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31 juillet, 2026

Canibus meis

 

Tous les matins je le croise. C'est curieux les bonhommes à chien. Ils ont tous les mêmes manies. Lui a une décennie de plus que moi, ou la vie l’a plus usé.
Il gare son pick-up Land rover deux portes le long du no man’s land.  Certains vieux, blindés, s'achètent des vieilles 911 ou des méharis. Mais je suis plus enclin à comprendre les grigous, comme mon regretté poto Bernard,  qui fondent pour ces vieux 4x4 au bilan carbone aussi lourd qu’un semi-remorque. Je ne suis plus à une contradiction près.
Un gros berger attend sagement à l'arrière de la cabine, alors qu’il pourrait facilement sauter, il n’y a pas de hard top.
On se calcule à trois cent mètres . 
S'il prend à gauche, je pars à droite et vice versa. 
Le soleil vient de se lever, ou presque.
Les surfers dorment encore et tous les vans sont lourdés sur le parking. 
D'façon ce mois de juillet a été un mois désespérant pour les adeptes du 360 ou des back flips.
Je me suis dit tiens je vais faire une note sur tous mes chiens, enfin ceux qui ont partagé ma vie. 
C'est le moindre hommage que je peux leur faire à ces bouts de moi, qui m'ont tant donné.
On va faire chronologique.

Je vous présente plus Molly, en tête de gondole, croisée patou ou berger suisse, qui a doit avoir un karma en béton pour mener une vie de ballades après ses expériences entre les squats et la SPA .


Avant il y a eu les quatorze ans de Buck le 🐶. 
De son vrai nom LOF Faolan pierrot d’amour. 
Ça ne s'invente pas.  
Fantastique australien, grand modèle avec qui j’ai vécu des choses incroyables. Quand je courais encore les bois. 
Monstre d’affection, je pourrais dire qu'il est toujours avec moi, ce qui est un peu vrai, mais je pense souvent à ce qu’il faisait partout où je passe. 
Il a sa statue dans le buffet bleu, réalisée par la quartier maître, et gardée par des fèves qui bécannent avec ferveur pour lui.


Avant lui, ça remonte, il y a eu Menphis, un flat coat retriever qui se prenait pour un homme faute de sevrage. 


J'étais dans une période sans chien depuis le précédent. 
Je me considérait trop instable et barré pour m'occuper d’un kien.
On était parti sur les quais de la seine, ou on vendait encore des animaux, pour prendre un chat pour le bosco, quand,  en passant devant une vitrine elle demande au vendeur de me mettre la boule de poil dans les bras .
 Il n’en sortira plus pendant dix neuf ans, me causant un gros chagrin , qui me rend encore la voix rocailleuse quelques fois.

Avant il y a eu Pomme que j’ai affichée sur un post précédent. Une jolie bâtarde. 


J’ai été responsable de son décès et de douleur j’ai failli rater un virage dans les Landes où il n’y avait pas encore la quatre voies tout du long. J’ai mis du temps à revenir chez les humains et je n'ai pas repris de chien pendant vingt ans, me considérant irresponsable.

Mais dans l’intervalle,je me suis occupé et porté garant de Sarah un bas rouge, encore une réfugiée de la SPA qui tenait compagnie à ma reum et à sa tribu de greffiers.


Elle était bonne gardienne mais ne voyait guère clair, je devais lui parler assez fort en traversant l'allée ou couchée avec le pont arrière levé elle me regardait arriver sans aboyer, dans une fixité pas du meilleur augure...
Après, bibi  toujours garant,  ma daronne a pris Baccara une croisée Labrador grand modèle. Elle me portait un grand coup d’amour comme disent les Québécois.


Quand ma mère a dû rentrer en EHPAD je me suis retrouvé avec deux chiens. Elle a été exceptionnelle jusqu’au bout.

Pour finir je vais évoquer LE cas. Le premier chien de la maison. C'était un petit berger des Pyrénées, un
 Labri, mais il devait être croisé avec un dahu. 

Les loups ou les ours ne se seraient pas approché du troupeau. 
Mon daron l'avait récupéré bébé à la dernière ferme avant le cirque de Gavarnie.
C'était un morceau de nature sauvage à lui tout seul. Un vrai canis lupus. 
Féroce, mais il a eu une jolie vie, mon reup lui cédant tout, même de lui traverser la paume de la main plusieurs fois.
Je ne peux finir sans évoquer les chiens de ma grand mère, dont Tom, un croisé setter auburn,  le plus gentil que j’ai connu, dont je dois avoir une photo quelque part,  nourris au pain et l’eau , et qui faisait des carnages dans la basse cour quand un poule ou un canard tombait dans son enclos, dont il sortait rarement. Autre temps !
Ah ! il y a celui-là aussi. Mais ma foutue mémoire n’a pas retenu son nom.





01 mars, 2026

Bye Février !

 

Allez tiens ! Une petite photo pour fêter le départ de Février et des mouises associées.
Un joli coucher de soleil qui ne me fera pas le regretter ce foutu mois.
Mars est là, on va sortir la tête de l’eau. C'est le cas de le dire.
Je bosse sur un biopic du Louis, l'arrière grand-père cap hornier. 
Suivant la taille du péplum, je le publie ici ou pas. 
En fait sa vie n’intéresse que moi. Mais comme j’ai retrouvé des vieux papiers 
je vais tenter de remettre dans l'ordre le peu que m’en a raconté ma daronne. 
En fait si elle m’en a parlé si peu c’est que c'était plus que sûrement un taiseux de première ce Marin.
Donc après cette jolie photo et ce petit teasing, hop 
@ plus les loulou(te)s

14 décembre, 2025

Vieillir Dur ou Fort ?

 


Vieillir Dur ou Fort ?
Tout a commencé par une photo, postée  dans le groupe whatsapp si répandu, le ‘famille’. Une Tof de mon profil de petit vioque en train de somnoler sur ce surprenant soleil de décembre, ce samedi.
Les vagues frappaient fort et la douceur inattendue de l’air m’avait scotchée au dieu rha. On aurait dit un matin d’avril. 
j'avais enlevé mes carreaux et était uniquement focus sur le vacarme de ces belles gauche dressées par un vent d’ouest. J'étais barré en 4L...
Saloperie de RS.
L’image prise à mon insu, m’a heurtée. On ne voit que rarement son  profil, de plus méditant au soleil.
Une peau fripée avec des tâches rouges chelous, la barbe de six jours blanchie par le sel, comme ce qui reste de douilles. Et des rides, mindieux !
Un vieillard.
last month, à une ex collègue qui prend de mes nouvelles à l'occase de mon anniv, et qui me demandait si on se croiserait sur 2026.
J’ai répondu que l’on trouverait bien un créneau, mais en rajoutant que je vieillissais fort. 
Fort ou dur, c’est du même tonneau.
Cette locution est bizarre.
Un pote me l'a reformulé, il y a peu au bigo, je l’ai lu aussi ailleurs dernièrement dans des comms. 
Du coup elle hante mon ciboulot comme un boomerang.
Comme si je m'excuse du résultat de toutes ces années folles. 
Que je préviens que mon miroir me renvoie un petit vieux de seize piges avec toujours la même malice au coin de l'œil mais qui est plié après deux heures de jardin. Voire une heure trente.
On ne se voit pas vieillir, c'est l’attitude des autres qui vous indique votre état de décrépitude.
Même le miroir ment. 
Je me souviens il y a peut être une dizaine d'années ou peut être une vingtaine, je ne sais plus, de ce jeune qui m’avait laissé sa place dans un RERB bondé.
Je l’avais remercié avec un grand sourire, mais j’avais pris la claque. Je crois même que je l’avais relaté ici.
Mais j’en étais pas encore à vieillir dur ou fort.
Là je traîne la patte sérieux, et si je suis devenu un taiseux de première, on me le reproche assez, même si je ne pense pas être encore dans la dernière voiture.
Je n'en suis pas encore à poster mes recettes de togas,comme  ce fabuleux quatre-quarts de ce matin. Pas de levure, mais des blancs en neige avec le sucre. A 150 sur 45 minutes 😋

Enfin, je trouve que je fais beaucoup de notes sur la troisième balle comme chantait Téléphone. Si je radote, c'est que je vieillis dur, ou fort, 

non ?



29 juillet, 2025

Les vacances de Mochi

La pétition à atteint les deux millions de signatures. Beaucoup vont tenter de récupérer le bébé. Certains même pensent qu’ils sont à l’origine de ce mouvement populaire inédit.
Je n’en aurai pas causé ici, j’avais dit plus de prise avec ce monde, mais voilà, j’ai parcouru cet article de ouest France qui traduit parfaitement ce que je pense de la formidable mobilisation initiée par cette discrète jeune fille de vingt trois ans qui réussit là, comme goliath,  à mettre une jolie pierre dans nos institutions ankylosées depuis bien longtemps. 
Et je pense aussi que l'onde de choc va résonner bien plus loin que l'été, même si des contre-feux médiatiques sont allumés, et au plus haut niveau. 
La France fût pionnière pour les libertés. Il faut qu'elle le soit pour ce problème de santé indéniable. 

Et pour cette forme de démocratie directe, tiens pendant que j'y suis,  me voilà laché . l'Europe n’a qu'à suivre, comme par le passé. Ils ont des enfants et petits enfants, eux aussi.
Vox populi, vox dei.
Sinon en parlant mômes, je finis mon second livre d'Harrison dans le TIGIVI. Il y a guère plus la que je peux lire. Le reste du temps je suis toujours dominé par ma todo d’hyperactif. Bizarrement je considère que lire dans l'après midi par exemple est une perte de temps. Et le soir, même si l'idée est là, Morphée me cueille régulièrement. J’ai le syndrome de la poupée celluloïd. Je m’allonge hop , mes yeux se ferment. 

Yep,  je causai môme car je convoie Mochi le chat du quartier maître qui vient passer quelques semaines à la campagne. Dans un magnifique sac à dos rose, qui permet de supporter son poids et qui sied à mon teint halé. Mouarf. 


Ce matiné oslo d’un refuge guadeloupéen a un sacré caractère. Le quartier maître a du subir une opération des mains un jour où ce félin, et pas pour rire, a croisé un pitt dans le bois de Vincennes. Moi j'aurai eu peur pour le kien, mais elle a priviligié son greffier et c'est fait manger les mains par son tigre en le récuperant. 
Il est deux points zéro aussi, le zozo, équipé d’un gps et d’une application de traceur, une de plus que j’ai du installer sur mon téléphone pour suivre ce fils de flibustier s’il venait à s’échapper. Un katze numérique. 
Au bas mot, le cinquième élément.

Cerise sur le gâteau il s’entend bien avec Molly pour les conneries et ces vacances vont lui faire perdre un peu de poids au kéké du neuf cube.
Pour en revenir à Harrison, je sais quoi prendre comme prochain livre, je pense que ses oeuvres vont faire mon été.
Voilà. On file vers Rennes, Mochi pionce, je reprends ma lecture. 








15 juin, 2025

Fête des pères

 


J’ai pris cette photo aujourd'hui dans mon antre. Bizarrement je perds mes souvenirs anciens ou même récents.
Mais je me rappelle de cette journée. Un dimanche d'été. Il faisait chaud, très chaud. Août sûrement.

Un après-midi après le déjeuner chez Lucie. Toujours copieux le repas dominical chez grand-mère. un plat de viande et un plat de poisson. À l'époque, une partie de l'Ailette n'était pas encore privatisée par un centre de vacances. On faisait un tour au frais dans les bois, puis on passait inmanquablement par l’abbaye de Vauclerc. La photo est là devant les ruines. Tu aimais beaucoup ce coin de bois.
Bonne fête papa.
Je voulais prendre une photo plus de l'époque où tu t’investissais pour les autres, j'en avais une top sur l'inauguration d'un collège, mais je n'ai pas remis la main dessus. 
Il y avait bien celle de ta promo quarante deux de l'école normale mais il faut bien te calculer sur cette fournée d’intellos. Une autre fois.
Celle-là fera l’affaire. Avec le reflet du soleil on voit mon ombre actuelle de capo derrière. Avec mon borsa de jardin et mes lunettes Ray Charles.
Tu me manques toujours papa. Trente-huit ans que tu es parti. Ton clin d'œil du dernier soir, en sortant de ta chambre à l'hôpital, me hante.
Voilà. 

Je n'ai pas oublié ce jour.
Bonne fête papa.




18 mars, 2025

Aout trente quatre



J’ai juste le temps de poster une vieille photo ou deux.

A deux jours du Courlu, je trouve qu’un petit tour sur la côte d’azur en 1934 avec le tonton René c’est tendance

 
la promenade des anglais. Elle me semble moins large aujourd'hui. Tiens toujours à Nice , la plage et le casino. je vous en ai déjà causé, le tonton semblait un peu joueur. je le remet pas le casin. déjà quand mamy Marianne m'emmenait tout mioche pour les kansseva de Noël il était plus la.


Allez ! On file a sainte Maxime, tiens la plage. On est Aout trente quatre. ça cogne.


Une autre vue de cette plage


On va filer a Juan les pins , il fait peut être moins chaud au casino


Non, un petit tour sur la promenade, on attrape le maillot dans la tire et hop on se jette à l'eau








Allez hop retour vers l'hôtel à Cannes


l'hôtel victoria

 
on se change et on file par la rue d'Antibes au port





Demain on prend le bateau en tête de gondole pour rejoindre les iles saint Honorat




21 janvier, 2025

Basque trip


Je ne vais pas vous saouler à chaque note avec ces personnages qui surgissent dans ma mémoire. je vais faire un onglet portrait, ça va m’occuper sainement.
Cet hiver est en force, il pleut, il ne fait pas chaud et le ciel est bien bas.
J’en profite pour scanner les vieilles photos du grand tonton. le dos collé au poêle. Je me suis dit, scanner ses souvenirs si bien rangés, c’est un peu les prolonger.
Ce René était un voyageur pour l'époque, je vous ai déjà emmené sur la côte d'azur dans les années cinquante
Un autre petit clin d'œil aujourd’hui. 
Il a fait comme moi un basque trip, mais lui en trente trois, donc juste avant la guerre d'Espagne. Ma préférée, le Casino, est en tête de gondole. Je kiffe la tire. Pour un ex morveux de Montmartre, ça s'affiche un peu, si vous voulez mon ressenti..
Il y a aussi celui de San Sébastian de vide poches à la rien ne vas plus.


Le loulou semblait joueur, vu que j’ai déniché aussi celui de Biarritz.  Point positif, la place pour se garer à l'époque.




Un p'tit tour par la plage  de cette ville, tient, ou ça n’a pas été quand même beaucoup chamboulé depuis. Juste les tentes, tout juste remplacées par des longboards. 



Puisque je citais saint Jean au début, Le port est super.



Allez et un saut à la Bidassoa



Et une p'tite marche jusqu’en haut de la Rhune



Un peu de soleil d'Aout 1933 en plein marasme de janvier. 


Une dernière vue de la baie de San Sebastian. et hop @+





Comme les photos sont via Wikimedia Commons je crédite l'auteur René Baron, CC BY-SA 4.0 .




29 octobre, 2024

NAVIGATOR IWAK 29#

 

Navigateur.
29 octobre mot de la liste IWAK du jour.
Bien.

J’aimerai bien être un navigateur. Il paraît que la mer est le dernier endroit où on se sent libre.
Je me sens libre, enfin plutôt, mais j’ai quand même un post-it sur le bureau les dates de passage du permis bateau. 


Si je me donne le temps. Avec des si Paris serait en bouteille, comme les bateaux .

A ce jour ma seule référence de navigateur est l’arrière grand-père maternel Louis, celui qui commença mousse et fit le tour du monde sur la marine à voile anglaise puis française.

Sa malle bientôt bi-centenaire trône dans la salle à manger. C’est là que je range mon bazar.

Aujourd'hui je me sens de vous conter son chemin au navigateur maison. Parce que les histoires ont intérêt à être racontées avant d'être oubliées

Fils illégitime d’un notable blindé d’un bled d'Ille et Vilaine, au fur à mesure qu’il poussait, la ressemblance avec son daron devenait trop frappante. Certainement aussi un gamin un peu remuant élevé par une mère célibataire. Donc, à la toute fin de ce dix-huitième, on décida de le mettre en ‘apprentissage’.

Il fut donc envoyé à Belle-Île, dans ce qu’on appelle désormais le bagne d'enfant, ou il appris le dur métier de marin.
Comme un heureux hasard, pour ne pas qu’il retourne dans le trente cinq, on lui trouve un contrat de mousse dans la marine anglaise.
Dans les premières années de 1900 il laboure donc toutes les mers du globe. Cap hornier sur la voile marchande ça en jette non ?

La guerre éclate, il est au Brésil. Si bien que quand il remet les pieds en France, il est déclaré insoumis et envoyé dans les corps francs. Dixit ma reum. Il en sortira en dix neuf  après une prolongation en Alsace.Usé  par la guerre, il se posa en banlieue. Il en avait assez vu, il ne parlera plus beaucoup, voire plus du tout. Pendant le conflit, Il écrivait des cartes en anglais à sa fille, ma grand-mère, qui retiendra surtout les récits de ses voyages et qui à son tour fera le tour du monde pour revoir les lieux qu'il avait évoqués.

Il y a des navigateurs avec des destins incroyables. Louis en fût un.


Yo !  demain le mot IWAK va me permettre de vous jouer du 🎻








13 octobre, 2024

HORIZON IWAK 13#

 

Franchement ? Le mot du jour de ce IWAK du 13 octobre est trop izi pour bibi.

HORIZON.

J’ai le regard sans arrêt sur cette ligne lointaine. Je plisse les yeux , rabaisse ma casquette, et je respire.
J’ai du plancher un peu par contre pour trouver la photo de tête de gondole du jour.
Le bosco m’a chambré au moment où je l’ai prise.

  • Tu dois en voir deux mille de cette vue !

Mais voilà cette ligne la, je peux me poser une heure et ne plus penser à grand choses.
C'est toujours bien de mettre sa comprenette en pause. Ça permet d'éviter la surchauffe.
Ce lieu ou je croise avec Buck depuis des années est ma perspective désormais.

La mer.

Bon, faut quand même que je dise pour être aussi honnête qu’un pirate peut l'être, que la photo du jour a été retouchée.
J’ai fait un essai avec l’IA de Google imagen III ( ça pète plus en chiffre Romain 😂) .

Cette ‘intelligence’ , on va plutôt dire cette ‘sommité photographique’ disponible sur l’appli photo du téléphone permet d’enlever d’un doigt les affreux panneaux qui polluent encore le paysage et gâchent l’horizon. Je vous laisse chercher les emplacements.

Voilà pour le 13 d'octobre .Comme c'est mon anniversaire de mariage avec cette irrévérencieuse bosco, quelques décennies de bonheurs, je vous laisse, j’ai une opération 🥐 à mener.




02 août, 2024

la recherche est képlan

 


L’autre jour j'ai retrouvé une vielle requête sur une clef USB au fond d’un de mes 501 troués.

Elle me servait à trouver les occurrences d’une photo en licence CC sur le net. A l'époque je contrôlais la présence de la citation du nom de l'auteur histoire d’éduquer un peu les branquignols qui ne connaissent des usages que deux mots : ‘ma gueule’

C’est assez rigolo qu’un pirate pousse au contrôle du copyright. Mais ne nous escagassez pas il s'agit d'une licence créative common, rien de monnayable la dedans.

A l'époque, flick-r n'était pas encore limité a 1000 photos et je dois avouer que je bisquais un peu de voir une de mes photos des 4000 à la Courneuve reprise sur un article web à l’étranger. Et avec la mention de l’auteur.

C’était un hobby amusant.

Bon flick_r est passé payant. J’ai arrêté d’uploader. Bien que j'ai cotisé un moment. Mais  je prenais moins de photos, mon œil s'émoussant.

J'ai toujours l’APN mais les téléphones étant désormais aussi puissants, pour l’usage que j’en fais, il reste souvent au fond du sac.

J’ai quand même relancé la requête . Par curiosité. Un photo du couloir d’une primaire quand les mousses était encore à l'école.
2007.
 

 Vous avez le resultat en haut. Ça marche toujours. Je me demande si le serment du  jeu de paume est toujours au bout du couloir . Ou si avec la wokiserie bien pensante ambiante il n’a pas été remplacé par quelque chose de plus consensuel.
Une pub pour le puy du fou ?🏰

Elle a tout de même tourné à son époque.
Je vais regarder la DS des 4000 voir si son score est plus élevé. Elle qu'était partie aux states.


 A mais non. Je ne peux plus. Google Lens la nouvelle recherche d’images ne fait pas exactement la recherche inversée que faisait Google images.

Voilà. Point barre

Donc on peut le dire: tout ce que vous partagez est VRAIMENT partagé. Maintenant il n'y a plus la solution simple de Google pour vérifier l'usage de vos clichés. La recherche est képlan.

Ce n’est plus non plus ma priorité.
Et Google Lens m’aide bien pour les fleurs que je ne connais pas.

Cependant, je ne comprends pas pourquoi cette fonction a disparu puisque les anciennes requêtes fonctionnent encore.

Curieux non ?

Allez , bon vikende les gens enfermés dans mon téléphone.





27 mars, 2024

Cent piges

Je ne suis pas trop au fait des anniversaires.

Ma mémoire délègue à Google agenda.

Mais pour les tout proches les dates sont gravées. Tellement que je garde le jour mais oublie l’année.

Je suis passé au cimetière, y a plus que moi pour leur faire un coucou aux trois générations.

Vérifier si la jardinière d’hiver a résisté. Eux qui aimaient tant le jardin et les fleurs.

J’ai frotté une crotte de pigeon sur la gauche du marbre, il y a un genre d’angle et il se perche toujours dessus, ce couillon de volatile.

Du coup,  j’ai vu l’année sur la ligne.

27.03.24

Voilà. Tu aurais donc eu cent piges cette année, Papa. 

Cent ans.

Bon anniversaire. 

Tu vois, moi qui ai vécu plus longtemps que toi, mais qui est fait beaucoup moins de choses, pour le bien commun, je veux dire les gens qui m’entourent, je me suis dit ce serait un minimum de marquer d’une petite pensée ce millésime.

Tu sais, le monde n’a pas tellement changé, il s’est juste un peu dégradé, donc rien de bien neuf. 

Cent annuités. 

D’un seul coup, je me sens vieux. Mais on ne choune pas les jours d’anniversaires, hein ! Moi qui te faisais la guerre quand tu avais une petite baisse de moral comme sur la photo de tête de gondole, tu te souviens ?

Voilà, cent piges et on pense toujours à toi, ton altruisme manque au monde politique d’aujourd'hui. C’est mon avis, pis tu me manques, pas un jour sans un passage en images dans ma mémoire.

Yep.



Tiens, toi qui les aimaient tant, j’ai réussi une bouture de papyrus comme tu me l’avais appris avant que je sache écrire. 

Je  donne la recette. Bien que les gens achètent, ils n'ont plus la patience des boutures.

La tige coupée à l'envers dans une bouteille quelques semaines à la lumière de la fenêtre.

Les racines blanches sont apparues, puis les feuilles. A presque un siècle d’écart. Mon premier papyrus. Un signe non ?

Bon anniversaire Watson 🎈


21 février, 2024

I and I au cinoche

 


Enfin une petite pause pour écrire.

C'est fou comme je m'auto-déborde !

Hier soir nous sommes sorti au cinoche. Ca fait un moment, pour ne pas dire des lustres que je n'avais pas mis les pieds dans une salle obscure.

Mais le bosco m'ayant proposé un biopic sur Bob, ça ne se refuse pas.

Je me souviens de quand est sorti Rastaman Vibration

Au fond de ma cave, j'épluchais Rock' n Folk . Découpant les albums à acheter, pour quand j'aurais la fraiche de mes indèmnes du centre Aéré ou j'occupais des louveteaux, qui ont du perdre leurs quenottes depuis.

Souvent je devais trier les papillons découpés puis collés dans un calepin et j'en rayais un tas. Deux albums par mois c'était la norme et le canard était hebdomadaire.

La critique dithyrambique de Garnier, ou Manœuvre, voire Rotcage, je sais plus lequel m'a exposé de suite à la lumière du jour pour obtenir le précieux vinyle.  Je dirais Manœuvre


Je l'ai toujours. La pochette est si usée que l'on a l'impression que j'ai rongé les bords.

j'ai eu aussi le si joli catch a fire , avec sa pochette zippo, mais un loulou me l'a emprunté sans espoir de retour.

Forcement donc , bien que petit babtou fragile ...



Et sans dreads, smiley , Marley étant un monument, j'aborde donc ce film assez circonspect.

A l'inverse de Freddie, dont le groupe m'indifférait à l'époque, Queen étant pour moi un groupe de fille puisque adoré par mes copines. Je m'étais pas tant trompé que ça.  Je suis allé sans à priori voir le film,  je l'ai trouvé plutôt réussi.

Sinon ce Bob ?

Sortis sans un mot,  j'attend toujours quelques mètres dans la rue avant de parler.  C'est l'effet salle obscure et retour à la réalité. Je vous ai raconté que quand je suis sorti de Midnight Express à saint Miche  lors de sa sortie, un costaud allumait d'une redoutable gauche tout les mecs qui sortaient ? j'ai eu un click pendant une semaine. Depuis je suis sur l'œil, c'est le cas de le dire.

Je ne me suis pas ennuyé, non, mais Exodus n'est pas mon album préféré.

Et puis j'ai trouvé que c'était plutôt un film sur Rita.  

J'attends donc en marchant la sentence de ma moitié, grande fan du rastafari, je tente un :

- Alors tu l'as trouvé comment ?

ca fuse en retour.

- du Disney, un bluette édulcorée. Ce ne sont pas les morceaux que j'écoutais. Trop politiquement correct, bien pour les jeunes qui ne le connaisse pas, ou les vieux devant nous, ceux qui ont applaudis et chantaient sur le générique de fin.

Je souris. Les vieux incriminés, des retraités ACTIFS, sont bien plus jeunes que moi.  ils jouaient au scrabble sur leurs téléphones en attendant la séance. Je trouve ça un peu effrayant.

Alors ?

Alors, oui ce Marley est un joli film, si vous n'avez pas usé ses trente trois, courrez y. 

Sinon allez y aussi, mais plus pour les paysages de la Jamaïque et les vues de trenchtown