28 septembre, 2024

Courir sur le vide

 


Voilà un an que je mange sur la table du jardin. La pauvre commence à donner des signes de fatigue. Je dois serrer les boulons de la barre des pieds tous les quatre matins. en parlant de quatre matins , c'est comme le taf qui plus d'un an après mon départ continue de me poser des questions. comment ils exagèrent ces jeunes paresseux nerds.

Mais la table déglinguée, j’en ai eu marre, j’ai décidé de vivre un peu dans le confort en récupérant ma table de salon. 
Les petits vioques aiment bien le confort.

Le quartier maître, qui désormais habite le logis d’Aulnay-sous ne mange pas à table. La table basse devant la télé lui suffit.

Ces enfants, à moitié vegan, mangent comme les oiseaux. Des graines, des légumes et de temps en temps un burger Hubert bonisseur de la bath Eat,  pour ne pas basculer complètement du côté obscur. Bref je suis monté récupérer ma table de salle à manger, un bouzin en chêne avec des pieds en fer forgé. A deux on a du mal à la bouger.

La stabilité c'est la base.

Sur la route en regardant le bitume,  seul dans mon camion,  je me suis remémoré ‘running on empty’ cette chanson phare de ... j’ai oublié l'année. Topée dans les 500 cansonnes du siècle passé selon un 🦆 Rock

Il drache dur et comme il y a peu de monde dans mon sens je ne mets pas les essuies glaces. C'est usant. Le camion est bien plus confortable qu’il y a cinquante piges. Il y a un régulateur, une prise USB pour le portable et surtout un fauteuil avec un amortissement des chocs du tonnerre. Le ruban défile et je ne pense a rien, ou presque rien en surveillant l'écran de Waze.

Je courre sur le vide.
Les paroles me reviennent et sonnent étrangement après toutes ses années :

Everyone I know
Everywhere I go
People need some reason to believe
I don't know about anyone but me


Rien de bien neuf sous les orages de 2024.

Il faudra tout décharger en arrivant. C'est l'immense combawa qui va être heureux de respirer l'air de la côte. Ça va lui rappeler la Réunion ou j'ai ramassé sa graine. Il atteint les deux mètres dans son pot. Il sera peut être pas nécessaire de le rentrer l'hiver, les gelées sont rares au large.

Mais il me faudra remonter dare dare rendre le camelard au mille mille. Et entier.
Je remet la ritournelle.
Le pied à fond sur l’accélérateur.
Merde ! Waze persiffle cinq cent mètres : kébour !
Un radar mobile !
Je lâche le pied, avec le poids je pense être passé en dessous. Faut que je me concentre au lieu de ressasser les seventies.

Un message WhatsApp du bosco sur la console du VW. Oui je veux bien le lire Tout haut

  • 'ne pas rouler trop vite et attacher correctement ma ceinture'.

bien sûr.


je viens de la génération sans ceinture qui clopait en caisse,au bureau et même dans l'avion. Ha ha ! Le loueur m'a bien précisé : 

PAS DE CIGARETTES  !!!

Je lui ai ressortit la story de l'abandon de sister Nicotine pour un pari avec le quartier maître il y a 25 ans.

  • Si tu lâche la tototte , j'arrête de fumer.
  • Ok (on est trahi que par les siens)

Cependant avec les restes de ma clavicule brisée dans un accident de troisième mitan de horse ball, je l'attache cette foutue bretelle avant de monter puis me glisse en dessous.
c'est plus facile pour descendre rapidement en cas de biz et ça gêne moins mon réservoir à mousses.
je reconnais que c'est pas bien, mais je n'ai jamais vraiment été sécure.
Je remet le régulateur, met mes deux mains à dix heures dix et monte le son.
c'est reparti

Lookin' out at the road rushin' under my wheels
Lookin' back at the years gone by like so many summer fields







19 septembre, 2024

Un poisson dans la com du béton

Il n’est pas bon de laisser une note de râleur en tête de gondole. C'est un fait avéré. Celle ci nuie à votre image de vieux con.
Cette semaine je suis de retour dans ma banlieue rouge, non verte, désormais bleue.
Quand j’ai vu ce poisson dans le ciel je me suis dit voilà une photo pour le blog.

C'est un peu moi ce poisson. Je flotte dans l’azur. Le bosco dit que je deviens associable, c'est pas faux.
Je prend une distance certaine avec mes frères humains. Je dirais même que je les évite.


J’ai vu que c'était encore la fête de l'arbre cette année. Cette ville est la reine de la com bien léchée. Quoique ce tronc ressemble un peu à Chucky. Mais les mômes du périmètre ne seront même pas effarouchés , ils sont plus attirés par les horreurs sur leur téléphone. D'ailleurs je l'ai vu le Chucky.


Le chêne pluri-centenaire, qui était le pilier central de l'accrobranche les autres années, a pris sa retraite ou il était malade.
Il y dea une épidémie sur les vieux arbres dans le périmètre depuis quelques années. Les bûcherons ont laisser une. signature sur une racine. Ils auraient pu s'en passer.
Mais pas d'épidémie sur la communication. Pour la moindre rue refaite, cela atteint des sommets, panneaux quatre par trois,

deux pages dans les boîtes à lettres


et une petite couche dans le fanzine municipal.

Niveau construction à tire larigot, ça bat son plein. Des records même. Comme la com.


Rien de changer dans le délire des immeubles en ras de trottoir. 

Toujours pas de piste cyclable. Même les rues refaites n’en n’ont pas. Le grand nulle part comme aurait dit Chandler.


Mais niveau com c'est dix neuf sur vingt. J’ai pas mis vingt à cause du Chucky surnommé l’arbre à gourmandises de la fête de l'arbre.

Il me fait trop peur. Est ce que le sbecs sont à la sève de pin ? Y aura-t-il  du sirop de bouleau ?

La rénovation de la ferme Garcelon est en plein boum. Enfin le grignotage de la ferme Garcelon devrait je dire.


il en reste pas des masses

Bon allez je file, faut que je rentre mes sacs de déchets verts, ils ont oublié de passer, avec tout ces travaux en cours, forcément..






16 septembre, 2024

⅓ de chaque


 Au début quand j’ai ouvert ce blog, c'était clairement militant. Je causais de tout ce qui déconnait autour de moi.
Mais Il y avait quand même moins de choses qui partaient en vrille à l'époque.

Les années ont filées et je me suis aperçu, qu'en fait un blog ça ne sert pas à grand choses, à part ne pas se prendre au sérieux et râler contre le courant.

J’ai donc décidé de laisser le monde se diluer tout seul.
Sans mes alertes d'une page.
Bien m’en a pris j’aurai eu vite trop de boulot. Rien que la semaine passée.

  • Une prof portée au pilori parce qu'elle a mis une fessée à une excitée de trois piges ou sept, je sais plus. Moi aussi j'ai été choqué, mais à l'opposé de la meute beni oui oui des RS. Une école où on a remplacé les notes par des couleurs. J’aurais eu marron olive, voire noir pour le respect de mes petits camarades..
  • Un abbé qui pour aider les pauvres troussait les mères, les filles et le saint esprit
  • Un cintré jugé pour avoir fait violer sa meuf par cinquante malades, fait qui déclenche des manifestations anti viol. Depuis quand les manifestations arrêtent-elles les viols ?
Vous voulez mon avis ? Ça barre grave en couilles.
Je vous parle pas du programme de la fête de l’huma où on chahute Ruffin.
Ni du roitelet Macron accroché à faire des ricochets aux Champs-Elysées avec ses jeux olympiques pour cacher la misère galopante.
Ni du premier sinistre, tiens, un fantôme politique du passé qui cherche désespérément des ectoplasmes pour son illusion médiatique de gouvernement.

Hier aprem, j'étais encore en terrasse. 
A siffler une IPA. En vingt cinq je suis petit joueur.
A côté il y avait un type avec un sweat-shirt, au beau milieu duquel trônait une fleur de lys.
Il expliquait le plus sérieusement du monde à son pote ‘ Johnny ‘ que si on rétablissait une forme de monarchie ce serait moins le bordel. Je doute pas une seconde que le blaze soit le nom de baptême du pinko, c'est plus swag que 'Dick' non ? Un peu plus loin dans son verbiage bruyant et incessant, il chantait tout haut qu'il avait un flingue pour protéger je ne sais quoi, son champ de carottes ??? Qu’il n'hésitera pas à tirer en visant les jambes et que si ça frappe la tête, c’est que le bon dieu en aura décidé autrement. J'oublie ! qu’il avait participé aux gilets jaunes mais que c’était noyauté par les syndicats.
Et caetera et caetera.

J’ai dû changer de rade.
Mais je l’ai trouvé cohérent avec la folie générale.
Ce délire complotiste post COVID.

Un peu plus tard dans un bouge à burgers, une meuf expliquait à sa tablée et avec du SON que le temps qu'elle se démaquille son Roger dormait à poing fermé. Sans déc, ça m’a scotché. Roger n’a pas pipé.
Elle prenait à parti ses copines qui n’ont pas envenimé le sujet. Ni leurs queums. Pas pipé mot non plus.
Status quo.
Ce lâcher prise général me questionne.

Soit je suis trop vieux, je yoyote max, je vire réac totalitaire, soit on est parti dans un no man’s Land des plus dangereux. Les vrais méchants ocultés par des apprentis, endurcis par les réseaux sociaux et garnis de tatouages moches plein de bleu marine.
Des caves boostés au cours dispensés sur Netflix.

Dans ce contexte, on revient au principes de base :  le un sur vingt de notation et la sélection naturelle. la nature quoi.
Mais j’ai vidé mon sac de scrogneugneu.
J’arrête de râler.

J’ai remis mon piège a frelons . grenadine, vin blanc et bière . ⅓ de chaque.
J'en ai nické deux le matin même.
La bière je l’ai trouvée sur le chemin côtier,  une cinquante de seize soixante quatre en canette millésimées 2024.
Si même les gens virent la bière de cette année.
Au début je pensais la siffler, mais avec tout ces hackers je deviens un peu complotiste moi aussi. Des couillons russes auraient bien mis de la strichnine pour se débarrasser du pirate.
Je l’ai réservé la mousse à la sauvegarde des abeilles 🐝.
Le voisin a ramassé son miel avant qu’il ne fasse trop froid. ⅓ de récolte par rapport à l’année passée.

C’est tout pour un lundi.
Beaucoup de courage à ceux qui bossent.
Tchuss.





10 septembre, 2024

Uniques rencontres

 


Ce qu’il y a eu comme été s'étire et s'étiole. Nous voilà en septembre.
Premier raisin. Premiers grains.
Les matins sont redevenus silencieux, la bande grise barre l’horizon.

Des rencontres montrent que la saison est déjà révolue, peut-être même plus que la saison. La première ? devant le trottoir opposé au carrefour market, je ne dirais pas ce que je pense de ce ‘marquette’, je disais donc en face du mini carrouf il y avait une activité inhabituelle.
Les gens étaient stoppés de chaque côté d'une bande de trois mètres de ruban d’asphalte de trottoir.

Au milieu une hermine assez remontée louvoyait d'une muraille humaine à l’autre, cherchant l'échappatoire.
J’avais jamais vu d'hermine, ou, comme aurait dit le grand jacques,  “y a longtemps , ou ça sentait pas bon
Beaucoup plus petite qu'une fouine, un mélange entre l’écureuil pour la tête et le mini furet, pour le corps.

A un moment ni une ni deux elle saute sur la chaussée. Je bascule du trottoir opposé en même temps et intime à une mémé d’une main énergique l'arrêt immédiat de sa laguna.

  • Stop ! il y a une hermine sous votre auto.

Du jamais vu, elle coupe le moteur.
Je me penche, la demoiselle sous le bas de caisse me calcule. Elle fonce vers la roue avant gauche et avant que le paquet de jambes sur le trottoir, chaussées de Nike et autres baskettes, excusez ‘sneakers’, ne réagisse, elle file entre leur exposition fluo sous le portail d’une résidence, direct vers  la réserve du supermarché.
Les radibus vont morfler, après tout le mal qu’elle s'est donnée pour les rejoindre.

La seconde rencontre est arrivée vers dix sept heures.
Je sortais  Buck pour son marquage journalier du territoire. Il fait encore doux, tricot de corps (mais qui dit encore autre chose que teeshirt ?) short laminé et recousu par bibi et, of course, mes Stan Smith réparées.

En arrivant le long du port, j'ai vu le monstre arriver du large, à peine deux miles à midi.
Vive le changement climatique.
Une énorme colonne d’air avançant droit sur ma pomme. Comme un cyclone en Asie, mais droit comme un I, moins torturé.
Une trombe marine impressionnante.
Un ciel noir d’encre morgate derrière.
Je suis resté là,  fasciné une bonne minute, par ce message divin, au moins.
Pour sûr, on doit avoir un premier ministre.

  • Bon Buck, on va trouver un coin à l’abri.


Une photo, celle en tête  de gondole, et à peine le temps de replier vers l’auvent de la boulangerie, badaboum. Le déluge.

En deux minutes mes tennis, finalement mal réparées, prennent l’eau. Un coup d'œil à windy, qui m’annonce que j’en ai pour trente sept minutes de wasser über alles.
L'eau dégouline devant et derrière le store. Ça passe même un peu à travers. Un ru se crée même à l'angle le plus bas du tissu. Ça drache sévère.
Le lieu est pourtant vite très couru. C'est le coin où il faut être vu.

J’en profite pour faire un tour sur ma blogroll qui est figée statique depuis l'opération du blogueur number one, Nicolas, qui doit se remettre doucement. Une autre rencontre il y a déjà un moment. Un seul blogueur vous manque et votre reader est silencieux, pour chatouiller Lamartine.

Puis un autre chien à essorer, arrive avec son maître. il faut rentrer. Buck est aussi acariâtre que son meneur. Ça va filer vinaigre.
Floc Floc ! Chaque pas est une mélodie. On rentre sous un crachin bien pénétrant. Ce con de clébard use pour le séchage toutes les serpillières dédiées à son service. J'accroche jusqu'à mon calbut dans la douche.

Mais les trois rencontres font une note.
Je vous laisse tirer la morale. Je n'ai jamais eu de morale.

Tchuss.





28 août, 2024

revamping du spad

 


 Vous vous en battez du calenchage des anguilles de ma précédente note. Ils ont quand même interdit la baignade dans certains coins.

Bibi,comme un gros naze a plongé dans les vagues au pied des falaises dimanche. Un truc à heurter ma tête. Avec son pourtour à la Duguesclin, c'est généralement là que ça morfle.  J'ai sorti mes noeils de l’écume mais pas de surfer autour. Un long board à vingt mètres, mais en difficulté.

C'est en sortant que le bosco a rigolé à la vue de mon troisième œil sanguinolent au milieu du front.

Me voilà mâtiné bonze de l’océan.
Deux jours et ça ne guérit pas. Si c'est la chtouille des congres, compter sur moi pour la passer.
La tête on s’en bat. De toute façon elle yoyotte.
Les derniers films que j’ai regardé et apprécié, le bosco m’a soutenu qu’on les avaient déjà vu.
Ma mémoire est atteinte de congrite.
Il faut reconnaître, que comme il y a que dal dans le poste, c'est plutôt bien cette absence de ‘déjà vu’
Pour d’autres choses, c’est beaucoup plus chiant. Mais j’ai un keepass, et mes souvenirs d'enfance ainsi que mes passions ne se sont pas encore envolés.

Du coup je fond sur les travaux pratiques, histoire de ralentir la progression du légume.
J’ai changé toute les prises et interrupteurs électriques. Un challenge.
évidemment j'ai zané. tu allumes la cuisine, la  chambre ne s'allume plus. faut que je peaufine.

Je me suis attaqué aussi au vélo du père.
Au bout de cinquante ans de service dont trente sous mes Stan Smith, refaites aussi il y a peu si vous suivez, il avait grandement besoin d’un petit coup de Pep's.

Le bosco jamais avare de remarques perfides et cinglantes, l’a, il y a peu, traité de vélo de clochard avec son scotch action bleu pétrole sur le guidon et l’épaisseur de rouille du cadre.

J’ai donc investi dans une bombe du même magasin et commandé un ruban de guidon chez LaZone.
J’ai aussi réparé le levier de vitesse cassé avec un bout d'olivier, le fameux qui avait failli avoir ma peau et ça fonctionne nickel.
De plus la marque est désormais un sticker du quartier maître.

Bref, je suis content du résultat.

Après deux trois essais et réglages, dont un gadin sur un changement de vitesse en allant chercher le bread, il turbine veugra.
Certes il n’y a pas encore de vent, ni de pluie. J’ai remarqué que dans ce cas,avec mes guibolles frôlant les septantes, le passage à l'électricité semble inévitable vers l’hiver.

Voilà. Vous me dites pour les présidentielles, cette Lucie, qui porte le même prénom que ma coriace et redoutée mère-grand, de l'influence des prenoms hein ! me plaît bien.

Voilà une jolie note de blog pour un mercredi.

Tchuss.




24 août, 2024

l'effet congre


Coef 94

Ça ne bouge pas trop pour une fin de pleine lune.
Il fait quand même plus froid le matin au lever du jour.
Qui tarde désormais.
Je sors ouvrir les volets et je met la capuche.

L’été s'étire et s'étiole.

Première grosse drache ce dimanche au marché, la maraîchère à prononcé, elle aussi, le mot 'un jour d’Octobre'
Pas volé avec ce qui est tombé.

Le soleil et la chaleur revenant en début d’aprèm, on a sorti Buck sur un coin de forêt qui donne sur une plage.

Au bout de quelques mètres, je les ai vus alignés sur le sable par la grande marée d’il y a peu.
Des congres d’un gabarit certain, DCD en masse. J'avais lu que plus dans le nord une palanquée avait été repéré sur les plages.

J’en ai compté huit. Avant que l’on bifurque à nouveau vers les pins.

 


Au loin, des quidams aoûtiens, attirés par le fort reflux de la mer, ramassaient des coquillages.

Quand même…
Même ces vautours de goélands ne s’approchent pas des dépouilles des anguilles d’un mètre.

C'est grave chelou.
Comme un effet papillon. Personne ne fait attention.

Je vous le disais, un début d’automne, ou ce nouveau effet congre.
Plus décimant que celui des papillons 🦋




16 août, 2024

Mi...aou

Mi-août. La date des greffiers. Je viens de voir deux frégates, reconnaissables à leurs cris stridents filant vers l'ouest. Elles sont plutôt rares par ici

C'est la chanson d’Otis, Dock of the bay, qui m’a réveillé. Quand j’ai esgourdé "waisting my Time" et"'look like nothin's gonna come my way", je me suis dit :

  • C’est pas une raison pour laisser la rouille envahir ce blog.

Cet été qui a fini par m’engloutir dans le silence est un chouette Intermède.
Mon portable reste en charge. Je lis un livre avec un certain temps. Je suis toujours en retard sur les publications avec mon addiction aux boîtes à livres, il n’empêche si vous ne l’avez pas lu je vous conseille cet excellent ‘tant que le café est encore chaud’.


En parlant boîte à kinbous, j’ai lu qu’il y avait un traffic de pillage des lieux pour une vente par internet.
Depuis, quand je dépose, j'écris sur le dos de la couverture ‘boîte à livres’ l’année de dépose et puis je coupe le coin bas d'un coup de ciseaux.

J’ai déstocké tous les polars et Simenon du père, puis un tas de livres sur les aventuriers voyageurs du début du vingtième dont ma vagabonde de mère-grand était très friande.

Malheureusement le côté ‘romantique’ du monde ayant disparu au profit d'une uniformisation mercantile à la con, un savant mélange de religions,wokisme et complotistes, 


je ne pense pas que cela intéresse d’éventuels lecteurs. Peut-être des ethnologues - archéologues du monde d’avant.

En attendant, je pense bien prolonger encore un peu dans cette fin du monde. 
Il y a des signes.
J’ai ramassé des graines pour des semis que je fais sécher sous le bois, déjà rentré, signe de froid. Mais mal rangé, ce qui laisse une marge d'erreur.

 
Je n'écoute plus les infos. Le premier sinistre est-il nommé ? Bon tout le monde sait que ce n’est que du vent. Louis XV est content, comme Caesar il a réussi ses jeux . Il est ravi, il a réussi à placer son 'Versailles' dedans . Je croyais que c'était Chantilly la ville des chevaux. Encore un coup de la malédiction de Condé 
Panem et circenses . Pour le pain le gazoil n'a pas été aussi bas depuis longtemps et les fournitures scolaires, si vous vous groupez en RS au lieu de jouer perso, il y a une dizaine d'euros d'économies. Que demande le peuple ? Du foot ? Ça reste un peu cher. Ça fronde aussi la dedans.

Buck a eu une piqûre d’EPO , je vous l'ai déjà  dit ? Je yoyote grave. Bon depuis il trace comme bip bip. Quand je le sors vers trois heures du mat, après qu’on ait uriné tout les deux dos au vent du nord, je regarde un moment la voie lactée si visible en ce joli mois.
Elle est, on peut le dire,  renversante. J’ai mon étoile la, une un plus brillante à côté de la Petite Ourse.
Voilà les nouvelles avant le changement de lune, on est bon pour une mi août. 

A si vous avez prime il y a un gentil film avec Forrest Gump qui est pile romantique comme je les aime.


Sinon dans les choses importantes, il faut libérer Watson. Pas celui de Sherlock, non l’autre le pirate qui balance des boules puantes aux baleiniers Japs. Ces susceptibles veulent le pendre pour sauver leurs sushis 🍣
Ça et se laver les mains avec le retour des vacanciers d'Afrique et leur variole du singe, 🐒 plus tous vos blogui blogua parisiens.

Allez . @+

 



02 août, 2024

la recherche est képlan

 


L’autre jour j'ai retrouvé une vielle requête sur une clef USB au fond d’un de mes 501 troués.

Elle me servait à trouver les occurrences d’une photo en licence CC sur le net. A l'époque je contrôlais la présence de la citation du nom de l'auteur histoire d’éduquer un peu les branquignols qui ne connaissent des usages que deux mots : ‘ma gueule’

C’est assez rigolo qu’un pirate pousse au contrôle du copyright. Mais ne nous escagassez pas il s'agit d'une licence créative common, rien de monnayable la dedans.

A l'époque, flick-r n'était pas encore limité a 1000 photos et je dois avouer que je bisquais un peu de voir une de mes photos des 4000 à la Courneuve reprise sur un article web à l’étranger. Et avec la mention de l’auteur.

C’était un hobby amusant.

Bon flick_r est passé payant. J’ai arrêté d’uploader. Bien que j'ai cotisé un moment. Mais  je prenais moins de photos, mon œil s'émoussant.

J'ai toujours l’APN mais les téléphones étant désormais aussi puissants, pour l’usage que j’en fais, il reste souvent au fond du sac.

J’ai quand même relancé la requête . Par curiosité. Un photo du couloir d’une primaire quand les mousses était encore à l'école.
2007.
 

 Vous avez le resultat en haut. Ça marche toujours. Je me demande si le serment du  jeu de paume est toujours au bout du couloir . Ou si avec la wokiserie bien pensante ambiante il n’a pas été remplacé par quelque chose de plus consensuel.
Une pub pour le puy du fou ?🏰

Elle a tout de même tourné à son époque.
Je vais regarder la DS des 4000 voir si son score est plus élevé. Elle qu'était partie aux states.


 A mais non. Je ne peux plus. Google Lens la nouvelle recherche d’images ne fait pas exactement la recherche inversée que faisait Google images.

Voilà. Point barre

Donc on peut le dire: tout ce que vous partagez est VRAIMENT partagé. Maintenant il n'y a plus la solution simple de Google pour vérifier l'usage de vos clichés. La recherche est képlan.

Ce n’est plus non plus ma priorité.
Et Google Lens m’aide bien pour les fleurs que je ne connais pas.

Cependant, je ne comprends pas pourquoi cette fonction a disparu puisque les anciennes requêtes fonctionnent encore.

Curieux non ?

Allez , bon vikende les gens enfermés dans mon téléphone.





01 août, 2024

l'année du chat

 


 Je vient de lire dans une préface de Malraux " Et puis le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes " . J'aime bien ce phraseur.

Le vent a tourné. Il est passé pleine ouest.
Ça va creuser les vagues.
Je regarde mes carpes danser dans le ciel. le firmament d’un coup sans la moindre parcelle de nuage cotonneux.

Cette fois ci l'été est là.

Allez savoir pourquoi cette période me fait boucler, enfin radoter pour être raccord avec mon âge .Peut être qu’avec le calme de ma caverne, les souvenirs enfouis ressurgissent d’un coup, crevant comme des bulles nostalgiques la surface de ma mémoire. Le ciel bleu, le hamac, il suffit de peu de choses pour voyager dans le temps.

Voilà que, comme une mine sous-marine détachée de son support, Zabou a crevé la surface étale de mes souvenirs juste au moment où je cherchais un éventuel nuage dans ce dôme bleu Caraïbes. Très kitsch d’ailleurs cette voute toute bleu. Cela me rappelle ce graffeur sur paris, Regarde le ciel écrit en cursive, partout.
Faudra que je fasse une catégorie rencontre dans ce blog. Il y en a déjà quelques-uns ici ou . Faut que je randomise tout ça.

C'était l’été de la sortie de ‘darkness on the edge of town’. Un Springsteen bien dans son époque. il faisait une chaleur identique a aujourd'hui et j’usais mes vingt deux piges dans un camping de la côte basque. C’est curieux comme ces croisements de gens sont, des souvenirs, ceux qui me restent le plus dans la caboche.

J'étais en période Wild. Lâché par ma bande, solitaire , famélique silencieux ,torpillant les deux francs six sous de mon livret A, avant de percevoir le militaire au mois de Décembre. L'idée m'enchantait pas le moins du monde.

Ce camping désuet que j’ai déjà évoqué ici, ça radote sec, était un plan pour Kékés buveur de momies et de surfeurs Australien défoncés. Un vrai repaire de coupe-jarrets et autres rêveurs dangereux.
J’ai toujours été doué pour ne rien faire. Chacun son don.

Mais revenons à la belle Zabou.
Il y avait un bar avec une terrasse, des petites tables rondes rouge basque, forcément, avec des chaises pliantes associés. La chaleur de ce début août poussait aux demies sous la fraicheur d'un énorme figuier.

Une fin d’aprèm, elle s’est posée à ma table en retrait du brouhaha, directement et sans faire de chichi. Bien évidemment je lui ai offert illico un San Pellegrino. D'abord je n'avais pas causé à une meuf depuis plus d'un an et quelqu'un qui commande un San Pellegrino c'était très intriguant pour moi.

Après on à papoté toute la soirée. Jusqu'à l'arrivée  de la fraîcheur, la brise marine. Elle attendait son dealer, moi une basquette, Basquaise qui m'avait blokeatua le cœur ,sans même un muxu. On est couillon à vingt piges. 

On a vite échangé nos pedigree. Une parisienne rive gauche pur jus vs un zonard du neuf cube. Rencontre plus qu’improbable. 

  • Comment je pouvais partir à l'armée sans me faire réformé ? 
  • Quelle musique j’écoutais ? 
  • Il faut que j'écoute Al stewart . Year of a cat. La pochette est fantastique.
  • Comme tu écoutes Lou Reed, Tu aimes le peintre Basquiat ?  
Un tourbillon de paroles qui ont vite noyé le coyote solitaire.
J'étais grisé. Ses bouclettes et ses yeux rieurs m'ont ensorcelé. marabouté.
Le revendeur n’est pas venu, ma basquaise non plus. Du coup je l’ai revu les jours suivants. Elle a continué de tisser sa toile. On s'est croisé en riant tout l’été.

Le truc bien c'est que ça m’a fait une correspondante pour quand j'étais à grelotter l'hiver suivant dans les neiges de la Schwarzwald.
Il n'y avait pas encore les portables et le réchauffement n’était même pas envisagé. On tapait les moins dix sept à faire les gros durs emmitouflés dans des parkas pourries ensevelis dans la neige et le verglas d'un coin surnommé la petite Sibérie.

Elle batifolait au states et m’a envoyé une carte en me précisant que mon adresse SP6827 était vraiment curieuse. Enfin je suis plus sûr du 6827. Ma mémoire s’use plus vite que ma mauvaise foi . Mais le préfixe SP oui.

On a continué nos relations épistolaires trois ans , peut-être quatre. Mais l’erreur a été de se revoir sur Paname. Il manquait le soleil et le piment d’Espelette. C’est un peu comme le syndrome piscine , dedans tout le monde est égal à égal. Mais en sortant les conventions, clans, castes, religions, et autres billevesées s'imposent. J'ai gardé sa correspondance longtemps dans ma malle, puis m'en suis séparé dans la cheminée quelques hivers plus tard. Se séparer des choses j'ai toujours eu un peu de mal. Mais la malle n'est pas extensible. Et si on dépasse un bagage on ne peut plus filer à l'anglaise.
Quand même, quand il fait chaud et que j’écoute ‘candy room’ ou ‘Badland’ me revient les yeux rieurs de Zabou. Cette façon qu’on les chats de jouer avec leurs proies. Juste pour le fun, le plaisir de la chasse.

J'espère que comme moi, elle a eu la chance de devenir une mamy super sérieuse. Enfin un vieux râleur dans mon cas.

Pense-t-elle aussi, parfois, à la fin de l'insouciante adolescence des seventies où elle se métamorphosait en chat pour ensorceler ces couillons de mulots de gars ?

Et l’année du Chat ? Elle l'écoute encore ?



26 juillet, 2024

le jour où … j'aurais le temps.

J'ai enfin pris un moment pour me poser dans mon hamac. C’est la deuxième fois depuis son arrivée pour la fête des pères. J’ai rangé le précédent tellement bien dans mon Barnum avant l'hiver , que je ne l'ai jamais retrouvé. Heureusement l'équipage assure.

Pile un an que j’ai arrêté de taffer.


Je m'auto déborde de tâches incongrues, passe un temps fou à tournicoter , comme si j'étais encore moulti-taches. Quelle blague !
Le temps file.
Est ce l’approche des septantes ou ma course contre les heures. Je ne sais, mais j’ai presque rien vu passer.

Buck et moi on a pris nos marques. Le matin il dort, j’en profite pour bâcler les tâches ménagères. L'après midi , je suis généralement CONTRAINT de faire une sieste de vingt minutes, d'où le hamac. Les pirates ont des tocs. La rallonge, la pierre poche gauche, le chasse fantôme , les breloques et finalement le hamac.
Le jus est parti. Lost in the wind.
Impossible d’arquer après la vaisselle. C'est pourtant un grand moment de zénitude et d’introspection.
Ne parlons pas de dopage au kawa l’aprèm, sinon c'est la digestion du canard garantie.

Quand il fait moins chaud, ce qui est courant sur ce mois de juillet  pourave, on se tapent nos huit bornes par les chemins ,voire cinq le jour où mon souffle est au placard ou bien mes articulations trop chouineuses avec le foutu yoyo du baromètre.

La journée file ainsi.

Au début, plein d’espoir, je pensais faire mille choses. Reprendre l’aquarelle, lire beaucoup, passer mon permis moto, non ! bateaux. Et tout un tas de choses que j’ai rêvé de faire le jour où … 

j'aurais le temps.

Mais le temps vieillit plus vite que moi. Il se consume si vite qu'il me laisse peu de loisirs, une fois les nombreuses affaires courantes réglées.

J’ai quand même reconditionné mes Stan Smith cette semaine. Nouvelle semelle confort Decathlon, lacets super U, peinture bombe de chez Action et renfort de la semelle, creusée jusqu’au talon, au pistolet à colle. Comme neuves , reparties pour dix ans, elles.
Le tout pour moins de vingt queusses , la bombe à 4€ ayant servi précédemment à un refresh de panier vélo et je ne sais quelle autre retouche de blanc dans le mobilier.

Mais je stoppe mon inventaire à la Prévert. Il est dix huit heures, le chien a mangé la même marque de réveil que le crocodile du capitaine Crochet. Il fait un sitting en travers de la porte de la cuisine. Il a faim.  Après il va ronfler jusque vers deux, trois heures où il faudra sortir en urgence.
Peut-être même une seconde fois vers quatre heures quand il s’étouffe à force de tousser.

Pile un an que j’ai arrêté de taffer.

Je ne sais plus quel jour on est, ni même comment j’ai fait pour assurer le travail si prenant, avant.

 Forgot.

Là, sous le hamac, je regarde longuement des dizaines d’abeilles sur les fleurs de trèfle. C'est un balai lointain, plus hypnotique que passionnant. Comme ma vue du monde d'aujourd'hui dans la lucarne.


En profiter un an c’est royal non ?
Mais je papote et cela ne nourrit pas le chien.

A plus.




 

13 juillet, 2024

Intrigants Mappa rouge

 


Avec ce temps maussade, pour ne pas dire pourri, difficile de se croire en été.

Pourtant mon antre est remplie du joyeux brouhaha des mousses.

C'est bien la preuve que l’été est là si la migration des chasseurs de 🦀, collectionneurs de coquillages et autres attrapeurs de pompons est arrivée.

Un peu de remue méninges est excellent pour les croûtons de pirates. J’ai dû planquer tout ce qui coupe et brûle, bricoler à la va vite une ou deux balançoires avec des fortunes de mer.

Les fameuses armes fatales pour les conciliabules d’un monde où les adultes sont bannis.

Vu le temps que ces apprentis de la vie passent dessus, je pense que j’ai réussi et que j'ai encore, gloire, des souvenirs de mon passage chez hukleberry Finn.

Le plus jeune des mousses, m’a fait remarquer lors du dîner , avec la saveur et la franchise matinée de candeur qu'ont les enfants :

Pour un pirate il te manque des dents quand même !!!

Éclats de rire général sur la longue tablée. La vérité sors de la bouche des mômes. C'est la base.

Puis elle est venue me reluquer quand je pratiquais mon activité yoga bi- journalière : la vaisselle.

C’est rigolo la mousse ! On dirait mon bain !

Sur le coup je n’ai pas percuté, mais cette génération, la nième après la Y, ne connaît que le lave vaisselle. Voir un flibustier armé de mappa rouge,


style breaking Bad, attaquer une énorme pile d’assiettes sales est un pestacle que je n’avais pas envisagé, mais qui semble éducatif.

L'univers change plus vite que moi.

En tous cas, avec cette pluie de fin du monde, pas de balançoire ce matin.

Je ne publierai désormais qu’au retour du soleil. On est quand même près du 14 juillet ou presque. Rien depuis Octobre, ça devient un peu long. 

so long, je fatigue aussi, moi. Je vais me poser sur la balançoire, m'humidifier un peu, tiens.



07 juillet, 2024

Noirs & BLancs




Il y a un de ces silence Républicain dans la blogosphère. Bonne raison pour poser deux lignes. 

Je me suis remis à l'argentique.
La première fois, il y a déjà quelques années, j’avais pas bien enclenché la pellicule, mes tirages étaient foirés. J'étais un peu, même pas mal, véner.

j’avais pris des photos des crues de la seine et de la pyramide du Louvre habillée par je ne sais plus qui, résultat :

Une grosse tâche grise.

Comme bibi.
Mais j'aime bien mon canon AE1.
La chambre est mitée, l’objectif est rayé, mais c'est sentimental. ᝰᝩᝦᝣᝤ
Un cadeau reçu pour mon départ au ‘service national’.
L’équivalent à la maison des cadeaux de communion chez les culs bénis.
Presque cinquante piges plus tard, le charmedes ombres et des lumières est toujours là.
Photos d’hiver et de printemps, vu qu’il y a deux mois de développement désormais.

Petit florilège, une excellente idée pour remplir ce blog de noirs et blancs.
C'est de saison, non ?

Je suis content de trouver deux trois mots à jeter sur ce blog. Devenu taiseux veugra.
Allez !
En tête de gondole, une copie de bibi entrain de profiter du rare ☀️ de Mars 
Puis le piou piou, déjà évoqué en Mai, je trouve qu'il est sympa en noir et blanc.



Un enfant à la mer ! Un !  Je n'ai pas entendu le 'plouf' mais j'ai les esgourdes un peu ensablées désormais.

 
Le même  jour en mer , un voile noire. C'est pas le plus courant, mais certainement le plus swag.

 
Le claquement des drapeaux . Un bruit si particulier dans le royaume du vent.

 
Impossible de ne pas évoquer le vieux Buck. Quatorze ans, toutes ses dents , mais comme son maitre quelques douloureux problèmes d'arthrose. L'avantage pour les kiens, c'est qu'il existe une piqûre magique qui n'existe pas encore pour les humains. Un petit coup d'EPO et hop il trotte lors de sa sortie.


 
Le surfer de Mars. Une époque avec les plus belles vagues, mais pas les plus chaudes. Loin s'en faut. L'époque des aventuriers,  à vingt mille miles des poseurs de planche du mois d'août.

 
Voilà. Je rêve d'embarquement. Mais la haute mer n'est plus pour les pirates de mon âge.
Il n'empêche . Je zieute toujours les sloops de réve à quai. Allez je retourne dans ma grotte. 
Gardez vous.



22 juin, 2024

le fauteuil de M. Robert

 


Je ne parlerai pas du sujet qui s'est emparé de tout le monde, plus vite qu’une nouvelle vague de covid et d’un tintamarre digne des concerts de casseroles de la saison un de l’épisode virus que je viens  de nommer.

Comme je fais des travaux, je n’ai plus de télé, pas acheté le journal depuis le résultat des élections, et je sors plus que pour remplir mes sacoches en hantant le super U avec ma playlist seventies.

Ou, of course, balader Buck dans des sentiers ou les ronces font fuir les nuées de quechuas grisonnants à double bâtons dont c’est la période migratoire.
Quand même Decathlon doit ce faire un beurre avec ses cannes déguisées.

De quoi pourrais je parler. J'ai même pas de chat. Le temps ? Je me demande s’il n'est pas la cause de tout ce Binz.
Le réchauffement s’accélérant vitesse grand V n’est il pas primordial de remplacer un état démocratique par une version totalitaire ?

Hum.
C'est téléphoné.
Non pas le temps non plus.
Alors ?

Ben après mon tee shirt il y a déjà quelques temps, mon blouson. Tiens.  Il est près pour la fin du monde, lui.



Ce modèle Levis est le même que j’avais en 76. Époque ou en battant la semelle et claquant la dalle je grappillais un paquet de pâtes par ci ou une tablette de chocolat par la dans les Félix potins sur ma route.
La version vendue actuellement n’a plus ces quatres immenses poches intérieures salvatrices. Désormais c'est juste du décorum externe, mais à l'époque je les ai appréciées.

J'ai déniché celui-là, il y a peu, 15 balles dans une vraie friperie. Personne n’a vu l’original. Et puis il y avait un trou rond au centre dans le dos. Un hippie qui s’est fait dépouiller en Indonésie en cherchant LA plage et dont les sapes reviennent à la base. Ça c'est du recyclage.

Belle maman m’a refait le col, avec du jean d’une autre couleur. Niveau fashion, c’est uber alles pour parler modernoeud.
Non, décidément, mon blouson non plus.

Alors comme en ce moment je fais dans le mobilier Urbain depuis ma dernière note, je vais continuer.
J’ai découvert le fauteuil de monsieur Robert en sortant Buck au début du printemps.



Il a été mis à sa disposition par le comité de soutien des anciens du coin. Je l’ai pas inventé, c'était écrit dessus avant que la salope de pluie, qui ne nous lâche plus ,ne délave le message inscrit au feutre. Un comité de soutien des anciens, c'est pas banal ça.

Pour qu’il puisse s'asseoir et écouter les oiseaux. "

J’aime bien les choses un peu surréaliste ou improbable comme cela.
Mais c'est du confort collectif, vu que quand M. Robert n'est pas là et bien je profite du lieu. Donc j'en cause.

Le chien se couche à mes pieds et au bout de cinq minutes, les grenouilles rentrent en actions. Ou les grillons. Je suis pas né a la campagne. On va pas faire trop pointu.
Une grosse libellule genre MI-24 crocodile balaye sans cesse la surface du minuscule étang. Presque le même bruit qu'au dessus de la tour de Quala-i-jangi.

Quel joli trou d'eau, lieu magique. on dirait la mare des tritons de mon enfance. Ou le nid à tanches et moustiques de la même époque.
Je reste là quelques minutes, à contrôler ma respiration pour faire plaisir à mon fitbit.
Puis je finis par redescendre ici bas
Mais je suis trop long, je radote,  stop, tenez moi au courant du bal des excités.
@+


14 juin, 2024

le banc


 Il pleut toujours. Je me demande même s’il a fait beau, un jour, avant.
Avant que j'oublie tellement de choses dernièrement.

J’ai du descendre loin en bus pour rechercher cette tire moderne et électronique abandonnée chez le concessionnaire pour le symptôme déco de Noël. La reine des bip bip et autres casse-couilleries de voyants orange et rouge. Je reste persuadé que ces moyens de locomotions modernes sont déjà dotés d’une IA en mode Siri qui esgourde quand vous dites du mal de leurs gadgets censés vous faciliter la vie.

Je regrette ma 4L

Bref.
De l'arrêt du bus à la zone commerciale, il y a un petit bout à pied. Même si je trotte moins vite que pour mes classes, je ne ménage pas mes jambes et cette côte en faux plat tire un peu.

Je trouve que pour mon cas, l'âge accélère drôlement l’usure du temps dernièrement. Et puis le souffle est bien plus court avec cette persistance de crève.

Et là je le vois... A dix mètres.

La ville où j'étais avant ils les enlevaient, nid à SDF ou shiteux qu’ils disaient.
La, le long de ce trottoir bordé de cette double piste cyclable, ils ont placé un banc à mi-pente.

Des pro.

Malgré le grain, Je m’assois une petite minute. Le temps ralentit donc.
Je regarde les voitures qui filent juste en face.

J’ai l’impression que ces âmes solitaires en boîtes sont surprises de me voir sur ce banc, assis peinard à glander, sous ce crachin.


Un instant, ou plutôt l’espace d’un instant nos regards se croisent.
C’est un sentiment presque étrange. Un moment hors sujet.
Détaché du temps.

Mais je dois reprendre mon chemin.
Je remercie quand même le petit génie qui a eu l’idée de poser ce banc .

Je vais même en faire une note de rien.
Tiens.
Finalement, si ce petit djinn fait jurisprudence il ne va peut être pas être si moche que ça leur monde de demain.








13 juin, 2024

les choses changent...

 

Les choses changent.

Normalement c'est l'époque des ritournelles d'été, voir de la regrettée radio de blogueurs. Perso, j'ai cette chanson de Dylan depuis le début de la semaine dans la tête .

Les gens sont fous et les choses changent.

C’est pas faux.
Par exemple, je commence à faire comme Buck et à m’endormir après le déjeuner.
Bon lui c’est la journée presque entièrement désormais, sauf pour sa sortie.

Il y a comme un air de fin de vacances dans l’atmosphère. pourtant ce n’est pas les congés.
Ce coup froid improbable sur juin m’a laissé une vilaine toux.  Donc c’est quand même presque l’automne. J’ai ressorti mon bonnet pour le matin.

Dehors, dans le monde, il y a un dawa médiatique qui fait aussi comme une fin de saison, on liquide.
L’arbitre régalien s'est aveuglé dans son orgueil. Du coup les députés au chomdu vont peut-être se préoccuper des attentes des français plutôt que de conflits lointains et autres billevesées médiatiques. Ça emmerde leur ego mais la cantine est bonne.
Le pouvoir d’achat la, y a du taf.

Les gens sont fous et les choses changent.

Une chose est sûre, comme pour ma santé, les choses sont mal engagées, barrées comme moi ,mais ...

Vox populi Vox dei.

Il va y avoir une élimination des fonb d’égo qui saturent l’espace médiatique sans s’occuper le moins du monde du vulgus pecus depuis des années.
Le réformé du SN,  le Ciotti va être le premier, mais la liste de ce billard à trois bandes va s’allonger.
Deux mots de latin sur une note. C'est trop. J’arrête.

 En tous cas, cet automne à la saint Jean annonce un hiver bien rude. Faut que je pense à rentrer mon bois avant que mon dos capitule.

Au fait. Inutile de manifester, sortez voter, depuis le temps qu’on vous emmerde avec ça .



30 mai, 2024

Autant m'en emporte le zèph

 


Longtemps non ?

Me voilà comme ce cerf-volant croisé sur la promenade de l’aprèm. Addict au zèph. Je virevolte et tournoie presque toute la journée.
Le vent doit m'enivrer, je n’ai plus que ce sirop de la rue dans la caboche.

Je ne lis presque plus, bien que j’ai entamé le gros Marcel, énorme par son nombre de pages, hein !
J'ai déjà une anecdote, la bibliothécaire à qui je demandais si elle avait du Proust, (UNE livre s’il vous plaît) m’a indiqué sans faillir le rayon classique, non sans me préciser :

- prenez un spare, soit vous êtes Morgane, soit on lâche vite.

Pour moi cette  lecture est plutôt bien partie.
“Souvent, mais peu à la fois, comme le pauvre père Swann’’
Rien à faire, je retourne vite courir l’alizé. 
Et ce malgré ce temps de basque ou de normand suivant l’indice du pluviomètre journalier de ce mois de mai pourri

Pareil pour les séries, la très sympa série espagnole sur ce caïd atteint d'Alzheimer, je picore les épisodes, pause et hop je file le long des chemins creux.
Buck a du mal à suivre, même les bourrasques ne le motivent plus. Pourtant filer le nez au noroît en me distançant d’un bon demie miles c’était son truc il y a encore peu.
Dormir est désormais son seul passe-temps
Je n’en suis pas encore là, à tournoyer entre les diverses réparations, le jardin et la cambuse.

Mais j’ai presque abandonné l’ordi, le téléphone et les nouvelles du monde. 
Comment voulez-vous que je blogue régulièrement.

J’ai quand même noté de sortir chez les humains du Wokiland le 9 juin pour voter.
Mon devoir citoyen, même si j’ai passé l'âge d'être réserviste, voilà qui me semble cependant une évidence pour cette Europe dédiée jusqu'alors au biz , mais ça devrait géchan avec ce diable de tsar en embuscade.


Prenez soin de vous.
@+



14 mai, 2024

Naissance à bord

 


Naissance à bord : 

Je vous en ai parlé il y a peu. les mésanges huppées nichent dans mes huniers

Après plusieurs terrifiantes péripéties, deux des frères ou sœurs du zozio ci dessus sont cannés, dont un sans plume que j'ai retrouvé avec le nid complet à terre.

Sur le coup j'ai pensé qu'un huissier de la nature, un rat ou un greffier avait réussi à monter si haut.

Ou une pie. les pies font plus de dégâts que les chats.

Le second décoré croix de bois, mieux loti et bien plus avancé niveau plumage a du faire une mauvaise chute en tentant le vol. 

Du coup j'ai mis des chiliennes en dessous, transformées en trempoline  à piafs.
Et puis, celui ci a l'air , quand même, en léger surpoids.
En tous cas le warrior a échappé à l'attaque.

Le roi ainsi nommé attend en dormant au soleil capricieux de Mai que papa maman reprennent leurs incessants aller-retour vers les boules de graisse que la flibuste met généreusement à la disposition de la gente volatile du périmètre. 

Fleurs :  


le glaïeul sauvage. jamais réussi a faire pousser ces machins en domestique.  Dame Nature est bien meilleure jardinier que bibi. A ce propos mon potager est toujours en construction. les fréquentes zé répétées ondées ont grandement ralenti ce fabuleux projet écologique.

Camouflage : 


Ce petit gris comme on les surnommait en colo, n'a pas peur de moi. il se sent invisible. Une chance que je ne sois plus un prédateur en culotte courte.

 



Il aurait finis sa vie comme d'autre avant lui dans un terrarium à ce nourrir de sauterelles grises et de confiture de fraises. 

Les enfants sont des monstres, il faudra qu'on pense à leur faire des procès quand on en aura finis avec les obsédés de la zigounette.

Météo :



Oui, on est pas sorti des ronces avec le temps. bon il y a la des conseils de séries à bignoler pour les jours de pluie, ou si vous voulez popoter d'la kartofel, ce qui est un excellent passe temps aussi.

Sinon comme passe temps, vous avez vu ? le trésor de la Buse est dans la ligne de mire des autorités. Toutes les infos ici, mais gaffe , le site est surveillé.

allez PFFFFffffffffffff...




12 mai, 2024

écho de la caverne

 


Allongé dans le lit, je regarde le soleil filtrer par la fenêtre. Sur le mur opposé, il dessine une délimitée ‘nouvelle’ porte grise. Il n’est plus si tôt, dehors le va et vient des véhicules a remplacé le chant des piafs.
Les deux Jack Russel du voisin tapent une crise, il doit y avoir un de leur congénère qui vadrouille.
Mais il n'est pas encore trop tard, le balai des tondeuses n’a pas démarré.

Je reste allongé, les yeux fermés.

Pour un dimanche matin j’ai une flemme redoutable.
Je m'enfonce dans un nihilisme d’inactivité qui tiendrait du zen, s'il était volontaire...
Ce sentiment d’inutilité ne m’avait encore jamais frappé si fort. Je sens bien que tout ce bordel s'étiole. 


On ne se voit pas vieillir. Heureusement, car c’est assez cruel.
Et accessoirement, souvent douloureux.

J’ai donc réactivé ma note antidatée , celle qui dort dans les brouillons depuis deux mille quatorze.

Je l’ai poussée dans deux ans . C'est un peu optimiste. Mais il faut être ordonné et pragmatique. Le nawak, comme les tatoo, c'est pour les caves.

Il faut que je m’extirpe de cette couche et que j’affronte le monde. Il suffit a un moment de s’enfoncer dans cette forme d'Hikikomori.

Hier je n’ai pas mis le nez dans la civilisation. Tourner en rond dans le repaire du pirate entre mon tueur d’olivier et mon nid de mésanges huppées qui est en fête.

Enfin, en dehors de la sortie de l'autre vieux , sire clébard dans la lande. Je ne sais pas si je sens pareil, on ne se sent plus non plus en vieillissant, mon blair est bouché, mais lui, il dégage une odeur à faire vomir une jouvencelle qui tenterait de le flatter, à cause de sa bonne grosse tête sortie d'une bande dessinée.

Je dis jouvencelle car pucelle ne se dit plus. Avec la montée des cousins fascisme et  wokisme, plus les autres mitoufferies moderne, ce mot est sûrement banni 😜

Reprenons avec Buck le chien. Il ne squatte plus la chambre, me voilà sauvé pour le fumet. Comme moi il a un peu d’arthrose, même un peu plus, donc il ne peut plus monter les marches du palier. 

Moi, c’est la barre du cadre du vélo qui me pose souci. Je pensais me remettre au canasson sur les beaux jours. Ta reum en short.
Lever la guibolle en mawashi relève désormais de l’exploit.

Puisque je cause cheval, cette semaine j’ai eu une pensée pour mon instructeur équestre, encore un type formidable.
C'était l’anniversaire de sa bataille ou il causait Béatrice , Gabrielle et Junon. Ils ont fait déplacer trois survivants sur place pour les soixante dix piges, ce diable de légionnaire n’y était pas.
Voilà. Encore un.


Finalement c’est le café qui me pousse à m’extraire du lin. Le manque du kawa du matin. Une chose redoutable, le manque.
Un journée d'été en plein printemps s’annonce, je vais redevenir sociable la matinée et affronter le marché.  Je ne peux plus reculer, le frigo est abandonné

A plus ou à dans deux ans , ah ! AH ! ventre gris !😉



04 mai, 2024

Dèj avec la sirène.

 


Ce fût une semaine mouvementée.
Mon ex-boss en est sorti les pieds devant.
Hop direction ad patres.

Un bonhomme avec qui j’ai louvoyé plus de trente piges, mes dernières années avant la quille.

Un type remarquable. Un cador comme on disait avant, rue Blanche. Un centralien qui avait monté sa boîte dans une niche et qui a passé sa vie à la bichonner. 

Sa boîte, hein, pas la niche .
Un vrai entrepreneur.
J’aurais jamais pensé faire les éloges d'un patron ici.

Mais passé ses côtés autiste, c'était une épée dans son domaine et un keum droit.
En trente ans pas une engueulade. Qui peut en dire autant dans son taf ?

Bref, il a décroché le fanion du troisième décès du mois d'avril. Lui qui aimait la compète et les courses, arriver troisième, ça n'a pas dû lui faire plaiz.
Canné en deux coups les gros après un vilaine chute dans le hall marbré de blanc immaculé de son immeuble des beaux quartiers.

Momentanément, j'étais  localisé sur mon bled du neuf cube, enfin : mon esprit village, comme il est vendu de nos jours, je ne pouvais donc pas, ne pas rendre un dernier salut à cette pointure du quinzième.

Contacté par une ex-collègue, à qui je promettais  un dej sur Paname depuis longtemps, l'occase était trop belle pour ne pas faire d'une pierre deux carreaux.
Je vous arrête de suite, elle ne fût pas un Crush, il y a belle lurette que je ne suis plus un redoutable canis lupus.

En réalité, dans le passé ,c'est notre conversation qui nous rapprochait .
Comme si nos échanges sibyllins, nous poussaient l’un vers l’autre, vers une amitié solide au fil des ans, bien que de prime abord nous n’ayons rien de commun.

Déjà en gros macho, l’amitié avec une fille ne m'était encore jamais arrivée. Je sors d’une génération qui séparait les quilles des boutonneux à la primaire.
Avec un gros mur en plaques de béton au milieu, où on grattaient le ciment des joints pour les bignoler à la récré. Quand on jouait pas aux chars, ni aux paquets.

Puis leurs centres d’intérêts sont un peu éloignés de ceux d’un flibustier.
Par exemple, la bosco m’a traîné voir le film ‘Barbie’ au cinoche avec le mousse, j’ai rien capté. que tch'i.
Je me suis vengé en l’invitant à une projection ‘Les derniers hommes’. 


Ça l’a un peu irritée deux heures dans la jungle. Smiley.
Donc, pour y revenir,cette collègue devait tenir du garçon manqué.

J'étais donc curieux de retrouver cette sirène, la distance du privilège de l'âge en bonus.

Ça n’a pas raté, nous sommes partis sur des papotages sans fin et bien que, conscient que nos vies aient bifurquées, la connexion s'est faite toute seule, comme si nous étions quittés hier, au lieu d’il y a dix ans.
Peut être plus ?

Nous sommes sortis, avec du mal à se séparer et  une bonne heure de retard, de ce resto banal. Apaisé de l’âme comme si nous avions eu peur que cela ne ‘fonctionne’ plus entre nous. Que le fil soit rompu.
De ce moment triste, un enterrement est rarement folichon, bien que je commence à pratiquer fréquemment, il m’est resté cette sorte de joie intérieure, comme une chaleur de bonne humeur les jours suivants. Ce qui est rare chez les vieux cons.

Aléa jacta est .

Le boss étant calanché on ne se reverra sûrement plus, même cause, même effet que pour la bande du capitaine.

Mais on gardera le souvenir de cette petite ride de charme systématique au coin de l'œil. Comme un petit soleil supplémentaire au fond de la mémoire, pour les jours ou ça va partir, forcément, en vrille