14 août, 2014

Chroniques d'été : 5) la gargotte à gogos


j'ai lu qu'une blogueuse s'était faite condamnée de mille cinq cent euros pour une critique de gargotte.
Nawak.
Je pense que ledit bouge va morfler de l'effet Streisand. Mais peut être est il déjà lourdé.
Si on a plus le droit de donner son avis, on peut toujours jeter des sorts.
Justement tiens je vais en jeter un d'anathème.
Des potos lyonnais novices du coin nous ayant rejoint, je leur propose une virée dans une ville balnéaire voisine célèbre pour ses alignements. Une fois le tour des pavetons mystérieux effectué, le soleil est au zénith et nous décidons de nous poser en terrasse pour reprendre des forces avant une probable sieste dans le sable.
Il est un fait que l'affluence aôutienne est toute relative cet été et que l'on trouve facilement une grande tablée en terrasse même en plein heure de déjeuner.
Un œil sur les ardoises ventant les plats aurait du nous alerter. Il y en avait trop. Mais la marche creuse et déjeuner en terrasse ne se refuse pas avec un tel soleil chouan.
On reste à papoter un moment puis la serveuse finit par venir prendre la commande. trois plats enfants, cinq salades. Les cocas arrivent directement dans les verres. Moyen, bon . mais... c'est du light ?
Et c'était pas ice tea pour les monstres ? Retour des cocas surtout que l'aspartame fait des ravages sur un matelot. 
Les salades arrivent, une tomate coupée en quatre ,autant de feuilles de laitues et... pas d'assaisonnement.
Bon je demande deux fois de l'huile et du vinaigre. Encore dix minutes, finalement un nouveau serveur revient avec une verrine remplie d'un liquide grisâtre que l'on répand sur notre verdure.
On s'amuse en ce disant que cauchemar en cuisine ferait un carton tant la panique dans le service est visible depuis la rue. Et on se console de ne pas avoir pris le pâté de campagne et la pièce du boucher. La portion des spaghettis bolognaise des menus enfants est si congrue qu'ils ont finis avant que le serveur soit revenu avec nos plats. Et nos tristes salades, paysanne, bretonne et chèvre avec leur base unique. Quatre rondelles de chèvres ou quatre rondelles d'andouilles ou quatre pincées de lardon.
Voilà. Il a fallu retourner une dernière fois réclamer les desserts enfants, oubliés dans un coin de la cuisine.
Il n'y a que la douloureuse qui était mémorable et imposante pour une telle catastrophe.
Après on va entendre que les touristes boudent les restos, que la saison n'est plus ce qu'elle était. Que les clients ont disparus avec la crise.
Des produits du coin de qualité, de la vinaigrette, une carte allégée auraient sauvés ce bouge. Mais aussi bien situé qu'il soit internet l'effacera et avant quatre saisons, Trip advisor et consort l'enverront par le fond.
Ça il semble que certains n'en n'est pas encore conscience, mais désormais le gogo est geek .
Quelques jours plus tard pour la pizzeria on a bien vérifié les avis sur le smarphone afin de ne pas redoubler le grugeage, Intrigué ,j'en ai même profité pour vérifier la note de la gargotte à gogos précédente.
Quel dommage que nous n'ayons pas regardé ! elle est déjà a moitié par le fond.







Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Allez y causez !
Avec le renouveau des trolls qui se la racontent, je modère systématiquement, normal ,je suis seul maitre à bord.
Donc ceux qui ne savent pas se tenir vont à la planche direct..