, je ne reverrais plus mon petit cousin de renard 🦊 croisé au début de l’été. La soif aura eu raison de lui. Son cadavre presque momifié gisait disloqué sous un cyprès de Californie. Je vous épargne la photo. magnanime, juste pour ce jour.  je repasserai lui mettre des cailloux, si les goélands ne le débauche pas d’ici là, mais sur le coup choqué, je n'ai pas percuté.
Reprenons, je dois me rendre à l’évidence. Si mon freluquet de corps n’est plus capable d’avoir un certain équilibre, moi qui dansait en haut des arbres. Bigre, c’est que je vieillis dur.
Autant perdre des mots, voire des souvenirs, je m’en tamponne le coquillard, car les souvenirs sont là pour être renouvelés. Comme les notes de blog. 
Mais le moteur, la on rigole plus, je dois me rendre à l’évidence, me voilà adulte. Et il paraît qu’adulte sa file si vite qu’en deux coups les gros te voilà vieillard.

Heureusement l'été n'est pas terminé, même si les brumes du matin annoncent déjà la suite.  Je vous laisse, je suis là à m'épancher au lieu d’en profiter.
Il  y a un pommier sauvage derrière les arbres. 

Je vais faire une compote. Tiens.

Regardez ou vous marchez. 

@+



05 septembre, 2026

Le crapaud rencontre les deux princesses


Effervescence à bord. La quartier maître, venue quelques jours chez ses parents, et le bosco zonaient dans les transats par ce samedi ensoleillé. 
Ça babille un peu, le bosco :
  •  j’irais bien au forum des assoces, voir les cours de boxe ou de krav maga. 
Ces gonzesses modernes sont redoutables. Il faut dire que j’y suis passé ce matin au dit forum, pour le stand de tir, ou je vais certainement passer quelques aprèm d’automne.
Le tir est ma participation au zen. Mon yoga. Ma voie du budo. Je fais le vide, je bloque ma respiration et pouf, dans le dix.
Soudain Miss Molly s'approche du parterre de cactus et gratte le paillis. Le bosco m’appelle, c'est son parterre de choux, déjà bien mal en point avec les canicules, il est interdit de cacher des quignons de pains dans ce périmètre.
Curieusement quand son barclé fait des impairs , c'est toujours moi qui suis appelé à la rescousse.
J’enlève mes mappa rouges, j'étais en pleine gamelles song, reprend LA voix pour stopper mon tunnelier canin.
Quand j’arrive je vois tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un bout de pain sec. Non, non.
Dissimulé dans le rouge et noir des feuilles de plantes grasse un crapaud me regarde.
Au secours !  me disent ses yeux.
Celui là je l’embrasserai pas, j’ai suffisamment de princesses à bord. Et puis par ici les spontaills, ou fantômes locaux, peuvent prendre la forme d'animaux pour vous jouer des tours.
Je vous en ai déjà causé de ce loustic purulent,  à priori il s’est déplacé de sa buche.Je rippe la belle molly, d’un très tendre mais néanmoins impératif :
  • Gajdé !
Et lance aux filles :
  • Le crapaud , les filles.


C’est très curieux la réaction de la gente féminine du bord à cette injonction. Hop la, les voilà debout de leur transat, tout farniente ou bronzette oubliée.
Peut être n’ont elle pas, elles, de VRAI prince charmant dans leur périmètre.
Le bosco ne le voit pas. Je lui dit de garder ses lunettes mais madame fait la coquette, quoiqu'en vrai il se confond avec le sol.
Le quartier maître veut une photo, d'ailleurs c’est celle du dessus. Je lance :
  • Vous devriez l’arroser, il meurt de chaud.
Le bosco prend un verre d'eau et le lui versé à côté.
Il ne bouge pas.
  • Non pas à côté, sur sa pomme 
Elle s'exécute et :
  • Mince il aime ça !

Ben oui, franchement mes princesses n’y connaissent que dalle dans les batraciens. On le recouvre d'une feuille de Sakura, heu... Cerisier. 
On ne dit plus feuille de cerisier, je l’ai vu l’autre jour en achetant un chèvre au marché, c’est feuille de Sakura. Ce n'est pas du rosbeef, je n’insiste pas.
Je lui apporte une soucoupe de pot remplie d’eau à la béstiole.

Protègé du soleil qui tape dur, il ne bouge pas de sous sa feuille.
Le bosco reprend sa place sur le transat, tout en ne le quittant pas des yeux. 
Sûrement l'espoir qu’un bodybuildé genre Ken, le grouillot de Barbie, sorte de dessous la feuille.
Mais pour ça faut l’embrasser. Suffit pas de l’arroser un tch’o peu.
Mais les crapauds sont plein de malices et de magies.
D’un seul coup le bosco bondit :
Il n'est plus sous la feuille ! Il n’a pas pu sortir du carré de la terrasse ! 
Effectivement plus de trace.
Mais moi, dans ce carré  d’ un mètre sur un mètre, je pense savoir où est caché le petit futé sur la photo de tête de gondole.
Et vous ?





27 août, 2026

Abra-K-Dabra

Ma dernière note date de treize jours. Sans être vraiment superstitieux faut que je stoppe la, de suite, ma procrastination.
En approuvant  chez Agathe qu’en lectures Stephen King était un peu moins ma tasse de thé désormais, je ne pensais pas que ça allait m’inspirer mon gribouillis du jour.
Les méandres des deux neurones du pirate ont des circonvolutions très imprévisibles.
Allons-y, je revenais ce jour du marché le long de la départementale avant de couper par la lande. 
À pied. 
Comme d’hab. 
Molly a calculé les moutons en tête de gondole, qui eux aussi la bignolais, se pensant cachés à l'abri du puits.
A l’inverse de Molly ou de moi, plutôt loups solitaires, le mouton est grégaire. 
Le voisin lui ayant fourni, à miss Mo, un os d'omoplate et d'humérus du même animal hier, carcasse qui n'a pas fait quinze minutes, je la garde donc en laisse car son flair n’a d'égal que son appétit.
Et puis sur la départementale, les solitaires humains enfermés dans leurs SUV carbure veugra, pour employer une expression qui n’a pas vieillie, elle.
Je voudrais pas que la patate se fasse taper pour une éventuelle option sur un gigot. 
Je commence sûrement à m’attacher.
Mais je m'éloigne.
Comme d’hab, de nouveau.


Après les cinq ou six bornes de landes, ou ma bombe canine se tape des runs, je coupe par le chemin de la sorcière. Je vous en ai déjà causé ici avec sa mare à sec lors des canicules de cet été,

c'est le seul chemin ombragé, avec des voûtes d'arbres à la Disney comme dans Blanche neige et sa pomme.


La légende de ce petit sentier ombragé rapporte que les écervelés qui l'empruntaient jadis lors des nuits d’hiver étaient attirés par l'affreuse sorcière vers la mare, qui à cette période se confond avec le chemin voire le recouvre comme en février dernier.
Si les malheureux se noyaient pour passer par un raccourci, l'histoire ne dit pas quel filtre magique la sorcière en tirait. Je ne sais pas, la dernière que j’ai croisée préférait les glaces, que les décoctions.
Bref. 
Molly galope devant et saute sur le bord de la mare pour brouter deux herbes qui ont reverdies avec la dernière ondée.
Loin derrière, je râle parce qu'elle va se fourrer de la glaise jusqu’au genoux. 
Et je m’approche du bord pour lui botter le fondement vu que ni mes sollicitations, ni la sonnerie de l’alarme de son traceur ne la bouge du bourbier.
La terre hier grise et blanche est redevenue noire luisante avec la pluie.
A mon arrivée, la miss détale vers le chemin.
La,  je reste coi regardant mes pieds au bord de la vase. Quelque chose d’orange dépasse de la boue 
Des vertèbres , zut ,même des côtes sont remontées avec le retour de l’humidité.


…
Mince la légende serait vraie. Surtout que c'est de l’os pas du tout neuf, mais de belle taille.
Une photo. 


J’extirpe avec un bâton, un pirate se promène toujours avec une makila de fortune, donc j’extrait de la vase un os plus important.
Ouf !


Ce n'est pas un quidam. J’ai hésité un instant, bien long,  à la taille des vertèbres.
Mais qui donc la sorcière a-t-elle encore occis ?
Pour résoudre les mystères, au vingt et unième siècle, il y a le sauveur, Lens.



Pour lui, c'est un sanglier. Ou un cerf de virginie, un chevreuil quoi.
Va pour le chevreuil. 
Cela m'évitera un détour par la gendarmerie. 
Je reprends mon sac et hop on retourne à la civilisation.


Avec le déroulement de cette bien triste affaire, je vais arriver juste pour ma popote du midi.


Je vais faire végé, tiens, une tarte aux carottes ?







12 août, 2026

le retour de la cuvette

 

L'ensemble du coin est  placé en niveau 4 sur 4 « crise sécheresse ». 
Les mares ne sont plus que plaque d'argiles craquelées . 

Tout les arbres font grises mines. 
Mon merisier tape sont feuillage d’automne et nombres de haies du périmètre ont un arbuste sur deux de claqué. 

Je vous copie les consignes placardées dans les RS et chez les officiels du périmètre : 
“ Chacun est invité à limiter sa consommation : utilisation d’eau de récupération, douches plus courtes, programmes « éco » pour les appareils ménagers, vérification des éventuelles fuites. “
Cette énième canicule va occire ce qui avait résisté jusque là. 
Le combava pourtant habitué à des températures chaudes se tord les feuilles et les framboisiers, mûriers et même le magnolia vieux de plus de dix piges sont DCD
La paille de la pelouse se mélange à la terre devenue poussière. 
Cela envahit la maison, une fine couche qui recouvre le sol. 
En un mot comme en cent , c’est la cata.
Bon je ne suis pas le plus à plaindre. 
Le maraîcher à côté perd la moitié de sa récolte et le pire c'est que les nouvelles semences ne sortent pas.
Je ne vous dit pas le prix des légumes à l’automne…
Comme je suis encore un peu citoyen, je n'arrose plus et évite la pompe à eau du hameau, déconseillée en cas de sécheresse. 
Je fais un plein de galons la semaine pour le potager.
M’est revenu en zonant, la technique de Mamie Marianne.

Une cuvette dans l'évier récupérait l'eau du lavage des mains ou des légumes.
J'ai mis le bidule en place. En une après-midi j’ai fait deux arrosoirs . 
Certes ce n’est pas de la wasser pour le potager. 
Mais, mes arbustes sont demandeurs.
Voilà,  mourir du feu ou de soif le pronostic est compliqué  pour cet été
j'ai une question, les climatosceptiques sont t'ils tous déjà desséchés ? 
Ou ils se confinent dans l'amnésie écologique ? 
Les oiseaux sont piles à l'heure le matin pour piller leur gamelle d’eau.
Je n’ai pas revu ma rainette, mais je continue de changer sa soucoupe qui se vide tous les jours.
Vu comme c'est parti, je me dis, c'est peut-être mon dernier été , les petits vioques supportent mal la chaleur extrême.
Alors je mets mon maillot de surf de 1976, et whesh je rentre encore dedans. En boudinant légèrement tout de même 😆. Mais où on plonge, il y a peu de pékins pour bignoler.
Ensuite j’embarque Molly et on va se baquer vite fait tous les deux sur la plage des chiens.
C'est le truc bien dans cette modernitude désespérante, il existe désormais des plages pour kiens.
La grosse fait de l’apnée elle essaye de pécho les mulets qui lui filent sous le nez.
Pas de danger, ils sont plus malins encore que les lapins.
Sur cette plage excentrée, j’ai vu il y a quelques jours un plongeur un peu au large, et juste derrière lui trois dauphins barrés à chasser la sardine.
Ils auraient pu le toucher mais je suis sûr qu’il ne les a pas vu. 
Je les ai recroisés les marsouins, en emmenant les moufflets des mioches de mes potes pour un tour en Kata. 
Les gamins se sont rués sur le filet pendant qu’ils longeaient l'étrave à bâbord . 
Ça été un moment magique. 
Le skipper a choqué un peu pour une légère courbe au vent et les mômes ont pu les observer deux minutes.
Ils en oubliaient leurs téléphones.
Moi aussi, je ne me suis réveillé que sur le tard pour une vilaine photo,

alors que je venais d’avoir un carrousel de sauts digne de ceux vu au large du Prêcheur il y à quelques années.
Leur présence si près du bord me fait penser que la mer se réchauffe donc très vite, aussi, ici.



30 juillet, 2026

Garennes & Graffs

Les flibustiers n'ont pas de parole, que des principes à la con.Voici donc La célèbre maxime, une note chasse l'autre.
Surtout quand je viens de découvrir que je peux éviter de m'user les pouces en enregistrant directement sur le téléphone. Aujourd'hui c'est street art, certes ce n'est pas l'équivalent en volume du musée de la ligne verte  mais c'est régulièrement mise à jour.
Ce matin, pendant que Molly courses les lapereaux de l'année, j'en profite pour prendre deux, trois clichés.
Les petits garennes sont fûtés, il la laisse démarrer à donf à deux cent mètres, prennent un petit départ au galop ne montrant plus que leur sautillant ponpon blanc,  et quand la blanche Diane, se croyant victorieuse, arrive sur leur pont arrière, un petit virage à quatre vingt dix degrés et hop, disparaissent dans un taillis de mûres inextricables.Ces rongeurs ont lu la Fontaine.
Mais on est pas la pour des lapinous de trois semaines.
D’abord il y a ce mot contracté, qui me semble guère Tonbreu. 

Je le vois plus du sud-est vers chez Monsieur 🍓. Ce n'est pas une expression du périmètre. Certainement des graffeurs venus chercher un peu de fraîcheur.
Le diable sur le A du LEGALISE géant qui traîne depuis une paire d'années sur le hangar, je m’y trouve des faux airs. 


Comme j’ai serré le graffeur un matin de juin, il m'a sûrement pris pour modèle. Aha.
Sinon je n’ai pas d’avis sur le mot lui-même. Mon dernier pet est d’avant quatre-vingt. Puis, vu que c’est tellement répandu dans la jeunesse,  je me demande pourquoi l’état ne veut pas se faire une petite taxe la dessus, comme pour le pinard et les clopes.
Ça financerait la lutte contre le réchauffement, ou le reste à charge dl’a sécu qui vient de doubler.
Il y a des mystères. Tant pis les taxes partent à l’etranger.
L'autre matin dans le sentier à la fraîche pas encore huit heures , j’ai vu débouler un vététiste que j’ai d’abord pris pour un grand sportif, avant de renifler dans son sillage, une odeur de sinsemilia à défoncer les frelons asiatiques du périmètre. Pas huit heures, jolie journée.


 

Allez un détail de l’homme à la bulle et je range le portable. Molly n’a pas encore calculé un chevreuil qui vient de traverser  le chemin, il faut que je la rattache , sinon arrivé à sa hauteur elle va plonger pour une heure dans les fougères 



@+



29 juillet, 2026

une cartouche de Juillet septante six, une ...


Tiens, un petit tour il y a cinquante ans. 
Ça vous dit ? 

Beaucoup de monde est nostalgique de ces années soixante dix, enfin septante selon m'ame 👒, voire vintage ce mot si tendance, mais combien ont déjà croisée cette fausse insouciance, ailleurs que dans les friperies ?
En lisant le monde ce weekend, yep,  j'ai décidé de lire une presse papier la semaine, si ça peut aider ma tuefou mémoire.
Bref, le canard parlait du Woodstock français dont des pellicules ont été 'miraculeusement' retrouvées au fond d'une cave parisienne dernièrement. Ces parisiens quels cachottiers !
Moi qui ai usé mes cinq cent un dans pas mal de fêtes et de concerts de l’époque, j’ai raté celui là, trop occupé à courir un béguin platonique à la chambre d’amour. Et puis le mot jazz dans le titre, zik de la génération d'avant, pas de quoi traverser le pays en stop.
J'étais donc bien jeune et con. Et en plus chevelu. je suis toujours assez con, mais les cheveux ont filés avec l'eau du bain des années. Avec de belles camarguaise en prime, dont j'ai racheté une paire y a quelques années et que je garde pour reprendre la route.  Un jour, il faudra bien.
Donc hier, comme il n’y avait rien dans le poste, comme presque tous les soirs, pour éviter le scroll du bosco sur Netflix,  j'ai proposé de regarder ce doc en replay sur franceTV. 
Comme je suis rarement prescripteur, même la mousse, en congé chez ses darons, n’a pas mis son véto.
Un peu d’histoire chasse les préjugés.
Ce reportage est bien foutu, ça permet de revoir le crépuscule des seventies et tout ces chevelus. Il cerne bien l'année et la fin du rêve largué de cette jeunesse vernie.Vernie en rapport de celle d'aujourd'hui je veux dire. 
j'étais grave fauché mais je fut un électron libre.
On croise de grands artistes dans ce reportage, tous ne sont pas là, il manque mclaughlin il me semble. lui je l'ai croisé plus tard à l'euskal jaï, grand souvenir aussi.

Certaines bandes , même avec le concours de l'INA ne sont pas récupérables. Majedo.
Mais la mousse a été impressionnée par la précurseuse feministe Bette Davis. 
Et puis il y a les apparitions de Vander, astre de Magma.
Il faut que je conseille ce bidule à mon pote Pat, qui est un grand fan. 
A propos de ce groupe j’ai une anecdote, tiens.
Il y a quelques décennies je livrais un logiciel au siège d'un groupe de sapes. 
C'était le pilier de ce marché à l'époque. Il a été depuis emporté par la fast fashion, comme tant d'autres.
A l'époque, avant le ternet ou presque, il fallait se déplacer pour installer un logiciel. La préhistoire quoi.
Mais je digresse.
Tout le monde était corporate dans ce foutoir chatoyant. 
Tee shirt siglé, pantalon dernière saison et même les pompes me semblaient fluo.
Je badge la porte du service infos. 
Le responsable informatique à mon âge, la tempe déjà grisonnante. 
Ce qui detonnait un peu dans ce zoo de trentenaires hypes.
Je le regarde un moment, et après les présentations d’usage, je lui lâche

  • C'est pas très corporate de  ce promener avec un tee-shirt de Magma dans ce temple de la mode ?


il sourit et éclate de rire.

  • Personne ici n’est capable de déchiffrer ce sigle. Peut être cela va inspirer les créatifs…

Sourires communs.
Bon donc si vous voulez renifler juillet 1976 et ces tontons toulonnais avec leur coup du banquier, ou si comme bibi, vous avez un coup de nostalgie c’est ici

Sinon j'étais pas trop fan du jazz- rock à l'époque, même encore aujourd'hui d'ailleurs, plus Californien dans ma playlist du sud ouest, à regarder dans le soleil couchant les surfers de la Barre virevolter dans l'écume. Tiens je vous met un cover de ma préférée de juillet 76 comme quoi certaines mélodies durent


Voila, une cartouche de Juillet septante six, une , pour la route. Je me met en off, je m'offre un repos de papy avec une playlist béton.

@+ 



27 juillet, 2026

CR de brok

 
Hier matin je suis sorti dans le monde des humains, je ne vais pas devenir ermite tout de même .
C'est la saison des vides greniers et brocantes.
Avec les touristes dans le périmètre, les spots explosent. 
En grande concurrence cette année avec les vides maisons, ça se tente de plus en plus cette version 'at home' du vide garage. Il y en a même qui, comme sur la rue menant à la brocante, avait sorti un tréteau avec une pancarte SERVEZ VOUS avec quelques objets désormais inutiles, neons et supports, lampes de chevets , outillages...
La dernière brocante que j’avais faite m’avait un peu déçu. 
Peu d'exposants et beaucoup de vinted, je veux dire de fringues.
Là, il y avait un peu plus de stands véridiques. Je trouve que ça dénature un peu les lots de frippes.  Cependant le mousse dégotte une casquette à trois € et un peu plus loin une poupée tricotée assez marrante.


La dame doit y passer ses soirées de tempêtes, y avait du stock.
Son mari à côté était accoudé à sa remorque. Intrigué je m’approche pour reluquer le chargement de la guinde.
Des affaires pour bateaux. 
Un vrai fatras de marin bricoleur. Des rames , une ancre et tout un bardas.
Il commence d’entrée à me faire l’article.

  • Ça, c'est des cales réglables ça supporte une tonne cinq. C'est super pratique pour tenir le ⛵ bateau.

mais je n’en ai pas l'utilité, je ne tiens pas à calfater la voiture.

  • J’ai aussi des poids pour filets de pêche 

me dit-il en mae désignant quatre bidons de deux litres cinq remplis de sable et bardés de cordes vertes.

  • Ils sont excellents, mais je peux plus les relever, a mon âge je n'ai plus la force. 
je le crois a moitié, je ne sais pas si les filets sont encore autorisés pour la pêche des particuliers depuis la loi sur le décompte des poiscailles attrapés. D'ailleurs certains vieux futés disent qu'il n'ont pas l'application ni de téléphone portable pour enregistrer ces prises. Pas de téléphone, mouarf.
  • Ha, sinon j’ai des goupilles toutes neuves. Ça coûte un bras à la capitainerie.
il me sort des gros machins un peu rouillés . Je vous les poses en tête de gondole un fois passé à l'huile.

Je n’en ai pas non plus trop l'utilisation. 
Mais l'objet est sympa. Presse papier ? Ou pour accrocher mes feng shui sous le merisier ?

  • C'est combien ?
  • Deux euros
  • Ok je vous prend ces deux là.

Je continue mon tour.
Un peu plus loin une dame qui roule  les R avec emphase vend des confitures et des chaussettes chaudes en laine tricotées pour l’hiver.
Je kiffe les grosses chaussettes bariolées pour l'hiver, mais le bosco freine mon ardeur dépensière

  • Bonjour, combien les confitures ?
  • C'est cinq eurrRros.

c’est un peu cher, mais les pots sont peu nombreux et avec plein de parfums différents. Et puis l'imposante dame ne semble pas rouler sur l'or.
Elle me vante les mûres, les figues violettes ou blanches.

  • Prenez ceux la, suprême  de citrons 🍋 les gens Rrrreviennent pourRRrrrrr.

Le mousse me fait un signe négatif de la tête.

  • Non, c’est trop acide pour moi, je vais prendre les abricots.
  • Ce n'est pas du tout acide, mais prrrennez les abrRRrrecos c’est les derniers.

je file mes cinq balles et m’empare du pot  sans sourire en regard de l’étiquette.


Je ne suis donc pas le seul à l’orthographe erratique. 
Smiley.
Je n’ai pas encore goûté, je vous dirais si la concurrence de l’est est à la hauteur de MA version de la confiture d’abricot.
Voilà un petit tour dans un vrai vide grenier, avec la foule qui va bien, gratuit, c'est tellement rare aujourd'hui.


Bonne semaine


@+ 









19 juillet, 2026

la sieste du dimanche

 


J’ai déplacé le hamac.

Je l'ai carré sous le figuier . 

Celui là même que j’ai ratiboisé cet hiver pour ne pas qu’il s'épanche chez mon adorable voisin.

Du coup, il est reparti bille en tête, le figuier, hein pas l'épistolier.  

Il me  fournit une large voûte de grandes feuilles vertes foncées qui me donne une ombre bienvenue par ces chaleurs.

Et puis allongé dans le hamac, il y a cette odeur si caractéristique. 

S' il existait un parfum à la figue je serai preneur, ça me changerait de cette eau de cèdre dont je ne démord pas.

La brise fait un genre de musique en agitant les longues branches. 

Les coquillages du chasse fantôme tournoient avec la brise qui se lève avec le changement de marée.

Je commence à piquer du nez. 

Je tope la sonnerie pour dans trente minutes. 

J’enlève mes lunettes  et allonge la jambe.

Le sac se referme, je pose le téléphone, et cette fois ferme les yeux.

Il n’y a plus que le bruit des feuilles, ou la sonnerie du bateau de la demie qui me retiennent encore une ou deux minutes

Puis je plonge dans la chaleur du noir, qui annonce la sieste du dimanche…