20 octobre, 2026

IWAK-20-2026 SALON

  

Salon. Thème IWAK du vingt. Octobre. Deux mîlle vingt six.
Je ne vais pas vous parler de la version British, lounge qui existe aussi par ici, enfin ou je créchais avant, un savant dosage entre le pub de nuit et l’écurie pour apprenties call girls, puisqu'on jaspine la langue du Biznesssss.
Jamais vraiment fréquenté, ça n’existait pas quand j'avais l'âge de courir le guillédou.
Il y avait bien un bar de nuit, dont le blaze était ‘la grange’, comme le morceau de zz-top à la même époque.  
C’était au fond d’une impasse dans un bled, qui n'était encore qu’un village, avant de devenir une banlieue aplatie de pavillons identiques, ornés de paraboles zé  panneaux photovoltaïques, ainsi que de parkings plus ou moins clandestins pour l’aéroport de Roissy. 
Encore un miracle de l’internet.
J’ai dû user l’alliage du bar une fois, et encore, c'est parce qu'un pote qui créchait à côté n'était pas rentré.
Mais je m'éloigne comme toujours.

Pour le salon, j’ai immédiatement pensé à mes deux ex coiffeurs, car depuis que je suis en province, c'est le bosco qui manie la tondeuse.
Ces deux gamins, barbus comme les chanteurs du groupe  précédemment cité, sont arrivés un jour et ont ouvert leur office de barbier, dans une des nombreuses boutiques lourdées du périmètre.

Ce n'était pas encore la mode de ces barbers shop que l’on voit fleurir partout avec fauteuil en cuir ,ambiance cosy avec un gros machin lumineux blanc et rouge, genre le caducée des raseurs.
Non, rien de tout ça . 
Deux chaises, un banc pour ceux qui attendent leur tour, un grand porte manteau, une grande glace, un néon, quatre tondeuses en charge et des ciseaux.
Sur mes deux loustics, un grand  balbutiait deux mots de français. La radio passait assez fort des airs pakistanais ou indiens, une prière ou les résultats du foot auquel je ne captais rien.
J’ai essayé une première fois, pas de chichi, comment les cheveux ? un coup de balais sur les douilles du passager précédent, un tour de cou en crépon et roulez tondeuse !
Avec moi et mes trois tifs frisette, l'affaire était torchée avant la fin du morceau, un truc avec un instrument inconnu, moitié guitare, moitié crécelle.
Mais c'était efficace. 
Et pas obligé de papoter deux heures sur les thèmes du moment, un sourire , sept euros et à dans quinze jours.
Au fil des mois le salon s'est rempli. 
Il y avait du monde tout le temps. Évidemment l'affaire s'est ébruitée et deux autres salons beaucoup plus chics, so British, ont ouvert dans les deux cent mètres.
Mais il est resté dans son jus  celui-là,  toujours le même néon. 
Et toujours couru.

Comme je suis de passage dans mon neuf cube de cœur, je vais peut-être refaire une incursion et me rafraîchir le scalp pour une zéro cinq réglementaire.
Moins j’ai de cheveux, plus j'ai la patate.
Ce qui me rappelle un slogan des yé-yé ;
Cheveux longs, idées courtes !
Mais je dérape encore 
Mon entrée dans ce coiffeur les faisait grandement sourire mes deux afghans, tiens voila  ce پدر کلان کوچک Je verrai s'ils se souviennent de bibi.
Allez ! Il se fait tard, je vais m’allonger sur le canap, ou je squatte ces jours ci, dans le foutu salon d'ma fille..

@ demain


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Avec le renouveau des trolls qui se la racontent, je modère systématiquement, normal ,je suis seul maitre à bord.
Donc ceux qui ne savent pas se tenir vont à la planche direct..

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