L'ensemble du coin est placé en niveau 4 sur 4 « crise sécheresse ».
Les mares ne sont plus que plaque d'argiles craquelées .
Tout les arbres font grises mines.
Mon merisier tape sont feuillage d’automne et nombres de haies du périmètre ont un arbuste sur deux de claqué.
Je vous copie les consignes placardées dans les RS et chez les officiels du périmètre :
“ Chacun est invité à limiter sa consommation : utilisation d’eau de récupération, douches plus courtes, programmes « éco » pour les appareils ménagers, vérification des éventuelles fuites. “
Cette énième canicule va occire ce qui avait résisté jusque là.
Le combava pourtant habitué à des températures chaudes se tord les feuilles et les framboisiers, mûriers et même le magnolia vieux de plus de dix piges sont DCD
La paille de la pelouse se mélange à la terre devenue poussière.
Cela envahit la maison, une fine couche qui recouvre le sol.
En un mot comme en cent , c’est la cata.
Bon je ne suis pas le plus à plaindre.
Le maraîcher à côté perd la moitié de sa récolte et le pire c'est que les nouvelles semences ne sortent pas.
Je ne vous dit pas le prix des légumes à l’automne…
Comme je suis encore un peu citoyen, je n'arrose plus et évite la pompe à eau du hameau, déconseillée en cas de sécheresse.
Je fais un plein de galons la semaine pour le potager.
M’est revenu en zonant, la technique de Mamie Marianne.
J'ai mis le bidule en place. En une après-midi j’ai fait deux arrosoirs .
Certes ce n’est pas de la wasser pour le potager.
Mais, mes arbustes sont demandeurs.
Voilà, mourir du feu ou de soif le pronostic est compliqué pour cet été
j'ai une question, les climatosceptiques sont t'ils tous déjà desséchés ?
Ou ils se confinent dans l'amnésie écologique ?
Les oiseaux sont piles à l'heure le matin pour piller leur gamelle d’eau.
Je n’ai pas revu ma rainette, mais je continue de changer sa soucoupe qui se vide tous les jours.
Vu comme c'est parti, je me dis, c'est peut-être mon dernier été , les petits vioques supportent mal la chaleur extrême.
Alors je mets mon maillot de surf de 1976, et whesh je rentre encore dedans. En boudinant légèrement tout de même 😆. Mais où on plonge, il y a peu de pékins pour bignoler.
Ensuite j’embarque Molly et on va se baquer vite fait tous les deux sur la plage des chiens.
C'est le truc bien dans cette modernitude désespérante, il existe désormais des plages pour kiens.
La grosse fait de l’apnée elle essaye de pécho les mulets qui lui filent sous le nez.
Pas de danger, ils sont plus malins encore que les lapins.
Sur cette plage excentrée, j’ai vu il y a quelques jours un plongeur un peu au large, et juste derrière lui trois dauphins barrés à chasser la sardine.
Ils auraient pu le toucher mais je suis sûr qu’il ne les a pas vu.
Je les ai recroisés les marsouins, en emmenant les moufflets des mioches de mes potes pour un tour en Kata.
Les gamins se sont rués sur le filet pendant qu’ils longeaient l'étrave à bâbord .
Ça été un moment magique.
Le skipper a choqué un peu pour une légère courbe au vent et les mômes ont pu les observer deux minutes.
Ils en oubliaient leurs téléphones.
Moi aussi, je ne me suis réveillé que sur le tard pour une vilaine photo,
alors que je venais d’avoir un carrousel de sauts digne de ceux vu au large du Prêcheur il y à quelques années.
Leur présence si près du bord me fait penser que la mer se réchauffe donc très vite, aussi, ici.





« La technique de Mamie Marianne », ici, on l'utilise chaque été. Même l'eau de cuisson des légumes 🥔 🥕 🥬 est récupérée et utilisée après refroidissement. Et pour le moment, l'eau qui a servi à nettoyer le sol est offerte à la paille qui nous sert de pelouse. Pour le lien conduisant à l'article du Monde 📰, seul le début est offert au gueux lambda. Pour avoir accès à la suite il faut s'abonner. Je ne l'avais pas dit l'autre jour, maintenant, voilà, c'est fait 🙂. Quant à vos aventures avec Molly sur la plage des chiens et avec les mouflets en Kata, merci pour le partage, comme on dit quand on est bien appris. Et surtout courage pour survivre à cet été ensoleillé ☀️ .
RépondreSupprimerJe prends le courage pour survivre à cet été meurtrier.
SupprimerEn fait, je vivais au-dessus de mes moyens pour ne pas utiliser la bassine.
Pour ce qui est des gamins, je les aime bien, mais il y a comme un fossé désormais. Ils ne jouent pas avec des loupes, ne fabrique pas de pigoles et n’ont plus de hannetons à torturer avec des ficelles. Je les plains.
Une désolation sans nom et un peu le même constat ici...
RépondreSupprimerUne année, en plus de la bassine pratiquée régulièrement, j'avais même essayé la dérivation du lave-linge directement dans les fleurs au jardin, mais sans réelle efficacité avec le programme éco !
Oui , je n'ai pas essayé la dérivation, même si j’y ai pensé pour la douche refaite dernièrement.
SupprimerJ'étais optimiste,
je croyais au discours du un virgule cinq degrés en deux mille cinquante. Je me suis encore fait endormir, comme pour la frontière et le nuage de Tchernobyl à l’époque.
C’est pour ça qu’aujourd'hui je m'en suis tamponné de la fameuse éclipse qui cache le désastre…