Si je n'avais pas eu les enfants et les petits-enfants de vieux potes dans le bateau , je ne sais pas si je serais passé dans cette foire agricole du périmètre.
J'aurais raté.
Installée en plein champ, comme un mini salon de l’agriculture avec moult tracteurs et plein de stands, comme une exposition taille porte-clefs.
J’y ai trouvé une simplicité, une fraîcheur, un côté fabriqué avec les moyens du bord qui m'a de suite botté.
Beaucoup d’animations pour les petits.

Ça tombe bien.
J'en ai en stock du moufflet braillard.

Un stand de lapins à peigner, un stand de biquettes à brosser, des poules dont une copie conforme de mon défunt pioupiou, noire boule blanche disco en couvre chef, la même.
A l'époque le chien du voisin, un ratier speed à l'oeil torve était passé sous deux grillagesvpour l'occire la fan de disco.
Les mauvaises actions ne payant jamais. Le karma le rattrapa peu après, succombant lui aussi à son tour, pour avoir ingérer un balle de tennis.
Mais je digresse....
des vaches qu’on va traire, des chevaux de traits
et même une distribution par mon maraîcher préféré, de tranches de pastèque 🍉, dont l'écorce a fini dans la bouche d’un percheron breton qui a apprécié la friandise.
Les enfants étaient ravis, et les grands ont tapé un stand de galettes saucisses à des prix défiant toute concurrence.
Est-ce le cidre , ou l’ombre des pins avec ce soleil d’août ?
J’y ai retrouvé un parfum d'autrefois, quand chez grand-mère Lucie la fête au village mi-août regroupait tous les habitants pour une journée de break dans les travaux de la terre .
Il y avait ces mêmes éclats de rire autour des grandes tablées en bois.
Les mêmes costeaux taillés à la serpe, les joues un peu rouges et qui parlent fort.
Les enfants qui disparaissent des tables pour retourner au près des chevaux , le circuit de voitures à pédales remplacé par un circuit de tracteurs avec le même moteur.
Tout pareil, même, dans l’air, cette flânerie qui semblait ralentir les mouvements et les déplacements des gens.
Un moment comme hors du temps.
Time out.
Même pas vu une seul téléphone, peu de réseau d'ailleurs.
Malgré le cafouillage sur l’emplacement et l’absence de plan pour mener au lieu, le terrain s’est vite rempli, au moment où j'ai décaré, les restaurants sous les barnums étaient bondés.
Voila une jolie et non prévue sortie, comme quoi on découvre toujours des choses quand on bouscule un peu ses habitudes de vieux machin.
Sinon la sécheresse s'accentue, le sapin et le merisier morflent grave, catastrophe annoncée, mais cela, ce sera l'objet d'une prochaine note, sur la cinquième colonne, canicule, pour un seul été ...



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Allez y causez !
Avec le renouveau des trolls qui se la racontent, je modère systématiquement, normal ,je suis seul maitre à bord.
Donc ceux qui ne savent pas se tenir vont à la planche direct..
POST-SCRIPTUM : "toutes les fautes d'orthographe ou erreurs de conjugaison sont totalement indépendantes de notre volonté"