27 août, 2026

Abra-K-Dabra

Ma dernière note date de treize jours. Sans être vraiment superstitieux faut que je stoppe la, de suite, ma procrastination.
En approuvant  chez Agathe qu’en lectures Stephen King était un peu moins ma tasse de thé désormais, je ne pensais pas que ça allait m’inspirer mon gribouillis du jour.
Les méandres des deux neurones du pirate ont des circonvolutions très imprévisibles.
Allons-y, je revenais ce jour du marché le long de la départementale avant de couper par la lande. 
À pied. 
Comme d’hab. 
Molly a calculé les moutons en tête de gondole, qui eux aussi la bignolais, se pensant cachés à l'abri du puits.
A l’inverse de Molly ou de moi, plutôt loups solitaires, le mouton est grégaire. 
Le voisin lui ayant fourni, à miss Mo, un os d'omoplate et d'humérus du même animal hier, carcasse qui n'a pas fait quinze minutes, je la garde donc en laisse car son flair n’a d'égal que son appétit.
Et puis sur la départementale, les solitaires humains enfermés dans leurs SUV carbure veugra, pour employer une expression qui n’a pas vieillie, elle.
Je voudrais pas que la patate se fasse taper pour une éventuelle option sur un gigot. 
Je commence sûrement à m’attacher.
Mais je m'éloigne.
Comme d’hab, de nouveau.


Après les cinq ou six bornes de landes, ou ma bombe canine se tape des runs, je coupe par le chemin de la sorcière. Je vous en ai déjà causé ici avec sa mare à sec lors des canicules de cet été,

c'est le seul chemin ombragé, avec des voûtes d'arbres à la Disney comme dans Blanche neige et sa pomme.


La légende de ce petit sentier ombragé rapporte que les écervelés qui l'empruntaient jadis lors des nuits d’hiver étaient attirés par l'affreuse sorcière vers la mare, qui à cette période se confond avec le chemin voire le recouvre comme en février dernier.
Si les malheureux se noyaient pour passer par un raccourci, l'histoire ne dit pas quel filtre magique la sorcière en tirait. Je ne sais pas, la dernière que j’ai croisée préférait les glaces, que les décoctions.
Bref. 
Molly galope devant et saute sur le bord de la mare pour brouter deux herbes qui ont reverdies avec la dernière ondée.
Loin derrière, je râle parce qu'elle va se fourrer de la glaise jusqu’au genoux. 
Et je m’approche du bord pour lui botter le fondement vu que ni mes sollicitations, ni la sonnerie de l’alarme de son traceur ne la bouge du bourbier.
La terre hier grise et blanche est redevenue noire luisante avec la pluie.
A mon arrivée, la miss détale vers le chemin.
La,  je reste coi regardant mes pieds au bord de la vase. Quelque chose d’orange dépasse de la boue 
Des vertèbres , zut ,même des côtes sont remontées avec le retour de l’humidité.



Mince la légende serait vraie. Surtout que c'est de l’os pas du tout neuf, mais de belle taille.
Une photo. 


J’extirpe avec un bâton, un pirate se promène toujours avec une makila de fortune, donc j’extrait de la vase un os plus important.
Ouf !


Ce n'est pas un quidam. J’ai hésité un instant, bien long,  à la taille des vertèbres.
Mais qui donc la sorcière a-t-elle encore occis ?
Pour résoudre les mystères, au vingt et unième siècle, il y a le sauveur, Lens.



Pour lui, c'est un sanglier. Ou un cerf de virginie, un chevreuil quoi.
Va pour le chevreuil. 
Cela m'évitera un détour par la gendarmerie. 
Je reprends mon sac et hop on retourne à la civilisation.


Avec le déroulement de cette bien triste affaire, je vais arriver juste pour ma popote du midi.


Je vais faire végé, tiens, une tarte aux carottes ?







6 commentaires:

  1. Ma tarte à la butternut m'a valu une belle soupe à la grimace...
    Il y a quelles bonnes années, notre poilu avait trouvé un trésor: https://blogallet.blogspot.com/2010/03/le-tresor-de-reggae.html

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    1. Pour ce qui est de la tarte au butternut, je ne m’y suis pas encore risqué. Ma tarte aux carottes a été appréciée, mais j’ai triché en ajoutant une couche de gruyère râpé.
      Pour le trésor de “reggae” , c'est du lourd. Je suis petit joueur à côté. Même Lens refuse de me dire son origine en raison de règles, bla bla bla… C'est donc comme c’était précisé en commentaire très certainement un alien :.)

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  2. Un beau travail d’enquêteur rondement mené et agrémenté de jolies photos. J'aime beaucoup les deux du petit sentier ombragé. Chez nous, on parle de chemin creux et pour les véhicules qui vont trop vite, on dit qu'ils vont volle petrol. Quant à Stephen King, je ne me souviens pas d'avoir vu des photos d'ossements dans ses livres 🦴. Pourtant, ça peut faire peur aussi 🏴‍☠️.

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    1. M’dame Chapeau, Simenon est sûrement dans ma lignée, j’aurais fait un flic hors pair. En pratique, flic ou pirate, la frontière est souvent perméable. Sinon je trouve très poétique l’expression volle pétrole, je vais la ressortir , surtout par ces temps-là avec de la gazoline qui flirte avec les deux cinquante.
      Je n'ai pas vu d’images dans les livres de Stephen, l’atmosphere fait bien plus peur qu’une photo d’un tas d’os. D’ailleurs c’est l’atmosphère de cette sente de sorcière qui m’a mis dedans avec ce flip de la vertèbre.
      Comme quoi la peur est un truc cérébral, sûrement pour cela que je croise peu d’habitude son chemin.

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    2. Bien que votre texte prouve la valeur de vos neurones, j'aime beaucoup la dernière phrase de votre réponse 😱.

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    3. Un point pour vous m’dame 👒.
      En plus d’avoir de mes origines Simenonesque, il semble que plus loin je descends aussi du chevalier de Lapalisse, qui serait donc directement un ancêtre de Maigret avec son célèbre ;
      ‘ Mais bon sang ! C'est bien sûr ! ‘ 😆

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Allez y causez !
Avec le renouveau des trolls qui se la racontent, je modère systématiquement, normal ,je suis seul maitre à bord.
Donc ceux qui ne savent pas se tenir vont à la planche direct..

POST-SCRIPTUM : "toutes les fautes d'orthographe ou erreurs de conjugaison sont totalement indépendantes de notre volonté"