28 août, 2024

revamping du spad

 


 Vous vous en battez du calenchage des anguilles de ma précédente note. Ils ont quand même interdit la baignade dans certains coins.

Bibi,comme un gros naze a plongé dans les vagues au pied des falaises dimanche. Un truc à heurter ma tête. Avec son pourtour à la Duguesclin, c'est généralement là que ça morfle.  J'ai sorti mes noeils de l’écume mais pas de surfer autour. Un long board à vingt mètres, mais en difficulté.

C'est en sortant que le bosco a rigolé à la vue de mon troisième œil sanguinolent au milieu du front.

Me voilà mâtiné bonze de l’océan.
Deux jours et ça ne guérit pas. Si c'est la chtouille des congres, compter sur moi pour la passer.
La tête on s’en bat. De toute façon elle yoyotte.
Les derniers films que j’ai regardé et apprécié, le bosco m’a soutenu qu’on les avaient déjà vu.
Ma mémoire est atteinte de congrite.
Il faut reconnaître, que comme il y a que dal dans le poste, c'est plutôt bien cette absence de ‘déjà vu’
Pour d’autres choses, c’est beaucoup plus chiant. Mais j’ai un keepass, et mes souvenirs d'enfance ainsi que mes passions ne se sont pas encore envolés.

Du coup je fond sur les travaux pratiques, histoire de ralentir la progression du légume.
J’ai changé toute les prises et interrupteurs électriques. Un challenge.
évidemment j'ai zané. tu allumes la cuisine, la  chambre ne s'allume plus. faut que je peaufine.

Je me suis attaqué aussi au vélo du père.
Au bout de cinquante ans de service dont trente sous mes Stan Smith, refaites aussi il y a peu si vous suivez, il avait grandement besoin d’un petit coup de Pep's.

Le bosco jamais avare de remarques perfides et cinglantes, l’a, il y a peu, traité de vélo de clochard avec son scotch action bleu pétrole sur le guidon et l’épaisseur de rouille du cadre.

J’ai donc investi dans une bombe du même magasin et commandé un ruban de guidon chez LaZone.
J’ai aussi réparé le levier de vitesse cassé avec un bout d'olivier, le fameux qui avait failli avoir ma peau et ça fonctionne nickel.
De plus la marque est désormais un sticker du quartier maître.

Bref, je suis content du résultat.

Après deux trois essais et réglages, dont un gadin sur un changement de vitesse en allant chercher le bread, il turbine veugra.
Certes il n’y a pas encore de vent, ni de pluie. J’ai remarqué que dans ce cas,avec mes guibolles frôlant les septantes, le passage à l'électricité semble inévitable vers l’hiver.

Voilà. Vous me dites pour les présidentielles, cette Lucie, qui porte le même prénom que ma coriace et redoutée mère-grand, de l'influence des prenoms hein ! me plaît bien.

Voilà une jolie note de blog pour un mercredi.

Tchuss.




24 août, 2024

l'effet congre


Coef 94

Ça ne bouge pas trop pour une fin de pleine lune.
Il fait quand même plus froid le matin au lever du jour.
Qui tarde désormais.
Je sors ouvrir les volets et je met la capuche.

L’été s'étire et s'étiole.

Première grosse drache ce dimanche au marché, la maraîchère à prononcé, elle aussi, le mot 'un jour d’Octobre'
Pas volé avec ce qui est tombé.

Le soleil et la chaleur revenant en début d’aprèm, on a sorti Buck sur un coin de forêt qui donne sur une plage.

Au bout de quelques mètres, je les ai vus alignés sur le sable par la grande marée d’il y a peu.
Des congres d’un gabarit certain, DCD en masse. J'avais lu que plus dans le nord une palanquée avait été repéré sur les plages.

J’en ai compté huit. Avant que l’on bifurque à nouveau vers les pins.

 


Au loin, des quidams aoûtiens, attirés par le fort reflux de la mer, ramassaient des coquillages.

Quand même…
Même ces vautours de goélands ne s’approchent pas des dépouilles des anguilles d’un mètre.

C'est grave chelou.
Comme un effet papillon. Personne ne fait attention.

Je vous le disais, un début d’automne, ou ce nouveau effet congre.
Plus décimant que celui des papillons 🦋




16 août, 2024

Mi...aou

Mi-août. La date des greffiers. Je viens de voir deux frégates, reconnaissables à leurs cris stridents filant vers l'ouest. Elles sont plutôt rares par ici

C'est la chanson d’Otis, Dock of the bay, qui m’a réveillé. Quand j’ai esgourdé "waisting my Time" et"'look like nothin's gonna come my way", je me suis dit :

  • C’est pas une raison pour laisser la rouille envahir ce blog.

Cet été qui a fini par m’engloutir dans le silence est un chouette Intermède.
Mon portable reste en charge. Je lis un livre avec un certain temps. Je suis toujours en retard sur les publications avec mon addiction aux boîtes à livres, il n’empêche si vous ne l’avez pas lu je vous conseille cet excellent ‘tant que le café est encore chaud’.


En parlant boîte à kinbous, j’ai lu qu’il y avait un traffic de pillage des lieux pour une vente par internet.
Depuis, quand je dépose, j'écris sur le dos de la couverture ‘boîte à livres’ l’année de dépose et puis je coupe le coin bas d'un coup de ciseaux.

J’ai déstocké tous les polars et Simenon du père, puis un tas de livres sur les aventuriers voyageurs du début du vingtième dont ma vagabonde de mère-grand était très friande.

Malheureusement le côté ‘romantique’ du monde ayant disparu au profit d'une uniformisation mercantile à la con, un savant mélange de religions,wokisme et complotistes, 


je ne pense pas que cela intéresse d’éventuels lecteurs. Peut-être des ethnologues - archéologues du monde d’avant.

En attendant, je pense bien prolonger encore un peu dans cette fin du monde. 
Il y a des signes.
J’ai ramassé des graines pour des semis que je fais sécher sous le bois, déjà rentré, signe de froid. Mais mal rangé, ce qui laisse une marge d'erreur.

 
Je n'écoute plus les infos. Le premier sinistre est-il nommé ? Bon tout le monde sait que ce n’est que du vent. Louis XV est content, comme Caesar il a réussi ses jeux . Il est ravi, il a réussi à placer son 'Versailles' dedans . Je croyais que c'était Chantilly la ville des chevaux. Encore un coup de la malédiction de Condé 
Panem et circenses . Pour le pain le gazoil n'a pas été aussi bas depuis longtemps et les fournitures scolaires, si vous vous groupez en RS au lieu de jouer perso, il y a une dizaine d'euros d'économies. Que demande le peuple ? Du foot ? Ça reste un peu cher. Ça fronde aussi la dedans.

Buck a eu une piqûre d’EPO , je vous l'ai déjà  dit ? Je yoyote grave. Bon depuis il trace comme bip bip. Quand je le sors vers trois heures du mat, après qu’on ait uriné tout les deux dos au vent du nord, je regarde un moment la voie lactée si visible en ce joli mois.
Elle est, on peut le dire,  renversante. J’ai mon étoile la, une un plus brillante à côté de la Petite Ourse.
Voilà les nouvelles avant le changement de lune, on est bon pour une mi août. 

A si vous avez prime il y a un gentil film avec Forrest Gump qui est pile romantique comme je les aime.


Sinon dans les choses importantes, il faut libérer Watson. Pas celui de Sherlock, non l’autre le pirate qui balance des boules puantes aux baleiniers Japs. Ces susceptibles veulent le pendre pour sauver leurs sushis 🍣
Ça et se laver les mains avec le retour des vacanciers d'Afrique et leur variole du singe, 🐒 plus tous vos blogui blogua parisiens.

Allez . @+

 



02 août, 2024

la recherche est képlan

 


L’autre jour j'ai retrouvé une vielle requête sur une clef USB au fond d’un de mes 501 troués.

Elle me servait à trouver les occurrences d’une photo en licence CC sur le net. A l'époque je contrôlais la présence de la citation du nom de l'auteur histoire d’éduquer un peu les branquignols qui ne connaissent des usages que deux mots : ‘ma gueule’

C’est assez rigolo qu’un pirate pousse au contrôle du copyright. Mais ne nous escagassez pas il s'agit d'une licence créative common, rien de monnayable la dedans.

A l'époque, flick-r n'était pas encore limité a 1000 photos et je dois avouer que je bisquais un peu de voir une de mes photos des 4000 à la Courneuve reprise sur un article web à l’étranger. Et avec la mention de l’auteur.

C’était un hobby amusant.

Bon flick_r est passé payant. J’ai arrêté d’uploader. Bien que j'ai cotisé un moment. Mais  je prenais moins de photos, mon œil s'émoussant.

J'ai toujours l’APN mais les téléphones étant désormais aussi puissants, pour l’usage que j’en fais, il reste souvent au fond du sac.

J’ai quand même relancé la requête . Par curiosité. Un photo du couloir d’une primaire quand les mousses était encore à l'école.
2007.
 

 Vous avez le resultat en haut. Ça marche toujours. Je me demande si le serment du  jeu de paume est toujours au bout du couloir . Ou si avec la wokiserie bien pensante ambiante il n’a pas été remplacé par quelque chose de plus consensuel.
Une pub pour le puy du fou ?🏰

Elle a tout de même tourné à son époque.
Je vais regarder la DS des 4000 voir si son score est plus élevé. Elle qu'était partie aux states.


 A mais non. Je ne peux plus. Google Lens la nouvelle recherche d’images ne fait pas exactement la recherche inversée que faisait Google images.

Voilà. Point barre

Donc on peut le dire: tout ce que vous partagez est VRAIMENT partagé. Maintenant il n'y a plus la solution simple de Google pour vérifier l'usage de vos clichés. La recherche est képlan.

Ce n’est plus non plus ma priorité.
Et Google Lens m’aide bien pour les fleurs que je ne connais pas.

Cependant, je ne comprends pas pourquoi cette fonction a disparu puisque les anciennes requêtes fonctionnent encore.

Curieux non ?

Allez , bon vikende les gens enfermés dans mon téléphone.





01 août, 2024

l'année du chat

 


 Je vient de lire dans une préface de Malraux " Et puis le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes " . J'aime bien ce phraseur.

Le vent a tourné. Il est passé pleine ouest.
Ça va creuser les vagues.
Je regarde mes carpes danser dans le ciel. le firmament d’un coup sans la moindre parcelle de nuage cotonneux.

Cette fois ci l'été est là.

Allez savoir pourquoi cette période me fait boucler, enfin radoter pour être raccord avec mon âge .Peut être qu’avec le calme de ma caverne, les souvenirs enfouis ressurgissent d’un coup, crevant comme des bulles nostalgiques la surface de ma mémoire. Le ciel bleu, le hamac, il suffit de peu de choses pour voyager dans le temps.

Voilà que, comme une mine sous-marine détachée de son support, Zabou a crevé la surface étale de mes souvenirs juste au moment où je cherchais un éventuel nuage dans ce dôme bleu Caraïbes. Très kitsch d’ailleurs cette voute toute bleu. Cela me rappelle ce graffeur sur paris, Regarde le ciel écrit en cursive, partout.
Faudra que je fasse une catégorie rencontre dans ce blog. Il y en a déjà quelques-uns ici ou . Faut que je randomise tout ça.

C'était l’été de la sortie de ‘darkness on the edge of town’. Un Springsteen bien dans son époque. il faisait une chaleur identique a aujourd'hui et j’usais mes vingt deux piges dans un camping de la côte basque. C’est curieux comme ces croisements de gens sont, des souvenirs, ceux qui me restent le plus dans la caboche.

J'étais en période Wild. Lâché par ma bande, solitaire , famélique silencieux ,torpillant les deux francs six sous de mon livret A, avant de percevoir le militaire au mois de Décembre. L'idée m'enchantait pas le moins du monde.

Ce camping désuet que j’ai déjà évoqué ici, ça radote sec, était un plan pour Kékés buveur de momies et de surfeurs Australien défoncés. Un vrai repaire de coupe-jarrets et autres rêveurs dangereux.
J’ai toujours été doué pour ne rien faire. Chacun son don.

Mais revenons à la belle Zabou.
Il y avait un bar avec une terrasse, des petites tables rondes rouge basque, forcément, avec des chaises pliantes associés. La chaleur de ce début août poussait aux demies sous la fraicheur d'un énorme figuier.

Une fin d’aprèm, elle s’est posée à ma table en retrait du brouhaha, directement et sans faire de chichi. Bien évidemment je lui ai offert illico un San Pellegrino. D'abord je n'avais pas causé à une meuf depuis plus d'un an et quelqu'un qui commande un San Pellegrino c'était très intriguant pour moi.

Après on à papoté toute la soirée. Jusqu'à l'arrivée  de la fraîcheur, la brise marine. Elle attendait son dealer, moi une basquette, Basquaise qui m'avait blokeatua le cœur ,sans même un muxu. On est couillon à vingt piges. 

On a vite échangé nos pedigree. Une parisienne rive gauche pur jus vs un zonard du neuf cube. Rencontre plus qu’improbable. 

  • Comment je pouvais partir à l'armée sans me faire réformé ? 
  • Quelle musique j’écoutais ? 
  • Il faut que j'écoute Al stewart . Year of a cat. La pochette est fantastique.
  • Comme tu écoutes Lou Reed, Tu aimes le peintre Basquiat ?  
Un tourbillon de paroles qui ont vite noyé le coyote solitaire.
J'étais grisé. Ses bouclettes et ses yeux rieurs m'ont ensorcelé. marabouté.
Le revendeur n’est pas venu, ma basquaise non plus. Du coup je l’ai revu les jours suivants. Elle a continué de tisser sa toile. On s'est croisé en riant tout l’été.

Le truc bien c'est que ça m’a fait une correspondante pour quand j'étais à grelotter l'hiver suivant dans les neiges de la Schwarzwald.
Il n'y avait pas encore les portables et le réchauffement n’était même pas envisagé. On tapait les moins dix sept à faire les gros durs emmitouflés dans des parkas pourries ensevelis dans la neige et le verglas d'un coin surnommé la petite Sibérie.

Elle batifolait au states et m’a envoyé une carte en me précisant que mon adresse SP6827 était vraiment curieuse. Enfin je suis plus sûr du 6827. Ma mémoire s’use plus vite que ma mauvaise foi . Mais le préfixe SP oui.

On a continué nos relations épistolaires trois ans , peut-être quatre. Mais l’erreur a été de se revoir sur Paname. Il manquait le soleil et le piment d’Espelette. C’est un peu comme le syndrome piscine , dedans tout le monde est égal à égal. Mais en sortant les conventions, clans, castes, religions, et autres billevesées s'imposent. J'ai gardé sa correspondance longtemps dans ma malle, puis m'en suis séparé dans la cheminée quelques hivers plus tard. Se séparer des choses j'ai toujours eu un peu de mal. Mais la malle n'est pas extensible. Et si on dépasse un bagage on ne peut plus filer à l'anglaise.
Quand même, quand il fait chaud et que j’écoute ‘candy room’ ou ‘Badland’ me revient les yeux rieurs de Zabou. Cette façon qu’on les chats de jouer avec leurs proies. Juste pour le fun, le plaisir de la chasse.

J'espère que comme moi, elle a eu la chance de devenir une mamy super sérieuse. Enfin un vieux râleur dans mon cas.

Pense-t-elle aussi, parfois, à la fin de l'insouciante adolescence des seventies où elle se métamorphosait en chat pour ensorceler ces couillons de mulots de gars ?

Et l’année du Chat ? Elle l'écoute encore ?



26 juillet, 2024

le jour où … j'aurais le temps.

J'ai enfin pris un moment pour me poser dans mon hamac. C’est la deuxième fois depuis son arrivée pour la fête des pères. J’ai rangé le précédent tellement bien dans mon Barnum avant l'hiver , que je ne l'ai jamais retrouvé. Heureusement l'équipage assure.

Pile un an que j’ai arrêté de taffer.


Je m'auto déborde de tâches incongrues, passe un temps fou à tournicoter , comme si j'étais encore moulti-taches. Quelle blague !
Le temps file.
Est ce l’approche des septantes ou ma course contre les heures. Je ne sais, mais j’ai presque rien vu passer.

Buck et moi on a pris nos marques. Le matin il dort, j’en profite pour bâcler les tâches ménagères. L'après midi , je suis généralement CONTRAINT de faire une sieste de vingt minutes, d'où le hamac. Les pirates ont des tocs. La rallonge, la pierre poche gauche, le chasse fantôme , les breloques et finalement le hamac.
Le jus est parti. Lost in the wind.
Impossible d’arquer après la vaisselle. C'est pourtant un grand moment de zénitude et d’introspection.
Ne parlons pas de dopage au kawa l’aprèm, sinon c'est la digestion du canard garantie.

Quand il fait moins chaud, ce qui est courant sur ce mois de juillet  pourave, on se tapent nos huit bornes par les chemins ,voire cinq le jour où mon souffle est au placard ou bien mes articulations trop chouineuses avec le foutu yoyo du baromètre.

La journée file ainsi.

Au début, plein d’espoir, je pensais faire mille choses. Reprendre l’aquarelle, lire beaucoup, passer mon permis moto, non ! bateaux. Et tout un tas de choses que j’ai rêvé de faire le jour où … 

j'aurais le temps.

Mais le temps vieillit plus vite que moi. Il se consume si vite qu'il me laisse peu de loisirs, une fois les nombreuses affaires courantes réglées.

J’ai quand même reconditionné mes Stan Smith cette semaine. Nouvelle semelle confort Decathlon, lacets super U, peinture bombe de chez Action et renfort de la semelle, creusée jusqu’au talon, au pistolet à colle. Comme neuves , reparties pour dix ans, elles.
Le tout pour moins de vingt queusses , la bombe à 4€ ayant servi précédemment à un refresh de panier vélo et je ne sais quelle autre retouche de blanc dans le mobilier.

Mais je stoppe mon inventaire à la Prévert. Il est dix huit heures, le chien a mangé la même marque de réveil que le crocodile du capitaine Crochet. Il fait un sitting en travers de la porte de la cuisine. Il a faim.  Après il va ronfler jusque vers deux, trois heures où il faudra sortir en urgence.
Peut-être même une seconde fois vers quatre heures quand il s’étouffe à force de tousser.

Pile un an que j’ai arrêté de taffer.

Je ne sais plus quel jour on est, ni même comment j’ai fait pour assurer le travail si prenant, avant.

 Forgot.

Là, sous le hamac, je regarde longuement des dizaines d’abeilles sur les fleurs de trèfle. C'est un balai lointain, plus hypnotique que passionnant. Comme ma vue du monde d'aujourd'hui dans la lucarne.


En profiter un an c’est royal non ?
Mais je papote et cela ne nourrit pas le chien.

A plus.




 

13 juillet, 2024

Intrigants Mappa rouge

 


Avec ce temps maussade, pour ne pas dire pourri, difficile de se croire en été.

Pourtant mon antre est remplie du joyeux brouhaha des mousses.

C'est bien la preuve que l’été est là si la migration des chasseurs de 🦀, collectionneurs de coquillages et autres attrapeurs de pompons est arrivée.

Un peu de remue méninges est excellent pour les croûtons de pirates. J’ai dû planquer tout ce qui coupe et brûle, bricoler à la va vite une ou deux balançoires avec des fortunes de mer.

Les fameuses armes fatales pour les conciliabules d’un monde où les adultes sont bannis.

Vu le temps que ces apprentis de la vie passent dessus, je pense que j’ai réussi et que j'ai encore, gloire, des souvenirs de mon passage chez hukleberry Finn.

Le plus jeune des mousses, m’a fait remarquer lors du dîner , avec la saveur et la franchise matinée de candeur qu'ont les enfants :

Pour un pirate il te manque des dents quand même !!!

Éclats de rire général sur la longue tablée. La vérité sors de la bouche des mômes. C'est la base.

Puis elle est venue me reluquer quand je pratiquais mon activité yoga bi- journalière : la vaisselle.

C’est rigolo la mousse ! On dirait mon bain !

Sur le coup je n’ai pas percuté, mais cette génération, la nième après la Y, ne connaît que le lave vaisselle. Voir un flibustier armé de mappa rouge,


style breaking Bad, attaquer une énorme pile d’assiettes sales est un pestacle que je n’avais pas envisagé, mais qui semble éducatif.

L'univers change plus vite que moi.

En tous cas, avec cette pluie de fin du monde, pas de balançoire ce matin.

Je ne publierai désormais qu’au retour du soleil. On est quand même près du 14 juillet ou presque. Rien depuis Octobre, ça devient un peu long. 

so long, je fatigue aussi, moi. Je vais me poser sur la balançoire, m'humidifier un peu, tiens.



07 juillet, 2024

Noirs & BLancs




Il y a un de ces silence Républicain dans la blogosphère. Bonne raison pour poser deux lignes. 

Je me suis remis à l'argentique.
La première fois, il y a déjà quelques années, j’avais pas bien enclenché la pellicule, mes tirages étaient foirés. J'étais un peu, même pas mal, véner.

j’avais pris des photos des crues de la seine et de la pyramide du Louvre habillée par je ne sais plus qui, résultat :

Une grosse tâche grise.

Comme bibi.
Mais j'aime bien mon canon AE1.
La chambre est mitée, l’objectif est rayé, mais c'est sentimental. ᝰᝩᝦᝣᝤ
Un cadeau reçu pour mon départ au ‘service national’.
L’équivalent à la maison des cadeaux de communion chez les culs bénis.
Presque cinquante piges plus tard, le charmedes ombres et des lumières est toujours là.
Photos d’hiver et de printemps, vu qu’il y a deux mois de développement désormais.

Petit florilège, une excellente idée pour remplir ce blog de noirs et blancs.
C'est de saison, non ?

Je suis content de trouver deux trois mots à jeter sur ce blog. Devenu taiseux veugra.
Allez !
En tête de gondole, une copie de bibi entrain de profiter du rare ☀️ de Mars 
Puis le piou piou, déjà évoqué en Mai, je trouve qu'il est sympa en noir et blanc.



Un enfant à la mer ! Un !  Je n'ai pas entendu le 'plouf' mais j'ai les esgourdes un peu ensablées désormais.

 
Le même  jour en mer , un voile noire. C'est pas le plus courant, mais certainement le plus swag.

 
Le claquement des drapeaux . Un bruit si particulier dans le royaume du vent.

 
Impossible de ne pas évoquer le vieux Buck. Quatorze ans, toutes ses dents , mais comme son maitre quelques douloureux problèmes d'arthrose. L'avantage pour les kiens, c'est qu'il existe une piqûre magique qui n'existe pas encore pour les humains. Un petit coup d'EPO et hop il trotte lors de sa sortie.


 
Le surfer de Mars. Une époque avec les plus belles vagues, mais pas les plus chaudes. Loin s'en faut. L'époque des aventuriers,  à vingt mille miles des poseurs de planche du mois d'août.

 
Voilà. Je rêve d'embarquement. Mais la haute mer n'est plus pour les pirates de mon âge.
Il n'empêche . Je zieute toujours les sloops de réve à quai. Allez je retourne dans ma grotte. 
Gardez vous.



22 juin, 2024

le fauteuil de M. Robert

 


Je ne parlerai pas du sujet qui s'est emparé de tout le monde, plus vite qu’une nouvelle vague de covid et d’un tintamarre digne des concerts de casseroles de la saison un de l’épisode virus que je viens  de nommer.

Comme je fais des travaux, je n’ai plus de télé, pas acheté le journal depuis le résultat des élections, et je sors plus que pour remplir mes sacoches en hantant le super U avec ma playlist seventies.

Ou, of course, balader Buck dans des sentiers ou les ronces font fuir les nuées de quechuas grisonnants à double bâtons dont c’est la période migratoire.
Quand même Decathlon doit ce faire un beurre avec ses cannes déguisées.

De quoi pourrais je parler. J'ai même pas de chat. Le temps ? Je me demande s’il n'est pas la cause de tout ce Binz.
Le réchauffement s’accélérant vitesse grand V n’est il pas primordial de remplacer un état démocratique par une version totalitaire ?

Hum.
C'est téléphoné.
Non pas le temps non plus.
Alors ?

Ben après mon tee shirt il y a déjà quelques temps, mon blouson. Tiens.  Il est près pour la fin du monde, lui.



Ce modèle Levis est le même que j’avais en 76. Époque ou en battant la semelle et claquant la dalle je grappillais un paquet de pâtes par ci ou une tablette de chocolat par la dans les Félix potins sur ma route.
La version vendue actuellement n’a plus ces quatres immenses poches intérieures salvatrices. Désormais c'est juste du décorum externe, mais à l'époque je les ai appréciées.

J'ai déniché celui-là, il y a peu, 15 balles dans une vraie friperie. Personne n’a vu l’original. Et puis il y avait un trou rond au centre dans le dos. Un hippie qui s’est fait dépouiller en Indonésie en cherchant LA plage et dont les sapes reviennent à la base. Ça c'est du recyclage.

Belle maman m’a refait le col, avec du jean d’une autre couleur. Niveau fashion, c’est uber alles pour parler modernoeud.
Non, décidément, mon blouson non plus.

Alors comme en ce moment je fais dans le mobilier Urbain depuis ma dernière note, je vais continuer.
J’ai découvert le fauteuil de monsieur Robert en sortant Buck au début du printemps.



Il a été mis à sa disposition par le comité de soutien des anciens du coin. Je l’ai pas inventé, c'était écrit dessus avant que la salope de pluie, qui ne nous lâche plus ,ne délave le message inscrit au feutre. Un comité de soutien des anciens, c'est pas banal ça.

Pour qu’il puisse s'asseoir et écouter les oiseaux. "

J’aime bien les choses un peu surréaliste ou improbable comme cela.
Mais c'est du confort collectif, vu que quand M. Robert n'est pas là et bien je profite du lieu. Donc j'en cause.

Le chien se couche à mes pieds et au bout de cinq minutes, les grenouilles rentrent en actions. Ou les grillons. Je suis pas né a la campagne. On va pas faire trop pointu.
Une grosse libellule genre MI-24 crocodile balaye sans cesse la surface du minuscule étang. Presque le même bruit qu'au dessus de la tour de Quala-i-jangi.

Quel joli trou d'eau, lieu magique. on dirait la mare des tritons de mon enfance. Ou le nid à tanches et moustiques de la même époque.
Je reste là quelques minutes, à contrôler ma respiration pour faire plaisir à mon fitbit.
Puis je finis par redescendre ici bas
Mais je suis trop long, je radote,  stop, tenez moi au courant du bal des excités.
@+


14 juin, 2024

le banc


 Il pleut toujours. Je me demande même s’il a fait beau, un jour, avant.
Avant que j'oublie tellement de choses dernièrement.

J’ai du descendre loin en bus pour rechercher cette tire moderne et électronique abandonnée chez le concessionnaire pour le symptôme déco de Noël. La reine des bip bip et autres casse-couilleries de voyants orange et rouge. Je reste persuadé que ces moyens de locomotions modernes sont déjà dotés d’une IA en mode Siri qui esgourde quand vous dites du mal de leurs gadgets censés vous faciliter la vie.

Je regrette ma 4L

Bref.
De l'arrêt du bus à la zone commerciale, il y a un petit bout à pied. Même si je trotte moins vite que pour mes classes, je ne ménage pas mes jambes et cette côte en faux plat tire un peu.

Je trouve que pour mon cas, l'âge accélère drôlement l’usure du temps dernièrement. Et puis le souffle est bien plus court avec cette persistance de crève.

Et là je le vois... A dix mètres.

La ville où j'étais avant ils les enlevaient, nid à SDF ou shiteux qu’ils disaient.
La, le long de ce trottoir bordé de cette double piste cyclable, ils ont placé un banc à mi-pente.

Des pro.

Malgré le grain, Je m’assois une petite minute. Le temps ralentit donc.
Je regarde les voitures qui filent juste en face.

J’ai l’impression que ces âmes solitaires en boîtes sont surprises de me voir sur ce banc, assis peinard à glander, sous ce crachin.


Un instant, ou plutôt l’espace d’un instant nos regards se croisent.
C’est un sentiment presque étrange. Un moment hors sujet.
Détaché du temps.

Mais je dois reprendre mon chemin.
Je remercie quand même le petit génie qui a eu l’idée de poser ce banc .

Je vais même en faire une note de rien.
Tiens.
Finalement, si ce petit djinn fait jurisprudence il ne va peut être pas être si moche que ça leur monde de demain.








13 juin, 2024

les choses changent...

 

Les choses changent.

Normalement c'est l'époque des ritournelles d'été, voir de la regrettée radio de blogueurs. Perso, j'ai cette chanson de Dylan depuis le début de la semaine dans la tête .

Les gens sont fous et les choses changent.

C’est pas faux.
Par exemple, je commence à faire comme Buck et à m’endormir après le déjeuner.
Bon lui c’est la journée presque entièrement désormais, sauf pour sa sortie.

Il y a comme un air de fin de vacances dans l’atmosphère. pourtant ce n’est pas les congés.
Ce coup froid improbable sur juin m’a laissé une vilaine toux.  Donc c’est quand même presque l’automne. J’ai ressorti mon bonnet pour le matin.

Dehors, dans le monde, il y a un dawa médiatique qui fait aussi comme une fin de saison, on liquide.
L’arbitre régalien s'est aveuglé dans son orgueil. Du coup les députés au chomdu vont peut-être se préoccuper des attentes des français plutôt que de conflits lointains et autres billevesées médiatiques. Ça emmerde leur ego mais la cantine est bonne.
Le pouvoir d’achat la, y a du taf.

Les gens sont fous et les choses changent.

Une chose est sûre, comme pour ma santé, les choses sont mal engagées, barrées comme moi ,mais ...

Vox populi Vox dei.

Il va y avoir une élimination des fonb d’égo qui saturent l’espace médiatique sans s’occuper le moins du monde du vulgus pecus depuis des années.
Le réformé du SN,  le Ciotti va être le premier, mais la liste de ce billard à trois bandes va s’allonger.
Deux mots de latin sur une note. C'est trop. J’arrête.

 En tous cas, cet automne à la saint Jean annonce un hiver bien rude. Faut que je pense à rentrer mon bois avant que mon dos capitule.

Au fait. Inutile de manifester, sortez voter, depuis le temps qu’on vous emmerde avec ça .



30 mai, 2024

Autant m'en emporte le zèph

 


Longtemps non ?

Me voilà comme ce cerf-volant croisé sur la promenade de l’aprèm. Addict au zèph. Je virevolte et tournoie presque toute la journée.
Le vent doit m'enivrer, je n’ai plus que ce sirop de la rue dans la caboche.

Je ne lis presque plus, bien que j’ai entamé le gros Marcel, énorme par son nombre de pages, hein !
J'ai déjà une anecdote, la bibliothécaire à qui je demandais si elle avait du Proust, (UNE livre s’il vous plaît) m’a indiqué sans faillir le rayon classique, non sans me préciser :

- prenez un spare, soit vous êtes Morgane, soit on lâche vite.

Pour moi cette  lecture est plutôt bien partie.
“Souvent, mais peu à la fois, comme le pauvre père Swann’’
Rien à faire, je retourne vite courir l’alizé. 
Et ce malgré ce temps de basque ou de normand suivant l’indice du pluviomètre journalier de ce mois de mai pourri

Pareil pour les séries, la très sympa série espagnole sur ce caïd atteint d'Alzheimer, je picore les épisodes, pause et hop je file le long des chemins creux.
Buck a du mal à suivre, même les bourrasques ne le motivent plus. Pourtant filer le nez au noroît en me distançant d’un bon demie miles c’était son truc il y a encore peu.
Dormir est désormais son seul passe-temps
Je n’en suis pas encore là, à tournoyer entre les diverses réparations, le jardin et la cambuse.

Mais j’ai presque abandonné l’ordi, le téléphone et les nouvelles du monde. 
Comment voulez-vous que je blogue régulièrement.

J’ai quand même noté de sortir chez les humains du Wokiland le 9 juin pour voter.
Mon devoir citoyen, même si j’ai passé l'âge d'être réserviste, voilà qui me semble cependant une évidence pour cette Europe dédiée jusqu'alors au biz , mais ça devrait géchan avec ce diable de tsar en embuscade.


Prenez soin de vous.
@+



14 mai, 2024

Naissance à bord

 


Naissance à bord : 

Je vous en ai parlé il y a peu. les mésanges huppées nichent dans mes huniers

Après plusieurs terrifiantes péripéties, deux des frères ou sœurs du zozio ci dessus sont cannés, dont un sans plume que j'ai retrouvé avec le nid complet à terre.

Sur le coup j'ai pensé qu'un huissier de la nature, un rat ou un greffier avait réussi à monter si haut.

Ou une pie. les pies font plus de dégâts que les chats.

Le second décoré croix de bois, mieux loti et bien plus avancé niveau plumage a du faire une mauvaise chute en tentant le vol. 

Du coup j'ai mis des chiliennes en dessous, transformées en trempoline  à piafs.
Et puis, celui ci a l'air , quand même, en léger surpoids.
En tous cas le warrior a échappé à l'attaque.

Le roi ainsi nommé attend en dormant au soleil capricieux de Mai que papa maman reprennent leurs incessants aller-retour vers les boules de graisse que la flibuste met généreusement à la disposition de la gente volatile du périmètre. 

Fleurs :  


le glaïeul sauvage. jamais réussi a faire pousser ces machins en domestique.  Dame Nature est bien meilleure jardinier que bibi. A ce propos mon potager est toujours en construction. les fréquentes zé répétées ondées ont grandement ralenti ce fabuleux projet écologique.

Camouflage : 


Ce petit gris comme on les surnommait en colo, n'a pas peur de moi. il se sent invisible. Une chance que je ne sois plus un prédateur en culotte courte.

 



Il aurait finis sa vie comme d'autre avant lui dans un terrarium à ce nourrir de sauterelles grises et de confiture de fraises. 

Les enfants sont des monstres, il faudra qu'on pense à leur faire des procès quand on en aura finis avec les obsédés de la zigounette.

Météo :



Oui, on est pas sorti des ronces avec le temps. bon il y a la des conseils de séries à bignoler pour les jours de pluie, ou si vous voulez popoter d'la kartofel, ce qui est un excellent passe temps aussi.

Sinon comme passe temps, vous avez vu ? le trésor de la Buse est dans la ligne de mire des autorités. Toutes les infos ici, mais gaffe , le site est surveillé.

allez PFFFFffffffffffff...




12 mai, 2024

écho de la caverne

 


Allongé dans le lit, je regarde le soleil filtrer par la fenêtre. Sur le mur opposé, il dessine une délimitée ‘nouvelle’ porte grise. Il n’est plus si tôt, dehors le va et vient des véhicules a remplacé le chant des piafs.
Les deux Jack Russel du voisin tapent une crise, il doit y avoir un de leur congénère qui vadrouille.
Mais il n'est pas encore trop tard, le balai des tondeuses n’a pas démarré.

Je reste allongé, les yeux fermés.

Pour un dimanche matin j’ai une flemme redoutable.
Je m'enfonce dans un nihilisme d’inactivité qui tiendrait du zen, s'il était volontaire...
Ce sentiment d’inutilité ne m’avait encore jamais frappé si fort. Je sens bien que tout ce bordel s'étiole. 


On ne se voit pas vieillir. Heureusement, car c’est assez cruel.
Et accessoirement, souvent douloureux.

J’ai donc réactivé ma note antidatée , celle qui dort dans les brouillons depuis deux mille quatorze.

Je l’ai poussée dans deux ans . C'est un peu optimiste. Mais il faut être ordonné et pragmatique. Le nawak, comme les tatoo, c'est pour les caves.

Il faut que je m’extirpe de cette couche et que j’affronte le monde. Il suffit a un moment de s’enfoncer dans cette forme d'Hikikomori.

Hier je n’ai pas mis le nez dans la civilisation. Tourner en rond dans le repaire du pirate entre mon tueur d’olivier et mon nid de mésanges huppées qui est en fête.

Enfin, en dehors de la sortie de l'autre vieux , sire clébard dans la lande. Je ne sais pas si je sens pareil, on ne se sent plus non plus en vieillissant, mon blair est bouché, mais lui, il dégage une odeur à faire vomir une jouvencelle qui tenterait de le flatter, à cause de sa bonne grosse tête sortie d'une bande dessinée.

Je dis jouvencelle car pucelle ne se dit plus. Avec la montée des cousins fascisme et  wokisme, plus les autres mitoufferies moderne, ce mot est sûrement banni 😜

Reprenons avec Buck le chien. Il ne squatte plus la chambre, me voilà sauvé pour le fumet. Comme moi il a un peu d’arthrose, même un peu plus, donc il ne peut plus monter les marches du palier. 

Moi, c’est la barre du cadre du vélo qui me pose souci. Je pensais me remettre au canasson sur les beaux jours. Ta reum en short.
Lever la guibolle en mawashi relève désormais de l’exploit.

Puisque je cause cheval, cette semaine j’ai eu une pensée pour mon instructeur équestre, encore un type formidable.
C'était l’anniversaire de sa bataille ou il causait Béatrice , Gabrielle et Junon. Ils ont fait déplacer trois survivants sur place pour les soixante dix piges, ce diable de légionnaire n’y était pas.
Voilà. Encore un.


Finalement c’est le café qui me pousse à m’extraire du lin. Le manque du kawa du matin. Une chose redoutable, le manque.
Un journée d'été en plein printemps s’annonce, je vais redevenir sociable la matinée et affronter le marché.  Je ne peux plus reculer, le frigo est abandonné

A plus ou à dans deux ans , ah ! AH ! ventre gris !😉



04 mai, 2024

Dèj avec la sirène.

 


Ce fût une semaine mouvementée.
Mon ex-boss en est sorti les pieds devant.
Hop direction ad patres.

Un bonhomme avec qui j’ai louvoyé plus de trente piges, mes dernières années avant la quille.

Un type remarquable. Un cador comme on disait avant, rue Blanche. Un centralien qui avait monté sa boîte dans une niche et qui a passé sa vie à la bichonner. 

Sa boîte, hein, pas la niche .
Un vrai entrepreneur.
J’aurais jamais pensé faire les éloges d'un patron ici.

Mais passé ses côtés autiste, c'était une épée dans son domaine et un keum droit.
En trente ans pas une engueulade. Qui peut en dire autant dans son taf ?

Bref, il a décroché le fanion du troisième décès du mois d'avril. Lui qui aimait la compète et les courses, arriver troisième, ça n'a pas dû lui faire plaiz.
Canné en deux coups les gros après un vilaine chute dans le hall marbré de blanc immaculé de son immeuble des beaux quartiers.

Momentanément, j'étais  localisé sur mon bled du neuf cube, enfin : mon esprit village, comme il est vendu de nos jours, je ne pouvais donc pas, ne pas rendre un dernier salut à cette pointure du quinzième.

Contacté par une ex-collègue, à qui je promettais  un dej sur Paname depuis longtemps, l'occase était trop belle pour ne pas faire d'une pierre deux carreaux.
Je vous arrête de suite, elle ne fût pas un Crush, il y a belle lurette que je ne suis plus un redoutable canis lupus.

En réalité, dans le passé ,c'est notre conversation qui nous rapprochait .
Comme si nos échanges sibyllins, nous poussaient l’un vers l’autre, vers une amitié solide au fil des ans, bien que de prime abord nous n’ayons rien de commun.

Déjà en gros macho, l’amitié avec une fille ne m'était encore jamais arrivée. Je sors d’une génération qui séparait les quilles des boutonneux à la primaire.
Avec un gros mur en plaques de béton au milieu, où on grattaient le ciment des joints pour les bignoler à la récré. Quand on jouait pas aux chars, ni aux paquets.

Puis leurs centres d’intérêts sont un peu éloignés de ceux d’un flibustier.
Par exemple, la bosco m’a traîné voir le film ‘Barbie’ au cinoche avec le mousse, j’ai rien capté. que tch'i.
Je me suis vengé en l’invitant à une projection ‘Les derniers hommes’. 


Ça l’a un peu irritée deux heures dans la jungle. Smiley.
Donc, pour y revenir,cette collègue devait tenir du garçon manqué.

J'étais donc curieux de retrouver cette sirène, la distance du privilège de l'âge en bonus.

Ça n’a pas raté, nous sommes partis sur des papotages sans fin et bien que, conscient que nos vies aient bifurquées, la connexion s'est faite toute seule, comme si nous étions quittés hier, au lieu d’il y a dix ans.
Peut être plus ?

Nous sommes sortis, avec du mal à se séparer et  une bonne heure de retard, de ce resto banal. Apaisé de l’âme comme si nous avions eu peur que cela ne ‘fonctionne’ plus entre nous. Que le fil soit rompu.
De ce moment triste, un enterrement est rarement folichon, bien que je commence à pratiquer fréquemment, il m’est resté cette sorte de joie intérieure, comme une chaleur de bonne humeur les jours suivants. Ce qui est rare chez les vieux cons.

Aléa jacta est .

Le boss étant calanché on ne se reverra sûrement plus, même cause, même effet que pour la bande du capitaine.

Mais on gardera le souvenir de cette petite ride de charme systématique au coin de l'œil. Comme un petit soleil supplémentaire au fond de la mémoire, pour les jours ou ça va partir, forcément, en vrille






29 avril, 2024

décrocher de la ZRB 28143

 

A chaque fois que je reviens dans mon bled, le mot est bien raccord, je repense à la chanson du Stéphanois.

On est pas d’un pays mais on est d’une ville, ou la rue artérielle limite le décor

Voilà presque un an que je suis parti. La maison est remplie encore de mes affaires. Le quart ne tiendrait pas dans mon nouveau repaire . C’est comme si j'allais revenir demain, recharger mon Navigo et remonter tout les petits matins à la capitale Mais cela ne se fera plus.

Plus de temps mort de cinq minutes à choisir une de ces chemises quelconque, que je 

n'arrive pas à jeter, dans cette penderie désormais inutile.

Terminado la ZRB 28143, elle qui a tellement généré de notes dans ce blog. Avec la chance que je ramasse, je suis capable de sortir encore son numéro maléfique lors de ce trip du lundi à Paname. A peine repeinte et nettoyée pour les jeux olympiques.



J’ai cette vilaine impression d'être un ectoplasme et de venir hanter les lieux où j’ai vécu pour essayer de raccrocher un ou deux souvenirs.

Mais me voilà sur le bord de ce trottoir si souvent emprunté, mes idées noires balayées par ce soleil printanier du lundi matin qui reflète dans L’eau courante du caniveau. Une jolie photo pour ma tête de gondole.

Me revoilà, douze ans, en pleine aventure au bord du précipice du trottoir. Vais-je glisser et tomber ?
Non le pas est encore sûr, et bien que je sois dans les temps, je trace.
J’arriverai entier chez mon traitant, et à l'heure.

 Y a pas de wifi chez le carabin, je passe le mot à une charmante patiente qui lève désespérément son tél pour vérifier sur doctolib, si c'est bien le jour de son rendez-vous. Du coup elle s'évade vers la cour et me remercie avec un joli sourire en revenant.

Je vous laisse.
C'est lundi, et au soleil ☀️


 

 





19 avril, 2024

Groupies in Persia

 

Comme tous les blogueurs curieux, je jette un œil distrait de temps en temps à mes stats.

Qu’elle note remonte du fond des temps, ou plus simplement, est ce que d’autres Pékin que ma pomme parcourent ce journal.

Google présente les choses succinctement si vous n’utilisez pas le compliqué pour moi Analytics.
Il y a les chiffres par navigateurs et par pays.

C'est ce qui m’amène.

J’avais déjà remarqué depuis un certain temps que l'Iran arrive en tête avec plusieurs centaines de hits.

Est-ce ma liberté d’expression, donc de paroles qui interroge les mollahs ? Ou peut-être parce que le côté #meetoo généralisé dernièrement me gonfle ? Malnor macho on te bâtis, tête de con tu restes.

Non.

C'est juste que l’Iran est une république dirigée par des religieux. Je me demande pourquoi il me colle aux basques comme ça. Et je dis république, je m’ai gouré, pays serait plus adapté.

Amis blogueurs, pouvez-vous jeter un oeil à vos stats par pays, voire si c'est Guénéral, comme aurait dit le regretté  Garcimore ?

Ou, est ce juste une petite fixette sur ma pomme pirate sans bateau, mais fan des aventures de la mer rouge de Monfreid ?

Ce serait bien que ce soit que ma gueule. Sinon ça crougnoute un peu.

Enfin je dis ça, hein. Je suis sûrement un tantinet parano.  Trop de substances illicites avant mes douze ans.
Bon on se tient au jus.
J'vais affûter mon sabre, tiens.







15 avril, 2024

la main verte


 

La brume est tombée à six heures trente.
D’un coup.

Cette seconde journée de soleil depuis le début de l’année fut quand même un grand moment de bonheurs simples.

Comme me l’a fait remarquer mon voisin de derrière, lors de notre bref échange à travers la haie, entre vieux Ours 🐻

- On revit avec ce temps.

Voila. J’ai pas mieux que ce revivre .
Je n’avance pas vraiment cependant dans mes travaux extérieurs. Impossible de finir les murs de l’abri bois, pour que les stères de l’hiver prochain ne restent pas bâchés. Un couple de mésanges à crête a élu domicile dans la caisse de gevrey trafiquée sur le merisier au dessus. Monsieur me fait comprendre par force trilles que je n’ai rien à faire dans le périmètre.

J'obtempère, et me déchaîne sur les mauvaises herbes qui se sont données le mot pour rappliquer en même temps que le beau temps.

J’ai une paire de gants, une lame plate recourbée et pointue, que je tiens de ma grand-mère Marianne, et que j’ai bombée en bleu pour ne pas l’égarer dans la savane. Aussi un petit seau pour les contrevenantes et un bout de mousse pour mon genou droit.

Avec ce matos de pro, j’assure veugra et les aller retour au sac de déchets verts ne se comptent plus.

Dans des bacs contre le mur mes plantations de graines. Je suis très content de mes deux ou trois pommiers d’Armorique.

Je suis parti des pépins. Une première. Je sais pas si je récolterais  les premiers fruits, mais le feuillu est bien parti. Pis le Bosco ne consomme que cette variété locale.

A côté deux tiges d'Aneth pour la fabrication de cornichons à la Malossol, chasser Dostoïevski, comme les cosaques, il revient au galop. Pour finir une flopée de scions de tomates dont je pense ramener un ou deux pieds pour le potager du mousse dans sa banlieue.

Voilà, mes débuts de jardinage. A j'oubliais une tête d'hortensia ramassée sur le bitume. Elle c'est sûrement échappée de la remorque qui l'a conduisait à la déchetterie. Elle faisait un peu le nez, mais depuis son arrivée dans la tourbe coco elle se redresse. Bleu ? Blanc ? Rouge ? A suivre...

Il me reste à construire le potager avec le bois flotté de cet hiver. cela fera bien une autre note

Je file. A plus.




06 avril, 2024

Engraving sun

 


Vous connaissez tous la règle. Enfin tous les blogueurs. Une note chasse l’autre et ; ne jamais laisser de papier chafouin en tête de rayon, c’est mauvais pour votre commerce.

J'ai trouvé cette photo au fond d’un hangar où je cherchais un échenilleur que je n'ai jamais trouvé.

Comme m'a foutue mémoire à désormais des fréquents trous pour le passé immédiat, passé simple comme dirait un expert, je me suis dit en dénichant ce noir et blanc, tiens ma mémoire antérieure, celle du passé du même nom, déconne aussi.

J'avais complètement oublié ce passage.
La ilford noir et blanc brillante est topée au dos. LCDV Briançon juillet. 1970.
Évidemment !

En ces temps reculés, ou les ptérodactyles venaient juste de disparaître, les gamins de quatorze piges portaient encore des shorts et ne possédaient pas de téléphone portable. Heureusement. Vu qu'on étaient déjà moitié bramzingues,  ce n'était pas nécessaire.

Pendant les congés scolaires on ‘plaçaient’ les plus vernis, ceux qui restaient pas dans les jupes de leurs mères, dans des colonies de ‘vacances’.

La, il fallait bien occuper ces sauvageons.
Et tant qu'a faire,ne pas emmerder les moniteurs qui ne savaient rien de l'acronyme 'BAFA' et ne pensaient que LOVE, PEACE et changer le monde avec des sourires de déglingués.

Première génération de spaces, qui portaient des vestes en peaux de biques retournées. Une daube qui puait le cadavre à la moindre pluie, et donc ils n'étaient pas trop branché crapahut.

Quand on déconnait trop on pouvait casser une demi journée du galet sur les bords de la Durance. Mais en général on faisait nos trucs , nous même. Chacun son trip, on avait compris le refrain. 

La, c’est atelier pyrogravure au soleil ☀️.C'est que vers Sacha, ça ne manque pas le Soleil.
J’avais complètement oublié jusqu'à la , que je fus une épée dans la maîtrise de cet art pré-internet.

Vous remarquerez que mes pataugas ont déjà morflées. Je suis un INFLUENCEUR,  je vous laisse chercher le prix de ces grolles aujourd'hui 😱

Voilà une photo presque jaunie déjà et un bout de ma comprenette rabibochée.

Prenez soin de vos yeux. Si vous pouvez plus lire, je vais être obligé de me remettre à la Engraving Sun.

Tiens pur son 1970 :






03 avril, 2024

Adieu Capitaine

 

Mercredi 3 Avril.

Un cormoran m’a frôlé le crâne en passant le chemin qui me ramenait de la pointe. Il a tourné la tête un instant sur le coté pour bien me regarder. Le temps que je sorte l’APN, il était à cent mètres au large, rasant cette fois les flots.

Le capitaine est parti hier soir. Celui de notre équipe des sept mercenaires de horse ball. Les EDS comme on nous surnommait au club house, puisqu’on est dans les abréviations.

C’était le plus fort. Et aussi le plus fou. Surtout c’était le lien entre nous tous. Un lien si solide, que les cinq loustics restants mesurent à cet instant qu’ils n’ont plus assez de mémoire pour se remémorer tout les instants de vie ‘magiques’ que nous lui devons.

Le vide est incommensurable. Je le revois, juste après la serpentine, ou les branches nous fouettaient le visage, sauter de son cheval, Marquis, au galop pour arrêter celui dont le cavalier avait fini dans les branches. Je le revois au sommet du mont blanc, ski sur l’épaule, nous houspiller parce que le passage un peu raide vers le départ de la vallée blanche était verglacé. Ou au large de Houat, après maintes recherches sur la carte marine et sondages associés, nous certifier que nous étions face à Belle-Isle. Et je vous parle pas du weekend parachute avec des vieilleries de sac de saut d'indochine. Je vais arrêter ou on va faire nocturne.

Il est parti. Comme si j’étais un seconde fois orphelin. Au moment ou j’écris ces lignes un cheval henni derrière dans la lande. Mais pour terminer cette note, c’est plutôt le clin d’œil du cormoran filant vers la mer, qui me reviens comme signe.

Adieu Capitaine...