03 octobre, 2026

IWAK-3-2026 MINIATURE

 

Déja ça va être une note miniature. 
Le trois octobre est presque passé, entre le marché, ma première séance de tir et le film ‘bonne conduite’ déjanté comme je les aime il me reste peu de temps pour traiter mon sujet.
En plus je ne vois plus si bien, quoique sur cinq cartouches, je ne fais que deux trous miniatures ou elles sont venues se loger.
Ici de miniature, il y a ces coquillages que le bosco passe du temps à ramasser. 
Elle ne les trouve que dans une crique particulière.A bord, on appelle ça des nez de cochon. 

Mais le vrai nom est trivia artica, ou grain de café rose aussi. Personnellement je trouve que ça lui va moins bien que nez de🐽, parce que j'ai pas souvent vu des grains de café rose.  Mais je ne vais pas créer une polémique miniature ici.
Il est assez dur à débusquer dans la masse de coquilles en tout genres. 
Surtout quand on ne veut pas déranger les bigorneaux qui font des encombrements pour aller je ne sais où !

Je pense qu’il devait servir de monnaie à une époque , sinon je ne vois pas l'intérêt de perdre des heures à en ramasser une paume.


Ensuite ces bénitiers miniatures sont entreposés dans un verre à schnaps dans le buffet. 
C'est la photo en tête de gondole à côté de la voiture de pompier MINIATURE . 
Quand des enfants passent l’été. 
Ils pillent le stock. 
Pourquoi ? C'est un nouveau mystère.
Mais les enfants, ces adultes miniatures désormais, sont souvent mystérieux à mes yeux.
Sinon de miniature et vu que le temps presse je ne connais que la chasse au crocodile miniature, je suis sûr que vous l'avez pas, je vous explique.


Bon il vous faut : un crocodile, une pince à épiler, des jumelles et une boîte d’allumettes vide, bien sûr.


Vous vous approchez du saurien, vous le regardez en inversant les jumelles , il est tout mini riquiqui. Un lacoste miniature. 
Vous le prenez délicatement avec la pince à épiler et hop dans la boîte d’allumettes.
Faut pas le laisser trop longtemps, ou faire des trous dans la boîte pour qu’il respire.


@Demain





02 octobre, 2026

IWAK-2-2026 RELIC

 

Le thème du jour et le mot relique. 
C'est un thème parfait pour moi qui en suis presque déjà une. 
Mais c'est surtout parce que j'habite désormais dans un endroit où les reliques se bousculent. 
Je vous en ai mis une impressionnante en tête de gondole. 
Dans ce pays de pierres, de brumes, vents et légendes, elles ont traversé les siècles comme témoins muets d’un autre monde.


Certaines ont été recyclées, il fut un temps, comme ce lavoir, avant d'être abandonnée à l’arrivée du messie du lavage du linge, la mère Denis.


D’autres auxquels on attribue des pouvoirs surnaturels sont toujours l’objet d’un culte discret, même si, les religions se substituant en six mille ans,  elles ont été recyclées elles aussi.
Certaines sont cachées dans le mur des chemins creux. c'est mes préférés.


Je reste persuadé qu’elles forment une sorte de réseau oublié.
D’autres apparaissent aux grandes marées, comme les repères de l'Atlantide. 


Mais toutes les reliques du coin n’ont pas dix mille ans. 
Certaines sont à peine plus vieilles que moi. Donc à peine plus de cent ans. Le style est différent, mais elle résistent au temps.


 

 Il y en a même des bien plus jeunes que moi. Quoique depuis qu'owen a perdu sa totote il doit bien taper les dix huit piges vu la corrosion de la tétine plastique .

 


Enfin je ne saurai évoquer les reliques sans parler des miennes, de celles que j’ai ramassé, toute ma vie comme le Petit Poucet. 
Bien sûr il y a ses fameux galets ronds, dont un traîne toujours au fond de ma poche gauche.
Comme mes pantalons sont un peu usés, je ne suis pas vraiment fashion victim, il arrive que de ma poche trouée le galet s'échappe.
Impensable de sortir sans mon gri-gri, j’en ai toujours d'avance dans ma dunette  
Mais une fois dehors  que faire, s’il disparaît ? 
J’ai montré la solution au bosco en sortant Molly il y a peu. 
Le long des chemins ici ou là dans les murs de pierre sèches , j’ai des cachettes de paquets de galets de secours.
Le bosco m’a regardé avec son regard au sourcil gauche levé, puis a lâché :

  • T’est complément fou.
  • C'PaFo.

Sinon comme je suis verni, j’ai même une armoire , un 'bidule' de chez ikea. 
Que je contemple souvent. 


Il y a là les moment les plus importants, contracté dans des objets insolites,  des photos de chiens et gens qui ont compté pour moi.
Un Autel à souvenirs en quelque sorte, gardé par deux ours polaires en cristal .Il y avait aussi du même matériaux, une saint vierge avec les deux ours. 
Mais avec le réchauffement, une brocante l'a emportée.


Tenez en parlant de débris voilà sa seigneurie dans son carrosse et comme souvent tout finit en musique une relique encore



@demain

01 octobre, 2026

IWAK-1-2026 APPLE

 

L'an dernier j’avais dit : iwak je ne boirais plus de ton eau. 
Mais les flibustiers ne sont pas des keums du passé. 
Ou ils ont plus de mémoire, très certainement. 
Et puis cet iwak 2026 annoncé chez matoO ma direct branché. 


Deux raisons :

  • Petit un :  Le premier jour c’est Apple ou Pomme chez les froggy.
  • Petit deux : plein de vaillants blogueurs hésitent à se lancer, car c’est un peu la diagonale des fous du blogging c’t’histoire. 

Faut pisser de la ligne pendant un mois et sur des sujets dignes d’une thèse sur Rackham le rouge.
Je comprends leur hésitation, seuls les meilleurs surnages.  
Bien que je ne sois pas dans le top dix des blogueurs, je le suis dans celui des pirates, ce qui pourrait m’aider, car c'est bien connu, les frères de la côte n’ont pas de parole.
Mais à yé, je louvoie, enfin plutôt je godille à l'ouest.
reprenons.
Donc aujourd'hui c'est le fruit du péché. 
LA pomme. 
En tête de gondole vous avez une reinette d’Armorique, la star du périmètre. 
Cette année avec la multitude de canicules , pas un seul pommier du coin n’en a sur ses branches.
Une jolie hécatombe. Je suis passé sous celui que j’avais sauvé du lierre l’an passé, pas l'ombre d'un fruit. 
Elles ont dû tomber en juillet. Je n’aimerais pas être producteur de cidre cette année. 
On risque de manger de la pomme argentine pendant un moment. 
Voilà qui va renforcer les canicules.
Sinon la pomme c'est aussi pour moi mon premier trente trois acheté au prisunic. 
Il y avait une jolie pomme coupée en deux sur le skeud.Je venais de mettre la main sur mon premier péché. 
En bon forban ce ne sera pas le dernier.
Quelques décennies plus tard, une autre pomme à bouleversé ma vie. 
Pis les vôtres aussi , par ricochet en suite. 
La ce fût un sacré péché.
Ben oui, j’aime bien expérimenter des trucs. 
Steve Jobs, presque un mec que j'aurai pu croiser en Inde, si j'étais pas rester bloqué à menton,  venait de révolutionner le siècle d’après.  


J’ai gardé mon premier Iphone. Pour la pomme, car il y a longtemps que je ne l’allume plus.
le chargeur lui est décoré croix de bois.


Voilà trois pommes pour IWAK-1-2026 APPLE .


Enfin quatre comme les mousquetaires, car je finis souvent en musique et forcément la grande pomme a été une source de morceaux pour bibi. de
Voici donc le Coney Island baby morceau qui à l’inverse de moi ne prend pas une ride…









29 septembre, 2026

Hey Google, ta blogroll est HS , Baurdayl !!

 

Ha tiens ! Un p'tit coup de gueule. 
Y a longtemps, non ? 
Je vous rappelle qu’avant de devenir un blog larmoyant autocentré, ce journal était celui d’un, déjà, vieux râleur.

26 septembre, 2026

Rose le matin...

 


D’un coup je n’aime plus cet été indien, ces jours chaud et ensoleillés qui s’éternisent. 
Je n’ai jamais eu beaucoup de commentaires sur ce blog. 
Perdre un de ces liens d'écriture si constant est un peu comme perdre un ami. 
D’ailleurs cela fait pile dix ans, déjà, putain dix ans ! Il aurait dit, que j’ai perdu Mowgli, un autre commentateur ici, et aussi ami.

Bleck est parti cette semaine, pfffuiiiit, plus la. 

Sa dernière note du vingt de ce vilain mois bottait en touche sur le mot ‘fragile'. Comme une prémonition.
Je le savais malade, mais un menhir d’un mètre quatre-vingt dix, j’avais tenté une passe entourloupe  en commentaire.
Mais voilà, la camarde en embuscade , l’avait dans sa ligne de mire.  C’est notre lot, mais plus les années passent, moins on la cherche. 
Depuis la note de sa fille annonçant son décès, je tourne en rond sur mon azerty. J’ai sorti mon carnet, mon Waterman à cartouche bleu pacifique, mais rien n’y fait.

D'autres on fait des hommages tellement mieux écrit ici , la et encore la.
Moi je reste devant le néant, la page blanche.
On était de la même année ou presque. Peut être est-ce cela. On avait, un peu, la même façon de voir le monde. Peut être est-ce cela. C'est vraiment une sale année pour les blogueurs.
Je vais reprendre mes balades dans le vent, avec, un peu plus de cette alliée de la mort, le silence des vieux machins . Le jour n’est pas levé, il faut que je me bouge. Allez !


Tes commentaires vont me manquer bonhomme, bye !

15 septembre, 2026

Jamais deux sans trois

 Tout a commencé par une chute en vélo. Les chutes sont toujours bêtes. La j’ai voulu faire le kéké avec les racines du merisier au démarrage depuis la remise. On va dire que mon pneu de VAE était dégonflé, j’ai trop tourné le guidon et : 
Bam !  je me suis viandé comme un débutant.
j’ai juré. Mais j'étais surtout vexé. Y a bien soixante piges que je suis pas tombé de spad. Ou alors, comme le reste, j’ai oublié.
J'étais un peu chafouin. Je suis resté une minute par terre, attendant la douleur, mais que dalle.
Tombé comme un sac.
Me suis donné une constance en me grattant la jambe, ce foutu pso se ramène toujours quand il faut pas.
Pas un bruit alentour, je pourrais me fracasser le 💀 pouf, mes piafs après un court instant de panique reviennent à l’ex balançoire manger leur pain trempé.
Je SAIS on ne doit pas donner de pain au piafs, mais la ils ont trop soif . Le 🍞 trempé, c'est comme le ty-pied pour l’homme. Un moyen d’avancer.

L'été s’étire. 
Bien que par bien des points ce ne fut pas mon summer préféré, je ne vais pas encore vous saouler avec le seul qui le fut, j’ai ce sentiment étrange depuis un ou deux jours, de ne pas vouloir le laisser partir.  
Comme si je n’avais pas eu le temps de l’user, avec mes huit bornes de moyenne dans la pampa, soit près de 500 kilomètres, un mini Compostelle en série d’une heure trente.
Comme une fringale , en profiter à donf, avant que les tempêtes ne se la ramènent.
Les matins sont plus frais, mais le temps reste au soleil. Depuis bientôt trois mois on a eu à peine un demi seau d’eau de pluie.
Le jardin est une terre brûlée, et je continue à charger  jour après jour la coupelle que les piafs vident aussitôt. Plus couru que les stations services d'Andorre.


Donc je me lève aux aurores pour vraiment en abuser. J’allonge les balades de la miss de quelques kilomètres. Je vis dehors.
J'écourte la sieste , vingt cinq minutes max. 
Je fais un bon quand la sonnerie du téléphone retentit, persuadé que je ne me suis pas endormi.
J’ai coupé tout mon petit bois, taillé les haies, même si je n’ai pas encore arrimé tout ce bazard pour les affres du vent.
j’attend El Nïno de pied ferme.
Mais y' a rien à faire, cette belle saison va me manquer. 

Et puis je suis tombé aussi hier, en sortant justement Molly. La c'était à pied,  je ne regardais plus le chemin et vouf ! glissade de deux mètres dans la rosée du no man’s land
Pareil vexé. Pas de juron, le coin est trop beau, une cathédrale de nature. Un bel endroit pour se fracasser le 💀 sur une voûte gothique inversée 
J’ai jeté un œil alentour avant de me relever. La honte , c'est ce qui tue le plus les pirates.
En parlant de la flibuste, je ne reverrais plus mon petit cousin de renard 🦊 croisé au début de l’été. La soif aura eu raison de lui. Son cadavre presque momifié gisait disloqué sous un cyprès de Californie. Je vous épargne la photo. magnanime, juste pour ce jour.  je repasserai lui mettre des cailloux, si les goélands ne le débauche pas d’ici là, mais sur le coup choqué, je n'ai pas percuté.
Reprenons, je dois me rendre à l’évidence. Si mon freluquet de corps n’est plus capable d’avoir un certain équilibre, moi qui dansait en haut des arbres. Bigre, c’est que je vieillis dur.
Autant perdre des mots, voire des souvenirs, je m’en tamponne le coquillard, car les souvenirs sont là pour être renouvelés. Comme les notes de blog. 
Mais le moteur, la on rigole plus, je dois me rendre à l’évidence, me voilà adulte. Et il paraît qu’adulte sa file si vite qu’en deux coups les gros te voilà vieillard.

Heureusement l'été n'est pas terminé, même si les brumes du matin annoncent déjà la suite.  Je vous laisse, je suis là à m'épancher au lieu d’en profiter.
Il  y a un pommier sauvage derrière les arbres. 

Je vais faire une compote. Tiens.

Regardez ou vous marchez. 

@+



05 septembre, 2026

Le crapaud rencontre les deux princesses


Effervescence à bord. La quartier maître, venue quelques jours chez ses parents, et le bosco zonaient dans les transats par ce samedi ensoleillé. 
Ça babille un peu, le bosco :
  •  j’irais bien au forum des assoces, voir les cours de boxe ou de krav maga. 
Ces gonzesses modernes sont redoutables. Il faut dire que j’y suis passé ce matin au dit forum, pour le stand de tir, ou je vais certainement passer quelques aprèm d’automne.
Le tir est ma participation au zen. Mon yoga. Ma voie du budo. Je fais le vide, je bloque ma respiration et pouf, dans le dix.
Soudain Miss Molly s'approche du parterre de cactus et gratte le paillis. Le bosco m’appelle, c'est son parterre de choux, déjà bien mal en point avec les canicules, il est interdit de cacher des quignons de pains dans ce périmètre.
Curieusement quand son barclé fait des impairs , c'est toujours moi qui suis appelé à la rescousse.
J’enlève mes mappa rouges, j'étais en pleine gamelles song, reprend LA voix pour stopper mon tunnelier canin.
Quand j’arrive je vois tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un bout de pain sec. Non, non.
Dissimulé dans le rouge et noir des feuilles de plantes grasse un crapaud me regarde.
Au secours !  me disent ses yeux.
Celui là je l’embrasserai pas, j’ai suffisamment de princesses à bord. Et puis par ici les spontaills, ou fantômes locaux, peuvent prendre la forme d'animaux pour vous jouer des tours.
Je vous en ai déjà causé de ce loustic purulent,  à priori il s’est déplacé de sa buche.Je rippe la belle molly, d’un très tendre mais néanmoins impératif :
  • Gajdé !
Et lance aux filles :
  • Le crapaud , les filles.


C’est très curieux la réaction de la gente féminine du bord à cette injonction. Hop la, les voilà debout de leur transat, tout farniente ou bronzette oubliée.
Peut être n’ont elle pas, elles, de VRAI prince charmant dans leur périmètre.
Le bosco ne le voit pas. Je lui dit de garder ses lunettes mais madame fait la coquette, quoiqu'en vrai il se confond avec le sol.
Le quartier maître veut une photo, d'ailleurs c’est celle du dessus. Je lance :
  • Vous devriez l’arroser, il meurt de chaud.
Le bosco prend un verre d'eau et le lui versé à côté.
Il ne bouge pas.
  • Non pas à côté, sur sa pomme 
Elle s'exécute et :
  • Mince il aime ça !

Ben oui, franchement mes princesses n’y connaissent que dalle dans les batraciens. On le recouvre d'une feuille de Sakura, heu... Cerisier. 
On ne dit plus feuille de cerisier, je l’ai vu l’autre jour en achetant un chèvre au marché, c’est feuille de Sakura. Ce n'est pas du rosbeef, je n’insiste pas.
Je lui apporte une soucoupe de pot remplie d’eau à la béstiole.

Protègé du soleil qui tape dur, il ne bouge pas de sous sa feuille.
Le bosco reprend sa place sur le transat, tout en ne le quittant pas des yeux. 
Sûrement l'espoir qu’un bodybuildé genre Ken, le grouillot de Barbie, sorte de dessous la feuille.
Mais pour ça faut l’embrasser. Suffit pas de l’arroser un tch’o peu.
Mais les crapauds sont plein de malices et de magies.
D’un seul coup le bosco bondit :
Il n'est plus sous la feuille ! Il n’a pas pu sortir du carré de la terrasse ! 
Effectivement plus de trace.
Mais moi, dans ce carré  d’ un mètre sur un mètre, je pense savoir où est caché le petit futé sur la photo de tête de gondole.
Et vous ?





02 septembre, 2026

L’influence du Nickname


Je yoyote veugra.
J’ai complètement zappé que je vous ai déjà parlé de ma petite passion pour les pavetons, la fameuse PPPP ou la Pé au carré. 
L’année dernière les choses étaient encore bornées, rien que de très commun.
Je ramassais trois, quatre galets le mois. 
Un peu plus vers la Toussaint ou j'ai pas mal de tombes à marquer. D’une jolie pierre ronde noire, grise, ou blanche c'est le cas de le dire. 
Mais, que celles où je peux me déplacer, les autres j’ai un carnet de bord de pirate, avec un lot de livreurs de chrysanthèmes de haute confiance, la livraison de galets n'étant pas encore un segment porteur.
Mais là, cette caillasse manie, c’est détériorée un peu, enfin accentuée dirons nous.
C'est normal, avec l'âge, les défauts s’emplifient. J'ai un jeunot de poto, enfin six mois de moins, qui tourne en rond, enfin boucle, sur ses conquêtes passées. 
Croyez le, c'est aussi pesant que mes laïus.
Le syndrome du facteur, Cheval le préposé au courrier, gagne du terrain chez bibi.
Enfin dans mon cas , plutôt une empreinte d’un de mes surnoms. 
L’influence du Nickname comme disent les anglois.
Je ne résiste jamais à un juron bien senti en lisant marques et réclames incluant des termes piochés dans la langue du Biznesssss. 
Quand un politique emploie un terme rosbeef, j’éructe !
Sûrement un atavisme d’Eloi, que je ne devrais pas avoir, vu que j'étais pas à côté de leurs tranchées en quatorze, et que mon goût du sucré salé me convainc, contrairement à  lui, de la branche familiale descendante de la perfide Albion.
Je me considère donc comme un ardent défenseur des termes francophones. 
Mais il y a forcément, qui confirme la règle, une ou deux exceptions.  
Ce Nickname en fait partie, que je trouve largement plus rigolo que ce facile franchouille ‘surnom’.
J’ai usé autant de nickname que de doigts de ma main gauche, qui se ferme de moins en moins facilement, mais ce n’est pas si grave,  je ne suis pas gaucher.
En premier à l’époque du collège une contraction doublée d’un segment de mon nom, ou d’un morphème si tu préfères, m’a collé quelques années. 
Mon regretté légionnaire, instructeur d’équitation s'en servait encore à la fête de ses soixante dix ans :

  • BBS t’es très con ! 

suivi d’une  mémorable tape dans le dos sur une clavicule à peine remise d’un fourbe auxerre ou d’une troisième mi-temps de horse ball.
Cette mémoire vraiment….
A la fin de l’adolescence j’ai hérité d’un terme peu flatteur, que j'avais mérité, ado rock chevelu ne sortant plus de sa cave. 
Celui là je vous le mets pas vous allez chambrer. Bande de Haters, puisqu'on jaspine english ce jour.
Puis est arrivé, avant le petit louis qui me suit depuis quarante piges, le mot teuz. Ou toz.
Impossible de me rappeler la genèse de ce diminutif. 
Les vendredis soirs des jeunes travailleurs, génèrent des pseudos oubliés le lundi matin.
Celui-ci devait descendre d’une foirida mémorable, à Bayonne ? mais justement la mémoire ..
Certains vieux potes l'utilisent encore.
Donc ne voilà pas que je découvre au hasard de mes écoutes de podcasts matinaux que ce pseudo  presque disparu, que ce Teuz est un protecteur des pierres dressées dans les légendes, pas si urbaines, du coin.
Il n’en faut pas plus pour que ma comprenette, plus influençable qu’une fan de Lena situation, ne s’approprie la légende.
Donc en plus de ramasser des cailloux, de perdre du temps à remonter les murs en pierres sèches


lors de mes treks matinaux, ne voilà pas que je m’attaque à la protection des pierres dressées. 
J’ai commencé petit, par une enfouie sous les ronces à l’angle d’un sentier.

Assez content du résultat, je suis passé à deux sœurs totalement invisibles du chemin par la mousse et le lierre.


On ne m’arrête plus, je viens de dégager, à la main et à l'opinel une taguée, chemin de rando, toute aussi masquée.


Évidemment cette occupation n’est pas sans risques. 
Le premier c'est les échardes. Je vais prendre un sac à dos et des gants.

Le second risque, le plus embêtant, est la TODO liste du bosco qui prend un certain retard, pour ne pas dire un retard certain.
Le problème de cette vie de patachon est toujours le même. 

Faire des choix .

 
Voilà. 
Une petite note de septembre, ou il fait soudain plus frais le matin,comme sur la photo là en tête de gondole, dans mon no man's land.


Allez tiens une zik sur le départ de la semaine .




27 août, 2026

Abra-K-Dabra

Ma dernière note date de treize jours. Sans être vraiment superstitieux faut que je stoppe la, de suite, ma procrastination.
En approuvant  chez Agathe qu’en lectures Stephen King était un peu moins ma tasse de thé désormais, je ne pensais pas que ça allait m’inspirer mon gribouillis du jour.
Les méandres des deux neurones du pirate ont des circonvolutions très imprévisibles.
Allons-y, je revenais ce jour du marché le long de la départementale avant de couper par la lande. 
À pied. 
Comme d’hab. 
Molly a calculé les moutons en tête de gondole, qui eux aussi la bignolais, se pensant cachés à l'abri du puits.
A l’inverse de Molly ou de moi, plutôt loups solitaires, le mouton est grégaire. 
Le voisin lui ayant fourni, à miss Mo, un os d'omoplate et d'humérus du même animal hier, carcasse qui n'a pas fait quinze minutes, je la garde donc en laisse car son flair n’a d'égal que son appétit.
Et puis sur la départementale, les solitaires humains enfermés dans leurs SUV carbure veugra, pour employer une expression qui n’a pas vieillie, elle.
Je voudrais pas que la patate se fasse taper pour une éventuelle option sur un gigot. 
Je commence sûrement à m’attacher.
Mais je m'éloigne.
Comme d’hab, de nouveau.


Après les cinq ou six bornes de landes, ou ma bombe canine se tape des runs, je coupe par le chemin de la sorcière. Je vous en ai déjà causé ici avec sa mare à sec lors des canicules de cet été,

c'est le seul chemin ombragé, avec des voûtes d'arbres à la Disney comme dans Blanche neige et sa pomme.


La légende de ce petit sentier ombragé rapporte que les écervelés qui l'empruntaient jadis lors des nuits d’hiver étaient attirés par l'affreuse sorcière vers la mare, qui à cette période se confond avec le chemin voire le recouvre comme en février dernier.
Si les malheureux se noyaient pour passer par un raccourci, l'histoire ne dit pas quel filtre magique la sorcière en tirait. Je ne sais pas, la dernière que j’ai croisée préférait les glaces, que les décoctions.
Bref. 
Molly galope devant et saute sur le bord de la mare pour brouter deux herbes qui ont reverdies avec la dernière ondée.
Loin derrière, je râle parce qu'elle va se fourrer de la glaise jusqu’au genoux. 
Et je m’approche du bord pour lui botter le fondement vu que ni mes sollicitations, ni la sonnerie de l’alarme de son traceur ne la bouge du bourbier.
La terre hier grise et blanche est redevenue noire luisante avec la pluie.
A mon arrivée, la miss détale vers le chemin.
La,  je reste coi regardant mes pieds au bord de la vase. Quelque chose d’orange dépasse de la boue 
Des vertèbres , zut ,même des côtes sont remontées avec le retour de l’humidité.


…
Mince la légende serait vraie. Surtout que c'est de l’os pas du tout neuf, mais de belle taille.
Une photo. 


J’extirpe avec un bâton, un pirate se promène toujours avec une makila de fortune, donc j’extrait de la vase un os plus important.
Ouf !


Ce n'est pas un quidam. J’ai hésité un instant, bien long,  à la taille des vertèbres.
Mais qui donc la sorcière a-t-elle encore occis ?
Pour résoudre les mystères, au vingt et unième siècle, il y a le sauveur, Lens.



Pour lui, c'est un sanglier. Ou un cerf de virginie, un chevreuil quoi.
Va pour le chevreuil. 
Cela m'évitera un détour par la gendarmerie. 
Je reprends mon sac et hop on retourne à la civilisation.


Avec le déroulement de cette bien triste affaire, je vais arriver juste pour ma popote du midi.


Je vais faire végé, tiens, une tarte aux carottes ?







14 août, 2026

Rose le soir, Espoir...

 Il ne pleut toujours pas.


Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt.
Allez savoir pourquoi j’ai pensé à cet adage à propos de cette folie pour l'éclipse d’hier soir.

Les gens faisaient la queue devant l’opticien sur vingt mètres pour des lunettes.
Il paraît que la côte était noire de monde. Un foule de quidams, invités par la télé, les RS, les journaux…
J’aurai bien aimé qu’il y ait autant de monde à la manifestation contre les 💩 d’éoliennes qu'ont nous impose par décret au large et qui vont bousiller tout l’écosystème du coin pour nourrir de futur 💩 de data center pour l'IA.

Sur ce coup là, bien que je ne verrai pas la prochaine, je suis resté à la maison.Vers vingt heures les oiseaux se sont tus. 
Le fameux silence de l'éclipse.
Le ciel est devenu orangé, et sans coïncidence de couleur, j'ai démarré ma purée de carottes, les mômes ne devant pas tarder à rentrer.
Ils sont revenus avec un avis mitigé.

A cette heure le contraste est moins frappant que pour celle de quatre-vingt-dix-neuf en pleine aprèm.


Ce matin l’affaire était oubliée.

Il ne pleut toujours pas.


Les hirondelles se regroupent dans la lande. C'est rare de les voir posées par groupes sur des branches de ronciers. Quand on s’approche avec Molly, elles décollent et se chamaillent pour se reposer vingt mètres plus loin.
Ces drôles d’observer ces piafs posés. C'est pour moi une première.J'écris ma diatribe à l'ombre d’un cyprès de Californie, seul point d’ombre d'une pause obligatoire dans ma sortie. 
Ma playlist aléatoire me passe un vieux morceau de Dylan qui me dit que ‘les temps sont entrain de changer’
CPaFo. 

Il ne pleut toujours pas.

La pluie, elle,  est annoncée fin de semaine . Mon voisin n'y crois pas. Il est pas sorti non plus pour l'éclipse. Comme il est pays, je me range à son avis. La pression d'eau est baissée dans certaines communes et on lit ici ou là de possibles restrictions si cela glisse sur Septembre.  Mais bon. Il y avait beaucoup de monde pour l'éclipse.

Mais quand-même,
Il ne pleut toujours pas 

Bon comme disait ma chère et dure au mal grand mère Lucie qui avait survécu à deux guerres... 

  • rose le soir, Espoir....






12 août, 2026

le retour de la cuvette

 

L'ensemble du coin est  placé en niveau 4 sur 4 « crise sécheresse ». 
Les mares ne sont plus que plaque d'argiles craquelées . 

Tout les arbres font grises mines. 
Mon merisier tape sont feuillage d’automne et nombres de haies du périmètre ont un arbuste sur deux de claqué. 

Je vous copie les consignes placardées dans les RS et chez les officiels du périmètre : 
“ Chacun est invité à limiter sa consommation : utilisation d’eau de récupération, douches plus courtes, programmes « éco » pour les appareils ménagers, vérification des éventuelles fuites. “
Cette énième canicule va occire ce qui avait résisté jusque là. 
Le combava pourtant habitué à des températures chaudes se tord les feuilles et les framboisiers, mûriers et même le magnolia vieux de plus de dix piges sont DCD
La paille de la pelouse se mélange à la terre devenue poussière. 
Cela envahit la maison, une fine couche qui recouvre le sol. 
En un mot comme en cent , c’est la cata.
Bon je ne suis pas le plus à plaindre. 
Le maraîcher à côté perd la moitié de sa récolte et le pire c'est que les nouvelles semences ne sortent pas.
Je ne vous dit pas le prix des légumes à l’automne…
Comme je suis encore un peu citoyen, je n'arrose plus et évite la pompe à eau du hameau, déconseillée en cas de sécheresse. 
Je fais un plein de galons la semaine pour le potager.
M’est revenu en zonant, la technique de Mamie Marianne.

Une cuvette dans l'évier récupérait l'eau du lavage des mains ou des légumes.
J'ai mis le bidule en place. En une après-midi j’ai fait deux arrosoirs . 
Certes ce n’est pas de la wasser pour le potager. 
Mais, mes arbustes sont demandeurs.
Voilà,  mourir du feu ou de soif le pronostic est compliqué  pour cet été
j'ai une question, les climatosceptiques sont t'ils tous déjà desséchés ? 
Ou ils se confinent dans l'amnésie écologique ? 
Les oiseaux sont piles à l'heure le matin pour piller leur gamelle d’eau.
Je n’ai pas revu ma rainette, mais je continue de changer sa soucoupe qui se vide tous les jours.
Vu comme c'est parti, je me dis, c'est peut-être mon dernier été , les petits vioques supportent mal la chaleur extrême.
Alors je mets mon maillot de surf de 1976, et whesh je rentre encore dedans. En boudinant légèrement tout de même 😆. Mais où on plonge, il y a peu de pékins pour bignoler.
Ensuite j’embarque Molly et on va se baquer vite fait tous les deux sur la plage des chiens.
C'est le truc bien dans cette modernitude désespérante, il existe désormais des plages pour kiens.
La grosse fait de l’apnée elle essaye de pécho les mulets qui lui filent sous le nez.
Pas de danger, ils sont plus malins encore que les lapins.
Sur cette plage excentrée, j’ai vu il y a quelques jours un plongeur un peu au large, et juste derrière lui trois dauphins barrés à chasser la sardine.
Ils auraient pu le toucher mais je suis sûr qu’il ne les a pas vu. 
Je les ai recroisés les marsouins, en emmenant les moufflets des mioches de mes potes pour un tour en Kata. 
Les gamins se sont rués sur le filet pendant qu’ils longeaient l'étrave à bâbord . 
Ça été un moment magique. 
Le skipper a choqué un peu pour une légère courbe au vent et les mômes ont pu les observer deux minutes.
Ils en oubliaient leurs téléphones.
Moi aussi, je ne me suis réveillé que sur le tard pour une vilaine photo,

alors que je venais d’avoir un carrousel de sauts digne de ceux vu au large du Prêcheur il y à quelques années.
Leur présence si près du bord me fait penser que la mer se réchauffe donc très vite, aussi, ici.