31 décembre, 2023

le flash

 


Je n'aime pas trop laisser en tête de gondole mes coups de gueule.
Comme si j'avais besoin d'une idée, en ce dernier jour de l'année, j'ai été pris d'un léger 'flottement' dans la douche ce matin.
Comme un reboot, l'espace de deux secondes.
Un éclair blanc fulgurant.
Je me suis lever bien tard pourtant. 

Le jour est déjà bien la. Avec plein de lumière après la tempête et le phénomènal vent de cette nuit.
Je plie les genoux et me rattrape sur les bords du carrelage blanc.    
Sortir mécaniquement de la douche.
S'assoir sur le rebord de la baignoire.

Respirer.


C'est passé...Je me sèche et m'habille rapidement
Mais tout ce dernièr jour, l'incident du flash m'a trottiné dans le carafon.
C'est curieux comme la perception de la journée change après ce genre de mésaventure.


Tout prend une autre saveur, comme un longue journée de fête, et puis la nuit tombe, l'obscurité totale de Décembre, on oublie et hop,  une nouvelle année commence.


30 décembre, 2023

Avant dernier jour de la pitin d'année ... 2023

C'est l'avant dernier jour de l'année.
Ce moment ou tout le monde est en plein dans les soucis de préparatifs de réveillon.
Par exemple, par quoi remplacer cette année les huîtres, qui n'ont pas supportées les débordements des stations d'épurations avec toutes ces pluies et tout ce caca, ce qui les rend impropre à la consommation ces petites mères.

Y a pas qu'elles qui sont chonchons avec les méfaits de ce réchauffement du fond de l'air.

Un p'tit biff en suivant tiens, y a pas deux jours que j'lai décripter ce petit mot la. En regardant un déroulé VousTube sur cinquante centimes, un futé de rappeur ricain.

Un noyau de miss, heu.. de gonzesses, elles, se sont octroyées le Maccarthisme du consentement.
Ce lot de déconstructeuses, dont certains dossiers peuvent néanmoins être jugés par la justice, dans les cas de viols, comme pour le présumé innocent, le gros Gégé, aka le Napoléon des cabots. 

Elles en font un peu trop sur le côté barouf médiatique.
Elles balancent tous les vieux mâles à la vindicte de la nouvelle rue, les réseaux.
Gare à vous si vous avez dit Chatte, salopes, connasses ou que vous aviez envie de serrer une collègue que vous kiffiez dans les années quatre vingt le long de la machine à kawa.
Je suis bien conscient, qu'avec de tels propos, je vais me mettre à dos quatre vingt dix pour cent de ma famille, cent pour cent de mes amies ou copines, mais merde :
Niquez vos mères avec le politiquement  correct.
Ce mouvement avec bien sûr une appellation angliche, pour que ça est l'air important, est une place de grève de puritaines trois points zéro. voila mon avis.
Ce tribunal immédiat, à lui aussi le même effet que les huitres du moment, VOMIR

J'ai lu ailleurs qu'ils étaient devenus tous fous. Tout à fait. Ce commentaire a disparu. Étrange non ?

C'est le double effet kisscool de ce dérèglement climatique.Et pas le dernier, ni le plus terrible. C'est chiant, faut zapper.

Pour bibi, il y a pile dix huit ans, cet avant dernier jour je lançais mon blog.
Une assez drôle d'idée. 

Très revendicatif au début, comme sur ce scandale du fonctionnement du RERB, il a au fil des ans viré plus personnel avec des sujets bien moins polémiques, voire d'un intérêt limité à ma pomme.
Je ne pensai pas que j'aurai la chance que ça dure aussi longtemps.
Il y a eu des bas et des hauts. Cette année c'est reparti un peu. Plus de temps, le larguage de X-Twitter, m'ont remis les doigts sur le clavier.
je n'ai pas repris mon cahier pour écrire, mais je pars toujours de photos.

bon anniversaire petit blog. 

 
Celui de Jegoun est plus vieux de deux jours, il n'a pas eu le temps de le fêter cette année.
j'espère que ca roule pour lui, il est plus prolixe d'habitude.
je compte continuer l'an prochain, si mon souffle tiens. Il faudra bien que je me résolve à vous abandonner à cette meute, enfin ce gang d'émasculeuses patentées et sa cohorte de suiveurs tatoués, hormonés d'la gonflette et sûrement de ce fait, atrophiés du sgeg.


En attendant, bon réveillon à toutes et tous.
Pas de foie gras, {grippe aviaire} pas d'huitre {norovirus} le réchauffement attaque salement non ?


Tiens une photo de la mer de glaces en 1950 de ma base d'images du grand tonton.

 

Le même lieu aujourd'hui 😉 ou il y a pas cinq ans. 

On comprend que les huitres et les meufs fassent le nez.
Cette suite d'images de mon, lui aussi disparu grand tonton, me laisse de quoi faire quelques notes sur 2024.
Pourvu que dieu me prête vie, comme aurait dit Lafontaine. Quoique je fasse plus vielle carpe que menu fretin.


 Faut que je lâche, so, passez tranquille à 2024,

 @ +






26 décembre, 2023

Copains d'avant ... 1900

 


Une Photo d'école pour Noël tiens.

J'ai trouvé cette classe dans mon capharnaüm coincée en fond d'une boite de livres.

Impossible pour moi de trouver l'aieul dans Cette classe jules Ferry style.
Mais j'ai trouvé la photo jolie.
D'abord première impression, l'école publique ne rigolait pas. si vous voyez un sourire dites le moi.
Des deux professeurs, je peux vous dire, que le décoré de gauche, devait vous reprendre salement si vous oubliiez de vous investir sur le but ultime, le certificat d'études.
Celui de droite, bien mis, faisait très attention à son apparence. la moustache guidon. pas de place pour le doute. le brassard de deuil. un modèle qui se portait encore dans mon enfance.
Bon revenons en aux gars de la communale.
Quatre sont décorés.
sûrement une équivalence du tableau d'honneur, terme disparu en ces lieux public, mais repris pas l'entreprise sous la mention employé du mois.
Trois on des blouses de luxes, un milieu déjà favorisé. Un seul au mérite, le petit en short en bas.
Passons aux arsouilles.
c'est plus facile. les loulous se placent toujours en groupe ou au même endroit.
les deux en haut gauche et les trois à droite sur la même ligne.
Et puis il y a le fayot pile entre les deux instits.
voila. cette photo semble antérieure à  quatorze, combien sont passés à travers ?
je me demande même, en ce moment ou on fait tant de battages sur la maison de correction de Belle-Isle si elle n'en ai pas extraite.
Cela expliquerait, si elle venait de l'arrière Grand père, le fameux Louis, pourquoi il l'eut conservée si précieusement.
Mais je le remets pas sur la photo et puis la tenue du troisième à droite au second rang fait plus bobo Parigot.
Au final je pense plus à une classe de la butte Montmartre début dix neuvième.
peut être un grand tonton.
Bon si vous calculez un ancêtre ou autres informations, n'hésitez pas à vous manifester.
Cela fera un bonus à mes cadeaux de Noël.

24 décembre, 2023

Noël avant l'heure !

 


 En allant chercher une commande de Noël, je suis tombé en arret sur ce 'guerre' de l'auteur que j'ai abordé ici il y a peu.
Hop j'achète, prévoyant un voyage en tgv ou je n'emmène jamais les livres de la médiathèque, trop peur de les égarer. Encore un de mes nouveaux tocs ridicules.
Celui la, en édition de poche. le risque est reduit.
Désormais je prend toujours deux livres pour mes pérégrinations en train. c'est un des rares moments ou je peux me laisser aller à lire.
Certes il y a du wifi. Mais le temps passe plus vite en lisant. le second bouquin est un backup si je n'accroche pas au premier.
Ce guerre je l'ai dévoré entre Rennes et Paris. c'est vous dire.
je triche je l'ai peut être attaqué en bus, ou dans le TER.
Le TGV etait blindé, mon voisin ronflait et j'ai même pas pris le temps de manger le sandwich spécial jambon-mayo-beurre-salé-épinard que j'avais préparé avec précision ce matin.
si j'la saute c'est que je suis mordu. Noël avant l'heure !
Donc c'est une critique favorable. Moins barré que la référence, sûrement beaucoup plus autobiographique. En tous cas, un vrai plaisir à lire. je le garde pour mon pote qui decouvre l'écriture et qu'aime bien les histoires avec un peu d'érotisme. la il a dosé, le Ferdinand.
je pensai lui filer ce jour en même temps que la soupe de sonpoi que je lui ai ramené.
Mais il était barré faire les courses, j'ai zappé qu'on était Vendredi, j'ai donné à sa moitié, mais sans le livre.
Je voulais lui lire un extrait, difficile de le declamer à sa douce. smiley.
bon j'ai repris ma route, je lirai mon backup sur le retour.




21 décembre, 2023

Veille de Solstice

 


Nous sommes le 21 décembre.

la veille du solstice d'hiver. 

j'étais en pleine vaisselle, mapa rouge , of course, quand mon œil à lâché les profondeurs insondables de la mousse du W5 pour un étrange manège dehors sur ma gauche.

Vous avez vu comment ça déconne à gauche dernièrement ? ou c'est juste mon hémisphère droit qui me raconte nawak ?

Reprenons, déjà hier, chez le vieux, des Corneilles qui faisaient un truc chelou.

Un signe.

mais la Normandie y a toujours eu des trucs space. vikings, Azincourt et tutti quanti.

Non la c'est du sérieux, je lâche mon assiette, qui floque en se camouflant sous la mousse  et je file dehors sur la terrasse.

une pitin de colonie de processionnaires se dirige militairement vers le tapis du clébard.


 

Urticantes et sans vrai prédateur ces joyeusetés sont une plaie pour les enfants et les cabots.

Comme je suis équipé sur le moment façon Dexter, pas d'ADN ni d'empreintes, je te colle une à une ces tueuses dans un sac plastique.

hop gadoue.

la dernière fois je les ai cramées au chalumeau mais cela prend un temps fou.

Leur résistance est incroyable.

La nuit passe. je suis un pirate au cœur tendre. Ou l'enfoiré dieu des chenilles à travaillé mes cauchemars toute la nuit.

Pris d'un remord ce matin, j'ai donc encore un peu de mémoire, je vais chercher le fameux sac pour les libérer lors de ma sortie de Buck près de l'étang.

Soit il continue de pleuvoir, elles se noient. Soit un crapaud affamé va fêter Noël.

On est au pays des fées, quand même.

Le vent s'est levé. rien d'exceptionnel, mais un vent chaud. 

Sur le lot seule la première est cannée en s'immisçant dans le nœud du sac plastique. Libérées sur le talus humide elles seront sauvées ou happées par le ruisseau. A elles de gérer. j'ai suffisamment de décanillage de chenilles pour mon minuscule karma.

Sans dèc, qui a déjà vu des processionnaires fin décembre  ?

Y a une fève dans le potage

Quand j'étais un adorable bambin rose et joufflu, ma grand-mère Lucie disait que les avions à réactions, qui pétaient le mur du son au-dessus du camp de Sissonne, lui niquaient ses couvées.

Mère-grand ils ont fait plus fort. 

Ils ont même crashé les saisons. 

y a pas que les canetons qui vont partir en sucettes.

party over.

Du coup je peux sortir les violons. d'façon, ces deux jumelles sont plus mimi que Mam' Fontaine Hier 👾








20 décembre, 2023

le père 100

 


Il fait encore nuit. Mais je me lève de plus en plus tôt . Au début de ta retraite, si longtemps attendue, surtout quand tu as plongé dans le rab quelques années, la fameuse soif de l’or, tu te dis, c'est cool je vais me permettre une grasse de temps en temps.

Je ne connais qu’un de mes potes de CE2 du parc qui comme moi ne faisait pas de “projets” pour sa retraite.
Un peu usé lui aussi par une vie chargée, mais dans son cas au service des autres, il me disait dernièrement : 

- Rien faire me va très bien.

Je suis bien raccord,
Cent jours.
Voila donc pile le compteur depuis que je ne taffes plus.
Le père 100 comme on disait pendant le service.
Mais à l'époque le calcul était dans l'autre sens.
J'ai mis du temps à réaliser. Ralentir c'est pas simple après quarante sept piges de chagrins.
Mais un branleur dans mon cas, a vite mis un pilotage petit vitesse.


il vaut mieux la machina ne suit plus.
tu constates que le moteur pousse moins, fatigué. Pis des pièces commencent à déconner.

Ma mémoire met les bouts, et mon palpitant ne monte plus les côtes en spad sans évacuer le vacarme du souffle d’un morse

Du coup, ton équipage inquiet de ce râle que tu extirpes en mettant tes chaussures, te pousse à prendre rendez-vous pour des contrôles techniques.
Essayer de choper une date  avant 2025 est un challenge.
On s’en bal ,la peur n’a jamais évité le danger. S’il y a bien un mot que j’ai gardé de mon pote d’enfance rebeu, c'est bien ce  

mektoub 

La fête est bien trop belle pour que ça dure.

Je deviens donc hyperactif.

Je planifie mes journées, longue TODO avec quand même une plage farniente ou lecture qui elle, évidemment ,ne rentre pas dans les cases.

Le temps file beaucoup plus vite que quand tu travaillais. 

La preuve ? Tu ne fais pas grand-chose en plus.
Je déconne. Je cuisine un peu, je viens de tenter mon premier hachis que j’ai glorieusement photographié pour la postérité.

Ou cette magnifique tarte aux pommes en tête de gondole. une vraie réussite.

Je passe aussi une bonne heure et demie à courir , enfin marcher, arpenter le ruban et le sirop d’la rue avec mon vieux Buck qui a encore plus de mal que moi à arquer, et sent encore plus mauvais que ma pomme.

Voila je vais profiter de ma présence sur PC, de moins en moins fréquente, pour décrocher un ou deux trucs de ma page de garde, ou peut être même revoir ma page web. juste laisser la blogroll.  Allez je file je suis débordé

Allez on finit en musique de vioque tiens.







19 décembre, 2023

La harpie qui a fait 💩 sur le texte de mon pote



 Il fût un temps ici ou je dressais le portrait de mes potes, étoiles ou comètes.

Comme si j'avais déjà senti que ma mémoire, arrosée minot au lsd, puis fumée au chanvre afghan, partirait sur le tard comme l'eau du bain, en tourbillons de glouglou dans un trou noir étincelant.

Un bidule pour me générer juste un fil pense bête sur le ternet.

Ma galerie est bien incomplète. Miko, Daniel et une recette de Bébert on ouvert le bal.

j'ai encore deux doigts libres dans ma main gauche, la main du cœur.

Donc aujourd'hui on va parler de Claudius, le flamboyant.

D'autres comme Momo aurait pu sortir, mais les vies trop tumultueuses doivent attendre la prescription des cinquante ans.

On y est presque.

Pourquoi le grand rital au profil de Caesar ? parce qu'il s'est mis à écrire et   que je lui trouve une certaine plume, on va dire sergent major, pleine de pleins et de déliés. Son côté du sud et sa poésie méritent le détour.

Seulement il ne s'est pas encore positionné à la mise en ligne. pas de blog. ni de journal, il se contente d'envoyer chaque texte à ses proches via mail en destinataires à la place de copies invisibles

Erreur fatale.

On est trahis que par les siens, c'est bien connus. 

Une de ses belle sœur, ex baba, donc toute naturellement convertie au wokisme, s'est plainte qu'il avait utilisé son prénom pour évoquer dans son laïus, une jolie postière qui lui avait tourné les sens avec son minois et son sourire, à ce tombeur sur le retour.

Du coup il a du caviarder son texte pour changer le prénom, et comme il n'a pas présenté d'excuses à la chef dé constructrice, le keum de celle-ci, à la botte, arch so, c'est fendu d'un retour cinglant via mail, toujours en copie tous.

cent convives au règlement du quiproquo, une vraie scène du douze.

le must de l'incorrection. 

Du rififi dans sa famille, par une harpie qui ne sait pas lire un  texte, ou qu,i à près de septante, se prend pour un des sept piliers de la sagesse.

La synthèse de ce non événement, c'est que même les vieux ont le bulbe gangrené par cette théorie de la vigilance sur tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

La nature est un havre de paix ou il n'y a que égalité et gentillesse.

Mais comme, pour bibi, la liberté d'expression est une et indivisible. 

je me suis donc un peu échauffé sur ce bidule.

Donc je vous remets ici le portrait de ce grand amoureux de la vie. 

je l'avais réalisé pour un de ses textes où il nous croquait tous.

voici donc mon pote,  Claude : 

C comme César, Claudius noster ou chez les ricains, Gere comme Richard.

Il faut bien que je m’y colle. Aucune de ses copines, pourtant harengères trois étoiles, ni aucun de ses potes, ce ramassis de menteurs, mythomanes, esbroufeurs de premières ne s’y lance. Je ne vais pas reprendre sa méthode, fruit de longues études, pour vous dire où je l’ai rencontré la première fois. On est PAYS. 

On s’est croisé dix fois, avant un soir de décembre quatre-vingt à Villepinte célébrer les étoiles devant son appart de location. Inutile de tourner autour du pot, ni de mettre la poussière sous le tapis, notre Claude est une STAR. Une étoile à part dans la galaxie des potes. Est-ce parce qu’il brille plus que les autres et attire à lui tous les astres du périmètre ? Ou est ce son naturel, son affabilité et l’attention qu’il porte à chacun ? En tant qu 'affreux pirate, je ne sais pas. Mais le résultat est qu’il est, forcément, le centre de l’univers. On s’est rencontré tard, il naviguait avec une bande des mille-mille, la Didier’s band et moi celle de Balagny. La poussée d’hormone de la fin de l’enfance et la chasse aux belettes qui en résulte ne pouvait qu’immanquablement nous faire nous rencontrer.

Depuis une solide amitié, enfin plutôt attachement, je me méfie du mot amitié à notre époque où le genre devient indécis, je ne voudrai pas qu’il y ai un quiproquo nous lie 

#MDR. 

Mais je déraille, c’est l’âge. Je disais donc, une incassable camaraderie nous attache, comme elle vous amarre tous aussi à  sa gravité. Quand la corde m’est tombée sur le cou, c’est tout naturellement que je l’ai pris pour témoin. Tous ces moments si ébouriffants vécus ensemble, souvent excessifs, toujours romanesques le désignait forcément. 

Voila j'ai a peine rajouter une date. En grands consommateurs de cette fabuleuse vie dont on sait tout les deux que ce n'est qu'un one shot et que le paradis est réservé aux pisses vinaigre des grenouilles de bénitiers.

j'avais dit que je reviendrai pas avant 2024.

c'est raté, je suis définitivement un vieux con, surtout quand on chie sur le texte de  mon pote.


17 décembre, 2023

Mes dix de 2023



C'est un marronnier ici

En fin d'année, je vous reprend dix photos que j'ai prises dans l'année.Je prend plus beaucoup de photos, mais bon, j'en ai trouvée dix .

J'avais une note sur les cent jours de ma retraite, mais c'est pas l'époque. J'y marmonnais que les vioques, mes désormais collègues, vendredi aprèm investissent en une nuée de tamalous le Leclerc.
Un vrai rallye de chariots, avec que des gus qui ont eu leurs permis avant que la ceinture existe.
Tout ça vote largement à droite, mais roule à gauche. Un beau bordel.
Je vous parle pas du dos argenté, avec son sac de victuailles, qui ère l’oeil un peu perdu, dans le fond du parking à la recherche de son Scenic.
Me sentant Radoteur, je laisse donc tomber le troisième âge.
Voici donc un bateau, pour vous souhaiter de bonnes fêtes. je suis pas certain de revenir avant 2024.
Je suis en cavale de mémoire. J'ai plus trop d'idée de notes, le bordel ambiant ne m'inspirant pas.
Donc c'est photos.
voici la seconde la tempête de novembre.


Ce n'est pas la tempête ciaran, je crois que j'avais, en vain, tenter d'ouvrir la porte de la voiture au même endroit.

la suivante ou la troisième.
j'aime cette photo, parce que je kiffe la mer. Et les éléments déchaînés. sûrement pour ça que je me suis toujours acoquiné avec des potes plus barrés, ou presque, que moi. En tous cas on voit plus le lavoir, il est mangé par l'écume de mes jours...



Ces moutons , dans les alignements de Carnac, c'était en mars ou avril.
Je roulais en revenant de je ne sais ou et je me suis arrêté pile à l'arrache sur le bas côté pour prendre la photo.
Je dis je ne sais ou, parce que j'oublie de plus en plus de choses. Récentes ou anciennes.
Un mouton blanc et un noir.

La fameuse dualité. 

Dans mon cas le bien et le mal ce n'est plus vraiment un problème, vu que ma carte SD est volatile.
Pas de remord. A savoir si j'en ai jamais eu. Ça aussi j'ai oublié.

Mais j'ai peu d'ennemis, où ils sont tous déjà décorés croix de bois .😉

 
 ces brises lames sont la juste pour un Intermède. être un jeune chêne et finir sacrifié à Neptune pour qu'il épargne les trois ruines sur le bord et un cimetière de bateaux.


Jamais beaucoup de selfie de ma pomme sur ce bieux blog. mais la, il y a deconne , et j'adore faire le con.
j'ai tout mes permis, depuis la soixante dix huit douze. et donc en bon corp franc, l'idée d'emprunter une moissonneuse batteuse pour le fun, m'a traversé l'esprit en ce joli mois de juin devant cette bécane garée la. Comme quoi à deux ans de septante le flibustier à quelques restes 😉


 
Sûr que pour les photos de 2023, je ne pouvais pas passer à côté de mon seisme visuel Japonais.
Cette photo toute simple du coeur de Tokyo.
les plantes sont sorties dehors, sur le trottoir. les réverbères sont souvent fleuris.
Un autre monde non ?  
On peut même dire une autre planète. un société ou le vulgus pecus valorise son quotidien et son héritage.
je me souviens de ces minuscules écoliers, en uniforme tous différents selon l'école, qui partent pour la journée, à pieds, avec leur rikiki sac à dos, goûter accroché par dessus les porte clefs de héros manga qui brinqueballes, et petit balai en fibre de cocotiers sous le bras. Pas pris de photos car les enfants ne doivent pas circuler dans le cloaque de l'IA d'internet. mais ils etaient déjà fiers et responsables à a peine cinq ans.
une claque qui résonne encore...


Allez c'est sur ce fabuleux pays, ou j'ai fait le plus de tofs en ce mois de mai. ces deux amoureux, à la porte du temple. je les ai trouvés super romantique. Et ces deux mots francais, posés en vrac sur le sac que je n'avais pas capté avant de posé le cliché ici.
bon je leur souhaite beaucoup de bonheurs à ces deux la.

 

ah !  les transports en commun japonais ! ils méritent bien une photo ici. le métro , ici .
rapide ponctuel mais j'ai dejà raconté tout ça. je persiste. un exemple à copier, et vite !



Kyoto by night. de faux airs de decor d'indiana jones avec cette lumière.
joli souvenir, jolie ville, toute sa place ici.


pour finir ce jeu d'offrande dans le jardin d'un temple. le bien nommé temple d'or. Enfin il me semble, j'ai un peu forgot. il faut mettre le yen dans la coupelle en fer. A première vue plein de malchanceux , dont ma pomme ont ratés leur voeu. 
J'ai recommencé plusieurs fois.
Mais les dieux ne m'étaient pas favorable ce jour là.

Bonne semaine les gens.
 

 


02 décembre, 2023

Greumblegreum

 


Ecrire a un moment, ça me pose un peu. 
pis y a longtemps que j'ai pas râler.
Le matin, quand je finis mon ramasse plastique, après que j’ai porté le vieux Buck dans le coffre, ou il boit bruyamment sa gamelle, je souffle un peu avant de démarrer. 
Je fatigue. Il faut bien que l'âge m'envoie des signes.
mes doigts se réchauffent. il commence à faire frais.
Sortir le téléphone, connecter la géoloc, waze puis allumer la radio sur le monde.

Il est pile neuf heures  Après un jingle qui existe depuis l'invention des radios à piles, démarre le journal, l'actualité. La crème du monde.

- Derniers jours de l’automne et deuxième année la plus chaude depuis les mesures météo du vingtième siècle.

Mais ne vous faites pas de mouron. Il y a une cop numéro 28. Et devinez où ?
A Dubaï …
Greumblegreum

- Les restos du cœur ne pouvant pas servir tout les nouveaux bénéficiaires, annonce une baisse du plafond pour pouvoir accéder aux repas.

- Pendant ce temps les grandes surfaces se font alpaguer par quatre associations de consommateurs qui écrivent à Macron pour leurs scandaleux profits pendant cette crise.

Peut-il seulement, notre guru des startups, leur imposer en contrepartie une taxe pour ces associations qui s'occupe de la faim qui galope ?
Y-a-t il encore une fraternité comme gravé dans la devise de nos frontons ?
la république une et indivisible est bien gangrenée.

Greumblegreum

J'éteins le poste, me gare et descend chercher mon canard. Il est encore tôt.
L’heure des papys .
Le vendeur de journaux, à quatre pattes, fait une pile des invendus.
Il se retourne vers sa femme et dit :
T’a vu le jugement du ministre de la justice ?
Elle sourit.
Je m'immisce, répond qu’il peut déconner, il est ministre et ce n'était pas une vraie mauvaise action puisqu'elle n'était pas intentionnelle a-t-il dit.
re sourire
Greumblegreum 

En sortant je jette un œil au clopes. pour l'augmentation, les braqueurs attendent la livraison des cartouches de chasse, cela va leur permettre de faire d'une pierre deux coups.
Surtout baisser le prix de la chevrotine au marché noir.
Enfin pas sûr, il y a une vraie demande avec tout ces extrémistes et communautarismes religieux de toutes obédiences.
 
Greumblegreum
 
Sans déc. Changer rien.  Ne voilà pas que même pas ramassé la pagaille des JO 2024 on en prévoit pour l'hiver, sous les pluies acides de 2030.
Roulez jeunesse.

Greumblegreum
 
 
 
 

26 novembre, 2023

le bout de gras

 


 Milieu de l'automne.
 j'ai emporté deux livres pour le tigivi. le premier un petit recueil de nouvelles de Kostolanzy, piqué à mon intellectuelle de grande, suffit à ma concentration.
A la troisième histoire je le range. bien ciselées, inventives, mais je ne suis pas aussi emporté que par le p'tit Gary 'les trésors de la mer rouge'  que j'ai lu dans l'autre sens il y a deux jours.
Bouquin à peu près en timing, à cinq ans près, quand, depuis mon service j'essayai de me faire muter au tchad, ou ça fritait un peu, histoire d'ameliorer la solde et de ramasser la poussière de l'aventure.
Encore actuel et même visionnaire sur déjà le quid de Mao ou de l'Islam. un joli roman de baroudeur du septième.
C'est son deuxième que j'écluse en un mois.  apres 'l'education européenne', plus daté.
Je kiffe son style.
Rien de mieux que le train pour la lecture. Le paysage de l'ouest défile et la vitesse finit par endormir.
Le téléphone est en mute. J'ai de la place pour mes guibolles et pas d'autres taches à realiser pour me distraire.
Ni de series netflix téléchargées, par exemple.
Je sais pas vous , mais depuis l'usage du mobile la lecture m'est moins lineaire. Toutes les x pages je pose le livre puis y revient au bout d'un moment à regarder les prairies défiler ou après une razzia de gommes et of course, un tour sur mes mails.
Les arbres ont morflés avec le combo des tempêtes dans le périmètre, sont alignés abbatus en tas dans les pâtures.
On devrait plus être très loin de ma gare. je vais retrouver mon vieux buck à qui, hier, je mettais machinalement de côté le gras de mon entrecôte dans un bouge du soixante.
Quand j'ai réalisé qu'il n'était pas avec moi, mais à presque huit cent bornes, j'ai souri, puis mangé le gras, car le froid arrive !
C'est assez con, les habitudes des hommes et de leurs chiens.
Allez je déhote.
bonne semaine les gens

16 novembre, 2023

Frédérico & Bluesky


 

Mon précédent ticket ayant été pris en compte, et rapidement le soir même, je ne peux laisser en tête de gondole ma prose révolutionnaire.
Je suis quand même vachement influent. #smiley.

Ce matin je suis sorti vous prendre une photo de Frédérico.
Ce con soufflait fort difficile de tenir debout.
J'ai fait comme les mouettes je suis rentré au chaud.

La quatrième tempête en bien peu de temps. même si la période est normale, vous me permettrez de trouver le rythme soutenu.

Sinon j'ai reçu, enfin, mon invitation Bluesky.
Comme je suis curieux comme un chat, malgré que j'ai râlé, ce qui est habituel, j'ai tapé l'incruste.

l'affaire des 'Feeds' m'intrigue un peu. je vais creuser le sujet.

En tous cas je ne reproduis pas le comportement twitter. 
pour l'instant je scrute et je zone.
ce qui ne me change pas beaucoup. #smiley.

j'ai donc créer un feed "nawak & météo"


je pense pas qu'il y ai beaucoup de nawak, mais ça m'amuse.
pour créer ces fameux feeds c'est par ici 

et la, la boucle est bouclée,  j'ai trouvé pourquoi je ne tenais pas debout ce matin



14 novembre, 2023

la cerise sur le gâteau


J’avais dit : 

Fontaine je ne boirai plus ton eau…

Mais voilà, les pirates s’ils n’ont qu’une parole, sont surtout des menteurs de première.
Je disais donc :

laisse la vie publique aux jeunes, occupe toi de tes pieds de tomates 🍅.

Seulement les quatre tempêtes successives ont niqué mes plantes..
Ou cet automne qui ne dit pas son nom.
Ils se sont couchés grisonnants  dans une vaste flaque de boue qui s’appelait potager. 

Donc je ne m'en mêle plus , sauf exception qui confirme la règle, quand la connerie politique pousse le bouchon un peu loin.
Désormais abonné aux anciens, j’allume le poste le midi, pour suivre la décomposition du monde en fouillant mes coquillettes jambon.

Donc menu du jour dans le poste

  • La misère augmente considérablement en France
  • Les femmes sont les plus touchées.
  • Augmentation du diabète chez les jeunes
Et la … 

la  cerise 🍒 sur le Gâteau, celle qui m’a fait ressortir ma grogne, jamais enfouie bien loin, pour être honnête :

  • Les tickets restaurant ne pourront plus servir à acheter des ingrédients comme la farine, les pâtes , bref les denrées alimentaires dès 2024.

Excusez moi.

QUELLE BELLE BANDE D’ &@#&€+&&  ! 

Je m’imagine l’avorton de bureaucrate, un de ces bacs plus 23 rentré dans l’administration pour la sécurité de l’emploi, mais tout de même des dents qui rayent un peu pour passer niveau 226 en 2030.
Il rentre de déjeuner de la cantoche de l’assemblée nationale où il a été invité par un élu qui fait du lobbying pour les sandwicheries industrielles, à moins que ce ne soit pour la restauration rapide.
Il a mangé un poulet cocotte façon grand-mère, une vraie réussite, surtout qu'il était invité par ce végétarien d’élu, végan ou croyant ? 
Il se pose rapidement la question, mais l'élude.
Celui-ci a tapé les œufs florentine, il n'est donc pas végétalien !
Donc s’il veut avancer il faut redonner du cash à la malbouffe.
La gamelle maison, dont les produits frais ont été achetés avec des titres restaurant, c'est la fin du petit commerce !
il a cette riche idée. 
C’est pas comme si on avait une inflation galopante, glissée sous le tapis avec la suppression des tickets de caisses, et les jérémiades des milieux autorisés, qui voient la fin du tunnel dans leurs grilles excel comme Madame Irma le bonheur dans sa boule.
Qui aujourd'hui a un repas complet avec son titre restau, sans rajouter à la fin ? Qui ?
Non, un petit branleur veut se faire mousser et la France du bas qui bosse se fait enfiler un peu plus.

Joli , bravo, clap clap.
Mais je n’ai plus de titres déjeuner.
Pourquoi je me mêle ?

Un peuple n’a qu’un ennemi dangereux, c’est son gouvernement comme disait mon saint préféré .

NDLR : toute ressemblance avec des faits existants ne saurait être que fortuite. 
C'est bien connu 
 
 
 [MAJ] 20:55 la mesure permettant  l'achat de produits alimentaires avec des titres restaurant est prorogée  sur 2024. Vite fait aux infos de la chaîne M6 avant que le 🔥 ne se propage.

No comment.













11 novembre, 2023

la demeure princière de louis

Tout les ans c'est un rituel ici. 

Comme un marronnier, vous pouvez trouver des exemples ici ou la.

la der des der, cette destruction de la jeunesse européenne, resonne encore plus cette année avec les guerres en cours, braises du mal allumées ici ou la.

Comme j'ai un peu de temps pour ranger, j'ai trouvé de nouvelles photos du Louis.
il était comme moi, barbu et pas bien grand.


la popote de Louis Mars 1917, voici le texte au dos de la photo



En suivant, quelques années plus tôt, fin quatorze, début quinze, comme il l'écrit au dos, il vient de toucher sa nouvelle tenue.
 
'Ma chérie, voici ma nouvelle tenue avec le pantalon bleu, prêt à repartir'


Regardez comme la guerre use les hommes qui y survivent.
voici de nouveau Louis en 1917 le même homme.
mais le silence des taiseux lui est tombé dessus. plus jamais le même .
Quatre ans long comme une vie.

 
Avec ses potes. 


voici le texte au dos

Quand à la photo de tête de gondole, cette 'demeure princière', comme il l'écrit au dos est le 'bureau de l'intendance ' son château.


 



09 novembre, 2023

le maudit des transports

 



Je ne peux m'empêcher de remettre le couvert sur mes relations cahoteuses avec la SNCF.

J'avais un billet de retour pour le train de Quimper a 13:44. Je me prépare doucement  et à 09:30 je met les bouts.
Je vais pas loin avec ma valise à roulette.
Place Camélinat, ou Jean-Claude suivant comment vous votez, un SMS m'interpelle.

Les smeus de nos jours. C'est souci. Soit c'est mon ex-taf qui pédale, soit une couille dans le potage. En sonnerie je leur ai mis le 'sorrow' de David Bowie et dès les premières strophes je crispe.

Yep. Consultez vos mails pour connaître nos propositions de prise en charge.
Je plonge et regarde mes mails.

 



Un remboursement et cinquante de bonus en bon d'achat. Je crache pas dans la soupe, mais le trading m'inporte peu. Je veux voyager sans trop de carbone.

je me lance donc sur cette super application SNCF-Connect pour soit échanger mon billet soit prendre un autre train



Plus rien aujourd'hui, je réserve donc un train pour vendredi même heure .Mais à mon grand dam, mes CB sont refusées. Comme à chaque fois .

La pro qui a encore un peu de liquidité, ou la perso. Dalqueu.
J'ai déjà appelé ma banque et la sneuf, chacun se renvoie la patate chaude.
Évidemment je chauffe un peu. A l'inverse de ma CB.

Je retourne à mon point de départ, enfourche mon spad et file à la gare

La queue au guichet, mais je suis patient comme un lynx. Finalement le guichet ne délivre que des billets banlieue. Mauvaise pioche !

Il faut aller sur Paris ou se servir de l'automate grandes lignes en face.
Je fends l'immense queue à l'opposé de la salle, celle pour obtenir une Navigo qui avec le monde cache le robot à billets et…
L'unique automate grandes lignes est en rideau.

Mon champ de vision aperçoit un de ces jolis chapeaux bleu marine et mauve dans toute cette foule.

Excusez moi , madame, l'automate est planté, je voudrais changer mon billet.

Ha ? C'est bizarre on a pas reçu d'alerte dans notre bureau. Je vais le vérifier mais c'est assez long.

Elle part, revient avec une clef, rentre son mot de passe (échange mot de passe contre la clef 😉) et passe le programme du scan de vérification de cet automate. 


Incroyable ! Cela passe.
Il va démarrer. Mais c'est assez long me dit-elle avec un sourire.

 


Je vais patienter , re-sourire.
Effectivement cela dure un moment, un temps certain, c'est même, pour un ex informaticien, un amusement. Des machines sous Windows avec du powershell en fin. Curieux.
Bon la machine est ON après cinq petites minutes
Je tente un échange de billet


Comme je suis un garçon persévérant, je tente un autre billet. Et la, miracle, l'automate qui sûrement pour me remercier de lui avoir redonner vie, me trouve un billet une heure après mon train supprimé.

Le même jour pour faire mentir ma capture d'écran du matin.
Un bon point pour le robot Windows powershell VS l'appli SNCF-Connect.
Avec un crochet par Nantes, certes. Mais ça roule, ne boudon pas notre plaisir.
Je sens que je vous ennuie avec mes pérégrinations.
Pour faire court, après avoir remisé mon vélo, j'arrive à pécho un direct paris du RERB, toujours les bonnes ondes de l'automate de la gare.

Cependant, je ne sais pas si je vais arriver.
Je vous referai une note si je suis planté.La je suis dans le tigivi.
Il ne faut pas que ma diatribe ne soit trop longue.
A Montparnasse, en rentrant sur le quai 2 les portiques ne fonctionnaient pas.
La dame au chapeau scannait les QR depuis sont téléphone.


Alors une suite S01EP03 ? 
#oupas 😜
 

 


 
 





08 novembre, 2023

Voyage au bout du neuf cube

 


Mardi aprèm, me voilà reparti vers ma banlieue.

J'adore perdre mon temps avec Buck, on est des champions de la glande inter-galactique.

Le temps, est ce qu'il me plait le plus à dilapider désormais, vu que plus ça va aller, moins il va m'en rester.

Mais bon, il faut bien gérer le flux courant de temps en temps.

La réalité est salement collante. La réalité est une putain de glue.

Une réunion de vieux machins sympathiques.

Passer au cimetière [ je suis à la bourre pour la saintout ] mais …

bonus,  je devrais avoir des prix sur les chrysanthèmes.

Récupérer mon pigaule, des processionnaires ayant caviardé mon sapin, 

je vais leur causer térébenthine.

Vider le congel, prendre des tee-shirts manches longues, bref retourner à la civilisation.

Cela démarre mal. 

Le bus a 15 minutes de retard, et SNCF connect me précise que le Ouigo à 45 minutes de retard. 

motif : ré-utilisation de trains. Très moyen.

Il fait froid sur le quai. 

Un grain s'abat. Mais les gens papotent. Une dame de mon âge engage la conversation

 

  • Restons positif, y a des choses bien plus grave dans le monde en ce moment.

  • Pour sûr, je rétorque. 

     

Mais je ne vais pas plus loin. je ne suis plus trop au fait des dernières horreurs tendances du moment.

Enfin le bus arrive, les enfants frigorifiés se ruent vers la porte.

Je trouve qu'il y a beaucoup de marmots. Les vacances ne finissaient pas samedi ?

Un commerçant qui ferme sa devanture de viennoiserie arrive avec un paquet de chouquettes 

et un autre de croissants pour les enfants. 

Il fait le combo gagnant.

[Je me dis qu'il y a donc encore des choses qui fonctionnent. ]

Ha ! les enfants étaient bloqués sur les îles par les tempêtes. 

Voilà la réponse à mon interrogation.

Le bus arrive encore largement en avance à la gare.

La nuit est tombée, emmitouflé comme un lascar sur le quai en attendant mon tigivi, 

je vois que la SNCF ré-affecte ses vieux wagon-lits .

Dortoir ? Bureau ? C'est insolite.

 

Le train arrive. Il est blindé.

Mon voisin tape un PowerPoint sur le thème écologie et je sais plus quoi. 

Le mot écologie c'est comme le piment d'Espelette, on t'en colle partout.

Il bosse plus de deux heures, jusque vers 21 heures, puis descend au Mans. 

J'aimais bien taffer dans le train.

Ça file. Mais ce jour, mon roman est soporifique pour ne pas dire chiant. 

Je ferme les yeux.

Arrivé à Montparnasse je suis perdu avec les nouveaux Navigo , mais finalement pour ma banlieue, 

il faut encore un ticket.

4.95 l'aller. 

Chaud les transports en commun.

La ligne 6, descendre à Denfert.

bizarrement le quai me semble vide. 

Celui en face vers Bagneux est bien plus fourni.

Arrivé à Châtelet, je comprends et constate que tous les trains sont terminus. 

Passé 23 heures c'est cdg-express Land. 

Le fiasco au nom du prestige.

Je suis devenu provincial. Pas de doute.

La ligne 4 jusqu'à gare de l'Est

Puis la 5 direction Pablo Picasso.

Que la France qui bosse. 

Et pas les meilleurs boulots. Pas de trader, d'informaticiens, de publicitaires ou d'écrivains.

Des sacs deliveroo, des raclettes , 

des mamans avec de gros sacs remplis de trucs essentiels à la survie de leur progéniture.

Et des minos casquettes, sur leur phones, qui soufflent en tentant des appels sans réponse.

Leurs plans sont en réunion avec Morphée. 

Sortir du tube.

 

La foule qui attend le bus à minuit passé a Bobigny mérite le détour au moins une fois. 

Mais Ils ont changé des trucs, je me renseigne pour le 615 avec un gilet rouge, puis me place.

Il fait froid ou humide, voire les deux.

Pour un retour dans le neuf cube, c'est le must.

Un cosaque, le crâne rasé et une longue tresse grisonnante  dans le dos m'intrigue. 

Il a un collier autour du cou avec des grosses boules en buis. 

Aussi un large tatouage qui sort de son tee shirt jusque sous son menton. 

En tous cas, il n'a pas froid. Lui.

J'ai réussi à monter. 

Coller-serrer. On tape les minuits largement tassé

Un jeune me demande si il s'arrête a 'Wong d'Landy'

Je lui réponds qu'il fait Bobigny, Bondy, Aulnay et Villepinte. 

Mais je ne connais pas tous les arrêts.

Finalement j'ai encore le look natif. On me consulte. 

Ou c'est ma grisonnante attitude.

Ça rassure les vioques. Erreur.

Au quatrième arrêt, une place assise se libère.

Un autre jeune me l'a propose.

Je décline avec un sourire. Mais je suis énervé, car je fais mon âge.

Cependant c'est classieux.

[Je me dis qu'il y a donc encore des choses qui fonctionnent. ]

Un handicapé double béquille s'en empare.

Au 'Pont de Bondy', celui qui m'avait demandé le 'Wong d'landy' descend.

Faut vraiment que je fasse contrôler mon audition.

Une dizaine d'arrêts plus loin je déhote.

Les trottoirs sont toujours remplis de feuilles. 

Les tires, souvent des ventouses ensevelies sous la poussière,sont garées nawak, 

Un abandon digne d'Halloween.

Je suis donc bien pays.

Le bus s'éloigne gentiment.

 


C'est toujours un sentiment bizarre quand on remet les pieds dans la ville de son enfance.

Le moindre virage est un souvenir.

Mais il est largement passé une heure, il pèle et j'ai un coup de barre 

Je tiens plus la distance. Et ce ne sont pas mes dix bornes pedibus jambus journalière qui changent la donne.

Home sweet home.

Il fait aussi froid. 

Mais la couette est double.

Je m'autorise cinq heures sur l'alarme du téléphone.

Extinction des feux.

 

Off….