11 octobre, 2024

COLLATION IWAK 11#


Snack, collation, en cas. C'est le mot du jour de ce 11 octobre dans l’IWAK du WWW.

Bof, j'évite de snacker entre les repas. Ou alors un fruit, ce fameux kiwi dont je fais une consommation journalière avant l’hiver.

Un peu plus bas dans ce village, il y a une maison avec une clôture couverte de kiwiller 🥝. Je pense que c'est comme ça qu'on dit, j’ai la flemme de googler.

Tout les ans, le monsieur, ou la dame, je l’ai jamais calculé, mets une caisse de kiwi de sa récolte dans la rue , avec une pancarte ‘à disposition '

Je trouve ça sympa. Étonnant par les temps qui courent. Mais revenons au mot du jour, collation. Si ce n'est pas mon truc, la cuisine le
devient elle. J’ai un compte marmiton ou je stocke mes recettes. On m’aurait dit ça il y a dix ans j’aurai hurler au loup. Mais y a que Barnier ou Macron qui changent pas.

J’ai eu les félicitations du voisin a qui j'ai filé un pot de ma confiture de mûres de la wild coast pour ses en cas.
Et celle du bosco, ex maître de la cuisine, et qui m’a félicité pour mon colombo de thon.
Elle n’a jamais faim, et snack du bout des lèvres. Mais la, elle a fini le plat, c'est un signe non ?

Bon à demain, en remote 😉

10 octobre, 2024

NOMADE IWAK 10#

 



Je fus nomade.

J’aime bien cette formule qui sonne un peu comme une ligne échappée de Dune.

En fait, c'est à l'époque de la sortie de ce livre que je me suis barré avec ma 4L à l’arrière de laquelle j’avais aménagé des étagères en contreplaqué pour bien ranger mes deux 501 , six tee shirt et deux tuniques. La mode était à la tunique, même pour les keums.
Nomade mais maniaque.

Cette armoire roulante, cela avait fait rire le garagiste du lot, au moment où j’ai claqué une fourchette de la boîte de vitesses.
Saviez- vous qu’il y avait une fourchette dans une boîte de vitesses ?

Bref je vivais dans la tire d’un job de saison à l'autre. Par choix, pas par nécessité comme pour beaucoup aujourd'hui.

Abreuver de lectures jusque là, pas d'écrans pour dénerver les djeun’s de cette époque. j’avais donc soif de sortir de mes kinbous pour affûter mon romantisme au monde. Il a vite été fusillé platoniquement par les yeux en amande d’une jeune fille de la chambre d’Amour.

Heureusement les années ont filés et j’ai dû me sédentariser. Car la vie de nomade use, je vous le dit. C'est une aventure au jour le jour.
En tout cas je garde un grand souvenir heureux de cette période, ce qui me fait un capital de joie, qui à mon désormais âge avancé, est un vrai trésor.

Même si de nos jours cette vie aventureuse doit être moins facile, n’hésitez pas si le gris vous oppresse, ailleurs l'herbe n'est pas forcément plus verte, mais le ciel est bien bleu au sommet de la vallouise.

Voilà de quoi alimenter le mot Nomad du IWAK de ce 10 octobre, tiens.




09 octobre, 2024

SUN IWAK 9#


 Aujourd'hui le thème de ce IWAK 2024 est Sun.

Le soleil. Un thème difficile en ce mois d’octobre qui démarre comme septembre, avec des ondées en veux tu, en voilà.

Ce jour, c’est Kirk qui met le dawa , nous imposant plus de douze heures de drache. Bon faut dire aussi que ses parents l’ont pas gâté, avec un blaze ça comme, je comprends qu’on s'énerve.

J’ai eu une amie, y a cinquante piges qui s’appelait Fernande. Elle en a souffert. On l’appelait Fanny.

J’aime le soleil. Je vous ai pas retrouvé ma bobine avec l’éclipse de quatre vingt dix neuf, super dangereuse. On devait acheter des lunettes spéciales pour la regarder. C'était l’événement de fin de siècle, avant bien sûr ce fameux passage à l’an 2000 où on allait tous mourir, à cause de ces enfoirés d’ingénieurs qui avaient merdé, comme d’hab.

Le ☀️.  Avec mon pso, c’est l’allié absolu. C’’est donc une de mes divinités préférées. Même si j'aime beaucoup les pierres et l’eau.  Forcément.

Bon vous remarquez que j’ai les trois divinités principales. Ça érase un peu les monothéistes, non ? Rà maîtrise parfaitement le changement climatique, lui.

Voilà pour le soleil. La tempête Kirk m’a sûrement un peu trop aéré les esgourdes. Faut que je sorte le chien maintenant que la pluie a cessé.


08 octobre, 2024

MARCHE IWAK 8#

 


Le thème de ce huitième IWAK est marche, ou hike dans la langue de Shakespeare.  Comme on a traité la randonnée il y a deux jours, je dirais que pour la marche il n’y a qu’un pas.  Et qu'il a déjà ete franchi.

Donc la, manque d’inspiration, j’ai loupé la marche.

Mais dans le mot marche, il y a aussi la marche comme celle que j’avais fait après les attentats de Charlie.Voilà aussi comment je comprends le mot marche.
Autant de monde, si différents et cette atmosphère. J’avais fait une note à l’époque.
Cette marche là, m’est restée.

Allez zou. 

Demain le mot c'est 'sun' alors que le silence de ce soir présage de la première tempête  annoncée .







07 octobre, 2024

PASSEPORT IWAK 7#

 

PASSEPORT IWAK 7#

Bon ça va pas être facile. J'ai cherché pendant deux heures une photo de mon précédent passeport avec sa copie une page plus loin en cyrillique, mais impossible de mettre la main dessus.

Je voulais vous raconter la recherche de mon visa pour partir à Saint-Pétersbourg. Ça c'était avant la fameuse blitzkrieg de Poutine. Plus mauvais que Macron celui-là. C'est pas peu dire.

Bref la gestion du visa via l’agence de voyage étant d'un coup de près de 100 balles et comme je suis curieux et que c'était sur Paname ou je taffais encore, je me suis pointé dans les beaux quartiers,  avec mon formulaire dûment rempli et tous les papiers qu’il fallait.

L’accueil fut chaleureux, mais bon remplir le formulaire avec le stylo bleu, ça collait pas.
J’ai dû revenir. deux fois.
Finalement j’ai eu mon visa.

La ville de Pierre le Grand est fantastique, mais il y a toujours un mais. Les procédures de présentation pour le retour du passeport ont été spéciales.

Il y avait des portiques, au métro, à l'entrée de l’aéroport où on nous a remis nos passeports, conservés par l'hôtel lors de notre séjour. Et plus loin lors de l'embarquement avant la douane. Après tout sa, on se retrouve devant des sas individuels ou on attend sagement  la lumière verte pour rentrer.

Je tiens mon sac à dos main gauche et mon passeport main droite.
La lumière verte s’allume. Je rentre .
Un couloir aveugle de deux mètres.
Une porte en face et une glace sur la droite avec un douanière ou un policière, enfin une meuf en uniforme un peu strict.

L’air sévère. Il faut se placer en face sans sourire.
Elle est jeune 25, 30 .plutot jolie. une beauté slave. les cheveux noirs geai attachés sous le caliquot reglementaire.
très joli port de tête.
Je suis détendu.

Elle me demande d’ouvrir mon blouson .
J'obtempère.
Puis elle me fait un signe comme si je devais lever mon pull.
On a beau être chez les cosaques, si une minette de trente piges me demande de lever mon polo je peux pas, passé soixante, ne pas déconner.

Je lève les sourcils, et émet avec les yeux un :

  • Vraiment ?

l’espace d’une seconde je vois ses yeux en amande s’étendre sur un sourire , mais elle se reprend vite, sûrement la caméra en haut à gauche.
Elle répète le geste le visage fermé.
Je lève mon pull.
Elle me rend mon passeport. Son regard c'est radoucit. elle sourit.

Je pousse la porte . Me voilà en route pour la Suisse.  Mais j’ai déjà le regret des gens.

Avec tous les événements actuels, je ne pense pas que j’aurai l'occasion d’y retourner, mais c’est l’un des pays qui m’a le plus ensorcelé.

En plus je sais comment obtenir le visa sur le passeport du premier coup désormais .






06 octobre, 2024

RANDONNEE IWAK 6#


 Le mot du jour du IWAK du 5 octobre 2024 est randonnée. Si je ne suis plus un grand adepte, je stagne à peine à huit bornes par jour avec Buck, qui a de plus en plus de mal à passer le sixième kilomètre.

Je fus un grand randonneur dans mes jeunes années. Les colos de montagnes d’Aulnay-sous étaient basées sur le trek pour fatiguer ces jeunes gens intrépides que nous étions. D’ailleurs on ne disait pas trekking mais bien crapahut. Prononcé avec un K pour que ça sonne difficile .

Je me rappelle particulièrement de celle située à Bellentre, où il construisait une station de ski plus haut, un camp de toile en pleine montagne,  ou nous nous retrouvions par téci dans des grands marabouts. Il y avait la tente des 1000-1000, celle de Bala. Que des ados. À celui qui bavasserait le plus de récits d’aventures improbables à la Frison Roche. Heureusement qu’il y avait le Krapahut. Je garde un souvenir merveilleux de ces abords de la Vanoise. Et comme disait Jean
  • Pourtant que la montagne est belle !
Mais revenons à nos circuits pédestres. Je trouve les choses un peu trop ‘codées’ de nos jours. Les bâtons de marche, les chaussures de marche, le gps, les sentiers balisés.
Trop de merchandising. Cependant l'idée m’est venue, moi qui suis un incorrigible athée, de faire une partie du chemin de Compostelle, en partant du Lot vers les Pyrénées. Mais aux beaux jours. Hein. C'est dans les cartons, avec le permis bateau, le retour du cheval et autres rêveries de vioques.

Voilà ma vue pour le snorkeling. Je vais commencer par une sieste, comme tous les jours après le déjeuner.


05 octobre, 2024

JUMELLES IWAK 5#

 



Ce jour, le mot IWAK du 5 octobre est jumelles. Me voilà bien. Cette fois-ci, c'est un challenge. Évidemment comme tout pirate j’ai une paire de jumelles.

Je les tiens de mon daron. Je vous les ai mis en tête de gondole. Je me demande ce qu’il marnait avec. Peut être comme la ritournelle du chanteur, “ alors on regardait les bateaux”

J’en ai une autre paire de longue vue, celle du mousse, plus petite que je sors à Chantilly pour le prix de Diane. Je peux bignoler les chapeaux des rondes bourges et la croupe des pouliches dans le rond de présentation

Je ne me considère pas comme un expert de la piste des Lions, mais pour la chute de rein des alezanes de cette course je me gourre rarement.

Au départ ce samedi matin pour ce challenge du jour,je voulais vous prendre deux poubelles plastiques jaune jumelles pour cette note.
Le samedi c’est le jour du ramassage des plastiques, toutes les semaines paires.

Mais le bosco si est opposée.

  • Tu as dépassé la carte vermeil de presque dix piges et tu prends en photo des belpou ? Tu es complètement fou ! Mais quand va tu grandir ?

Je me range à son avis.

Donc vous n'aurez que les jumelles du daron, et la chanson qui va avec.




04 octobre, 2024

Exotique IWAK 4#


 
Mon porte-manteau est exotique depuis quelques temps. Depuis que mon masque makondé victime du dernier déménagement trône dessus.

Le mot du jour pour l’IWAK du 4 octobre étant  ''exotic', ça tombe plutôt bien.

Je suis un grand collectionneur d’objets d’ailleurs. Faut dire que la SSD étant un lieu plutôt gris, j'ai pris l'habitude très tôt de glaner un peu de rêve et de couleur en amassant des objets.
Mon Tiki est resté sur place. Faut que je pense à le délocaliser.

Dans la série exotique il y a aussi le fameux combawa ramené en graine de la réunion.
Lui je l’ai pas oublié lors de ma dernière virée.
Il reste encore un peu dehors, j’espère encore quelques beaux jours .


Dans mon inventaire d'objets exotiques j'ai encore une liste de bidules à la Prévert assez inutiles, très beaux et tous chargés de souvenirs.
Je pourrai vous dérouler l’intégralité mais on va y passer l’après-midi.
Le dernier arrivé depuis septembre est un casque de brousse qui s'affiche sur le meuble, exotique, de la salle à manger.

J'espère que le chasseur sous le casque a été dévoré par un 🦁 voire une lionne pour ne pas faire anti metoo.

Allez à demain, comme disait Lucien dans le jeu des 1000 Francs,(encore un truc exotique ) si vous le voulez bien 👍🏼





03 octobre, 2024

IWAK 3# Boots.

 


Je risque pas trop de sécher sur le sujet . J’ai laissé le terme en anglais. Ça me botte. 😉

j’ai acheté ma première paire de camarguaise pour mes dix sept ans avec mes premiers salaires comme gardien de sauvageons dans des centres ‘aérés’ du 93. J'ai été d'ailleurs étonné que cela ait été calculé dans ma retraite globale.

En septante, ces grolles, c'était le comble du cool. Le must du routard, les pompes qu’il fallait faire apparaître sous ses pattes d’eph.
En plus de leur confort, leur robustesse et étanchéité, c'était une arme de seconde catégorie efficace, bien avant la diffusion générale des chaussures de sécurité.

Moins tape à l'oeil et ‘marquée’ que la santiag, produit français, elles était aussi répandues que la deux-chevaux. On les calculaient de l’abreuvoir du Blanc-Mesnil à la bande de Pitaw au nord de Kandahar.

Mon pote Mikko avait des Mexicaines rouge blanche et bleu lui. Un vrai feu d’artifice. il taffait pas et les avait négociées à deux rues du marché Biron. Comme je le disais les tiags sont la marque des Bad boys.

Non, mes bottes m’ont accompagné presque une décennie et quelle décennie !

Elles ont labouré la France en stop. Le voyage vers Pitaw s'étant arrêté à San Remo ou un rural avait pris en stop ma copine de voyage. Repartis vers le sud-ouest, mes pompes ont fini sur une poubelle, plage de la chambre d’amour, ou les tongs des surfers etaient plus d’actualité.

Il y a dix ans, au nord du Marais, je suis tombé sur cette boutique qui distribuais à vil prix une version de ces dernières pompes françaises.
La nostalgie a balayé mon porte monnaie, mon découvert, et j’ai racheté une paire de Camarguaise.

Je ne les sort plus que pour les  enterrements des vrais potes. Mais je les ai passé quand même au ressemelage. Comme avant. Et puis j'espère bien qu’on me les mette dans la boîte, avant les flammes et mon voyage vers la réserve de Pitaw, retrouver les ombres de mes potes.



02 octobre, 2024

DÉCOUVRIR : IWAK 2

 


 J'ai raté le premier jour du Inktober pour les blogueurs, le fameux Iwak, sûrement parce que les soucis quotidiens avaient le dessus.

J’aime bien ce nom IWAK ça rime avec mon nimportnawak. Et puis les chaînes blogger m'ont toujours branchées.

Pourtant j’avais lu le post de Laurent sur les sacs à dos. Et seul le grand yaka sait le nombre de besaces dorsales que j’ai usées. Comme les écoliers chaque année, je changeais de bag pour me rendre au taf. Faut croire que le RERB les usait, ou que c'était une forme de coquetterie de road runner.

J’ai toujours un sac dos avec son araignée de petits sacs interne pratique pour tout organiser.  Et même un tout petit dorsal genre cycliste.
Chiné 5 € a une brocante et qui me sert de sac à ✋🏼 fourre tout.

Mais le thème de ce deux octobre est DÉCOUVRIR. Ça tombe bien, je découvre ce IWAK, grande nouveauté pour les pisseurs de lignes comme bibi, qui, par ces temps enveloppé de marasme et de moulte soucis dans le périmètre tombe à pic pour nourrir ce carnet.

J’aurai pu faire le Inktober il y a quelques années, avant que la quartier maître ne s’empare du sujet ou elle est passée maître. Maintenant ma main tremble trop, déjà quand j'écris ont dirait docteur folamour, j'ai du mal a me relire, alors dessiner 🤣

Mon dernier dessin de 92, trône dans les tinettes

ce qui vous donne une idée de mon égo de dessinateur. Alors un texte par jour est une excellente gymnastique pour ce blog. Vous pouvez trouver la liste chez Matéo si ça vous chante de bosser un peu, bande de blogueurs fainéants. Je ne cite personne, les flemmards se reconnaîtrons.

Je vais essayer de tenir le rythme. Cela m'effraie un peu mais bon rien de tel qu’un challenge pour un vieux grigou taiseux. Et puis dans ce VRAI automne qui m'enveloppe déjà un peu trop, ça va être une sympathique récré.



28 septembre, 2024

Courir sur le vide

 


Voilà un an que je mange sur la table du jardin. La pauvre commence à donner des signes de fatigue. Je dois serrer les boulons de la barre des pieds tous les quatre matins. en parlant de quatre matins , c'est comme le taf qui plus d'un an après mon départ continue de me poser des questions. comment ils exagèrent ces jeunes paresseux nerds.

Mais la table déglinguée, j’en ai eu marre, j’ai décidé de vivre un peu dans le confort en récupérant ma table de salon. 
Les petits vioques aiment bien le confort.

Le quartier maître, qui désormais habite le logis d’Aulnay-sous ne mange pas à table. La table basse devant la télé lui suffit.

Ces enfants, à moitié vegan, mangent comme les oiseaux. Des graines, des légumes et de temps en temps un burger Hubert bonisseur de la bath Eat,  pour ne pas basculer complètement du côté obscur. Bref je suis monté récupérer ma table de salle à manger, un bouzin en chêne avec des pieds en fer forgé. A deux on a du mal à la bouger.

La stabilité c'est la base.

Sur la route en regardant le bitume,  seul dans mon camion,  je me suis remémoré ‘running on empty’ cette chanson phare de ... j’ai oublié l'année. Topée dans les 500 cansonnes du siècle passé selon un 🦆 Rock

Il drache dur et comme il y a peu de monde dans mon sens je ne mets pas les essuies glaces. C'est usant. Le camion est bien plus confortable qu’il y a cinquante piges. Il y a un régulateur, une prise USB pour le portable et surtout un fauteuil avec un amortissement des chocs du tonnerre. Le ruban défile et je ne pense a rien, ou presque rien en surveillant l'écran de Waze.

Je courre sur le vide.
Les paroles me reviennent et sonnent étrangement après toutes ses années :

Everyone I know
Everywhere I go
People need some reason to believe
I don't know about anyone but me


Rien de bien neuf sous les orages de 2024.

Il faudra tout décharger en arrivant. C'est l'immense combawa qui va être heureux de respirer l'air de la côte. Ça va lui rappeler la Réunion ou j'ai ramassé sa graine. Il atteint les deux mètres dans son pot. Il sera peut être pas nécessaire de le rentrer l'hiver, les gelées sont rares au large.

Mais il me faudra remonter dare dare rendre le camelard au mille mille. Et entier.
Je remet la ritournelle.
Le pied à fond sur l’accélérateur.
Merde ! Waze persiffle cinq cent mètres : kébour !
Un radar mobile !
Je lâche le pied, avec le poids je pense être passé en dessous. Faut que je me concentre au lieu de ressasser les seventies.

Un message WhatsApp du bosco sur la console du VW. Oui je veux bien le lire Tout haut

  • 'ne pas rouler trop vite et attacher correctement ma ceinture'.

bien sûr.


je viens de la génération sans ceinture qui clopait en caisse,au bureau et même dans l'avion. Ha ha ! Le loueur m'a bien précisé : 

PAS DE CIGARETTES  !!!

Je lui ai ressortit la story de l'abandon de sister Nicotine pour un pari avec le quartier maître il y a 25 ans.

  • Si tu lâche la tototte , j'arrête de fumer.
  • Ok (on est trahi que par les siens)

Cependant avec les restes de ma clavicule brisée dans un accident de troisième mitan de horse ball, je l'attache cette foutue bretelle avant de monter puis me glisse en dessous.
c'est plus facile pour descendre rapidement en cas de biz et ça gêne moins mon réservoir à mousses.
je reconnais que c'est pas bien, mais je n'ai jamais vraiment été sécure.
Je remet le régulateur, met mes deux mains à dix heures dix et monte le son.
c'est reparti

Lookin' out at the road rushin' under my wheels
Lookin' back at the years gone by like so many summer fields







19 septembre, 2024

Un poisson dans la com du béton

Il n’est pas bon de laisser une note de râleur en tête de gondole. C'est un fait avéré. Celle ci nuie à votre image de vieux con.
Cette semaine je suis de retour dans ma banlieue rouge, non verte, désormais bleue.
Quand j’ai vu ce poisson dans le ciel je me suis dit voilà une photo pour le blog.

C'est un peu moi ce poisson. Je flotte dans l’azur. Le bosco dit que je deviens associable, c'est pas faux.
Je prend une distance certaine avec mes frères humains. Je dirais même que je les évite.


J’ai vu que c'était encore la fête de l'arbre cette année. Cette ville est la reine de la com bien léchée. Quoique ce tronc ressemble un peu à Chucky. Mais les mômes du périmètre ne seront même pas effarouchés , ils sont plus attirés par les horreurs sur leur téléphone. D'ailleurs je l'ai vu le Chucky.


Le chêne pluri-centenaire, qui était le pilier central de l'accrobranche les autres années, a pris sa retraite ou il était malade.
Il y dea une épidémie sur les vieux arbres dans le périmètre depuis quelques années. Les bûcherons ont laisser une. signature sur une racine. Ils auraient pu s'en passer.
Mais pas d'épidémie sur la communication. Pour la moindre rue refaite, cela atteint des sommets, panneaux quatre par trois,

deux pages dans les boîtes à lettres


et une petite couche dans le fanzine municipal.

Niveau construction à tire larigot, ça bat son plein. Des records même. Comme la com.


Rien de changer dans le délire des immeubles en ras de trottoir. 

Toujours pas de piste cyclable. Même les rues refaites n’en n’ont pas. Le grand nulle part comme aurait dit Chandler.


Mais niveau com c'est dix neuf sur vingt. J’ai pas mis vingt à cause du Chucky surnommé l’arbre à gourmandises de la fête de l'arbre.

Il me fait trop peur. Est ce que le sbecs sont à la sève de pin ? Y aura-t-il  du sirop de bouleau ?

La rénovation de la ferme Garcelon est en plein boum. Enfin le grignotage de la ferme Garcelon devrait je dire.


il en reste pas des masses

Bon allez je file, faut que je rentre mes sacs de déchets verts, ils ont oublié de passer, avec tout ces travaux en cours, forcément..






16 septembre, 2024

⅓ de chaque


 Au début quand j’ai ouvert ce blog, c'était clairement militant. Je causais de tout ce qui déconnait autour de moi.
Mais Il y avait quand même moins de choses qui partaient en vrille à l'époque.

Les années ont filées et je me suis aperçu, qu'en fait un blog ça ne sert pas à grand choses, à part ne pas se prendre au sérieux et râler contre le courant.

J’ai donc décidé de laisser le monde se diluer tout seul.
Sans mes alertes d'une page.
Bien m’en a pris j’aurai eu vite trop de boulot. Rien que la semaine passée.

  • Une prof portée au pilori parce qu'elle a mis une fessée à une excitée de trois piges ou sept, je sais plus. Moi aussi j'ai été choqué, mais à l'opposé de la meute beni oui oui des RS. Une école où on a remplacé les notes par des couleurs. J’aurais eu marron olive, voire noir pour le respect de mes petits camarades..
  • Un abbé qui pour aider les pauvres troussait les mères, les filles et le saint esprit
  • Un cintré jugé pour avoir fait violer sa meuf par cinquante malades, fait qui déclenche des manifestations anti viol. Depuis quand les manifestations arrêtent-elles les viols ?
Vous voulez mon avis ? Ça barre grave en couilles.
Je vous parle pas du programme de la fête de l’huma où on chahute Ruffin.
Ni du roitelet Macron accroché à faire des ricochets aux Champs-Elysées avec ses jeux olympiques pour cacher la misère galopante.
Ni du premier sinistre, tiens, un fantôme politique du passé qui cherche désespérément des ectoplasmes pour son illusion médiatique de gouvernement.

Hier aprem, j'étais encore en terrasse. 
A siffler une IPA. En vingt cinq je suis petit joueur.
A côté il y avait un type avec un sweat-shirt, au beau milieu duquel trônait une fleur de lys.
Il expliquait le plus sérieusement du monde à son pote ‘ Johnny ‘ que si on rétablissait une forme de monarchie ce serait moins le bordel. Je doute pas une seconde que le blaze soit le nom de baptême du pinko, c'est plus swag que 'Dick' non ? Un peu plus loin dans son verbiage bruyant et incessant, il chantait tout haut qu'il avait un flingue pour protéger je ne sais quoi, son champ de carottes ??? Qu’il n'hésitera pas à tirer en visant les jambes et que si ça frappe la tête, c’est que le bon dieu en aura décidé autrement. J'oublie ! qu’il avait participé aux gilets jaunes mais que c’était noyauté par les syndicats.
Et caetera et caetera.

J’ai dû changer de rade.
Mais je l’ai trouvé cohérent avec la folie générale.
Ce délire complotiste post COVID.

Un peu plus tard dans un bouge à burgers, une meuf expliquait à sa tablée et avec du SON que le temps qu'elle se démaquille son Roger dormait à poing fermé. Sans déc, ça m’a scotché. Roger n’a pas pipé.
Elle prenait à parti ses copines qui n’ont pas envenimé le sujet. Ni leurs queums. Pas pipé mot non plus.
Status quo.
Ce lâcher prise général me questionne.

Soit je suis trop vieux, je yoyote max, je vire réac totalitaire, soit on est parti dans un no man’s Land des plus dangereux. Les vrais méchants ocultés par des apprentis, endurcis par les réseaux sociaux et garnis de tatouages moches plein de bleu marine.
Des caves boostés au cours dispensés sur Netflix.

Dans ce contexte, on revient au principes de base :  le un sur vingt de notation et la sélection naturelle. la nature quoi.
Mais j’ai vidé mon sac de scrogneugneu.
J’arrête de râler.

J’ai remis mon piège a frelons . grenadine, vin blanc et bière . ⅓ de chaque.
J'en ai nické deux le matin même.
La bière je l’ai trouvée sur le chemin côtier,  une cinquante de seize soixante quatre en canette millésimées 2024.
Si même les gens virent la bière de cette année.
Au début je pensais la siffler, mais avec tout ces hackers je deviens un peu complotiste moi aussi. Des couillons russes auraient bien mis de la strichnine pour se débarrasser du pirate.
Je l’ai réservé la mousse à la sauvegarde des abeilles 🐝.
Le voisin a ramassé son miel avant qu’il ne fasse trop froid. ⅓ de récolte par rapport à l’année passée.

C’est tout pour un lundi.
Beaucoup de courage à ceux qui bossent.
Tchuss.





10 septembre, 2024

Uniques rencontres

 


Ce qu’il y a eu comme été s'étire et s'étiole. Nous voilà en septembre.
Premier raisin. Premiers grains.
Les matins sont redevenus silencieux, la bande grise barre l’horizon.

Des rencontres montrent que la saison est déjà révolue, peut-être même plus que la saison. La première ? devant le trottoir opposé au carrefour market, je ne dirais pas ce que je pense de ce ‘marquette’, je disais donc en face du mini carrouf il y avait une activité inhabituelle.
Les gens étaient stoppés de chaque côté d'une bande de trois mètres de ruban d’asphalte de trottoir.

Au milieu une hermine assez remontée louvoyait d'une muraille humaine à l’autre, cherchant l'échappatoire.
J’avais jamais vu d'hermine, ou, comme aurait dit le grand jacques,  “y a longtemps , ou ça sentait pas bon
Beaucoup plus petite qu'une fouine, un mélange entre l’écureuil pour la tête et le mini furet, pour le corps.

A un moment ni une ni deux elle saute sur la chaussée. Je bascule du trottoir opposé en même temps et intime à une mémé d’une main énergique l'arrêt immédiat de sa laguna.

  • Stop ! il y a une hermine sous votre auto.

Du jamais vu, elle coupe le moteur.
Je me penche, la demoiselle sous le bas de caisse me calcule. Elle fonce vers la roue avant gauche et avant que le paquet de jambes sur le trottoir, chaussées de Nike et autres baskettes, excusez ‘sneakers’, ne réagisse, elle file entre leur exposition fluo sous le portail d’une résidence, direct vers  la réserve du supermarché.
Les radibus vont morfler, après tout le mal qu’elle s'est donnée pour les rejoindre.

La seconde rencontre est arrivée vers dix sept heures.
Je sortais  Buck pour son marquage journalier du territoire. Il fait encore doux, tricot de corps (mais qui dit encore autre chose que teeshirt ?) short laminé et recousu par bibi et, of course, mes Stan Smith réparées.

En arrivant le long du port, j'ai vu le monstre arriver du large, à peine deux miles à midi.
Vive le changement climatique.
Une énorme colonne d’air avançant droit sur ma pomme. Comme un cyclone en Asie, mais droit comme un I, moins torturé.
Une trombe marine impressionnante.
Un ciel noir d’encre morgate derrière.
Je suis resté là,  fasciné une bonne minute, par ce message divin, au moins.
Pour sûr, on doit avoir un premier ministre.

  • Bon Buck, on va trouver un coin à l’abri.


Une photo, celle en tête  de gondole, et à peine le temps de replier vers l’auvent de la boulangerie, badaboum. Le déluge.

En deux minutes mes tennis, finalement mal réparées, prennent l’eau. Un coup d'œil à windy, qui m’annonce que j’en ai pour trente sept minutes de wasser über alles.
L'eau dégouline devant et derrière le store. Ça passe même un peu à travers. Un ru se crée même à l'angle le plus bas du tissu. Ça drache sévère.
Le lieu est pourtant vite très couru. C'est le coin où il faut être vu.

J’en profite pour faire un tour sur ma blogroll qui est figée statique depuis l'opération du blogueur number one, Nicolas, qui doit se remettre doucement. Une autre rencontre il y a déjà un moment. Un seul blogueur vous manque et votre reader est silencieux, pour chatouiller Lamartine.

Puis un autre chien à essorer, arrive avec son maître. il faut rentrer. Buck est aussi acariâtre que son meneur. Ça va filer vinaigre.
Floc Floc ! Chaque pas est une mélodie. On rentre sous un crachin bien pénétrant. Ce con de clébard use pour le séchage toutes les serpillières dédiées à son service. J'accroche jusqu'à mon calbut dans la douche.

Mais les trois rencontres font une note.
Je vous laisse tirer la morale. Je n'ai jamais eu de morale.

Tchuss.





28 août, 2024

revamping du spad

 


 Vous vous en battez du calenchage des anguilles de ma précédente note. Ils ont quand même interdit la baignade dans certains coins.

Bibi,comme un gros naze a plongé dans les vagues au pied des falaises dimanche. Un truc à heurter ma tête. Avec son pourtour à la Duguesclin, c'est généralement là que ça morfle.  J'ai sorti mes noeils de l’écume mais pas de surfer autour. Un long board à vingt mètres, mais en difficulté.

C'est en sortant que le bosco a rigolé à la vue de mon troisième œil sanguinolent au milieu du front.

Me voilà mâtiné bonze de l’océan.
Deux jours et ça ne guérit pas. Si c'est la chtouille des congres, compter sur moi pour la passer.
La tête on s’en bat. De toute façon elle yoyotte.
Les derniers films que j’ai regardé et apprécié, le bosco m’a soutenu qu’on les avaient déjà vu.
Ma mémoire est atteinte de congrite.
Il faut reconnaître, que comme il y a que dal dans le poste, c'est plutôt bien cette absence de ‘déjà vu’
Pour d’autres choses, c’est beaucoup plus chiant. Mais j’ai un keepass, et mes souvenirs d'enfance ainsi que mes passions ne se sont pas encore envolés.

Du coup je fond sur les travaux pratiques, histoire de ralentir la progression du légume.
J’ai changé toute les prises et interrupteurs électriques. Un challenge.
évidemment j'ai zané. tu allumes la cuisine, la  chambre ne s'allume plus. faut que je peaufine.

Je me suis attaqué aussi au vélo du père.
Au bout de cinquante ans de service dont trente sous mes Stan Smith, refaites aussi il y a peu si vous suivez, il avait grandement besoin d’un petit coup de Pep's.

Le bosco jamais avare de remarques perfides et cinglantes, l’a, il y a peu, traité de vélo de clochard avec son scotch action bleu pétrole sur le guidon et l’épaisseur de rouille du cadre.

J’ai donc investi dans une bombe du même magasin et commandé un ruban de guidon chez LaZone.
J’ai aussi réparé le levier de vitesse cassé avec un bout d'olivier, le fameux qui avait failli avoir ma peau et ça fonctionne nickel.
De plus la marque est désormais un sticker du quartier maître.

Bref, je suis content du résultat.

Après deux trois essais et réglages, dont un gadin sur un changement de vitesse en allant chercher le bread, il turbine veugra.
Certes il n’y a pas encore de vent, ni de pluie. J’ai remarqué que dans ce cas,avec mes guibolles frôlant les septantes, le passage à l'électricité semble inévitable vers l’hiver.

Voilà. Vous me dites pour les présidentielles, cette Lucie, qui porte le même prénom que ma coriace et redoutée mère-grand, de l'influence des prenoms hein ! me plaît bien.

Voilà une jolie note de blog pour un mercredi.

Tchuss.




24 août, 2024

l'effet congre


Coef 94

Ça ne bouge pas trop pour une fin de pleine lune.
Il fait quand même plus froid le matin au lever du jour.
Qui tarde désormais.
Je sors ouvrir les volets et je met la capuche.

L’été s'étire et s'étiole.

Première grosse drache ce dimanche au marché, la maraîchère à prononcé, elle aussi, le mot 'un jour d’Octobre'
Pas volé avec ce qui est tombé.

Le soleil et la chaleur revenant en début d’aprèm, on a sorti Buck sur un coin de forêt qui donne sur une plage.

Au bout de quelques mètres, je les ai vus alignés sur le sable par la grande marée d’il y a peu.
Des congres d’un gabarit certain, DCD en masse. J'avais lu que plus dans le nord une palanquée avait été repéré sur les plages.

J’en ai compté huit. Avant que l’on bifurque à nouveau vers les pins.

 


Au loin, des quidams aoûtiens, attirés par le fort reflux de la mer, ramassaient des coquillages.

Quand même…
Même ces vautours de goélands ne s’approchent pas des dépouilles des anguilles d’un mètre.

C'est grave chelou.
Comme un effet papillon. Personne ne fait attention.

Je vous le disais, un début d’automne, ou ce nouveau effet congre.
Plus décimant que celui des papillons 🦋




16 août, 2024

Mi...aou

Mi-août. La date des greffiers. Je viens de voir deux frégates, reconnaissables à leurs cris stridents filant vers l'ouest. Elles sont plutôt rares par ici

C'est la chanson d’Otis, Dock of the bay, qui m’a réveillé. Quand j’ai esgourdé "waisting my Time" et"'look like nothin's gonna come my way", je me suis dit :

  • C’est pas une raison pour laisser la rouille envahir ce blog.

Cet été qui a fini par m’engloutir dans le silence est un chouette Intermède.
Mon portable reste en charge. Je lis un livre avec un certain temps. Je suis toujours en retard sur les publications avec mon addiction aux boîtes à livres, il n’empêche si vous ne l’avez pas lu je vous conseille cet excellent ‘tant que le café est encore chaud’.


En parlant boîte à kinbous, j’ai lu qu’il y avait un traffic de pillage des lieux pour une vente par internet.
Depuis, quand je dépose, j'écris sur le dos de la couverture ‘boîte à livres’ l’année de dépose et puis je coupe le coin bas d'un coup de ciseaux.

J’ai déstocké tous les polars et Simenon du père, puis un tas de livres sur les aventuriers voyageurs du début du vingtième dont ma vagabonde de mère-grand était très friande.

Malheureusement le côté ‘romantique’ du monde ayant disparu au profit d'une uniformisation mercantile à la con, un savant mélange de religions,wokisme et complotistes, 


je ne pense pas que cela intéresse d’éventuels lecteurs. Peut-être des ethnologues - archéologues du monde d’avant.

En attendant, je pense bien prolonger encore un peu dans cette fin du monde. 
Il y a des signes.
J’ai ramassé des graines pour des semis que je fais sécher sous le bois, déjà rentré, signe de froid. Mais mal rangé, ce qui laisse une marge d'erreur.

 
Je n'écoute plus les infos. Le premier sinistre est-il nommé ? Bon tout le monde sait que ce n’est que du vent. Louis XV est content, comme Caesar il a réussi ses jeux . Il est ravi, il a réussi à placer son 'Versailles' dedans . Je croyais que c'était Chantilly la ville des chevaux. Encore un coup de la malédiction de Condé 
Panem et circenses . Pour le pain le gazoil n'a pas été aussi bas depuis longtemps et les fournitures scolaires, si vous vous groupez en RS au lieu de jouer perso, il y a une dizaine d'euros d'économies. Que demande le peuple ? Du foot ? Ça reste un peu cher. Ça fronde aussi la dedans.

Buck a eu une piqûre d’EPO , je vous l'ai déjà  dit ? Je yoyote grave. Bon depuis il trace comme bip bip. Quand je le sors vers trois heures du mat, après qu’on ait uriné tout les deux dos au vent du nord, je regarde un moment la voie lactée si visible en ce joli mois.
Elle est, on peut le dire,  renversante. J’ai mon étoile la, une un plus brillante à côté de la Petite Ourse.
Voilà les nouvelles avant le changement de lune, on est bon pour une mi août. 

A si vous avez prime il y a un gentil film avec Forrest Gump qui est pile romantique comme je les aime.


Sinon dans les choses importantes, il faut libérer Watson. Pas celui de Sherlock, non l’autre le pirate qui balance des boules puantes aux baleiniers Japs. Ces susceptibles veulent le pendre pour sauver leurs sushis 🍣
Ça et se laver les mains avec le retour des vacanciers d'Afrique et leur variole du singe, 🐒 plus tous vos blogui blogua parisiens.

Allez . @+

 



02 août, 2024

la recherche est képlan

 


L’autre jour j'ai retrouvé une vielle requête sur une clef USB au fond d’un de mes 501 troués.

Elle me servait à trouver les occurrences d’une photo en licence CC sur le net. A l'époque je contrôlais la présence de la citation du nom de l'auteur histoire d’éduquer un peu les branquignols qui ne connaissent des usages que deux mots : ‘ma gueule’

C’est assez rigolo qu’un pirate pousse au contrôle du copyright. Mais ne nous escagassez pas il s'agit d'une licence créative common, rien de monnayable la dedans.

A l'époque, flick-r n'était pas encore limité a 1000 photos et je dois avouer que je bisquais un peu de voir une de mes photos des 4000 à la Courneuve reprise sur un article web à l’étranger. Et avec la mention de l’auteur.

C’était un hobby amusant.

Bon flick_r est passé payant. J’ai arrêté d’uploader. Bien que j'ai cotisé un moment. Mais  je prenais moins de photos, mon œil s'émoussant.

J'ai toujours l’APN mais les téléphones étant désormais aussi puissants, pour l’usage que j’en fais, il reste souvent au fond du sac.

J’ai quand même relancé la requête . Par curiosité. Un photo du couloir d’une primaire quand les mousses était encore à l'école.
2007.
 

 Vous avez le resultat en haut. Ça marche toujours. Je me demande si le serment du  jeu de paume est toujours au bout du couloir . Ou si avec la wokiserie bien pensante ambiante il n’a pas été remplacé par quelque chose de plus consensuel.
Une pub pour le puy du fou ?🏰

Elle a tout de même tourné à son époque.
Je vais regarder la DS des 4000 voir si son score est plus élevé. Elle qu'était partie aux states.


 A mais non. Je ne peux plus. Google Lens la nouvelle recherche d’images ne fait pas exactement la recherche inversée que faisait Google images.

Voilà. Point barre

Donc on peut le dire: tout ce que vous partagez est VRAIMENT partagé. Maintenant il n'y a plus la solution simple de Google pour vérifier l'usage de vos clichés. La recherche est képlan.

Ce n’est plus non plus ma priorité.
Et Google Lens m’aide bien pour les fleurs que je ne connais pas.

Cependant, je ne comprends pas pourquoi cette fonction a disparu puisque les anciennes requêtes fonctionnent encore.

Curieux non ?

Allez , bon vikende les gens enfermés dans mon téléphone.





01 août, 2024

l'année du chat

 


 Je vient de lire dans une préface de Malraux " Et puis le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes " . J'aime bien ce phraseur.

Le vent a tourné. Il est passé pleine ouest.
Ça va creuser les vagues.
Je regarde mes carpes danser dans le ciel. le firmament d’un coup sans la moindre parcelle de nuage cotonneux.

Cette fois ci l'été est là.

Allez savoir pourquoi cette période me fait boucler, enfin radoter pour être raccord avec mon âge .Peut être qu’avec le calme de ma caverne, les souvenirs enfouis ressurgissent d’un coup, crevant comme des bulles nostalgiques la surface de ma mémoire. Le ciel bleu, le hamac, il suffit de peu de choses pour voyager dans le temps.

Voilà que, comme une mine sous-marine détachée de son support, Zabou a crevé la surface étale de mes souvenirs juste au moment où je cherchais un éventuel nuage dans ce dôme bleu Caraïbes. Très kitsch d’ailleurs cette voute toute bleu. Cela me rappelle ce graffeur sur paris, Regarde le ciel écrit en cursive, partout.
Faudra que je fasse une catégorie rencontre dans ce blog. Il y en a déjà quelques-uns ici ou . Faut que je randomise tout ça.

C'était l’été de la sortie de ‘darkness on the edge of town’. Un Springsteen bien dans son époque. il faisait une chaleur identique a aujourd'hui et j’usais mes vingt deux piges dans un camping de la côte basque. C’est curieux comme ces croisements de gens sont, des souvenirs, ceux qui me restent le plus dans la caboche.

J'étais en période Wild. Lâché par ma bande, solitaire , famélique silencieux ,torpillant les deux francs six sous de mon livret A, avant de percevoir le militaire au mois de Décembre. L'idée m'enchantait pas le moins du monde.

Ce camping désuet que j’ai déjà évoqué ici, ça radote sec, était un plan pour Kékés buveur de momies et de surfeurs Australien défoncés. Un vrai repaire de coupe-jarrets et autres rêveurs dangereux.
J’ai toujours été doué pour ne rien faire. Chacun son don.

Mais revenons à la belle Zabou.
Il y avait un bar avec une terrasse, des petites tables rondes rouge basque, forcément, avec des chaises pliantes associés. La chaleur de ce début août poussait aux demies sous la fraicheur d'un énorme figuier.

Une fin d’aprèm, elle s’est posée à ma table en retrait du brouhaha, directement et sans faire de chichi. Bien évidemment je lui ai offert illico un San Pellegrino. D'abord je n'avais pas causé à une meuf depuis plus d'un an et quelqu'un qui commande un San Pellegrino c'était très intriguant pour moi.

Après on à papoté toute la soirée. Jusqu'à l'arrivée  de la fraîcheur, la brise marine. Elle attendait son dealer, moi une basquette, Basquaise qui m'avait blokeatua le cœur ,sans même un muxu. On est couillon à vingt piges. 

On a vite échangé nos pedigree. Une parisienne rive gauche pur jus vs un zonard du neuf cube. Rencontre plus qu’improbable. 

  • Comment je pouvais partir à l'armée sans me faire réformé ? 
  • Quelle musique j’écoutais ? 
  • Il faut que j'écoute Al stewart . Year of a cat. La pochette est fantastique.
  • Comme tu écoutes Lou Reed, Tu aimes le peintre Basquiat ?  
Un tourbillon de paroles qui ont vite noyé le coyote solitaire.
J'étais grisé. Ses bouclettes et ses yeux rieurs m'ont ensorcelé. marabouté.
Le revendeur n’est pas venu, ma basquaise non plus. Du coup je l’ai revu les jours suivants. Elle a continué de tisser sa toile. On s'est croisé en riant tout l’été.

Le truc bien c'est que ça m’a fait une correspondante pour quand j'étais à grelotter l'hiver suivant dans les neiges de la Schwarzwald.
Il n'y avait pas encore les portables et le réchauffement n’était même pas envisagé. On tapait les moins dix sept à faire les gros durs emmitouflés dans des parkas pourries ensevelis dans la neige et le verglas d'un coin surnommé la petite Sibérie.

Elle batifolait au states et m’a envoyé une carte en me précisant que mon adresse SP6827 était vraiment curieuse. Enfin je suis plus sûr du 6827. Ma mémoire s’use plus vite que ma mauvaise foi . Mais le préfixe SP oui.

On a continué nos relations épistolaires trois ans , peut-être quatre. Mais l’erreur a été de se revoir sur Paname. Il manquait le soleil et le piment d’Espelette. C’est un peu comme le syndrome piscine , dedans tout le monde est égal à égal. Mais en sortant les conventions, clans, castes, religions, et autres billevesées s'imposent. J'ai gardé sa correspondance longtemps dans ma malle, puis m'en suis séparé dans la cheminée quelques hivers plus tard. Se séparer des choses j'ai toujours eu un peu de mal. Mais la malle n'est pas extensible. Et si on dépasse un bagage on ne peut plus filer à l'anglaise.
Quand même, quand il fait chaud et que j’écoute ‘candy room’ ou ‘Badland’ me revient les yeux rieurs de Zabou. Cette façon qu’on les chats de jouer avec leurs proies. Juste pour le fun, le plaisir de la chasse.

J'espère que comme moi, elle a eu la chance de devenir une mamy super sérieuse. Enfin un vieux râleur dans mon cas.

Pense-t-elle aussi, parfois, à la fin de l'insouciante adolescence des seventies où elle se métamorphosait en chat pour ensorceler ces couillons de mulots de gars ?

Et l’année du Chat ? Elle l'écoute encore ?



26 juillet, 2024

le jour où … j'aurais le temps.

J'ai enfin pris un moment pour me poser dans mon hamac. C’est la deuxième fois depuis son arrivée pour la fête des pères. J’ai rangé le précédent tellement bien dans mon Barnum avant l'hiver , que je ne l'ai jamais retrouvé. Heureusement l'équipage assure.

Pile un an que j’ai arrêté de taffer.


Je m'auto déborde de tâches incongrues, passe un temps fou à tournicoter , comme si j'étais encore moulti-taches. Quelle blague !
Le temps file.
Est ce l’approche des septantes ou ma course contre les heures. Je ne sais, mais j’ai presque rien vu passer.

Buck et moi on a pris nos marques. Le matin il dort, j’en profite pour bâcler les tâches ménagères. L'après midi , je suis généralement CONTRAINT de faire une sieste de vingt minutes, d'où le hamac. Les pirates ont des tocs. La rallonge, la pierre poche gauche, le chasse fantôme , les breloques et finalement le hamac.
Le jus est parti. Lost in the wind.
Impossible d’arquer après la vaisselle. C'est pourtant un grand moment de zénitude et d’introspection.
Ne parlons pas de dopage au kawa l’aprèm, sinon c'est la digestion du canard garantie.

Quand il fait moins chaud, ce qui est courant sur ce mois de juillet  pourave, on se tapent nos huit bornes par les chemins ,voire cinq le jour où mon souffle est au placard ou bien mes articulations trop chouineuses avec le foutu yoyo du baromètre.

La journée file ainsi.

Au début, plein d’espoir, je pensais faire mille choses. Reprendre l’aquarelle, lire beaucoup, passer mon permis moto, non ! bateaux. Et tout un tas de choses que j’ai rêvé de faire le jour où … 

j'aurais le temps.

Mais le temps vieillit plus vite que moi. Il se consume si vite qu'il me laisse peu de loisirs, une fois les nombreuses affaires courantes réglées.

J’ai quand même reconditionné mes Stan Smith cette semaine. Nouvelle semelle confort Decathlon, lacets super U, peinture bombe de chez Action et renfort de la semelle, creusée jusqu’au talon, au pistolet à colle. Comme neuves , reparties pour dix ans, elles.
Le tout pour moins de vingt queusses , la bombe à 4€ ayant servi précédemment à un refresh de panier vélo et je ne sais quelle autre retouche de blanc dans le mobilier.

Mais je stoppe mon inventaire à la Prévert. Il est dix huit heures, le chien a mangé la même marque de réveil que le crocodile du capitaine Crochet. Il fait un sitting en travers de la porte de la cuisine. Il a faim.  Après il va ronfler jusque vers deux, trois heures où il faudra sortir en urgence.
Peut-être même une seconde fois vers quatre heures quand il s’étouffe à force de tousser.

Pile un an que j’ai arrêté de taffer.

Je ne sais plus quel jour on est, ni même comment j’ai fait pour assurer le travail si prenant, avant.

 Forgot.

Là, sous le hamac, je regarde longuement des dizaines d’abeilles sur les fleurs de trèfle. C'est un balai lointain, plus hypnotique que passionnant. Comme ma vue du monde d'aujourd'hui dans la lucarne.


En profiter un an c’est royal non ?
Mais je papote et cela ne nourrit pas le chien.

A plus.