27 mai, 2023

Treize heures deux.

fallait bien que ça arrive. 

Je me suis trompé de train. Pourtant connaissant désormais la ponctualité faramineuse des transports japonais j'aurais dû me méfier. Mais voilà, annoncé voie 2 à treize heures deux, il y a un train arrêté la à 12:20. 

Je saute dedans. Pas d'affichage , genre les petits gris qu'il y avait avant cette saleté de CDG-express.

12:25 le train démarre.

…

Comme on dit, le doute m'habite.

je comprends que c'est la loose. Le train roule un bon moment avant la première station.  Le Bosco monte en régime.

Treize heures deux. On le chopera jamais. On a déjà perdu celui de dix heures a cause d'un expresso.

La recherche de l'expresso ici, te fais rater ton train.

- Un arrêt !

Ni une ni deux on descend au milieu de nulle part. 

Je me rapproche de l'autre voie pour traverser vers la voie dans l'autre sens et passe devant la cabine du conducteur. Il comprend que je suis, à ma tête, perdu.

Il ouvre sa fenêtre et me demande où je vais .

  • Takayama 

Il me montre son planning, je comprendr pas bien, mais il me fait signe de remonter dans le train. Hop on repart. 

Deux stations plus loin il me fait signe de descendre.

Je le remercie chaleureusement en m'inclinant

  • どうもありがとうございます

J'ai vite pris le pli de me pencher en avant.

La station est déserte. 

On dirait une de ces stations de far west au milieu de nulle part.

Le guichetier est content d'avoir un client. Il me répond avec un anglais parfait, que le semi-express arrive dans vingt minutes. Même quai.

Ouf .

C'est l'occasion pour moi de revenir sur ce rêve que sont les transports en commun nippons. Les japonais voyagent beaucoup. Tous les transports partent à la seconde près ou presque.

J'ai vu une ville où il y avait 6 sortes de tramway sur la même ligne.



Du plus ancien au plus récent .






EN COMMUN le transport.


Il y a un monde incroyable à chaque voyage et toujours trois rames sans réservation dans les shinkansen, l'équivalent EN MIEUX de nos tgv. Ce train explique pourquoi ils ne traversent pas le pays en avion. Bien en avance de ce côté les loulous. En décennies.

Des trains nickels, nettoyés entre deux trajets, avec de la place pour ses jambes, un espace fumeur dans certains, du wifi gratuit ,de quoi charger son portable. 


Ça existe !

J'ai donc repris le fameux semi express. 

Un heure trente plus tard, il me reste à trouver le bon bus, qui eux aussi ont du wifi,  vérifier à l'accueil que ma carte, équivalent de notre carte Navigo,ex 🍊, et qui se recharge partout, est valide pour le bus.

Monter dans ledit bus, le chauffeur est inquiet que je ne prenne pas de taxi. Je lui donne la station, il opine. Me voilà arrivé.



J'ai encore le temps de sortir pour me repérer et essayer de choper des brochettes de viande d'Ida et des oginiris sur un vendeur extérieur avant dix huit heures.


Après ils sont lourdés.

Et là aussi la ponctualité est de rigueur.

Pour la bière locale j'ai déjà assuré 😉






25 mai, 2023

Perdre LE temps.

 


Je prends goût à l'aventure.

Je retrouve de vieux réflexes oubliés sortis directement de flasback de ma version de 'la route' en 76. Déjà j'ai abandonné Maps. Très pratique en voiture, beaucoup plus compliqué à pied. Et ici, c'est comme si il avait la tête en bas le bidule. Deux ou trois fois il me sort 'tourner à gauche' alors qu'il m'indique la droite sur le plan. Ou il me remet une adresse écrite en japonais, accroche toi pour savoir, si c'est celle que tu a tapée.Je suis pas le seul.

J'ai vu plein de djeuns touriste fan de Pikachu ou SanGoku faire demi tour brusquement le téléphone à la main. La nouveauté c'est les minos qu'ils embarquent avec eux. Souvent des nouveaux nés en sac kangourou. Ça m'a un peu surpris. Je sais pas si je l'aurai fait. Je les ai embarqués sur de plages, mais courir les grandes cités, je n'aurai pas osé. Tout évolue.


Pour en revenir à maps.

Sans déc gougueule. Peut mieux faire. Quand je suis perdu je demande à un passant et hop moitié mime moitié japonais on arrive plus vite au bon endroit. J'ai progressé dans cette langue. Je sais remercier, dire bonjour, bonsoir, un second sour avec de l'eau chaude , et plein d'autres trucs. Mais pas encore de gros mots. 

Pour ce pavé, qui a l'air important après ma visite au marché du poisson 🎏 ce matin , il me faudra un autre périple.



Encore qu'à mon âge avancé, c'est pas garanti, le futur.

cette coupure du temps est si forte que je suis incapable de vous dire le jour.

En parlant de vioque, j'ai été tout surpris que mon entrée soit gratuite au magnifique jardin japonais ce matin.

Un peu comme la première fois qu'une jeune femme, que ma mémoire a photographié, la coquine, m'a laissé sa place dans le RERB.

Surpris mais bien que fatigué, ce jour là, j'avais esquivé d'un sourire.

Là, non. Elle m'a dit dans un anglais bien meilleur que le mien que les 'personnes' de plus de soixante cinq ne payaient pas . 

Sur présentation de leur passeport.  

Mon côté radin a pris le dessus pour éviter les deux euros cent quarante quatre de la visite.



Mais quand même. 

Je me suis dit mince 😂 je fais mon age , malgré mes vingt bornes par jour.

Elle a d'ailleurs mis beaucoup de temps à vérifier sur le papelard, de combien d'années j'avais dépassé le quota.

Je pense qu'elle s'est perdue, elle aussi. Mais bon ce jardin était vraiment magnifique.



Beaucoup de choses pour les vieux ici, mais beaucoup continuent à taffer.

Comme bibi. 

Non, je vais arrêter. 

Apprendre l'argot japonais, voire jardiner.

Et écrire dans mon blog aussi, pas toujours seulement pendant les virées.



23 mai, 2023

沈黙の輪の道



 Je vous ai fait le lever du jour dernièrement, on va passer à la fin de journée.

Le calme est revenu sur l'île. Le ferry est arrêté et la plupart des touristes ont rejoint le continent.

Je regarde la brume entourer  petit à petit les montagnes, les nappant d'abord d'une écharpe de gris avant de les engloutir après un moment. Ce sont pas trop cassé la nénette pour le décor des estampes japonaises.

Un aigle pêcheur tourne en cercles concentriques à différentes hauteurs au dessus du port juste devant bibi.

Pendant un moment je l'ai guetté avec ma vidéo, mais le poisson semble rare à marée montante.

Mon thé est presque froid. 



Le faire chauffer avec la bouilloire à whatmille boutons en dénominations locale a été une étude de quinze minutes avec l'aide de Google Lens.

Bientôt on ne verra plus que les lampadaires de la ville en face. C'est curieux, il n'y a pas de mouettes. Ni de goélands. Par contre y a des corvidés gros çacomme genre corbak survitaminé. Ils font autant de bruits que nos mouettes et leurs croa ricochent sur la mer étal.

Les monstres noirs chassent l'aigle, pourtant deux fois plus gros, dès qu'il fait mine de se rapprocher des pins de la grève.

La brise me cueille dans mon fauteuil. Je vais piquer du nez.

Je comprend pourquoi le zen est si présent ici.. Presque je me sentirai touché par les ondes de cette plénitude.

Un petite note envahie par la brume du trente cinquième parallèle . 

Une note de rien, ça faisait longtemps.

Quelques lignes, comme les stries concentriques du jardin de gravillons de ryoan-ji.






21 mai, 2023

Le contrat du Habu

La mode est aux histoires avec des piou-pious dans les blogs.

Profitant d'un voyage en shinkansen ce tgv japonais ou tu à la place de mettre tes jambes,charger ton portable et bénéficier d'un wifi gratuit et rapide ,je me lance donc dans l'histoire du contrat de Kyoto.



Ne voilà pas que dans mes pérégrinations je me retrouve dans un typique logement japonais, récemment refait à la méthode japonaise sans clou ni vis, que des taquets et des chevilles de bois. Le billot n'est pas traité et les anciennes poutres qui étaient encore viables sont intégrés, voir rallongées par des nouvelles incrustées au millimètre près.

Le tout donne une atmosphère cosy minuscule , fonctionnelle et le pin dont l'essence semble spécifique au pays, vous accueille par son effluve dès que vous vous déchaussez la porte passée.

Au fond une baie vitrée de la largeur de la pièce accueille un joli jardin à la japonaise , minuscule lui aussi, mais accentuant l'effet de dépaysement.


Le soir nous déplions nos futons. Hop la fenêtre ouverte qui nous apporte la fraîcheur et le bruit de la pluie ont l'effet escompté.

Après vingt kilomètres de découvertes pedibus jambus ,Morphée me ramasse en deux coups les gros.

L'affaire dure ainsi deux nuits. 

La beauté est souvent synonyme de danger, mais à l'heure du ternet et de l'intelligence artificielle, des capteurs dans les toilettes, le pirate c'est laisser endormir par ce charme hospitalier.

Las, le matin du troisième jour, je l'ai vu glissant le long des pierres. Tétanisé je n'ai pas eu le temps de capturer l'image. Mais le Bosco toujours rapide à dégainer a pu prendre sa fuite après ma bordée de jurons.



Nul doute que j'ai dû offenser quelques yakusa (yakusaux ?) ténébreux ces derniers jours. Ou plus sûrement un contrat extérieur.


Les règlements de compte se mondialisent eux aussi.

Et plus je prends de l'âge, en gardant un minimum d'activités pour ne pas m'encrouter, plus ma liste de rageux s'allonge.

Bref je ne saurai pas, ici il est plus facile de boire un coup avec des minis cochons, que de faire parler un habu 🐍.





17 mai, 2023

Made in Japan



 Made in Japan.

Je me suis rendu compte que ça fait plus de cinquante pige que j'ai découvert les 33 live avec ce morceau 'sweet child in Time ' de l'album de Deep Purple, sur lequel je le concède, j'ai trippé avec douleur, un certain temps, pour ne pas dire un temps certain à l'époque.

Est ce pour cela qu'un demi siècle plus tard j'arpente le pays du soleil levant ?

Pas impossible.

Comment dire. J'ai déjà bourlingué en Asie, ici ou là, mais voila, cette société m'a scotché des l'aéroport.

On dit toujours modernité et traditions concernant ce bout du monde. Je ne vais rien aà vous apprendre de nouveau. J'y ajouterai l'éducation pour vivre en société . Un machin si oublié chez nous.


Il est cinq heures. 

Le soleil se lève. 

A l'est. Je vérifie quand même sur ma boussole, histoire de pas vous raconter des craks.



Mes guibolles ont encaissé quatre-vingt bornes en quatre jours ce qui m'a un peu fait fondre.

Trois petits kilos.



Planqué dans un ryokan,je viens de prendre un bain chaud pour réparer la makine. Une vision du paradis.

Presque six heures En contemplant la montagne, juste quelques oiseaux

Made in Japan.


Ça change de la foule de Tokyo.



Mégapole presque sans voitures, ses tours vertigineuse,  ses camions de promos de K-pop et cette musique ou publicité qui s'arrête quand le feu passe au vert pour les piétons .

Je ne suis qu'au début de mon trip. Je vous ferai peut être une deuxième Note, comme le second CD de l'album homonyme.



Dernier conseil. Ne partez pas sans Google trad et un support internet 🤣

Même si vous maîtriser la langue de William, beaucoup d'indications ne sont qu'en Japonais




En tous cas, je comprend mieux pourquoi tout le monde reviens après une première visite.

C'est simple,c'est 

Made in japan



 





04 avril, 2023

Domengue VS Amelie

 


Le plus dur quand vous arrivez en tête de liste, je veux dire version patriarche, est de trier, conserver ou vous séparer des affaires de ceux qui vous ont précédé.
En fonction, of course, de la place dont vous disposez.
Ce blog a presque toujours été basé sur une photo de départ.
Là, je tri leurs albums aux anciens, et je tombe sur ma pépite en tête de gondole.
Donc je vous ai mis l'arrière grand-père Jean-Baptiste, sa moitié Dominiquette, si belle que l'on comprend pourquoi ce maquignon a fuit la misère des gorges de la Save pour s'installer dans le Montmartre de 1900.
Rien qu'à le regarder, j'ai le kaléidoscope de sa life. pour plagier Béranger je dirais que la capitale c'est bien joli quand on la voit d'Auteuil ou de Passy, mais vu de Montmartre à l'époque essayez donc de remplir trois lardons.
Donc sur la pellicule il est entouré de ses trois rejetons. A gauche, mon grand-père Marcel. l'aîné dont la réussite tiendra beaucoup à cette position d’ainé et à son appétit de la vie, qu'il devait pressentir courte.
Suit Eloi, la jolie tête ronde en dessous , une vraie copie de Duguesclin. J'ai déjà causé de ce partisan du Brexit ici, suite à sa promiscuité avec les tranchées rosbeefs en seize dont il gardait un souvenir impérissable.
Et enfin bébé René dont je découvre les albums photos.
Grand Tonton René. Le premier artiste de la famille. Un graveur aux doigts d'or.
De ses cinq albums, la première photo que vous avez plus haut était suivie de celle-ci.


Montmartre début dix neuvième.
Rue Lepic . 
120 ans plus tôt, mince, ça  tape.
Café 'Chez Castelain' avec sa bière 🍺Karcher. Ça ne s'invente pas 
Aujourd'hui le rade se nomme 'les deux moulins' et a servi de décor à ce film où il est question d’un nain de jardin voyageur et d’une serveuse, Poulain Amélie.
Avant hier c'était grand papa sur sa bicyclette et grand tonton René sur le cadre posant fièrement devant le monsieur à la tête disparue sous le velour noir de son cadre de bois à l'œil de cyclope.
Entouré d'une foule d'apaches dont les blases ne me sont pas parvenus.
J'ai tellement kiffé cette photo que je me suis dit je vais en causer. Je me demande si Jean-Baptiste ne tenait pas ce clandé.



En tout cas Dominiquette, Domengue en patois occitan, que tout monde, du coup, appelait par son second prénom, Marie, taffait dedans. on la calcule sur toutes les photos.
Elle avait commencé plus tôt dans la maison Chamayou


Mais le Montmartre de cet époque comme me l'avait raconté Eloi, jamais avare d'un bon mot d'argot, un maître dans cette langue, c'était le Far West pour des gamins.
Comme le neuf cube y a 60 ans.
Bref je suis content de placer ces ancêtres nés à la fin du dix huitième ici.
Dominiquette perdra sa jambe sur la fin de sa vie, mais restera avec son  magnifique et lumineux sourire sur les photos à côté de son vieux moustachu qu'on devine a peine plus grincheux que bibi aujourd'hui.
le voila avec ma reum sur les genoux



Bien qu'étant un laïcard redoutable, je cède au traditions familiales et une fois l’an, quand y a pas Covid,  je passe dans la vallée de Chevreuse vers novembre honorer la mémoire du grand père, Marcel.  
Mais aussi grand tonton René et ses potes . 
Surtout, je ne manque jamais de planter une minuscule fleur sur la tombe toujours étrangement fleurie de coquelicots et d'autres fleurs des champs de Dominiquette et de son Jean-Baptiste de mari dans la partie du vieux cimetière. Le coin des perpétuelles.

L'amour de ces deux-là, que j’ai juste croisé via pellicule jaunie, m'a beaucoup chamboulé, au point que j'en cause ici.








19 mars, 2023

La rue Francaise

 


 Voilà.

Y a un moment que j'ai pas donné mon avis

Les vieux cons de flibustiers ça se tient coi. Ça évite le bruit , la fureur.

C'est usé. Trop fatigué

Mais voilà, il y a deux ans , lors de l'espace temps COVID, les éboueurs étaient des héros. Les seuls à sortir pour affronter les rues et le virus lors du couvre feu.

Les enfants leurs faisaient des dessins, on les acclamaient le soir.

Deux ans.

Et cette semaine avant le 49.3 si prévu, normal non ? les députés tiennent à leur régime spécial et à leurs retraites.

Une pluie des médias, le petit doigt sur la couture, se répandent sur les rues des grandes villes abandonnées au rats et peut être même à la peste et au choléra.

La servilité de ces gens n'a d'égale que leur mauvaise foi.

Monter à Paname pour manger sur Châtelet avec une de mes filles préférées, je me suis fait la remarque dans cette rue, avec ce sens unique.

La rue française.

Elle de retour la rue.

Les choses vont prendre un tour nouveau. Rien d'aussi festif que les seventies.

Loin s'en faut.

J'ai mal supporté cette hargne contre ces courageux en grève.

Alors je la ramène.

Voilà .Mars 2023.

La révolution, celle du #Courlu est elle pour dans deux jours, l'autre n'aura pas lieu, mais le temps va se gâter pour ceux qui n'écoutent pas.

Peut être à plus, ou pas.

10 mars, 2023

Il vase. Enfin !

Au trente troisième jours il a plu.

Comme il faut.

Ce matin j'ai mis mes bottes et on est sorti dans le vent avec le vieux Buck.

Arpenter la lande.

Comme si le fracas de la mer et du zeph m'avait manqué.Et cette sournoise pluie qui noie mes lunettes. 

Du coup je les glisse dans ma poche mes satanés yeux. 

Juste un peu plus de  brouillard.

Tiens, une voile noire au loin qui se dépêche de rentrer avant le gros grain qui se pointe.

Mon compagnon de ballade a de plus en plus de mal à arquer. 

le roi des landes. 

Je l'attend patiemment. Il fait semblant de renifler de longues herbes recouvertes de perles de pluie pour gagner quelques instants de pause pour son train arrière.

On fait un couple du tonnerre.

Des nouvelles du monde, le retour de cette eau est ma préférée. Je n'ai rien lu sur l'augmentation générale des salaires. 

On continue de noyer le 🐟 

Dans les infos régionales un jeune agriculteur en manif pour la première fois le sept dans un patelin du coin, précisait que ce n'était pas pour la retraite, qu'il ne verrai pas, mais plus pour l'inflation et l'inaction contre le réchauffement.

Donc le monde de dans dix ans à la vitesse ou ça part en sucettes et l'inaction des institutions et de nos représentants.

Du coup je trouve que la maxime sur le bon sens paysan n'est pas usurpée.

Je pense que la grogne prend une forme bien plus générale.

Ce mouvement est plus silencieux et partagé que celui des GJ.

La renaissance est bien mal engagée, la couleuvre de cette réforme ne sera pas avalée et va l'étouffer.

Mais je rêve en regardant l'écume et le chien tente de prendre un raccourci pour rentrer. Ce filou apprécie moyen l'ondée.

Je tourne le dos au vent qui force et nous reprenons notre sortie du jour sans croiser âme qui vive. 

Que des caisses bombardant sur la route côtière a la recherche de saint Gasoil.

On est sorti indemne de février. Mars nous ramène le printemps. Je vais l'apprécier plus intensément, j'ai l'impression.

Sinon j'ai niqué les processionnaires sorties sur février



. Mais je n'aurai plus à m'en charger. Un couple de mésanges a investi un des deux nichoirs que j'ai bricolé l'an passé.

Mars, le retour du Courlu. Cette année il gratte un jour, il arrive le 20 mars. Voilà qui est dans l'air du temps.



26 février, 2023

Fièvrier

 

On arrive au bout du plus vilain des mois.

Cette année, le cru pourrait nous filer la fièvre. Pas une goutte d'eau.

Jamais vu. 

On nous bassine d'informations sur un clown enfariné jusqu'au fion, mais on survole la catastrophe annoncée de l'eau.

Comme j'y peux rien, j'arrête de biler.

J'ai jamais eu autant d'oiseaux depuis que je leur remplis le cache pot le Matin.

Merle, moineaux, verdiers, chardonneret…

je ne pensais pas qu'il y avait une telle diversité dans le périmètre.

Depuis l'invention des outils électriques et des nacelles sur camions, les arbres 93600 se réduisent comme des peaux de chagrins. 

La taille caniche ou 'bouffon d'olivier' semble être le must de cette fin du monde.

De toute façon y a plus d'eau. Les arbres privés de nappe phréatique avec les cuvelages bétonnés du secteur sont bons pour être décorés de croix de bois.

Peut être est-ce ce qui pousse tous les oiseaux à venir taper la graille AT home.

Comme je zone un peu ce matin, une pluie de perruches vient réclamer. 

Je me dépêche de ré armer le distributeur, la pétitionnite étant une autre fièvre des faibles diminués du coin.

Les mésanges sont plus rapides que les oiseaux de pirates. Quand aux grives elles se posent en groupe du côté du billot ou j'ai pilé la tartine trop grillée ce matin. Ma grand mère d'un coup de neuf en dézinguait cinq d'un coup par cartouche, marmaille en train de lui piller son bigaro en pleine saison. Ensuite on mangeait du pâté.

Autre temps.

Des fois j'ai même l'impression que c'était une autre planète. Avec les moins dix l'hiver, les potagers de légumes et la radio branchée toute la sainte journée.

Les potagers. On peut les oublier.

Plus de wasser.

Allez hop .

Bonne semaine






11 février, 2023

Je suis un vieux con réac.



Je viens de percuter. Je suis un vieux con réac.

Comme vous savez qui. Pas de noms 😉 on est entre blogueurs.

Ça ne s'améliore pas. Aujourd'hui j'ai fais le Huber familial because c'est jour de grève. 

Une grève justifiée d'ailleurs. 

Bon je prends l'autoroute et cale le régulateur a soixante douze. Jour de pollution aux particules fines, c'est affiché partout. Mon bolide sur la file de droite, je regarde le compte tour plafonner zéro sept et j'essaye de reprendre des réflexes d'homosapiens automobiliste, y a un petit moment que je me déplace plus qu'en spad ou à pied.

Quand je sors, ce qui est aussi assez rare.

J'ai atteint le level ermite, sans forcer.

Ma dunette est un vrai musée, avec le tour du monde de ma life. 

Avec, par exemple, un autel pour mes chevaux, mes chiens et quelques ancêtres photogéniques.

Reprenons.

D'un seul coup les yeux perdus dans la brume matinale de Waze je me dis que l'homo Erectus est un fiefé individualiste.

Je suis le seul à droite à me traîner à septante à l'heure.

Je viens de percuter. Je suis un vieux con réac.

C'est à qui appuiera le plus sur le 🍄, un défilé de Prost, Senna, Schumacher. 

Même les camelards et le camion des gadoues me doublent à quatre-vingt.

Chacun pour sa gueule et mourrons tous ensemble.

QOTD

Du coup ça va me faire une note facile sur le sens commun et sur l'avenir de cette planète.

Je sais. Le battement d'aile d'un 🦋 au coeur du neuf trois ne fait pas toujours une tornade au texas.

Il n'empêche je suis grave pessimiste pour un samedi.

Quoique la musaraigne à qui j'ai viré le nid sur la fenêtre de la cuisine, que cette chipie avait concocté pendant mon absence dans une boule de chiffons abandonnés sur le rebord, fera une jolie note d'optimisme pour finir ce gribouillis de Février.

Le plus méchant des mois.

J'espère que les 🐭 survivront mieux que nous à la pollution.

Cette fiefée effrontée est venu se plaindre après et du coup,Je viens de percuter. Je suis un vieux con réac.



@+