02 juin, 2022

La compote de mon pote



J'ai croisé un vieux pote hier soir. Il est passé me déposer de la compote maison, je lui ai cueilli une livre ou deux de 🍒 cerises 

On a papoté au soleil de cette fin d'après midi. A peu près le même âge. Il est mon cadet de six mois. ses cheveux blancs coupés à la Richard Gere, il porte encore beau. Mais la vie l'a pas épargné non plus. Il se dit usé et fatigué en fin de journée.

Bienvenu chez les tamalous, loulou.

En grands déconneurs, on a remis le couvert sur nos exploits passés. 

On médit, on se vante un peu sur nos ex conquêtes, mais on ne passe pas sous silence la patience de nos moitiés. Des fois qu'elles nous esgourdent.

Puis sur nos disparus. La liste s'allonge. Moins que dans les années soixante dix ou l'hécatombe des moins de trente ans fut exponentielle.

Mais tout de même.

Donc on se tape le dos toujours comme si c'était la dernière fois.

Pendant qu'il siffle sa Corona, je plie le linge, que j'ai toujours du mal à attraper sur le fil.

Rapport à ma chute.

Le bras gauche fait du rab.

D'un seul coup il me vante un atelier d'écriture, où il s'est inscrit pour parfaire son besoin d'écrire.

Je me dis, en aparté, mince ça fait plus de quinze ans que je pratique l'atelier écriture.

Certes sans soutien. Ni méthode.

Mais je ne lui en touche mots, tout vieux pinko qu'il est.

S'il finit par ouvrir un blog, je lui enverrai un lien et je le rajouterai dans ma blogroll.

En attendant la frontière internet reste imperméable, c'est curieux.

Même s'il a bien connu, lui, le gamin des mille mille, trois ou quatre portraits dejà évoqués ici.

Voilà.

je finis mon atelier écriture du jour dans le RERE ou j'ai profité de ma pause dej pour monter à Paname avec comme sujet, une réunion incluant un retraité actif.

Pourquoi ne pas prendre le RERB c'est plus direct d'Aulnay non ? 

J'attend qu'un aspirant député, conscient des vrais problèmes du périmètre, s'empare du sujet.

En attendant je l'évite, ce train a trop usé ma vie. S'en est arrivé à ce point. C'est à cause de cette plaie nerveuse que j'ai plus un poil sur le caillou, adieu la crinière argentée pour être flamboyant comme mon pote.

Mais je disgresse, voire je radote.

Bon je vous laisse trouver Richard Gere dans la photo de couverture. Avec son acolyte Bébert le roi de la Moule à la plancha à tribord. Les inséparables depuis la maternelle Ormeteau.

De son avis même, au Claudio, les deux lascars étaient amoureux de la majorette, une vielle de vingt ans en 69.


Année fantastique 🎶