Tout a commencé par une chute en vélo. Les chutes sont toujours bêtes. La j’ai voulu faire le kéké avec les racines du merisier au démarrage depuis la remise. On va dire que mon pneu de VAE était dégonflé, j’ai trop tourné le guidon et :
Bam ! je me suis viandé comme un débutant.
j’ai juré. Mais j'étais surtout vexé. Y a bien soixante piges que je suis pas tombé de spad. Ou alors, comme le reste, j’ai oublié.
J'étais un peu chafouin. Je suis resté une minute par terre, attendant la douleur, mais que dalle.
Tombé comme un sac.
Me suis donné une constance en me grattant la jambe, ce foutu pso se ramène toujours quand il faut pas.
Pas un bruit alentour, je pourrais me fracasser le 💀 pouf, mes piafs après un court instant de panique reviennent à l’ex balançoire manger leur pain trempé.
Je SAIS on ne doit pas donner de pain au piafs, mais la ils ont trop soif . Le 🍞 trempé, c'est comme le ty-pied pour l’homme. Un moyen d’avancer.
L'été s’étire.
Bien que par bien des points ce ne fut pas mon summer préféré, je ne vais pas encore vous saouler avec le seul qui le fut, j’ai ce sentiment étrange depuis un ou deux jours, de ne pas vouloir le laisser partir.
Comme si je n’avais pas eu le temps de l’user, avec mes huit bornes de moyenne dans la pampa, soit près de 500 kilomètres, un mini Compostelle en série d’une heure trente.
Comme une fringale , en profiter à donf, avant que les tempêtes ne se la ramènent.
Les matins sont plus frais, mais le temps reste au soleil. Depuis bientôt trois mois on a eu à peine un demi seau d’eau de pluie.
Le jardin est une terre brûlée, et je continue à charger jour après jour la coupelle que les piafs vident aussitôt. Plus couru que les stations services d'Andorre.

Donc je me lève aux aurores pour vraiment en abuser. J’allonge les balades de la miss de quelques kilomètres. Je vis dehors.
J'écourte la sieste , vingt cinq minutes max.
Je fais un bon quand la sonnerie du téléphone retentit, persuadé que je ne me suis pas endormi.
J’ai coupé tout mon petit bois, taillé les haies, même si je n’ai pas encore arrimé tout ce bazard pour les affres du vent.
j’attend El Nïno de pied ferme.
Mais y' a rien à faire, cette belle saison va me manquer. 
Et puis je suis tombé aussi hier, en sortant justement Molly. La c'était à pied, je ne regardais plus le chemin et vouf ! glissade de deux mètres dans la rosée du no man’s land
Pareil vexé. Pas de juron, le coin est trop beau, une cathédrale de nature. Un bel endroit pour se fracasser le 💀 sur une voûte gothique inversée
J’ai jeté un œil alentour avant de me relever. La honte , c'est ce qui tue le plus les pirates.
En parlant de la flibuste, je ne reverrais plus mon petit cousin de renard 🦊 croisé au début de l’été. La soif aura eu raison de lui. Son cadavre presque momifié gisait disloqué sous un cyprès de Californie. Je vous épargne la photo. magnanime, juste pour ce jour. je repasserai lui mettre des cailloux, si les goélands ne le débauche pas d’ici là, mais sur le coup choqué, je n'ai pas percuté.
Reprenons, je dois me rendre à l’évidence. Si mon freluquet de corps n’est plus capable d’avoir un certain équilibre, moi qui dansait en haut des arbres. Bigre, c’est que je vieillis dur.
Autant perdre des mots, voire des souvenirs, je m’en tamponne le coquillard, car les souvenirs sont là pour être renouvelés. Comme les notes de blog.
Mais le moteur, la on rigole plus, je dois me rendre à l’évidence, me voilà adulte. Et il paraît qu’adulte sa file si vite qu’en deux coups les gros te voilà vieillard.
Heureusement l'été n'est pas terminé, même si les brumes du matin annoncent déjà la suite. Je vous laisse, je suis là à m'épancher au lieu d’en profiter.
Il y a un pommier sauvage derrière les arbres.
Je vais faire une compote. Tiens.
Regardez ou vous marchez.
@+

On tombe quand on est enfant. Devenu vieux, on retombe en enfance. C'est donc logique de recommencer à tomber
RépondreSupprimerMaintenant, le principal, c'est que vous ne vous êtes rien cassé.
J'espère que vous n'avez pas oublié de remercier votre bonne étoile.
Moi, je vous remercie pour les belles photos.