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15 juin, 2026

Le taulier a mis les bouts

 


Je viens d’apprendre par le faucon que le taulier est parti . 
Je m’étonnais ce matin de ne pas avoir vu une de ses notes dans ma blogroll depuis une semaine .
Quand on prend un paquet d'heures de vol, les départs sont de plus en plus difficiles a encaisser.
J’ai rencontré Nicolas a un KDB , Kremlin des blogs, je detaille, pour ceux qui n’ont jamais eu la chance d’y participer. 
C'était pendant la campagne de François, l’homme au bâton de pluie. 
Les blogs avaient encore une certaine influence, les RS n’étaient encore qu'à leurs balbutiements. 
Il m’a fait penser de suite au héros de Roger Vercel : le Capitaine Conan.
non pas parce qu'il était breton, non .
Il arrivait à lier tout les gens entre eux. 
Et je vous le dit, des gens pas vraiment du même bord, ni forcément d’accord. 
Mais il était fort et dans l’ambiance Comète, nous, petits blogueurs, étions souriants. 
Il y avait la Monsieur 🍓, Monsieur poireaux, aussi puisque je fais le marché.Et bien sur El Camino et ses pinup  , aussi Jeff et aussi Seb, j’en oublie plein…
Il y eut même Didier Goux, l’affreux réactionnaire avec du poil dans les oreilles comme le dénommait Nicolas.
Lui il est parti il y a pile un an.
Ils s'estimaient tous les deux. 
D'ailleurs je soupçonne une embrouille de réac la dessous.
Le Didier s'emmerde grave dans son paradis, il a donc demander le transfert de Nico. 
Si, pendant la coupe du monde cela passe inaperçu…
Je suis triste, c'était un vrai mec . profondément humain.
Un bonhomme comme on dit encore , mais rarement, je veux pas froisser Elodie
Smiley.
Il va nous laisser ses notes et va nous manquer, il aurait pu nous régaler sur  le match Bardella-Le Pen vs Mélenchon. 
Sans lui je suis pas sûr que je vais regarder.
Adieu Nicolas, tu ne verra pas la fin des travaux de ta maison
Dit à Didier que je passe encore sur son blog quand je pioche la littérature russe .
So long. 
Allez tiens ça mérite bien une autre 🍺, à la poussière !












04 mai, 2025

Perdre son meilleur ennemi

 

La première fois que j’ai croisé les écrits de Didier, c'était en 2011, pour un clash sur ma ville de naissance. J'avais fait une note à boulets ramés à l'époque en contre feu. Du coup en bon troll que j'étais encore, je me suis mis à suivre ses publications , commenter et même acheter sur le net un de ses livres qui trône en bonne place dans ma billy.



Certes je n'étais pas du tout d’accord avec lui, surtout pour louis XVI, mais je dois avouer que sa manière de clasher les nouveaux bigots et les modes modernes m’a enchanté.
Je vais pas tourner autour du pot, j'appréciais sa prose  et je me suis rendu compte que quelque part, je devenais, en quelque sorte, un peu réactionnaire à valider certains de ses écrits.
Bon, aussi, on avait à peu près le même âge et il serait temps que j’accepte l'idée d'être un vieux con. Surtout avec la fatigue de crève qui me suit ces derniers temps.

Sinon, le mois dernier son journal était avec des commentaires fermés, ce qui n'annonçait rien de bon. 

Il a cassé sa pipe ce premier Mai  comme histoire de faire un dernier pied de nez à l'internationale socialiste qui a rendu ce jour ferié.

J’avais fini par tellement apprécier ses écrits rentre dedans que je me demande si je vais pas relire son ‘en territoire ennemi’ pour ne pas avoir loupé un truc.


Voilà il va me manquer.  J’aurai jamais cru dire ça d’un affreux réac avec du poil dans les oreilles comme dit Nicolas.  Mais le diable savait conseiller de bons bouquins , voire même des séries.


Toutes mes condoléances à ses proches. 

Voilà un de plus dans ma catégorie ‘rencontre’
N'hésitez pas à fouiller son blog. Il y a des pépites toutes les pages sur notre monde qui barre en sucette.

Bye Didier, tiens une p'tite zik



23 avril, 2025

Le dernier des aventuriers

 

Bidart vue des vagues

j’ai pas grand chose à raconter de neuf. Je vous ai déjà rencardé sur mes quinze, vingt bornes journalières avec la pépette. C’est comme si on avait repris LA route.
Justement en parlant de ‘on ze road’.
Avant que ma mémoire ne finisse de s'effilocher, il serait temps que je parle de Jli.
Je me demande pourquoi je n'ai pas encore mis ce personnage dans ma galerie de portraits ici. A l’instar de George, Mikko, ou Daniel tous entassés dans mon étiquette ‘rencontre’..
Sûrement parce que, de tous les quidams que j’ai croisé, je pense que c'est un des rares qui m’a impressionné en tant que BONHOMME.
J’aime bien ce terme ‘bonhomme’, il n'est plus beaucoup utilisé aujourd’hui. La mode n'est  plus aux bonhommes.
C’est pourtant un des rares cadors que j’ai rencontré.
A cette époque, j'avais touché le fond. M'étais enfui de ma banlieue, ou ma bande de potes viraient psychédélique et mauvais coups.
Après ma traversée sur le pouce en long et large du pays, me suis échoué à la chambre d’amour. Le nom avait tapé à l'époque mon mental de puceau romantique. Plus un flèch et l'appétit qu’on peut avoir à seize ans. Des journées assis sur le bord de mer à regarder les traits vif argent d'écumes des surfers sur les vagues de la barre. Et pour subsister,  la tournée des campings pour ramasser les consignes de verre. J’ai déjà raconté ça.
Je radote, c’est la proximité des septante rugissants.
La première fois que je l’ai vu, il arrivait droit sur ma canadienne, que je venais à peine de dézipper après une courte nuit comme on en a à cet âge. Il se mouvait d’une démarche chaloupée déterminée . Une barbe qui masquait sa mâchoire carrée, des épaules de déménageur de pianos et une coupe de douilles auburn au carré tombant sur les épaules et qui ondulait au rythme de son pas chassé.
À l'horizontale dans mon tube en nylon, à peine plus large que mon sac de couchage, j’y ai vu un chasseur néandertalien.
J'avais deux semaines de retard sur le paiement de l'hébergement de l'auberge de jeunesse. J’avais déjà calculé le keum. Barman de la boîte sous la casbah et un peu vigile de la tribu de jeunes routards interlopes qui peuplaient le lieu.
J’avais donc anticipé un échéancier de remboursement de tchatcheur du neuf cube. Mais au bout de deux minutes de discussion, on était raccord. Lui, natif de Sannois, on a donc vite déroulé la partie émergée de nos pedigrees . Il s’est donc créé de suite un lien, qui ne sera pas rompu les années suivantes. Jusqu'à ce que le SN me rattrape six ans plus tard et que nos chemins bifurquent.
Tout de suite il me teste en me proposant du taf chez un pote dans une usine de bateaux sur l’adour, à poncer des cabines en résines.
Huit heures par jour, la résine me rentre sous la peau et les yeux. Je tiens trois jours. Au final je passe second au bar, car il y a suffisamment de taf pour deux. Voilà comment je suis devenu saisonnier et pote avec JLI.
moniteur de ski, de voile et de delta, c'était un monstre de sport. On est devenu potes. On passait du JJ Cale , Schmoll, David Mac Neil, van Morrison et bobby La pointe.
Ouh la ! Instant nostalgie.
Un jour il est barré dans les mers du sud à convoyer des bateaux entre la calédonie et je sais plus quelle île perdue. J’ai lu ça sur Google dans un entrefilet de presse, quarante ans après, en cherchant ce qu’il était devenu.
Moi, comme aventures, j’ai hanté le RERB pendant le même nombre d'années.
Il n’y a pas beaucoup de gens qui ont la chance de rencontrer quelqu’un pour leur tendre la main quand ils sont en pleine misère.
Il est donc malnor que je le place, ce héros,  en bonne position dans mon tag rencontre sur ce journal de bord.
En rédigeant cette note, j’ai fait des recherches  pour voir ce qu’il advenait de mon saint homme quand même d'une dizaine plus âgé que moi.
J’ai trouvé une photo de 2024 d’un vieux monsieur toujours barbu et de sa femme, au pied de leur bateau echoué dans la péninsule d'Eyre, bloqué la dans leur tout du monde. Yep.
A première vue le karma fonctionne, un gros camion étant venu charger leur imposant voilier.

@ pluch tient, lui sur le banc à Bidart en septante six , la mer l'a peut être enlevée depuis ce superbe banc, et comme je suis grand prince, son sosie musical en suivant puisqu'on cause beach boys.




01 août, 2024

l'année du chat

 


 Je vient de lire dans une préface de Malraux " Et puis le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes " . J'aime bien ce phraseur.

Le vent a tourné. Il est passé pleine ouest.
Ça va creuser les vagues.
Je regarde mes carpes danser dans le ciel. le firmament d’un coup sans la moindre parcelle de nuage cotonneux.

Cette fois ci l'été est là.

Allez savoir pourquoi cette période me fait boucler, enfin radoter pour être raccord avec mon âge .Peut être qu’avec le calme de ma caverne, les souvenirs enfouis ressurgissent d’un coup, crevant comme des bulles nostalgiques la surface de ma mémoire. Le ciel bleu, le hamac, il suffit de peu de choses pour voyager dans le temps.

Voilà que, comme une mine sous-marine détachée de son support, Zabou a crevé la surface étale de mes souvenirs juste au moment où je cherchais un éventuel nuage dans ce dôme bleu Caraïbes. Très kitsch d’ailleurs cette voute toute bleu. Cela me rappelle ce graffeur sur paris, Regarde le ciel écrit en cursive, partout.
Faudra que je fasse une catégorie rencontre dans ce blog. Il y en a déjà quelques-uns ici ou . Faut que je randomise tout ça.

C'était l’été de la sortie de ‘darkness on the edge of town’. Un Springsteen bien dans son époque. il faisait une chaleur identique a aujourd'hui et j’usais mes vingt deux piges dans un camping de la côte basque. C’est curieux comme ces croisements de gens sont, des souvenirs, ceux qui me restent le plus dans la caboche.

J'étais en période Wild. Lâché par ma bande, solitaire , famélique silencieux ,torpillant les deux francs six sous de mon livret A, avant de percevoir le militaire au mois de Décembre. L'idée m'enchantait pas le moins du monde.

Ce camping désuet que j’ai déjà évoqué ici, ça radote sec, était un plan pour Kékés buveur de momies et de surfeurs Australien défoncés. Un vrai repaire de coupe-jarrets et autres rêveurs dangereux.
J’ai toujours été doué pour ne rien faire. Chacun son don.

Mais revenons à la belle Zabou.
Il y avait un bar avec une terrasse, des petites tables rondes rouge basque, forcément, avec des chaises pliantes associés. La chaleur de ce début août poussait aux demies sous la fraicheur d'un énorme figuier.

Une fin d’aprèm, elle s’est posée à ma table en retrait du brouhaha, directement et sans faire de chichi. Bien évidemment je lui ai offert illico un San Pellegrino. D'abord je n'avais pas causé à une meuf depuis plus d'un an et quelqu'un qui commande un San Pellegrino c'était très intriguant pour moi.

Après on à papoté toute la soirée. Jusqu'à l'arrivée  de la fraîcheur, la brise marine. Elle attendait son dealer, moi une basquette, Basquaise qui m'avait blokeatua le cœur ,sans même un muxu. On est couillon à vingt piges. 

On a vite échangé nos pedigree. Une parisienne rive gauche pur jus vs un zonard du neuf cube. Rencontre plus qu’improbable. 

  • Comment je pouvais partir à l'armée sans me faire réformé ? 
  • Quelle musique j’écoutais ? 
  • Il faut que j'écoute Al stewart . Year of a cat. La pochette est fantastique.
  • Comme tu écoutes Lou Reed, Tu aimes le peintre Basquiat ?  
Un tourbillon de paroles qui ont vite noyé le coyote solitaire.
J'étais grisé. Ses bouclettes et ses yeux rieurs m'ont ensorcelé. marabouté.
Le revendeur n’est pas venu, ma basquaise non plus. Du coup je l’ai revu les jours suivants. Elle a continué de tisser sa toile. On s'est croisé en riant tout l’été.

Le truc bien c'est que ça m’a fait une correspondante pour quand j'étais à grelotter l'hiver suivant dans les neiges de la Schwarzwald.
Il n'y avait pas encore les portables et le réchauffement n’était même pas envisagé. On tapait les moins dix sept à faire les gros durs emmitouflés dans des parkas pourries ensevelis dans la neige et le verglas d'un coin surnommé la petite Sibérie.

Elle batifolait au states et m’a envoyé une carte en me précisant que mon adresse SP6827 était vraiment curieuse. Enfin je suis plus sûr du 6827. Ma mémoire s’use plus vite que ma mauvaise foi . Mais le préfixe SP oui.

On a continué nos relations épistolaires trois ans , peut-être quatre. Mais l’erreur a été de se revoir sur Paname. Il manquait le soleil et le piment d’Espelette. C’est un peu comme le syndrome piscine , dedans tout le monde est égal à égal. Mais en sortant les conventions, clans, castes, religions, et autres billevesées s'imposent. J'ai gardé sa correspondance longtemps dans ma malle, puis m'en suis séparé dans la cheminée quelques hivers plus tard. Se séparer des choses j'ai toujours eu un peu de mal. Mais la malle n'est pas extensible. Et si on dépasse un bagage on ne peut plus filer à l'anglaise.
Quand même, quand il fait chaud et que j’écoute ‘candy room’ ou ‘Badland’ me revient les yeux rieurs de Zabou. Cette façon qu’on les chats de jouer avec leurs proies. Juste pour le fun, le plaisir de la chasse.

J'espère que comme moi, elle a eu la chance de devenir une mamy super sérieuse. Enfin un vieux râleur dans mon cas.

Pense-t-elle aussi, parfois, à la fin de l'insouciante adolescence des seventies où elle se métamorphosait en chat pour ensorceler ces couillons de mulots de gars ?

Et l’année du Chat ? Elle l'écoute encore ?



04 mai, 2024

Dèj avec la sirène.

 


Ce fût une semaine mouvementée.
Mon ex-boss en est sorti les pieds devant.
Hop direction ad patres.

Un bonhomme avec qui j’ai louvoyé plus de trente piges, mes dernières années avant la quille.

Un type remarquable. Un cador comme on disait avant, rue Blanche. Un centralien qui avait monté sa boîte dans une niche et qui a passé sa vie à la bichonner. 

Sa boîte, hein, pas la niche .
Un vrai entrepreneur.
J’aurais jamais pensé faire les éloges d'un patron ici.

Mais passé ses côtés autiste, c'était une épée dans son domaine et un keum droit.
En trente ans pas une engueulade. Qui peut en dire autant dans son taf ?

Bref, il a décroché le fanion du troisième décès du mois d'avril. Lui qui aimait la compète et les courses, arriver troisième, ça n'a pas dû lui faire plaiz.
Canné en deux coups les gros après un vilaine chute dans le hall marbré de blanc immaculé de son immeuble des beaux quartiers.

Momentanément, j'étais  localisé sur mon bled du neuf cube, enfin : mon esprit village, comme il est vendu de nos jours, je ne pouvais donc pas, ne pas rendre un dernier salut à cette pointure du quinzième.

Contacté par une ex-collègue, à qui je promettais  un dej sur Paname depuis longtemps, l'occase était trop belle pour ne pas faire d'une pierre deux carreaux.
Je vous arrête de suite, elle ne fût pas un Crush, il y a belle lurette que je ne suis plus un redoutable canis lupus.

En réalité, dans le passé ,c'est notre conversation qui nous rapprochait .
Comme si nos échanges sibyllins, nous poussaient l’un vers l’autre, vers une amitié solide au fil des ans, bien que de prime abord nous n’ayons rien de commun.

Déjà en gros macho, l’amitié avec une fille ne m'était encore jamais arrivée. Je sors d’une génération qui séparait les quilles des boutonneux à la primaire.
Avec un gros mur en plaques de béton au milieu, où on grattaient le ciment des joints pour les bignoler à la récré. Quand on jouait pas aux chars, ni aux paquets.

Puis leurs centres d’intérêts sont un peu éloignés de ceux d’un flibustier.
Par exemple, la bosco m’a traîné voir le film ‘Barbie’ au cinoche avec le mousse, j’ai rien capté. que tch'i.
Je me suis vengé en l’invitant à une projection ‘Les derniers hommes’. 


Ça l’a un peu irritée deux heures dans la jungle. Smiley.
Donc, pour y revenir,cette collègue devait tenir du garçon manqué.

J'étais donc curieux de retrouver cette sirène, la distance du privilège de l'âge en bonus.

Ça n’a pas raté, nous sommes partis sur des papotages sans fin et bien que, conscient que nos vies aient bifurquées, la connexion s'est faite toute seule, comme si nous étions quittés hier, au lieu d’il y a dix ans.
Peut être plus ?

Nous sommes sortis, avec du mal à se séparer et  une bonne heure de retard, de ce resto banal. Apaisé de l’âme comme si nous avions eu peur que cela ne ‘fonctionne’ plus entre nous. Que le fil soit rompu.
De ce moment triste, un enterrement est rarement folichon, bien que je commence à pratiquer fréquemment, il m’est resté cette sorte de joie intérieure, comme une chaleur de bonne humeur les jours suivants. Ce qui est rare chez les vieux cons.

Aléa jacta est .

Le boss étant calanché on ne se reverra sûrement plus, même cause, même effet que pour la bande du capitaine.

Mais on gardera le souvenir de cette petite ride de charme systématique au coin de l'œil. Comme un petit soleil supplémentaire au fond de la mémoire, pour les jours ou ça va partir, forcément, en vrille






03 avril, 2024

Adieu Capitaine

 

Mercredi 3 Avril.

Un cormoran m’a frôlé le crâne en passant le chemin qui me ramenait de la pointe. Il a tourné la tête un instant sur le coté pour bien me regarder. Le temps que je sorte l’APN, il était à cent mètres au large, rasant cette fois les flots.

Le capitaine est parti hier soir. Celui de notre équipe des sept mercenaires de horse ball. Les EDS comme on nous surnommait au club house, puisqu’on est dans les abréviations.

C’était le plus fort. Et aussi le plus fou. Surtout c’était le lien entre nous tous. Un lien si solide, que les cinq loustics restants mesurent à cet instant qu’ils n’ont plus assez de mémoire pour se remémorer tout les instants de vie ‘magiques’ que nous lui devons.

Le vide est incommensurable. Je le revois, juste après la serpentine, ou les branches nous fouettaient le visage, sauter de son cheval, Marquis, au galop pour arrêter celui dont le cavalier avait fini dans les branches. Je le revois au sommet du mont blanc, ski sur l’épaule, nous houspiller parce que le passage un peu raide vers le départ de la vallée blanche était verglacé. Ou au large de Houat, après maintes recherches sur la carte marine et sondages associés, nous certifier que nous étions face à Belle-Isle. Et je vous parle pas du weekend parachute avec des vieilleries de sac de saut d'indochine. Je vais arrêter ou on va faire nocturne.

Il est parti. Comme si j’étais un seconde fois orphelin. Au moment ou j’écris ces lignes un cheval henni derrière dans la lande. Mais pour terminer cette note, c’est plutôt le clin d’œil du cormoran filant vers la mer, qui me reviens comme signe.

Adieu Capitaine...


 

 

 


12 janvier, 2024

Jipé

 

C'est le second pote, dans le cercle très restreint des boutonneux de l'adolescence qui fait un léger AVC.

Léger, mais AVC tout de même. Vous connaissez le dicton : 

jamais deux sans trois.

Allez savoir pourquoi je me sens concerné, peut être parce que comme bibi, il crèche au bout du monde. A ce jour, j'ai toujours cette fatigue d'effort. A force de me plaindre, en bon TAMALOU, j’ai pris rendez-vous en décembre 2023 chez un cardio. Le rendez-vous le plus tôt est février  2025. va pour février, je hais ce mois.

Bon on a une nouvelle ministre, elle cumule désormais les deux ministères santé et travail. Cela ne risque donc pas de s'arranger,  on nous refait la ritournelle du travail c'est la santé.

Comme ça me traîne dans la caboche, je l’écris pour excommunier l’idée de ma comprenette. J’aime bien, c’est comme la touche DEL , hop je suis libéré.

D’façon, j’aime bien excommunier.

Cela me rappelle ces traines lattes du camping de Fontaine Laborde en Août 78. Je leur achetais leur âme en échange de quelques mousses. Au début ils acquiesçaient en se foutant de ma gueule, puis revenaient le lendemain pour savoir si je déconnais.

- bien sûr !

Au moins j’ai 3 ou 4 âmes dans mon chargeur.

Mais je radote.

J’ai quand même vérifié le numéro des urgences chez dame Ternet, le fameux 112.

Au cas où je tombe raide dans mes longues virées journalières avec Buck sur la lande.

Assis à regarder l’océan et pouf ! plus de lumière. Avouez que ce serait plutôt cool pour un pirate.

Ce naze de barclé ne saura pas rentrer. mais il est pucé !

Oui la faucheuse me court sur le haricot, comme disait Eloi, à picorer dans mon pré carré.

Cela me choque parce que le Jipé qui vient de faire le léger off-on avait usé sa seconde C4 avec moi au lycée Jean Zay d’ASB.

On partageait tout les deux la table au fond, la glandouille impériale et les fous rires.

Comme ce jour ou madame W5(*) professeure de physique au sourcil inquisiteur et aux proportions gargantuesque a chuté de l’estrade en reculant, en pas chassés, s'il vous plait, avec à la main, le large tampon en moquette pour effacer le tableau.

Il y a eu un énorme SPLACH ! suivi d’un silence inhabituel en ces contrées, pendant qu’un nuage de craie virevoltait vers le bureau.

Puis deux crétins au fond à droite ont explosé de rire. Juste deux sur trente cinq.

Les classes étaient mieux équilibrées en ces temps reculés.

Je fus viré la même année, pour des détails oubliés et surtout pour ne pas en avoir branlé l'once d'une ramée.

Perdu de vue le Jipé pendant cinquante piges, et se remémorer l’histoire à peine retrouvé presque par hasard. Enfin,  il n'y a pas d'aléa chez les gentilhommes de fortunes.

Et rigoler comme deux sales morveux.

Mais la camarde pioche, et laisser ce blog en plan me gênerait moins que de ne pas avoir eu le temps de rédiger mes aventures de jeunesse.  Un mix entre Huckleberry Finn et Dead pool. 

Seulement je continue d’être ramier. je repousse, je repousse. 

Et a un moment je pousserai plus du tout, ou à l'envers.

Il faut que je prenne sur moi. 

Arrêtez de traîner la lande, mater mes oiseaux ou rêver le cul collé au poêle, qui est certainement un souvenir lointain du radiateur du fond.

Oui, il est temps, hein.

Car jamais deux sans trois

(*) facile


19 décembre, 2023

La harpie qui a fait 💩 sur le texte de mon pote



 Il fût un temps ici ou je dressais le portrait de mes potes, étoiles ou comètes.

Comme si j'avais déjà senti que ma mémoire, arrosée minot au lsd, puis fumée au chanvre afghan, partirait sur le tard comme l'eau du bain, en tourbillons de glouglou dans un trou noir étincelant.

Un bidule pour me générer juste un fil pense bête sur le ternet.

Ma galerie est bien incomplète. Miko, Daniel et une recette de Bébert on ouvert le bal.

j'ai encore deux doigts libres dans ma main gauche, la main du cœur.

Donc aujourd'hui on va parler de Claudius, le flamboyant.

D'autres comme Momo aurait pu sortir, mais les vies trop tumultueuses doivent attendre la prescription des cinquante ans.

On y est presque.

Pourquoi le grand rital au profil de Caesar ? parce qu'il s'est mis à écrire et   que je lui trouve une certaine plume, on va dire sergent major, pleine de pleins et de déliés. Son côté du sud et sa poésie méritent le détour.

Seulement il ne s'est pas encore positionné à la mise en ligne. pas de blog. ni de journal, il se contente d'envoyer chaque texte à ses proches via mail en destinataires à la place de copies invisibles

Erreur fatale.

On est trahis que par les siens, c'est bien connus. 

Une de ses belle sœur, ex baba, donc toute naturellement convertie au wokisme, s'est plainte qu'il avait utilisé son prénom pour évoquer dans son laïus, une jolie postière qui lui avait tourné les sens avec son minois et son sourire, à ce tombeur sur le retour.

Du coup il a du caviarder son texte pour changer le prénom, et comme il n'a pas présenté d'excuses à la chef dé constructrice, le keum de celle-ci, à la botte, arch so, c'est fendu d'un retour cinglant via mail, toujours en copie tous.

cent convives au règlement du quiproquo, une vraie scène du douze.

le must de l'incorrection. 

Du rififi dans sa famille, par une harpie qui ne sait pas lire un  texte, ou qu,i à près de septante, se prend pour un des sept piliers de la sagesse.

La synthèse de ce non événement, c'est que même les vieux ont le bulbe gangrené par cette théorie de la vigilance sur tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

La nature est un havre de paix ou il n'y a que égalité et gentillesse.

Mais comme, pour bibi, la liberté d'expression est une et indivisible. 

je me suis donc un peu échauffé sur ce bidule.

Donc je vous remets ici le portrait de ce grand amoureux de la vie. 

je l'avais réalisé pour un de ses textes où il nous croquait tous.

voici donc mon pote,  Claude : 

C comme César, Claudius noster ou chez les ricains, Gere comme Richard.

Il faut bien que je m’y colle. Aucune de ses copines, pourtant harengères trois étoiles, ni aucun de ses potes, ce ramassis de menteurs, mythomanes, esbroufeurs de premières ne s’y lance. Je ne vais pas reprendre sa méthode, fruit de longues études, pour vous dire où je l’ai rencontré la première fois. On est PAYS. 

On s’est croisé dix fois, avant un soir de décembre quatre-vingt à Villepinte célébrer les étoiles devant son appart de location. Inutile de tourner autour du pot, ni de mettre la poussière sous le tapis, notre Claude est une STAR. Une étoile à part dans la galaxie des potes. Est-ce parce qu’il brille plus que les autres et attire à lui tous les astres du périmètre ? Ou est ce son naturel, son affabilité et l’attention qu’il porte à chacun ? En tant qu 'affreux pirate, je ne sais pas. Mais le résultat est qu’il est, forcément, le centre de l’univers. On s’est rencontré tard, il naviguait avec une bande des mille-mille, la Didier’s band et moi celle de Balagny. La poussée d’hormone de la fin de l’enfance et la chasse aux belettes qui en résulte ne pouvait qu’immanquablement nous faire nous rencontrer.

Depuis une solide amitié, enfin plutôt attachement, je me méfie du mot amitié à notre époque où le genre devient indécis, je ne voudrai pas qu’il y ai un quiproquo nous lie 

#MDR. 

Mais je déraille, c’est l’âge. Je disais donc, une incassable camaraderie nous attache, comme elle vous amarre tous aussi à  sa gravité. Quand la corde m’est tombée sur le cou, c’est tout naturellement que je l’ai pris pour témoin. Tous ces moments si ébouriffants vécus ensemble, souvent excessifs, toujours romanesques le désignait forcément. 

Voila j'ai a peine rajouter une date. En grands consommateurs de cette fabuleuse vie dont on sait tout les deux que ce n'est qu'un one shot et que le paradis est réservé aux pisses vinaigre des grenouilles de bénitiers.

j'avais dit que je reviendrai pas avant 2024.

c'est raté, je suis définitivement un vieux con, surtout quand on chie sur le texte de  mon pote.


06 janvier, 2023

Fin de l'adolescence...

On ne se voit pas vieillir.

C'est très curieux comme à un âge déjà avancé, quand on a la baraka d'être à peu près en bonne santé on ne voit pas le panneau exit.


Il y a bien quelques signes avant-coureurs comme ce maudit escalier, la perte d'une ratiche ou deux, et cette propension à faire la sieste après déjeuner.

Certains capture leur âge dans le regard de leurs enfants, petits enfants, filleuls.

Moi je le trouve dans les loulous de ma génération que je recroise de temps en temps.

A ce propos j'ai le toc du boulevard.

Mais peut être ne connaissez vous pas LE boulevard de Strasbourg.

Galerie commerciale à ciel ouvert d'#ASB rivalisant largement avec La vallée Village d'après nos @#}$¥π de représentants élus.

Bref.

Cette artère centrale est transformée le dimanche en marché, presque aussi vieux que la ville.

C'est là qu'à la recherche du poireau qui manque à ma soupe je laisse libre court à ma gentille névrose. 

Reconnaître au milieu des visages camouflés de rides, un pinko du collège Gérard Philippe.

La chasse est dure. 

Beaucoup se sont enfuis. Ou s'enfuient encore de cette ville remplies de Fangios des sens uniques.

Mais sur cette photo en tête de gondole j'en croise encore deux ou trois.

Des fois.

Je me dis pitin, si j'ai pris aussi cher que lui !

Ou; 

Il a pas changé, même mieux conservé le tarba, lui il a pas pris l'option bide de bouddha.

En fait la, la conscience me revient et j'abandonne mes seize ans.

Pour basculer sur 2023, on s'était réunis avec une bande de natifs 93600 désormais dispersés dans toute la France. C'est un rituel pour ceux qui ont réussis à franchir la folie des seventies.

Hébergement au cœur d'une forêt un peu comme dans blanche neige. 

Sauf que c'est nous les sept nains. 

Ce fut un réveillon très agréable, chacun ayant ramené des spécialités de sa région. 



Moi un peu bourrin,  je pensais apporter des pétards, BOUM 💥 hein, pas d'la beuh, mais dans ce trou perdu il ne les font péter qu'au quatorze juillet et pas à chaque fois que la baballe rentre dans la cage. 

Finalement j'ai emmené du Clément, ramené de mon dernier bord 🌴, c'est moins local mais ça botte les flibustiers.

les Basques ,Lyonnais, Varois et jurassiens ont eu autant, voire plus de succès avec leur victuailles et gorgeons.

Il y eut quand même une particularité cette année.

Nos hôtes étaient avec moi en seconde à Jean Zay.

La campagne conserve ils avaient pas bougé d'un poil, à part pour le keum la tignasse de l'époque devenue barbe grise comme bibi .

La première chose que je lui ai dit c'est :

  • Cinquante piges après, ta voix n'a pas changé !

Et on a explosé de rire, un brin couillon, comme quand la prof de physique c'était cassé la gueule de l'estrade et que, dans un silence de cathédrale, les deux golios au fond à coté du radiateur avaient explosé de rire.

Le rollback des retrouvailles et des souvenirs associés, madame ayant été un de mes premiers flirt sérieux, m'a écrasé menu, façon confettis, sur deux mille vingt trois dans un remake de retour vers le futur, mais sans la Delorean DM-c 12. 

Depuis début janvier, j'évite donc les miroirs et passe un temps exagéré à promener Buck le chien.

Rien à faire, mes seize ans viennent de mettre les bouts. 

Me voilà presque adulte, il était temps, y a plus de saisons 😉 mon bon monsieur.









02 juin, 2022

La compote de mon pote



J'ai croisé un vieux pote hier soir. Il est passé me déposer de la compote maison, je lui ai cueilli une livre ou deux de 🍒 cerises 

On a papoté au soleil de cette fin d'après midi. A peu près le même âge. Il est mon cadet de six mois. ses cheveux blancs coupés à la Richard Gere, il porte encore beau. Mais la vie l'a pas épargné non plus. Il se dit usé et fatigué en fin de journée.

Bienvenu chez les tamalous, loulou.

En grands déconneurs, on a remis le couvert sur nos exploits passés. 

On médit, on se vante un peu sur nos ex conquêtes, mais on ne passe pas sous silence la patience de nos moitiés. Des fois qu'elles nous esgourdent.

Puis sur nos disparus. La liste s'allonge. Moins que dans les années soixante dix ou l'hécatombe des moins de trente ans fut exponentielle.

Mais tout de même.

Donc on se tape le dos toujours comme si c'était la dernière fois.

Pendant qu'il siffle sa Corona, je plie le linge, que j'ai toujours du mal à attraper sur le fil.

Rapport à ma chute.

Le bras gauche fait du rab.

D'un seul coup il me vante un atelier d'écriture, où il s'est inscrit pour parfaire son besoin d'écrire.

Je me dis, en aparté, mince ça fait plus de quinze ans que je pratique l'atelier écriture.

Certes sans soutien. Ni méthode.

Mais je ne lui en touche mots, tout vieux pinko qu'il est.

S'il finit par ouvrir un blog, je lui enverrai un lien et je le rajouterai dans ma blogroll.

En attendant la frontière internet reste imperméable, c'est curieux.

Même s'il a bien connu, lui, le gamin des mille mille, trois ou quatre portraits dejà évoqués ici.

Voilà.

je finis mon atelier écriture du jour dans le RERE ou j'ai profité de ma pause dej pour monter à Paname avec comme sujet, une réunion incluant un retraité actif.

Pourquoi ne pas prendre le RERB c'est plus direct d'Aulnay non ? 

J'attend qu'un aspirant député, conscient des vrais problèmes du périmètre, s'empare du sujet.

En attendant je l'évite, ce train a trop usé ma vie. S'en est arrivé à ce point. C'est à cause de cette plaie nerveuse que j'ai plus un poil sur le caillou, adieu la crinière argentée pour être flamboyant comme mon pote.

Mais je disgresse, voire je radote.

Bon je vous laisse trouver Richard Gere dans la photo de couverture. Avec son acolyte Bébert le roi de la Moule à la plancha à tribord. Les inséparables depuis la maternelle Ormeteau.

De son avis même, au Claudio, les deux lascars étaient amoureux de la majorette, une vielle de vingt ans en 69.


Année fantastique 🎶








08 septembre, 2019

trois mariages et un ...


Septembre.
Les jours ont fraîchis, ai je pensé zis m'orning en sortant nourrir mes poules.
Le jour n'est plus debout et le quartier est encore silencieux. On entend juste le bruit de la A3. On l'entendais pas tant avant. Comme le vent n'a pas changé de sens, je pense que c'est plutôt dû au peupliers rati boisé devant le central téléphonique.
Ou les gens décoincent pour le taf de plus en plus tôt.
Cet été qui s'achève restera étrange pour bibi. Plus d'équipage pour les KanssVa, trois mariages, deux chez les Basques un chez les normand.
Que dl'a descendance de potos d'Aulnay sous. Du flux de la rose de vents.
Les petits enfants basque causent euskadi. Les petits enfants normands parleront-t-il le Viking ?
Je sais pas.
Quelle drôle de mondialisation vit on. Plus de pays lointains, mais le retour d'un régionalisme affirmé.
Bon. Je suis trop vieux pour ce monde.
La je poireaute à Roissy, on mon vol est delayed, en route pour le troisième de mariage.
Deux jeunes devant moi regarde le tableau d'affichage.
Elle tu veux toujours pas me le dire.
Lui non cherche
Barcelone 20:15 ? Ha non
peut être Prague 21:00
Oslo ?
Le manège dure un moment , toute les grandes villes d'Europe y passent.
C'est amusant.
Un groupe de garçons habillé en maillot de baskets jaunes ridicules traîne un jeune homme le visage caché par un pull.
Même les enterrements de vie de garçon se font par avion désormais.
Yep. Suis trop daté pour ce monde
Tout le monde a connecté son portable, sa tablette, son PC sur les prises USB présente partout.
Ce monde change trop vite pour ma pomme.
Ha a yé. Mon vol :
ANNULÉ
J'espère que les tourtereaux de tout a l'heure n'avaient pas la même destination que bibi.
Voiture de nuit ou OuiGo ?
Il faut absolument que je sois à la Barre à quatorze zéro zéro demain.
…..
Je reprend du TGV. J'ai un casque. Un wifi dont la connexion est toujours compliquée, mais c'est rattrapé par la qualité.
Du jus pour alimenter mon extension moto. Pourquoi je voulais prendre l'avion ?
J'ai oublié.
Le Bosco lit le dernier Nothomb et je nettoie mes mails.
La campagne file à trois cent à l'heure.
La voiture après une semaine n'aurait pas été un choix raisonnable.
Je l'eu fait. Jeune et chevelu, avec une sept et demie et hôtel California en boucle dans le walk man.
Et en quatre L.
Ils se sont sûrement basé sur moi pour leurs rallyes à la con.
Cette note est semble t il la plus longue jamais sorti ici.
La dernière ?
On passe la Garonne. En parlant de der.
Qui dit trois mariages, hein.
L'enterrement fut celui d'un jeune de la famille. Quand on vieillit cela arrive moins souvent de voir partir des jeunes qu'à dix huit ans ou pas un mois  ne nous séparait d'un de nos potes déglingués.
Peut être est ce pour cela que ça ne m'émeut pas plus que ça.
Ce garçon n'a pas eu de chance dans sa vie. Accident.
Puis handicap lourd  en suivant
Et en final notre lot au plus grand nombre, le 🦀.
Tout le monde gardera sa légendaire gentillesse et son sourire.
Il est parti si vite, que j'ai même pas eu le temps de passer le voir a Ballanger.
Wesh.
Je préfère les mariages.
on est une bande de vieux. C'est moi le plus âgé. Et ils sont tous retraités ces empaffés de dos argentés.
On va boire des canons .
Regarder Les jeunes danser.
Dire du mal des absents.
Et réanimer vers l'aube ceux qui sont partis et qui sont toujours aussi jeune les Enfoirés.
Mince déjà la gare.
A plus.




19 septembre, 2016

les inséparables

Ces deux la, on ne prononçait jamais le nom de l'un sans y associer l'autre. Il y a des raretés comme cela. On disait pas Chris,ou Mowgly on les regroupait tout les deux dans un ,nous dirons, trisan&Iseult (*) qui marquait bien la fusion de ces oiseaux.
Ils s'étaient rencontrés au collège Victor Hugo.Il venait d'ouvrir non ? Au 3000 quand on les nommait encore.
Et ils s'étaient plus quittés.
Lui était plus pirate que moi. Intransigeant et entier, il ne faisait aucune concession au système. De toutes les luttes, de toutes les injustices. 
Un mec rare, aussi droit dans ses bottes, que discret dans ses actions.
Au cours de toutes ces décennies,pas un seul d'entre nous ne l'a vu dévier de sa ligne et, qualité bonus,sachant causer d'autres choses quand la vie nous regroupait. 
Par exemple,avec bibi il causait photos et zik des heures...
Car si l'amitié nous lient tous,son engagement était loin d'être partagé dans cette bande de mômes dégarnis et redoutables.
Un vrai politique. De la définition de ce mot, quand il avait encore un sens.
Elle, était son yang, un peu comme le nuage de lait dans l'expresso. Je n'ose imaginer les extrémités ou il aurait pu dériver si, il ne l'avait pas rencontrée.
Au fil de nos réunions d'anciens, les gris du neuf cube, on ressassaient toujours les mêmes histoires, la Valstar au mille mille et les concerts de Peter Gabriel sur Paname.
Ou bien la savoureuse,celle de nos géniteurs qu'on avait mis un soir de teuf dans la cuisine de la minuscule maison en bois du vert-galant, pour qu'ils discutent d'Aulnay loin du bruit et des complots de notre furieuse jeunesse.
Des anciens qui papotaient encore de leurs vies au petit jour et de leurs amis communs qu'ils s'étaient découvert pendant la nuit, devant un godet de Patxaran, alors que nous rincés, on voulaient plier les gaules.
Voilà... 2016 ne fait pas de quartier. 
La salle est bondée. Trop petite. Ça s'entasse jusqu'à l'entrée.
Coincé contre la porte , des mots me parviennent de l'oraison, kamarad,...combat..travail et surtout solidarité qui boucle. 
Bowie passe en sourdine.
En touchant la caisse à la hauteur de l'épaule, Vu qu'on était vraiment du même gabarit, j'ai eu cette curieuse idée. Voilà donc ma taille.
Puis profitant de l'ombre d'un chêne liège avec les vieux,le soleil tape pour mi-septembre, je regarde tout ce monde qui c’était tassé dans la salle de ce crématorium.
Ils attendent maintenant sous le ciel si bleu de cette jolie clairière bordée par la pinède.Beaucoup de jeunes gens, la dégaine plus Zadiste-surfeur que Macroné-wallstreet. 
Au milieu, impériale avec sa crinière blanche relevée en chignon et le visage laminé de douleur, sa moitié, comme une reine de chagrin détachée du monde qui l'entoure.
Je ne sais pas si je serai  aussi courageux, dans la même situation. Je crois pas.
En passant plus tard au bord de l'Adour, au sortir de la collation dans une peña, 



j'ai lancé un de mes quatre cailloux ronds, ceux toujours au fond de ma poche. 
Le blanc. Les autres étaient loin devant papotant à la recherche d'une terrasse à l'ombre.
Il a fait un ploc pile dans l'axe entre une rangée de volets rouges et verts.
Bye mec...
Ces deux la, on ne prononçait jamais le nom de l'un sans y associer l'autre. Il y a des raretés comme cela.

Les inséparables.



(*) ici on conserve l'anonymat ,les pseudos c'est une mode inénarrable chez les pirates 

29 juin, 2016

A la poussière ...

A chaque fois que la vie nous remettait en contact, ça loupais pas.
Après les banalités d'usage sur le taf,l’équipage, revenais l'épisode du complet d'Aulnay.
- tu te souviens qu'on c'était fait éliminer, tout les deux après un sans faute, du concours ?
(Oui à l'époque il y avait un parcours d'obstacle sur cette ville, incrédible non ? )
- oui et on montait la même jument non ?
- Mazurka ? Non , comment s'appelait cette jument aux coups de cul mémorable ?
J'avais oublié son nom, mais Alain s'en rappelait sans coup férir, c'était sa préféré, comme j'avais eu mon Leffe une décennie plus tôt. alors il remuait son godet et taquinait ma mémoire.
- Mais si, celle qui était dans le box en face Sonia et Mozart ! Voyons rappelle toi. T'est largué pt'i Louis arrête le chichon.
- Vas y ! chambre pas. Se faire éliminer sur un parcours sans faute, avec en plus un double oxer de la mort qui tue, tout ça parce qu'on est parti avant la cloche, c'est très moyen.
- Parce que tu crois que t'a fait Mieux ? Se faire sortir sur un temps extra avec un parcours sans faute , mais... A L'ENVERS !! ah ah bonhomme, et tu cause...
Et on explosait de rire en terminant cette battle par la sempiternelle sentence, haut et fort, en se levant conjointement de la tablée et en portant haut nos godets, invitant toute l'équipe de Horse-ball à reprendre à l'unisson :
- Allez mesdemoiselles, MESSIEURS... A la POUSSIÈRE  !!!!
Et on repartait aussitôt dans l'évocation d'un autre exploit, comme cette fois où avait rencontré une équipe de très jeunes filles horse-balleuses du soixante dix huit. Des loulous du neuf trois perdus de l'autre côté de Paris. tout nous semblaient si neuf dans les boiseries vernies de ce coin. Et elles nous paraissaient si fragiles et menues,les gamines, qu'on s'était concertés avant le match.
la consigne avait été : bande de tueurs, calmos, pas d'arrachage, pas de coup bas...
Mais, il y a toujours un mais, ces mômes ,c'était des bébés killeuses avec leurs chevaux de luxe.Elles devaient vivre dans le club. On avait pris un score qui avait été fatal à notre saison. même après ces années je n'ose l'écrire.
Mais on avait ri,nom de dieu, comme jamais.
voila, l'adrénaline ça lie.

Alain est parti la semaine passée. 

cet aprème j’étais la, à me remémorer tout ça , sous ce tilleul, à l'ombre de cette surprenante première journée chaude, en regardant un peu plus loin, remonter les grosses cordes.

Et je me rappelle plus le nom de sa Jument. 
la voila partie !
ça va me revenir, tin ...

13 décembre, 2015

Leffe


Il suffit d'une semonce.
Vous savez ce truc qui vous surprend un jour gris comme les autres.
Un frein du spad qui lâche juste devant la camionnette qui déboule de droite à plus de cinquante sur le rond point Édouard VII.
Ou cette vilaine fatigue qui vous cloue pendant deux jours, avec ces symptômes chelous, que même vous lâchez le ternet pour ne pas affronter le déprofondis Doctissimo.
De toute façon trouver un toubib sur Aulnay, c'est la blague maison.
- t'a appeler le nouveau toubib ?
- oui, il ne prend plus de nouveaux patients
Alors, on se dit,la, le fil est tenu. 
Ça pourrait s'arrêter comme ça, pouf...
Le plus embêtant pour moi, c'est que j'ai pas tout raconté, enfin l'essentiel.
Et dans l'essentiel il y a Leffe.
Pas la marque de bière, bande de soiffards. Non le sus nommé avait sûrement hérité d'elle son nom à cause de sa robe alezan mordoré.
Ha... les chevaux, peut-être la passion de mes vertes années que je regrette le plus. À l'époque les bois n'étaient pas aussi fréquentés. Il n'était pas rare que dans nos virées à donf sur la serpentine, il n'y ait les dix pour cent de casse autorisé par notre ex légionnaire de meneur. Que de souvenirs d'adrénalines et de liberté.
Galoper de front dans les chaumes, cravaches au clair,hurlant 'A la poussière !', avec l'ivresse du vent d'hiver et le sourd bruit de la charge comme musique de fond.
Oui je regrette.
Et parmi tout ces canassons disparus, revient ce fameux Leffe qui traîne encore fièrement sur mon foutoir de bureau.
Ce ne fut pas le plus beau,ni le plus rapide, comparé aux formules un de la piste des lions  une décennies plus tard.
Mais lui et moi on était potes. De vrais potes. Petit cheval de club, il était connu pour se débarrasser du premier kéké qui voulait jouer les cadors sur son dos. Pourtant j'ai gagné mes premières [et seule coupes si je me souvient bien] avec son concours.
Rapide, capable de sauter du gros malgré son petit gabarit. Et une terreur en cross.
Ha la jeunesse  insouciante et ingrate...
Un jour j'ai pris mon envol pour d'autres aventures. De retour dix ans  plus tard le petit cheval avait été remplacé.
On ne demandait pas, en ces temps, ce qu'était devenu un vieux cheval de club.
Les pensions de retraite était encore réservées à quelques propriétaires nantis.
les années ont filées.
Il y a quelques semaines en vadrouille avec Buck, j'ai remonté la serpentine abandonnée. Envahie par les ronces et bloquée par deux châtaigniers couchés par les tempêtes. Cependant la mémoire des foulées entre chaque virage, elle par contre, était toujours la.

Voilà le prochain chauffard, je pourrai éviter de me viander sur le trottoir.
L'essentiel est presque fait.
Et puis sur, qu'il m'attend, ensemble, on hantera la serpentine.
Gare les ramasseurs de champignons.

13 juillet, 2015

La recette à bébert .


J'aime bien ces réunions estivales de vieux machins. On pète un ou deux canons, aujourd'hui dans les monts lyonnais, à l'ombre du catalpa en se remémorant nos vertes prairies, le hall de dugay trouin, les aventures rue sevérine, et manger en conduisant. Toutes ces choses qui n'existent plus. Bebert est debout derrière la plancha. Il prépare les moules made of.
Un an que je lui réclame la recette par SMS. Mais l'ours basque s'en fout. Il ne lit pas les SMS. Quand à Internet, il ne lui sert qu'à visionner l'Encierro de San Fermin sur la tablette, puisqu'il est loin de sa base.
Je m'approche et réitère doucement ma demande, tout en tournant sa palette, il sourit, de ce sourire de vieux requin de grigou et me sussure sa recette entre deux savants coups de palets.
Comme Je suis ici,  entre pirates, je partage, voici donc les moules à Bebert, façon Espagnole.

Il vous faut donc , une bonne Persillade
20 cl vin blanc
20 cl huile d'olive
5 cl de sakari voire 7.
Sel,poivre
La mixture ainsi obtenue doit macérer 24h à température ambiante.
Ensuite.

Une plancha bien chaude
Moule bouchot,pas de ces grosses moules espagnoles, car elle rejette trop d'eau.
Cuire directement les moules sur la plancha.
Faire un tas quand elle sont presque cuites.
Verser un peu de la marinade.

Renouveler l'opération de les mettre en tas plusieurs fois en versant un peu de marinade à chaque passage.
Servir chaud accompagné de frites maison et avec ce temps d'un rosé bien frais des pays de Loire. Avec modération, un verre ,deux verres , askena !
Voilà pour les moules, recette de l'ours, escape des ombres disparues de la rose des vents.


Joyeuse prise de la bastille. 
#lesgens



10 mars, 2015

Mikko

Bon il faut de temps en temps, reformuler. c'est une bonne technique de communication quand on en abuse pas.

29 octobre, 2013

Chutes de pierres




Voyez comment une chose en entraine une autre. Je trouve que je vire pisse d’âne ces jours ci.
Désolé. sortez moi de vos blogrolls.
On va dire que c'est la faute au rock'n roll animal.
Ou plutôt à sa disparition.
Vous pensiez peut être que j'allais me contenter d'un morceau de l'album Berlin balancé en fin d'une note un peu naze du dimanche soir.
Impossible à priori. 
C'est comme si on l'avait balancé du haut de mes souvenirs avec les pieds pris dans une de ces bassines en zinc remplie de ciment prompt, le poète en Ray-ban.
Ça à fait PLOC !
Et tout les sédiments de mes dix huit ans ont troublés ma vue.
j'ai du attendre que ça se repose.
Vous savez comment quelques fois vos souvenirs débarquent des profondeurs de l'oubli.
Pour un refrain,un parfum, un arbre ou... un feu rouge.
Lou Reed .
Je  vous ferais pas de nécro. ni tenter de l'encenser.
Attendre qu'une pointure soit cannée pour en dire du bien, c'est pas possible à bord.Non, Un feu rouge tiens.
Je revenais donc de la sortie de ce demeuré de chien. Oui je sais tel chien...Ne nous égarons pas.
Quand je sort du Sausset souvent je coupe par le Cap et le Galion.
Mais la je suis passé devant l'usine.
Bignoler.
Puis à gauche au rond point sans nom j'enfile l'avenue braque, comme celui qui gribouille ici.
C'est arrivé au rond point de l'Europe.
Le même feu.
Et bam vous prenez une torgnole de nostalgie à dévorer une semi de Lindt.
Je peux même presque dire l'année, soixante quinze ou seize. Il me semble qu'ils l'ont changé. Il était plus moche le tricolore, l'était vert.
On revenaient d'une toile à Parinord. y avait pas encore de O mais y avait déjà un cinéma :.)
Je pense que c'était un Monty python. 
Bryan is dans la kitchen. Ou un truc du genre.
Riton le quem aux yeux cristal était au volant de la R16 empruntée à ces vieux.
Il y avait quelque chose de nonchalant dans la façon dont il passait les vitesses au volant. tout juste le permis mais distingué, presque aristocratique.
A coté il y avait Daniel dont on ne captait que sa crinière bouclée retombant à mi-épaule.
Derrière on était entassés à je ne sais plus exactement combien. Trouver un caisse pour bouger n'était pas si évident qu'aujourd'hui.
La radio était éteinte. la radio ne passait des trucs bien que passé 23h.
Tout le monde était silencieux, encore un peu dans le film. Moustik somnolait et Snoopy cherchait désespérément un hypothétique carton dans l'accoudoir central.
Ça devenait lourd ce feu.
Phil a enfoncé la cassette.
- ha ce lou reed , j'adore l'intro de standing in a corner
Le son a rempli la voiture mais sans sortir moustik de sa léthargie.
- bof l'a repris daniel. Je préfère sa période velvet. C'est devenu limite commercial, pis ce son lourd non. T'aurai pas Nico ou le 801 live, ou son dernier, coney island ?
Le feu est passé au vert.
- non, pas en cassette. Mais écoute ça. Attend j'avance la bande, cet album est une bombe.
- vas y démarre plutôt, c'est vert.
la Renault a pris à droite vers l'abreuvoir des tilleuls. la prise de tête sur quel était le meilleur album de l'artiste a duré tout le long du chemin...


c'est chiant ces chutes de pierres.
d'un autre coté il en reste plus beaucoup. je vois bien le ciel maintenant.