Juillet me laisse sur le ventre.
Cette chaleur me remplit la tête de coton.
Tout le monde semble fragilisé par cette canicule.
Je me terre dans le noir, comme cette rainette blottie au fond de mon sac de terreau humide que j’ai dérangé en voulant rajouter un peu de sang neuf à mon hibiscus.
Heu non, bougainvillier.
Voilà que même les noms des plantes ne me remontent plus.
J’ai été bien empôté moi aussi pour la rattraper, puis la remettre dans le sac au même endroit.
Moi qui était un chasseur de lézards verts hors pair.
Tristesse.
Enfin il y a moins d’ombre, mon zinvoi m’a plié une missive A4 dans la boîte aux lettres pour que j'élague l'arbre mitoyen qui bouche la gouttière de son garage
Et provoque des ‘refoulements’
Et aussi que je n’encombre pas le mur de pierres sèches.
Et patati et patata.
Signé Mossieur & madame. Sûrement mOssieur ... Non rien.
Il n'y a même pas de boule de protection à l’embouchure de sa gouttière.
Smiley.
Une lettre ? Les gens ne se parlent plus ?
Peut être que cette fin de leur monde rend les gens un peu dérangés.
En tous cas hier vers minuit il y eu un léger vacarme, zé pétards associés, malgré le risque d’incendie en rouge .
Je pense que la baballe est toujours en course.
Du pain et des jeux, pendant que Rome brûle.
Il est bientôt huit heures, je n’ai pas été chercher d’eau hier pour arroser ce qui peut être sauvé.
Je baisse.
En retour de la sortie du kien, je trainais la tongue, asséché par le cagna.
Un spectacle affligeant.

Il était pourtant tard, mais ce n'est pas un temps pour les petits vioques, ils n’arrêtent pas de le répéter dans le poste.
Les oiseaux se ruent sur les soucoupes à disposition que j’ai, par contre, consciencieusement rechargées.
Ils ont kiffé le pain trempé hier, comme un remake de la chanson de cette vieille dame qui met du pain sur son balcon.
Voilà, pour les nouvelles, et pour les signes.

Les signes, j’ai vu quatre dauphins qui passaient au large hier. Au début je pensais à des plongeurs, la saison est touristique, mais non c'était bien une famille.
Je les ai regardé un moment s'éloigner vers le large, un peu comme moi, jusqu'à ce que mes vieilles mirettes ne les captent plus.
Voila pour mes ondes caniculaires.
Je reprends le large.
@+


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Allez y causez !
Avec le renouveau des trolls qui se la racontent, je modère systématiquement, normal ,je suis seul maitre à bord.
Donc ceux qui ne savent pas se tenir vont à la planche direct..
POST-SCRIPTUM : "toutes les fautes d'orthographe ou erreurs de conjugaison sont totalement indépendantes de notre volonté"