
Effervescence à bord. La quartier maître, venue quelques jours chez ses parents, et le bosco zonaient dans les transats par ce samedi ensoleillé.
Ça babille un peu, le bosco :
- j’irais bien au forum des assoces, voir les cours de boxe ou de krav maga.
Le tir est ma participation au zen. Mon yoga. Ma voie du budo. Je fais le vide, je bloque ma respiration et pouf, dans le dix.
Chassez le sniper, il vous fume à trois cent mètres.
Soudain Miss Molly s'approche du parterre de cactus et gratte le paillis. Le bosco m’appelle, c'est son parterre de choux, déjà bien mal en point avec les canicules, il est interdit de cacher des quignons de pains dans ce périmètre.
Curieusement quand son barclé fait des impairs , c'est toujours moi qui suis appelé à la rescousse.
J’enlève mes mappa rouges, j'étais en pleine gamelles song, reprend LA voix pour stopper mon tunnelier canin.
Quand j’arrive je vois tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un bout de pain sec. Non, non.
Dissimulé dans le rouge et noir des feuilles de plantes grasse un crapaud me regarde.
Au secours ! me disent ses yeux.
Celui là je l’embrasserai pas, j’ai suffisamment de princesses à bord. Et puis par ici les spontaills, ou fantômes locaux, peuvent prendre la forme d'animaux pour vous jouer des tours.
Je vous en ai déjà causé de ce loustic purulent, à priori il s’est déplacé de sa buche.Je rippe la belle molly, d’un très tendre mais néanmoins impératif :
- Gajdé !
- Le crapaud , les filles.
C’est très curieux la réaction de la gente féminine du bord à cette injonction. Hop la, les voilà debout de leur transat, tout farniente ou bronzette oubliée.
Peut être n’ont elle pas, elles, de VRAI prince charmant dans leur périmètre.
Le bosco ne le voit pas. Je lui dit de garder ses lunettes mais madame fait la coquette, quoiqu'en vrai il se confond avec le sol.
Le quartier maître veut une photo, d'ailleurs c’est celle du dessus. Je lance :
- Vous devriez l’arroser, il meurt de chaud.
Il ne bouge pas.
- Non pas à côté, sur sa pomme
- Mince il aime ça !
Ben oui, franchement mes princesses n’y connaissent que dalle dans les batraciens. On le recouvre d'une feuille de Sakura, heu... Cerisier.
On ne dit plus feuille de cerisier, je l’ai vu l’autre jour en achetant un chèvre au marché, c’est feuille de Sakura. Ce n'est pas du rosbeef, je n’insiste pas.
Je lui apporte une soucoupe de pot remplie d’eau à la béstiole.
Protègé du soleil qui tape dur, il ne bouge pas de sous sa feuille.
Le bosco reprend sa place sur le transat, tout en ne le quittant pas des yeux.
Sûrement l'espoir qu’un bodybuildé genre Ken, le grouillot de Barbie, sorte de dessous la feuille.
Mais pour ça faut l’embrasser. Suffit pas de l’arroser un tch’o peu.
Mais les crapauds sont plein de malices et de magies.
D’un seul coup le bosco bondit :
Il n'est plus sous la feuille ! Il n’a pas pu sortir du carré de la terrasse !
Effectivement plus de trace.
Mais moi, dans ce carré d’ un mètre sur un mètre, je pense savoir où est caché le petit futé sur la photo de tête de gondole.
Et vous ?

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Allez y causez !
Avec le renouveau des trolls qui se la racontent, je modère systématiquement, normal ,je suis seul maitre à bord.
Donc ceux qui ne savent pas se tenir vont à la planche direct..
POST-SCRIPTUM : "toutes les fautes d'orthographe ou erreurs de conjugaison sont totalement indépendantes de notre volonté"