Je ne sais pas vous, mais aux alentours de la Saint Jean je suis enveloppé d’un halo de souvenirs de mes années de chien fou.
C’est annuel et inutile de tenter d’y échapper, c'est un blues que la sagesse de l'âge me permet désormais d’adoucir au lieu de me consumer comme il fut un temps.
Ce weekend je faisais le garde barrière pour un évènement sportif rempli d’une foule de jeunes gens qui passaient à toutes vitesses dans les rues du hameau.
D'où l’utilisation de gardes barrière, armés de gilets jaunes qui régulaient le flot des spectateurs et surtout automobilistes, toujours pressés d’arriver à destination de leur périples, et qui n'ont pas pris l’option patience avec leur véhicule.
Leurs excuses pour passer le barrage date sûrement dû temps où il faisait des faux pour les absences du collège.
Ça a parfois failli tourner vinaigre, mais j’ai encore du coffre , on m’entendrait toujours bien du bout du manège.
Dans toute cette bouillonnante vie de jeunes gens, un ou deux profils ou regards m'ont immédiatement basculé cinquante piges en arrière dans cet été caniculaire de soixante-seize.
Ou peut-être est-ce l’odeur des pins portées par la chaleur..
C'est marrant comment je ne retrouve pas mes lunettes que j’ai posé y a pas cinq minutes.
Jusqu'à retourner la poubelle, smiley ,mais je me souviens de chaque instant de cet été meurtrier.
J’en ai souvent causé ici, je ne radote que de ça l’été. Maintenant je suis ravi d'avoir vécu cette liberté de fin des seventies.
Mes parents ont dû trinquer, mais il faut bien que l’oiseau, rare dans mon cas, s’envole.
J’ai pourtant vécu en suivant, cinquante étés merveilleux, flamboyants et même incredibeul comme disent les rosbeefs.
Il fallait sûrement un élément déclencheur.
Mais voilà sans raison valable, ni événement exceptionnel , à part peut être mon ensemble levis pat d'eph, la nostalgie choisie toujours cette date.
Peut-être vous rappelez-vous dans cinquante piges de cette canicule de 2026 comme moi de cet été 76.

Si la nostalgie aime les canicules, moi, je ne les aime pas mais j'aime votre texte.
RépondreSupprimerTouché, m'dame 👒. Merci . On sait jamais quand on écrit si on n’est pas lourdingue . C'est une petite angoisse régulière. Je vais peut-être ralentir, je trouve que je griffonne beaucoup sur juin.
SupprimerBon j’aime pas les canicules non plus. Surtout maintenant. Je me lève à pas d’heure et je passe mes journées à boire de l’eau. C'est bien l’enfer de Dante qui descend sur terre.
Ma maman a accouché de moi en mai 76, donc c'est à la fois un bon souvenir, et le souvenir d'une période immensément pénible pour elle !!! :D :D :D
RépondreSupprimerEn fait accoucher en Mai c'était nickel, par contre un bébé de deux mois en août septante six , comme dit madame Chapeau, la c'est une autre paire de manche. Je comprends qu’elle est gardée un souvenir de ses nuits agitées. Mais bon quand ma maman a accouché il faisait moins seize à Paris. Ils ont dû faire chauffer la quatre chevaux une bonne heure. vaut mieux le froid que le chaud. D’ailleurs par des températures négative, enfin pas -16, elle me laissait un peu dans le landau sur le peron dehors bien emmailloté 🥶. Cela devait m’endurcir paraît-il j'étais un peu chétif et déjà râleur. Ça n’a pas changé. Mais je me suis indéniablement endurci pour arriver à mon âge canonique.
SupprimerIci aussi, on nous parle beaucoup de la canicule de 1976. C'était il y a juste 50 ans et les médias aiment les coïncidences mais chez nous, cette année ne s'appelait pas soixante-seize mais septante-six.
RépondreSupprimerJe vais garder ce joli ‘septante six’ pour la prochaine fois que j'évoque cette année-là. Bon pas avant l'année prochaine, si le grand krik ne me croque pas d’ici là. Cette année des seventies est un marronnier ici, mes lecteurs vont se lasser si j'abuse. Je pourrais faire ma prochaine note sur l’empilement des poisses ramassées cette semaine, mais je suis bien trop superstitieux pour rentrer dans cette littérature-là. Je rigole pas avec le côté obscur.😱
SupprimerJ'étais haute comme 3 pommes, mais je me souviens fort bien de la canicule de 1976. Le chien de la maison allait spontanément dormir à la cave, et j'étais bien près de faire comme lui...
RépondreSupprimerDormir à la cave est une bonne idée pour le toutou, mais pas pour une enfant haute comme trois pommes. Même en cas de canicule. Il y a des araignées, même dans les caves les mieux rangées. Vers ces années-là, je vivais dans la cave de la petite meulière de mes parents. Il y avait un accès extérieur direct et la musique ne traversait pas trop la voûte en béton. Mes copains passaient,, on écoutait le dernier neil young ou stones en refaisant un monde qui nous a refait finger in the noze en éliminant avant les années quatre vingt une grosse moitié de ces rêveurs adolescents. L'époque était bien plus mortelle que la canicule...
SupprimerJoli billet... Je me souviens de la canicule de 2003. 76' pas né encore.
RépondreSupprimerEnfin je crains qu'on est beaucoup de canicules... A force ça va faire beaucoup de souvenirs...
(je me souviens l'an passé un bandeau de BFM TV : les canicules s'emballent J'ai adoré la contrepéterie)
Merci . Oui je pense qu’il va falloir anticiper rapidement ce genre d’incident. Quarante-sept en fin de matinée. La Bretagne est sous la latitude du sahel. On est déjà à des températures prévues pour 2050, j’ai pas vu les années passées, je vais pas tarder à être centenaire, sauf si je fond avant ou qu'on deviennent anthropophages pour survivre , la on mange les petits vioques en premier 😱
SupprimerOn a davantage parlé de sècheresse que de canicule, en 76, il me semble. Il n'est pas tombé une goutte d'eau pendant au moins six mois. Mais je ne me souviens pas d'avoir eu aussi chaud qu'aujourd'hui. En même temps les souvenirs sont déformés avec le temps.
RépondreSupprimerEn tout cas, la nostalgie te va super bien. N'arrête pas, ne change rien.
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
C'était plus effectivement une sécheresse sur l'année et une canicule sur deux mois. Déjà Avec cinq à dix degrés de moins qu’aujourd'hui ! Les médias étaient moins dans le buzz et puis cela avait surpris tout le monde. Personnellement j’avais moins chaud aussi, un peu plus jeune :.) et la météo n'était pas mon souci, je cherchais plus à trouver du taf pour rester loin de ma banlieue dans ce pays basque ou le stop m’avait échoué . Je n’y retourne que rarement sinon la nostalgie me noie, bien mieux que les gauches de la barre
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