Les vieux cons de flibustiers ça se tient coi. Ça évite le bruit , la fureur.
C'est usé. Trop fatigué
Mais voilà, il y a deux ans , lors de l'espace temps COVID, les éboueurs étaient des héros. Les seuls à sortir pour affronter les rues et le virus lors du couvre feu.
Les enfants leurs faisaient des dessins, on les acclamaient le soir.
Deux ans.
Et cette semaine avant le 49.3 si prévu, normal non ? les députés tiennent à leur régime spécial et à leurs retraites.
Une pluie des médias, le petit doigt sur la couture, se répandent sur les rues des grandes villes abandonnées au rats et peut être même à la peste et au choléra.
La servilité de ces gens n'a d'égale que leur mauvaise foi.
Monter à Paname pour manger sur Châtelet avec une de mes filles préférées, je me suis fait la remarque dans cette rue, avec ce sens unique.
La rue française.
Elle de retour la rue.
Les choses vont prendre un tour nouveau. Rien d'aussi festif que les seventies.
Loin s'en faut.
J'ai mal supporté cette hargne contre ces courageux en grève.
Alors je la ramène.
Voilà .Mars 2023.
La révolution, celle du #Courlu est elle pour dans deux jours, l'autre n'aura pas lieu, mais le temps va se gâter pour ceux qui n'écoutent pas.
Ce matin j'ai mis mes bottes et on est sorti dans le vent avec le vieux Buck.
Arpenter la lande.
Comme si le fracas de la mer et du zeph m'avait manqué.Et cette sournoise pluie qui noie mes lunettes.
Du coup je les glisse dans ma poche mes satanés yeux.
Juste un peu plus de brouillard.
Tiens, une voile noire au loin qui se dépêche de rentrer avant le gros grain qui se pointe.
Mon compagnon de ballade a de plus en plus de mal à arquer.
le roi des landes.
Je l'attend patiemment. Il fait semblant de renifler de longues herbes recouvertes de perles de pluie pour gagner quelques instants de pause pour son train arrière.
On fait un couple du tonnerre.
Des nouvelles du monde, le retour de cette eau est ma préférée. Je n'ai rien lu sur l'augmentation générale des salaires.
On continue de noyer le 🐟
Dans les infos régionales un jeune agriculteur en manif pour la première fois le sept dans un patelin du coin, précisait que ce n'était pas pour la retraite, qu'il ne verrai pas, mais plus pour l'inflation et l'inaction contre le réchauffement.
Donc le monde de dans dix ans à la vitesse ou ça part en sucettes et l'inaction des institutions et de nos représentants.
Du coup je trouve que la maxime sur le bon sens paysan n'est pas usurpée.
Je pense que la grogne prend une forme bien plus générale.
Ce mouvement est plus silencieux et partagé que celui des GJ.
La renaissance est bien mal engagée, la couleuvre de cette réforme ne sera pas avalée et va l'étouffer.
Mais je rêve en regardant l'écume et le chien tente de prendre un raccourci pour rentrer. Ce filou apprécie moyen l'ondée.
Je tourne le dos au vent qui force et nous reprenons notre sortie du jour sans croiser âme qui vive.
Que des caisses bombardant sur la route côtière a la recherche de saint Gasoil.
On est sorti indemne de février. Mars nous ramène le printemps. Je vais l'apprécier plus intensément, j'ai l'impression.
Sinon j'ai niqué les processionnaires sorties sur février
. Mais je n'aurai plus à m'en charger. Un couple de mésanges a investi un des deux nichoirs que j'ai bricolé l'an passé.
Mars, le retour du Courlu. Cette année il gratte un jour, il arrive le 20 mars. Voilà qui est dans l'air du temps.
Cette année, le cru pourrait nous filer la fièvre. Pas une goutte d'eau.
Jamais vu.
On nous bassine d'informations sur un clown enfariné jusqu'au fion, mais on survole la catastrophe annoncée de l'eau.
Comme j'y peux rien, j'arrête de biler.
J'ai jamais eu autant d'oiseaux depuis que je leur remplis le cache pot le Matin.
Merle, moineaux, verdiers, chardonneret…
je ne pensais pas qu'il y avait une telle diversité dans le périmètre.
Depuis l'invention des outils électriques et des nacelles sur camions, les arbres 93600 se réduisent comme des peaux de chagrins.
La taille caniche ou 'bouffon d'olivier' semble être le must de cette fin du monde.
De toute façon y a plus d'eau. Les arbres privés de nappe phréatique avec les cuvelages bétonnés du secteur sont bons pour être décorés de croix de bois.
Peut être est-ce ce qui pousse tous les oiseaux à venir taper la graille AT home.
Comme je zone un peu ce matin, une pluie de perruches vient réclamer.
Je me dépêche de ré armer le distributeur, la pétitionnite étant une autre fièvre des faibles diminués du coin.
Les mésanges sont plus rapides que les oiseaux de pirates. Quand aux grives elles se posent en groupe du côté du billot ou j'ai pilé la tartine trop grillée ce matin. Ma grand mère d'un coup de neuf en dézinguait cinq d'un coup par cartouche, marmaille en train de lui piller son bigaro en pleine saison. Ensuite on mangeait du pâté.
Autre temps.
Des fois j'ai même l'impression que c'était une autre planète. Avec les moins dix l'hiver, les potagers de légumes et la radio branchée toute la sainte journée.
Comme vous savez qui. Pas de noms 😉 on est entre blogueurs.
Ça ne s'améliore pas. Aujourd'hui j'ai fais le Huber familial because c'est jour de grève.
Une grève justifiée d'ailleurs.
Bon je prends l'autoroute et cale le régulateur a soixante douze. Jour de pollution aux particules fines, c'est affiché partout. Mon bolide sur la file de droite, je regarde le compte tour plafonner zéro sept et j'essaye de reprendre des réflexes d'homosapiens automobiliste, y a un petit moment que je me déplace plus qu'en spad ou à pied.
Quand je sors, ce qui est aussi assez rare.
J'ai atteint le level ermite, sans forcer.
Ma dunette est un vrai musée, avec le tour du monde de ma life.
Avec, par exemple, un autel pour mes chevaux, mes chiens et quelques ancêtres photogéniques.
Reprenons.
D'un seul coup les yeux perdus dans la brume matinale de Waze je me dis que l'homo Erectus est un fiefé individualiste.
Je suis le seul à droite à me traîner à septante à l'heure.
Je viens de percuter. Je suis un vieux con réac.
C'est à qui appuiera le plus sur le 🍄, un défilé de Prost, Senna, Schumacher.
Même les camelards et le camion des gadoues me doublent à quatre-vingt.
Chacun pour sa gueule et mourrons tous ensemble.
QOTD
Du coup ça va me faire une note facile sur le sens commun et sur l'avenir de cette planète.
Je sais. Le battement d'aile d'un 🦋 au coeur du neuf trois ne fait pas toujours une tornade au texas.
Il n'empêche je suis grave pessimiste pour un samedi.
Quoique la musaraigne à qui j'ai viré le nid sur la fenêtre de la cuisine, que cette chipie avait concocté pendant mon absence dans une boule de chiffons abandonnés sur le rebord, fera une jolie note d'optimisme pour finir ce gribouillis de Février.
Je vis désormais reclus comme un jedi du bout du monde. Mes deux principales préoccupations sont le contrôle de mon souffle et maitriser la force; du vent lors de mes longues marches avec le tout aussi senile Buck le chien.
Bon nourrir les oiseaux aussi. Important .
J'ai même oublié de fêter les dix sept ans de ce blog. Quoique. A dix sept ans j'étais déjà barré aussi pour mon anniversaire .
Ce 31 janvier j'avais décidé de prendre le temps de faire une troisième note sur ce mois, histoire de redonner du peps à ce blog et de confirmer mes bonnes résolutions.
Je prend plaisir à griffonner au stylo plume avant de retaper sagement sur blogger.
Et puis finalement j'ai rangé le pc vers dix neuf heures, jeté la boule papier de la note au feu, histoire de regarder les actualités, sur cette journée de mobilisation.
Ermite mais pas à donf.
Du coup en écoutant d'une oreille je me prépare un gratin de chou-fleur. Dernièrement,je prends aussi plaisir à cuisiner avec l'aide de marmiton.
La mobilisation est réussie.
Est ce que le banquier va en tenir compte ?
Je passe à table à la fin des informations.
Je prend un bout de viande ,puis une fourchette gourmande de chou, mâche le tout rapidement et avale.
Ça passe pas.
Je tente de recracher, rien a faire . Bloqué dans la gorge.
Putain.
Boire. Ne passe pas.
Les deux doigts, vomir, nada.
Quelques longues minutes.
Cette gène qui ne passe pas.
La chaleur monte d'un coup. Du mal à respirer.
J'ai le réflexe de déverrouiller la porte.
Je m'allonge sur le canapé, enlève mon écharpe, dessere ma ceinture et tente de respirer.
A ce moment le Bosco m'appelle et vu comment je choune ,m'implore d'appeler les pompiers.
Sentant que je perd pied je raccroche et appelle le 112 en me plaçant en PLS, vieux réflexe de mon secourisme appris dans la 78.12
Le temps que je tente de discuter avec l'opérateur et le médecin, la situation s'améliore. J'arrive à déglutir. Le médecin me fait boire.
Ça passe. Je suis gêné.
Je m'excuse du dérangement. Je raccroche.
Finalement je vais la faire ma note.
Ça sent le sapin la rédaction du blog sur ce sale mois à venir de février.
Lâchez rien pour les retraites.
Regardez, cas d'école, je suis pas sûr de passer soixante six.
Un vendredi soir sortie en famille pour allez manger des ramen derrière la place Clichy. Comme il était tôt,le quartier maître, reine de la lecture, nous entraîne dans une librairie.
Je ne savais même pas que ça existait encore.
Diable bigre le bougre, j'avais presque oublié le côté boîte à bonbons de ce type d'endroit.
Évidemment on me perd tout de suite.
Finalement, je n'en prends qu'un après avoir longtemps hésité à me faire une pile vite fait.
Mais étrangement, je n'ai plus beaucoup le temps de lire. J'ai réduit drastiquement le temps PC mais il me reste une somme de choses à faire IRL.
De quoi demander une seconde vie, en bonus.
Et puis le Bosco avait chargé le panier avec des livres pour ses petites nièces, la si jolie série CHI et évidemment, le dernier Nothomb, pour elle.
L'achat de livres reste un luxe.
Je tourne deux ou trois postface et repose. Notamment le livre en photo tête de gondole et ne garde que le 'sacre des pantoufles' dont la couverture me représente, gros greffier en chausson.
Las, en caisse comme par hasard, sur ma gauche une pile de ce 'traité sur l'intolerance ' a deux jours du sept janvier, je me laisse faire.
Il n'est pas épais et bien que j'ai fais voeux de retraite, humer l'air du temps est une gourmandise.
Je ris avec la caissière qui me précise que c'est une technique de vente.
Me voilà donc, moi aussi, victime du prosélytisme.
Je l'ai lu en premier.
Bien écrit. Des références à Voltaire qu'il faudra bien que j'aborde un jour via le dictionnaire philosophique.
J'avais déjà écouté deux fois ce quidam dans le poste, mais ce fascicule est a mettre entre toutes les mains.
Je vais sûrement me faire quelques inimitiés chez ceux qui ne l'ont pas lu.
C'est très curieux comme à un âge déjà avancé, quand on a la baraka d'être à peu près en bonne santé on ne voit pas le panneau exit.
Il y a bien quelques signes avant-coureurs comme ce maudit escalier, la perte d'une ratiche ou deux, et cette propension à faire la sieste après déjeuner.
Certains capture leur âge dans le regard de leurs enfants, petits enfants, filleuls.
Moi je le trouve dans les loulous de ma génération que je recroise de temps en temps.
A ce propos j'ai le toc du boulevard.
Mais peut être ne connaissez vous pas LE boulevard de Strasbourg.
Galerie commerciale à ciel ouvert d'#ASB rivalisant largement avec La vallée Village d'après nos @#}$¥π de représentants élus.
Bref.
Cette artère centrale est transformée le dimanche en marché, presque aussi vieux que la ville.
C'est là qu'à la recherche du poireau qui manque à ma soupe je laisse libre court à ma gentille névrose.
Reconnaître au milieu des visages camouflés de rides, un pinko du collège Gérard Philippe.
La chasse est dure.
Beaucoup se sont enfuis. Ou s'enfuient encore de cette ville remplies de Fangios des sens uniques.
Mais sur cette photo en tête de gondole j'en croise encore deux ou trois.
Des fois.
Je me dis pitin, si j'ai pris aussi cher que lui !
Ou;
Il a pas changé, même mieux conservé le tarba, lui il a pas pris l'option bide de bouddha.
En fait la, la conscience me revient et j'abandonne mes seize ans.
Pour basculer sur 2023, on s'était réunis avec une bande de natifs 93600 désormais dispersés dans toute la France. C'est un rituel pour ceux qui ont réussis à franchir la folie des seventies.
Hébergement au cœur d'une forêt un peu comme dans blanche neige.
Sauf que c'est nous les sept nains.
Ce fut un réveillon très agréable, chacun ayant ramené des spécialités de sa région.
Moi un peu bourrin, je pensais apporter des pétards, BOUM 💥 hein, pas d'la beuh, mais dans ce trou perdu il ne les font péter qu'au quatorze juillet et pas à chaque fois que la baballe rentre dans la cage.
Finalement j'ai emmené du Clément, ramené de mon dernier bord 🌴, c'est moins local mais ça botte les flibustiers.
les Basques ,Lyonnais, Varois et jurassiens ont eu autant, voire plus de succès avec leur victuailles et gorgeons.
Il y eut quand même une particularité cette année.
Nos hôtes étaient avec moi en seconde à Jean Zay.
La campagne conserve ils avaient pas bougé d'un poil, à part pour le keum la tignasse de l'époque devenue barbe grise comme bibi .
La première chose que je lui ai dit c'est :
Cinquante piges après, ta voix n'a pas changé !
Et on a explosé de rire, un brin couillon, comme quand la prof de physique c'était cassé la gueule de l'estrade et que, dans un silence de cathédrale, les deux golios au fond à coté du radiateur avaient explosé de rire.
Le rollback des retrouvailles et des souvenirs associés, madame ayant été un de mes premiers flirt sérieux, m'a écrasé menu, façon confettis, sur deux mille vingt trois dans un remake de retour vers le futur, mais sans la Delorean DM-c 12.
Depuis début janvier, j'évite donc les miroirs et passe un temps exagéré à promener Buck le chien.
Rien à faire, mes seize ans viennent de mettre les bouts.
Me voilà presque adulte, il était temps, y a plus de saisons 😉 mon bon monsieur.
C'est le reproche le plus fréquent qu'on me fait dernièrement. C'est presque le seul.
Tu ne dis rien !
J'acquiesce en hochant la tête.
C'est vrai que #IRL ou ici je ne jaspine plus beaucoup. Je suis devenu un taiseux de première. Est ce cela le fameux privilège de l'âge ? Regarder le monde et ne rompre le silence que par un éclat de rire aux accent de Nicholson quand les choses du quotidien me paraissent ubuesques.
Bref. La contemplation des oiseaux du jardin et mon mutisme sont la marque de fabrique de cette année.
Mais ce n'est pas ce qui m'amène.
Je reviens pour la S01EP02 de la boutanche de maja.
Des deux notes de cette année ce n'est pas celle qui rebondit le plus. Vous préférez la sorcellerie. Mais à la fin du premier épisode je demandais à la jeune fille de m' envoyer un mail si elle avait des news de la nouvelle version de sa bouteille remise à la mer.
Point.
Et bien cette semaine j'ai reçu sur mon mail de pirate des nouvelles du flacon.
Dix novembre je glanais des plastiques sur la grève mon passe temps préféré désormais quand mon mail a fait ding !
Ne voilà pas que la boutanche a de nouveau été récupérée entre Tarnos et le Boucau, dixit vers l'Espagne m'écrit elle.
Curieusement cette nouvelle m'a fait sortir de mon mutisme . J'ai même réveillé le Bosco qui exceptionnellement faisait un brake dans le canapé.
La bouteille a été retrouvée !
Elle m'a regardé comme si je lui parlais du rachat de Twitter par l'homme de Mars.
En tous cas Maja m'a dit que sa bouteille était partie de l'île Segal. Passage devant chez David, 107 Miles avant que j'échange son enveloppe plastique contre un récipient en verre.
Relâchée au trou du souffleur avec son bouchon Nesson elle est descendue jusque chez les croques maïs et surfeurs sometimes doués. 310 miles de plus soit presque huit cent bornes en tout. J'espère que les kayakistes qui l'ont pécho on eu l'audace de remettre la dite bouteille au dieu gulf stream.
Ce serait cool d'avoir des nouvelles depuis le Sénégal ou le Cap Vert.
Franchement ce serait une belle note pour clôturer ce blog.
A moins que la boutanche de maja n'arrive sur le sable noir d'anse céron pour me refaire sortir de mon silence pour une dernière histoire sortie de la mer.
Autres temps, Je pense pas que leurs darons les déposaient en voiture.
Surement pour pas qu'ils deviennent des personnages de Wall-E.
Et qu'on soit obligé d'installer des services comme bise et zou pour fluidifier le trafic devant les établissements scolaires.
Bon je souffle l'idée pour devant la protectorat Saint Joseph. Fluidifier le traffic rue Jacques Chirac serait une bonne chose. heu.. c'est pas le nom de cette rue la. je perd mes repères. bref devant l'artère deux voies qui descend du vieux pays.
mais je m'égare encore.
Il me semble que ces photos soient de la primaire du pont de l'Union.
Hop sur le ternet.
Sont ils encore par la les copains d'avant ?
Combien d'Aulnaysiens seniors dans ces quatre photos crèchent encore dans le périmètre ?
Au tamaris peut être ? ou au cèdres ?
Sont-ils partant pour la merveilleuse barre de la résidence Croix blanche ?
Nous verrons sur les coms
Je reviens.
Si je yoyote pas, pour fêter noël place Camélinat, ha oui ça c'était avant. je remet pas le nom, place , place, enfin la ou ils bétonnent tout
A part les hipstershistoriques de ma blog Roll, ça gigote plus beaucoup la blogosphère privée.
De mon côté, j'ai plus d'histoires à raconter.
Les plus importantes ont déjà été listées ici. Les autres, en dessous des dix pour cent de l'iceberg, ne sortiront pas avant la déclassification dans quarante ans, un moment que j'aurai nourri le plancton.
Je dois avouer que je me lasse du net.
Ce qui me prenait six heures par jour, ne me tanne plus que vingt minutes, matin et soir.
Tout est si prévisible et redondant dans cet ocean !
Alors je profite de la fin de cet été caniculaire, dont je garderai moins de souvenir que celui de soixante seize.
Mais il vous faudra attendre la déclassification pour en savoir plus sur l'été de tout les étés.
Seventie six.
Sinon.
Buck comme bibi vieilli dur. Cela me peine plus pour lui que pour moi. Je le regarde, allonger de tout son long dans l'herbe jaunie. Profitant du soleil sur sa carcasse.
Fini les vingt bornes à travers bois. La moindre ballade l'épuise. Je fais guère mieux, huit bornes et je commence à claudiquer.
Cette semaine j'ai tenté la carriole derrière le spad.
Louée pour l'occasion.
Ça bignolait dur à gauche et à droite . Aboyant en croisant les carlins à sa mémère le long de la promenade et les quelques nicheka qui existent encore.
Les frisés royaux n'ont plus la côte , on en croise de moins en moins. La mode est au beagle.
Moins de tonte. Mais gare quand vous le promener dans les bois, le moindre fumet il disparaît...
Revenons à blabladog . Il en fait sourire certains, voir carrément se moquer. Mais le bougre a apprécié.
Moi un peu moins. 38 kilos de barclé en sus ,faut passer en petite vitesse.Il y a des côtes dans le périmètre et j'ai craché mes mal barrés de soixante seize.
38 Degrés . C'est à peu près la seule chose que je vais retenir de cet été.
Pas un brin de zeph et des mouches agressives. Je radote un peu mais on dirait vraiment un film de Sergio Leone.
Ce Périgord Vert est un endroit dont l'espace temps n'est pas le même que dans mon Homeland.
Il y a une vente de producteurs locaux . Avec de grandes tables en bois de pins pour déguster les dits produits locaux.Au milieux des gens locaux. et pas que.
Comme d'hab on a pas un flèche de liquide sur nous. A force de vivre au pays du sans contact on a oublié le bruit du papier qui claque.
Et la chez les producteurs, le terminal de paiement est inconnu.
Il y a une rumeur comme quoi certains vous le subtilise , l'échange avec un autre et vous taffez un mois pour des nèfles.
Bref je demande au Tabac ou trouver un DAB, enfin un distributeur, car au lâcher du mot DAB, il me regarde comme si je causai Shakespeare.
Où la la , pas avant Nontron.
Mince quinze kilomètres de routes départementales ou les limousines traversent la route et ou on comprend le terme de virage en épingle.
Qu'à cela ne tienne. La viande est appétissante, des immenses pavés qui ressemblent a un rôti et les brochettes de 🦆 du stand voisin, longues comme mon bras à un prix défiant le prix le plus bas d'un fast food connu. Ça nous pousse à tenter l'aventure
En route pour la ville des couteaux. Ici le paysage est silfa. Pâtures, bois, et hop un étang, pâtures, bois etc...
Sur une longueur de pinède, ne voilà pas une auto stoppeuse, blonde , en mini jupe , dans les septante bien tassé, repeinte comme ma première tire.
Je m'arrête. le Bosco descend pour lui laisser la place du mort.
Elle ne montra jamais derrière avec la danse de saint Guy que fait Buck dans le coffre.
Elle lui montre un point par terre
Je pense que la bête est blessée, qu'en pensez vous ?
Je sens l'embrouille (qu'est-ce que je suis un vieux con pessimiste)
Mais non, lui répond le maître à bord,c'est une fouine , elle est morte.
La dame se pose alors à côté et on repart vers le village voisin ou elle explique qu'elle s'en est extrait pour aller manger une glace au village a coté mais que le retour est un peu dur sous ce Cagna.
Je vous le dit l'espace temps est différent. Ici.
Elle nous rassure sur le changement climatique, nous indique l'épicerie pour nos biscottes du matin et on repart vers notre fontaine a billet après avoir posé la sorcière.
Je suis désolé, la mini jupe n'y fait rien, septante , une coupe de douille échevelée et une fouine canée, no way, c'est une circée.
La suite de l'histoire est aussi simple. On refait quinze bornes dans l'autre sens. On passe une super soirée à boire de la bière locale Pâle Ale brassée par des Anglais, et un cornet de glace maison d'une recette de la meme isle, qui tombe pile après la délicieuse brochette de canards tout aussi locale. Tout est succulent. Et moins cher qu'un sandwich Gare du Nord.
Quand on rentre dans notre home temporaire, le Bosco calcul tout de suite la grenouille qui sèche sur les cailloux en plein soleil tentant désespérément d'échapper à l'escalier.
Bien sûr c'est de mon ressort de l'attraper avec un verre et un papier, je lui met un peu d'eau, n'oubliez pas les 38°. Dans les yeux de miss rainette je crois voir le reflet de la stoppeuse de tout à l'heure.
Je la pose au fond du jardin, mais elle met un temps à sauter dans la sauvegarde de l'herbe.
Elle me regarde curieusement, comme l'orvet que j'ai sorti de la brûlure du bitume fin juin.
Il grillait dans le caniveau lors de la première canicule
Je l'ai humidifié avec l'eau du chien que je promenais et, au moment de le relâcher il a fait pareil. Il m'a scruté un long moment.
Un orvet, une grenouille 🐸 et une sorcière au fond des bois.
Je me demande ce que me réserve la canicule de cette semaine.