21 octobre, 2023

Tempète & rencontres

De 1010 à 973 millibars en douze heures.

Inquiet, je demande au Bosco, qui possède une appli Nayphone de marin pour la météo, si avec cette chute vertigineuse du baromètre , je vais pas ramasser une drache en sortant Buck.

-        - Pas avant seize heures.

-        - Ok, je roule

Hélas à peine arrivé à la pointe, le vent forci sareum. 

Mon vieux compagnon de clep’s a du mal à avancer.  J’écourte et bat en repli par le chemin de la baie à l’abri des cyprès de Californie pour éviter les bourrasques.

De ce coté, cela moutonne moins. La baie est encore presque étale. Mais dans la petite crique, c’est bizarre ce rocher n’était pas au milieu.

Intrigué, je me pose un instant. Un plongeur ? alors que la vigilance jaune est activée ?

Au bout de deux minutes l’apnéiste bombe le torse et bat des palmes.

-        Bah, ça ! un phoque, et un morceau !

Il fait la planche, à l’abri de la baie. On se scrute.

Je suis rejoins par deux quidams en kway, encapuchonnés de près. Le nœud de huit est bien serré sous le menton, pas de danger que le zeph les décoiffes. Je leur trouve une certaine ressemblance physique , avec leur couvre chef,  avec le chien de mer toujours immobile dans l’eau.

Peut être pense-t-ils que ce sont des lointains cousins, mais"un.. bleu marine.

La conversation s’engage sur le cystiphore pendant que le vent continue a forcir.

-        - Combien il pèse à votre avis ? me demandent-ils. Me prennent-ils pour un natif ? Aurai-je réussi mon intégration dans ce paysage sauvage ?

-        - Je pense dans les deux cents kilos, mais je vais regarder sur internet, leurs yeux sourient.

et hop ! même ici il y a de la 4g.

-        - Ha non, 87 kilos. C’est précis non ? bigre le bougre les faits bien.

Mais j’interromps la notre conversation, le vent siffle dans les cousins des mélèzes et cela tonne au loin.

Hélas je ramasse avant d’atteindre la voiture. C’est du lourd.  Le temps que je hisse le vieux dans le coffre, tout est à tordre.

Sac à dos, pantalon, blouson sont à faire sécher dans la douche. Mais avouez que croiser ce chien de mer gris, qui comme moi adore la planche,  mérite bien une saucée.

Et une note tiens.

Quand à la tempête Babeth, à l'origine de ce gribouillis, elle a pas volé son nom.

Impétueuse, volubile et agitée. Tout comme une lisbeth revenue dans ma mémoire que j’ai croisé d’antan. Aussi imprévisible que flamboyante. Avec des yeux... comme le fond du ciel ce jour.

Si elle passe par chez vous restez à l'abri.

Allez, a une prochaine…

 

15 octobre, 2023

Parallèles, à pas de velours.

 

"Doucement.Doucement s'en va le jour.Doucement à pas de velours"

Allez savoir, pourquoi cette ritournelle de colo tourne depuis un moment dans mes ballades du soir.

C'est très curieux comme les trucs de si loin, mes veillées dans les dunes de cette forêt de pins, il y a soixante piges remontent aujourd'hui.

Je revois le cercle de minos assis en rond . Le directeur impose le silence, puis la cansonne que lance une des animatrices est reprise par ce groupe de morveux de CE1, pendant que les grandes ombres projetées par la lumière au centre dansent autour du groupe.

Quel drôle de souvenir.

Mais je ne suis pas venu la pour ça.

Non j'ai attaqué ce livre.

Le frère de la côte.

Bien sûr , chez moi cela m'a semblé un choix facile. Mais je me suis trouvé emporté pas le personnage de ce flibustier. 

Ce Conrad est merveilleux. Le scénario de ce roman où le héros, flibustier vieillissant se 'pose' enfin dans son pays d'origine, en plus de l'analogie avec ma pomme, est foisonnant d'idées. 

Et de valeurs, à peine esquissées au détour des lignes , mais bien présentes. Et des personnages !

Comme ce révolutionnaire de ventôse , buveur de sang au nom d'une terreur érigée par lui en religion. 

Comme un air si actuel, donc.

Ou ce jeune lieutenant tétanisé entre ces sentiments pour une jolie jeune fille et son devoir de soldat.

Yep que de parallèles.

Mais déjà

"Doucement.

Doucement s'en va le jour.

Doucement à pas de velours"

les étourneaux lancent des trilles sur le fil électrique.

A part eux, rien n'a encore annoncé l'automne.

Il va arriver d'un coup comme la brise dans les dernières pages de ce joli livre.

Tiens si vous avez un moment , disons une heure vingt cinq, ne manquez pas le documentaire

marche avec les loups sur Arte.

@+









03 octobre, 2023

L'hélico

 

Il suffit d'un rien pour faire une note.
Je marche d'un bon pas ce matin, histoire de ne pas rater mon car.
Ma rétine se fixe sur une graine d'érable sycomore sur le sol.
La photo serait de rigueur, mais je suis a la bourre. Et puis j'ai passé l'âge de les ramasser.
Non.
Demie tour cinq mètres en arrière.
Hop ! Dans la boîte l'hélico.
J'en suis a ma troisième note cette semaine.
Les deux premières sont au panier


La première , écrite sur mon cahier grands carreaux, parlait du péplum de Céline

 "voyage au bout de la nuit"

J'y expliquai que je me mettais à lire ce louis-Ferdinand comme un contre-choc au déferlant wokisme , à l'écriture inclusive et à l'invitation d'un monarque d'Albion au château de Versailles.

Y a un autre louis, le quatorze, à qui cela doit chatouiller les pieds.

Sinon ce dictionnaire de sentences sur le genre humain ne fut pas d'une lecture simple pour l'esprit léger et papillon que je suis. Mais j'en ai vu le bout.

Il n'empêche j'ai jeté la note pour ne pas risquer d'enfoncer des portes ouvertes sur ce chef d'œuvre. 

Rien de moins. 

Je l'ai d'ailleurs remisé dans le lieu d'aisance au dessus de la pile de rouleaux et relis volontiers, lors de mes passages pour "téléphoner à Washington", une page au hasard


Ma seconde note , était sur série. 


Noire vraiment bien noir. M'inspirant de mes voisins blogueurs pour les choix netflix, je l'ai tapé sur drive .

Seulement voilà, ce n'est pas dans ma 'ligne editoriale'.

Certes j'ai une collection de séries noires, à faire pâlir la bibliothèque d' Alexandrie.

Elle est cachée comme un trésor dans un lieu connu de moi seul, dans trois grandes cagettes de légumes emballées de sac kraft primark.

Quand a Dashiell Hammet, c'est un peu pour moi, l'equivant de Marcel Proust pour certains.

Il n'empêche, que le 'touch' véridique de ce film au fil de scénar bien barbelé, m'a fait glisser de même cette note des 'top boys' vers la noirceur de la poubelle

Mais revenons à notre Hélicoptère.

Rien ne vaut les souvenirs d'enfance. Est ce que nos marmots connectés tiktok, qui jouent désormais à la virgule, s'amusent-ils encore à l'hélico ?

Ou est-ce que c'est interdit dans la cour de récréation, comme les billes, les calots, les ballons et ne sois pas mysogine, les élastiques ?

Bon les osselets je passe ils fallait s'assoir en tailleur, nos fat mômes ne veulent pas salir leurs marques.

Mais le ramassage de ces graines tournoyantes était une activité importante en rentrant à pied, donc décarbonné, de primaire.

Celui qui en avait un lot partageait à la récré avec son clan . Et oui des clans dès la primaire.

J'ai vu que les marrons d'Inde avait encore une petite côte. Mais nos graines virevoltantes elles ?

Sont elles réduites aujourd'hui à n'essaimer que dans le périmètre ? 

L'air de rien, Nous permettions la diffusion dans un périmètre bien plus large.

Bon mon car arrive à la gare. Je remballe ma nostalgie. @+







28 septembre, 2023

Libéré du X

 


J'ai sabordé mon X.

Comment ça pète ça !

Quinze ans d'addiction c'est mon record dans les drogues dures. Peut-être quatorze, je sais plus maintenant qu'il est DCD.

Twitter, c'est comme la clope, faut savoir dire stop. 

Pile le soir ou je me lance, une pointure le fait aussi. La fatigue gagne du monde.

Comme j'étais lancé j'ai flingué Mastodon, jamais accroché, des gens charmants cependant.

Je n'ai pas de blême avec Bluesky, j'ai jamais reçu l'invitation.

Revenons à l'oiseau.

Ce X est un miroir grossissant du bordel ambiant. 

Presque caricatural.

Mon Facebook décédé y a quinze ans aurait dû me pousser à couper plus tôt.

Mais non on a toujours un ou deux abonnements qu'on aime bien et pour lire ça, on se farcit deux mille tweets de drôles d'oiseaux par jour. 

Non, je crois que j'applique le mot ermite à la lettre. Tout ce bruit me pollue et pour regarder le monde s'effondrer, je n'ai pas besoin du point de vue de madame Michu, même si elle s'appelle Elon et jaspine amerloque 

Je sors en spad pour charger le frigo une fois en milieu de semaine.

Je promène Buck à la tombée de la nuit, entre chien et loups. 

Jamais le même chemin. 

Un vieux réflexe, inutile avec le téléphone..

J'ai une provision de livres pour l'hiver, un abonnement musique pour le casque.

Deux mille films et series en retard.

Mon bois est rentré. 

Deux mille bûches à fendre.

Il ne me manque que les tourments du vent et de la pluie.

Cela ne saurait tarder.

momentanément célibataire je popote comme un pro et j'ai des mappa bio de compète pour ma vaisselle de chef. D'où la photo d'illustration qui va bien avec les casseroles de X, non ?

Sans compter le ti pape, voire le pété pied du vendredi, accompagné d'un verred'eau, comme indiqué par le gouvernement, ça va de soi.

Sans dèc, je suis apaisé.

Libéré du X



[Maj 29.03.2023 08:00 grosse faute de conjugaison 😂]

 


 


24 septembre, 2023

AIR BI AND PIAFS



Dans le poste je bignolai il y a peu l’écrivain Amélie Nothomb sur cette chaîne dont l’émission littéraire reste à une heure raisonnable pour les croulants. Vous pouvez surement pécho ça en replay.

La miss y raconte sa passion pour les oiseaux.

De la elle glisse sur le fait que régulièrement quand elle rêve, elle vole, sans le moindre souci avec une technique de bras infaillible.

Hélas, elle avoue qu’au réveil, cela ne marche plus.

Pour être franc, ce qui n’est pas une sinécure pour un traîne-rapière, je n’ai jamais rien lu d’elle.

Mais le bosco elle dévore chacun de ses livres et ce, à peine paru.

Je me découvre un point commun avec la star, en dehors du champagne, il m’est souvent arrivé de voler pendant mon sommeil.

j’ai même bien mémorisé la respiration, le mouvement des bras et l’élan depuis le promontoire pour  utiliser tout ça au réveil.

Hélas idem pour bibi, cela ne fonctionne plus à peine ouvert les mirettes

Est ce que moi aussi, fidèle sujet des greffiers, je le jure devant OumPah-Pah, j’aurai quelque part un attachement pour la gente emplumée ?

Non, je leur consacre pas plus d’une demie heure par jour.

Tiens, l’année passée j’ai bricolé une boîte à piafs dans une caisse en contreplaqué de Gigondas.

Suspendue par son anse dans le merisier. hop, point barre la demi-heure est passée.



j’ai oublié.

Cependant, j’eu l’heureuse surprise au printemps de m’apercevoir que ma vilaine boite à pinard était squattée par la famille mésange.

Le manège des va et vient était discret, mais rien n’échappe à l'œil d’un vieux loup de mer.

hormis l’orthographe.

Hélas, quand j’ai accosté de mes pérégrinations nipponnes, le nid avait été DISTROYE par un prédateur. Le minuscule trou était explosé avec une rare violence.



Cependant le nid était intact.

Le premier constat me fut que l’emballage du côtes du Rhône n’est pas à la hauteur pour ce challenge de AIR BI AND PIAF.

Ayant plus de loisirs, je décide donc de me lancer dans un navire à la hauteur de mes chanteuses de mésanges.

Deux vieilles planches de pin épaisse de deux et moulte vis feront l’affaire pour contrer les incursions des geais et de ces racailles de pies.

malgré quelques railleries de ma moitié sur le délai de réalisation, je suis assez fier du résultat. Pour le temps de finitions, il apparaît que depuis deux mois que je ne marne plus, je vie en ‘slow motion’ et ce sans le moindre scrupule.



j’ai intégré l’ancien nid, que les chipies avaient tapissé de poils de Buck, et accroché le tout cette fois dans le sapin.



Nous devrons attendre le printemps prochain pour la chute de cette note. Enfin si le grand Krick qui croque nous laisse du souffle.

je vous laisse , j’ai du vieux pain a émietté et pendant que j'écris mon taf n’avance pas

bon début d’automne.

@+


26 août, 2023

Delete étoile

Au début, quand j'ai commencé ce blog, je me suis très vite inquiété, étant déjà d'un âge avancé, de la flottaison de mes notes sur l'internet une fois que j'aurai quitté ce rafiot qui barre en cacahuètes.

A l'époque je pensais que mes gribouillis plongeaient aux abysses ,entre deux tempêtes de zéro et de un, ne refaisant surface que lors d'une requête sur le courlu, ou lors d'une recherche improbable sur un tee shirt de surf seventies acheté à la boutique de Jo Moraiz

Et puis cette semaine j'ai reçu, comme beaucoup d'entre vous, ce mail de tonton Google sur le délai d'inactivité.

En gros, ils ont décidé de modifier la période d'inactivité d'un compte Google, qui est désormais de deux ans pour l'ensemble des produits et services.  

Donc deux ans après mon départ au Valhalla des flibustiers, ne voilà pas que mes précieuses dissertations seront mises à la benne.

Cela me chagrine un peu.

Non pas que mes écrits soient d'un quelconque intérêt, mais cette façon de procéder sans CHOICE (*) me laisse pantois.

Je me rappelle plus qui a commencé en brûlant des livres, mais ça a mal tourné par la suite.

Bien sûr je peux nommer un légataire qui répondra à ma place aux mails du robot, évitant ainsi la corbeille à ma prose inutile.

En fait quand c'est gratuit, c'est vraiment toi le produit. Quand la date est dépassée, tu est périmé.

Moi qui pensais nourrir les IA de ma prose bien lénifiante.

Non. . .

L'écume de mes jours.

Delete (*) Étoile

Passez l'éponge et hop au suivant.

Bon il y a quand même des exceptions. Forcément.

J'invite mes potes blogueurs endormis depuis dix huit mois et qui retrouvent depuis peu du flux, avec la fin de X sareum Twitter,  à se pencher sur les règles.

Mon blog est sauvé par sa chaîne toitube.

Mais quand même : it stinks ! (*)

C'est cette vilaine maxime qui me vient à propos de ses gafas qui se sont appropriés le ternet.

Regardez l'autre qui a attrapé le melon avec son X et qui l'étrangle vitesse grand V.  

La liberté se raréfie particulièrement sur le réseau.

Bon d'un autre côté,cela me fait une note sur août de vieux râleur à moindre frais.


Tiens je vous met le dauphin 🐬 du port que j'écume, histoire de casser cette foutue limite de deux piges.




(*) dans la langue de Shakespeare dans le texte

08 juillet, 2023

Le signal du passage

En fait je me suis rendu compte que j'ai lâché ce blog depuis mon incursion au pays du soleil levant. 
Bon je me suis trouvé une excuse, on m'a rallongé ma mise en liberté professionnelle de quinze jours. 
Les cimetières sont remplis de vioques irremplaçables. 
Mais aussi, l'Inspiration  s'est barrée. 
Le passé ne me branche plus, le présent me fatigue et je n'ai plus vraiment l'âge du futur. 
C'est compliqué. 
Après les mots comme source sur la note précédente, voici donc les sons. 
Finalement je me suis échappé, momentanément, de la ville où j'ai grandi. 
 Il y avait un trop grand contraste avec mon dernier voyage. 
Je suis usé, ou peut-être je suis finalement devenu un vieux con. 
C'est plus que probable. Il serait temps. 
Donc me voilà dans le Wild. 
Mes poissons (tête de gondole) me montrent le vent. 
Je reste au soleil en ce debut d'aprèm à grignoter un livre conseillé par mon réac préféré. 
Le ciel est bleu acier. 
Avec quelques stries comme une lame damassée. 
Et d'un seul coup d'un seul j'entends le sifflet si particulier de l'oiseau des feux rouges de Tokyo. 
Je vais trop vite.
Je vous explique. 
Dans cette ville, quand le feu passe au vert, les pubs s'interrompent et un oiseau, toujours le même, siffle pour préciser que le passage est possible. 
Enfin sauf dans les zones trop touristiques. 
Donc si l'oiseau siffle, vous pouvez traverser ! 


Et ne voilà pas que, sur mon caillou, j'esgourde ce piaf à treize mille trois cent soixante et un kilomètre. 
Soit 109 jours à pied me précise maps. 
Ce n'est pas un Merle, ni même un corbeau. 
Entre les deux. 
J'ai mis un moment à le calculer tellement elles sont discrètes ces minis corneilles. 
En tous cas, ces piafs, ils gèrent très bien là bas  les flux devant des passages piétons étincelants de blancheur. 
Nul là bas ne traverse avant le chant du choucas des tours. 
Ça c'est très impressionnant. 
Mais le plus surprenant est que je l'entendes ici. 
Dans ce no man's Land silencieux et sauvage.

Mais diable, ou veut il donc que je traverse ?

02 juillet, 2023

Vauclair & poussières

 


Je me souviens de mes vacances de môme. c'est mauvais signe quand tu vois si loin

et que tu oublies ou tu viens de poser tes clefs il y a à peine cinq minutes

je courais les bois dans l'Aisne entre le chemin des dames, Craonne et la ferme d'Hurtebise.

J'en ai déjà causé ici, un vrai huckleberry finn.

Quand on approche les septante et que malgré une vie plus que rock'n Roll on arques encore,

il se peut qu'on radote quand même un peu.

Les champignons sur l'ergot de seigle des seventies ou leurs dérivés font des trous dans les méninges.

En ce jour d'été, assis dehors , je sifflais ma bière du soir.

Avec mon taux de cholestérol, j'ai droit à une mousse le soir.

Je l'attends .

Donc quand j'étais Mino, avant l'installation du Center-parc de l'ailette.

Quand il y avait du monde le dimanche à la maison de mémé Lucie, on allait faire une promenade

digestive, après les trois plats du repas dominical, à l'abbaye de Vauclair.

A l'époque dans les années soixante le lieu était encore rempli de ronces de plus de deux mètres.

En fait, elles me semblaient immenses.

Il n'y avait que le devant des ruines de l'abbaye qui était visible.

J'ai une photo que je n'ai pas trouvée de suite.

Donc en buvant ma mousse de chez Lidl. Tout m'est revenu.

Le trou d'eau, un ancien trou de mine de quatorze, où on pêchait la carpe, ou le sanglier

avec mon tonton.

Un dur, une lame comme on disait.

C'est fou comme un mot, posé sur une bière, peut vous bousculer les souvenirs. 

Comme une musique de métal, mais en plus fort .

Mémé Lucie, elle qui avait vécu quatorze à cet endroit. Droite comme un I , plantée devant les ruines. il y avait un brin de patriotisme la dessous.

je me demande même si son premier fiancé, celui qui y est resté, n’était pas tombé la,

tellement la promenade était un rituel.

Mais les femmes sont les déesses du secret.

c’est bien la seule chose que j’ai appris sur toutes mes années. 

Un exemple ? le joli, Pierre, de mon deuxième prénom, tiens au premier flirt de ma daronne,

je ne le sais que depuis deux ans et cela m’a amusé.

d'attendre aussi longtemps.

En tout cas, Pierre était un goujat, il s’est enfui du neuf trois, vers Versailles ou il a déniché

un plus joli parti.

Mais je vous saoule avec mes vieilleries. puisqu’on cause vacances et rogaton,

je vous ressort des tof de tonton René , celui de Montmartre, dont on a déjà causé. 

1959 les CP ,

comme un parfum de nostalgie non ? impossible de remettre ce Chateau. pourtant j'ai fais un tour la cet hiver. On va dire le Puy, mais faudra que je vérifie

En Camargue. René en bon descendant de maquignon du Béarn, a toujours eu un passion pour les chevaux, il avait fait son service national dans les spahis, et même 40 à cheval, avant de passer au stalag VII , le patriotisme a un coût. il faut que je retrouve cette série de photos



le Peillon , ça a du changer. j'ai la flemme de faire un Map's mais bigre le bougre avait la bougeotte


Marseille , je vous la met, pour faire un clin d'œil au blogger du coin , et aussi pour définitivement clore l'histoire de la sardine qui a bouché le vieux port. Elle avait été jeté par le Marie-Helène qui avait le voyage exprès depuis Camaret


A cette époque, un rumeur enflait sur la côte. le tonton voyageur y a filé



Puis il a fallu rentré. Et retrouver, l'automne et  le Moulin



25 juin, 2023

See you Tokyo

 


Toutes les bonnes choses ont une fin.

Les mauvaises aussi mais on en parle moins.
Voila see you Tokyo.
Une dernière photo par le hublot.
On voit la Sky Line la fameuse tour. Un peu plus haut la rivière et trois ponts à gauche le coin où je créchais ces derniers jours.
Le départ a été un peu mouvementé. Courir à quatre heures trente les rues desertes pour trouver un taxman.
Mais la ville ne dort jamais et j'ai réussi à ne pas louper l'avion. 
J'ai adoré ce long brake.
Sportif , c'est un fait , avec les vingt bornes de moyenne tout le jours. Mais instructif.
Une nation si différente et pourtant si proche, bien en avance sur certains domaines, mais avec des échos dissonants qui m'ont interpellés plusieurs fois.
La barrière de l'écriture et de la langue ne m'ont pas permis de tout capter, mais un ou deux trucs ont surnagé ,une note de bleu dans cette société si clean, si bien lissée & organisée.
Il y a eu la remarque de ce jeune guide, qui me faisait le tour des ruelles de Kyoto by night.


(Ben oui les gros sales de pirates, jouent les touristes dans les ruelles obscures, la ou seul file le son des shamisen des quelques geishas qui s'entraînent encore) 
  • Au Japon on a vingt jours de vacances, mais il est bien vis a vis du boss de n'en prendre que huit et encore si on est malade.
bluff ? je n'ai pas vérifié.
Mais plusieurs fois dans le métro j'ai croisé des jeunes, voir très jeune,propre sur eux comme aurait dit Coluche, mais avec un tel désespoir dans le regard que j'en ai même causé au Bosco.
A propos du Bosco il y a eu cette interdiction de fumer dans la rue
No smoking please
.
La chef de bord vapotte du trois. Elle trouvait très bien l'interdiction ,mais à la longue se mettre dans des ruelles (les boîtes à fumeurs sont prisent d'assaut par des grilleurs de gitanes japonaises ) et risquer de ce faire alpaguer par la brigade des petits vieux en vélo avec leurs boîtes jaune 'no smoking' est devenu lassant.
Heureusement les sites magnifiques, les jardins et les sanctuaires somptueux ont effacés cette impression.


Ah, dernier point. si un commerçant vous met les bras en croix bien que sa porte soit grande ouverte, c'est qu'à priori il est fermé ou ne veux rien vous vendre. 
A vous petit occidental perdu dans la fourmilière nipponne.
J'ai eu le cas pour ma fameuse béquille vélo ou l'échoppe était ouverte ou encore pour des pieds de thé chez un fleuriste .
Le refus est définitif .
Mais les gens sont serviables quand vous êtes perdus et je ne compte plus le nombre de fois au j'ai abandonné mes valises, pour un café,et retrouvée au même endroit en sortant. 
Je vous déconseille d'essayer chez nous 😆
Voila une très jolie note finale pour ce merveilleux pays un dix neuf virgule cinq sur vingt. 
Surtout pour les gens.
En le traversant de long en large. Je n'ai pas croisé une vache, une chèvre ou même des poules. Les animaux domestiques sont dans les bars, 


mais les animaux de la ferme sont bien cachés. 
Arrivé à Roissy. J'ai vite été remis dans le bain. Le RERB était terminus Aulnay et la foule d'étrangers débarqués sur le quai deux ont du eux aussi être interpellés, mais différemment,par l'exception française des transports en commun


mais pour remédier à cela il faudrait une vraie volonté politique, à la région et même à l'État.
Hélas, aucun ne vit dans le monde de demain.
Pas de doute je suis bien rentré.

Mais il y a longtemps que je suis parti les passages piétons sont tous effacés, 


les voitures ne ralentissent même pas, elles n'ont plus peur, malgré les six point sur leur permis, jamais appliqué !

Dé-Socialisation. C'est bien le mot qui s'est imposé en retombant dans le Dawaland.