Les mésanges qui zinzibullent et l'odeur âpres du figuier.
J'aime bien les titres un peu pute à clics comme dirait le Bosco.
En fait le père noël, ou un de ses fidèles, m'a ramené un livre d'Haïku.
Un par jour pour toute l'année.
Et ben ouai. Ça a pris. J'adore ces fausses sentences toute simples. Je m'en invente même.
Quand je suis 93600 je lis mon psaume, enfin plutôt verset, tout les matins.
La j'en suis au début de l'été.
C'est vous dire si je suis plus souvent sur ASB.
Ou alors l'été démarre plus tard au Japon. J'avais prévu d'aller vérifier. Mais le monde s'est refermé, la nature est bien faite, non ?
Du coup je sais pas si j'aurai le temps de visiter le pays du soleil levant.
Bref Google n'a pas revu toute l'ergonomie de son blogger pour que je n'écrive plus de notes.
Pensez au travail du petit stagiaire que l'on a mis sur le placard blogger pour se faire la main. Franchement il a bien bossé interface fluide. Bien plus facile que les versions précédentes. Sauf pour ceux qui reste sur leurs habitudes.
En parlant de développeur, le français qui a développé LE bijou pour tout les pisseurs de lignes 'notepad++' c'est fait interdire en Chine.
En plus d'être un AS, il a des opinions politiques et se sert de son éditeur comme d'un https://www.fredzone.org/un-logiciel-francais-interdit-en-chine-pour-son-engagement-en-faveur-des-droits-de-lhomme-notepad-775 voix.
Ce mec assure Liberté , Égalité, Fraternité.
En attendant le soleil levant , je regarde celui qui se couche a l'ouest. C'est le même ? Ah bon !
Je passe ce bizarre été à lire des machins de la boîte à livre du coin ,à dormir et faire des virées pipis dans les ajoncs avec Buck. D'où la tof de couverture.
Voilà voila
La rentrée approche grave masquée et comme tout un chacun je suis pas pressé.
Deux mille vingt l'année qui referme le monde. J'aimerai bien passer a travers jusqu'à la fin de l'année.
La viellesse ne démarre pas par un naufrage, mais par une succession de voies d'eaux.
Tiens, et les pirates aiment pas l'eau.
C'est bien connu. Cette semaine je me suis même fait ramasser d'éponge à rhum sur Twitter.
J'ai ri. Un pirate sans rhum. Non l'eau c'est bien pire.
Mais revenons à la voie d'eaux
J'ai toujours démonté mes spads en deux temps trois mouvements.
Les yeux bandés, idem pour ma bleu, ou mon USM2.
Mais voilà. Le frein arrière du Bosco à lâché. Ici en saison se déplacer autrement qu'en vélo est proprement impossible.
En plus une ville avec un vrai environnement cyclable pas juste une grosse flèche par terre au départ des sens interdits comme par chez moi.
Je suis parti acheter un câble.
Le marchand de vélo ouvert un dimanche, m'a reçu àpres avoir fini le spad sur lequel il travaillait.
Un cable arrière ? Mais désormais ils sont universel. Tenez.
Le universel aurait dû m'alerter.
Début d'aprèm. Il fait beau je tombe la roue. Le câble sans problème.
Mais ensuite tout barre en sucettes.
Le câble ne passe pas les gaines, le frein ne reviens pas et après moult essais vers cinq heures le pas de vis du papillon barre en couille.
Quatre heures. J'ai enlevé le siège bébé, la depuis vingt cinq ans, mais rien a faire le frein reste bloqué sur la roue.
Puis finalement elle ne tient plus. Le pas de vis est flingué.
Le Bosco qui sent que je vais broyer son cheval me propose de le porter chez le spécialiste le lendemain.
voilà la voie d'eaux.
Reconnaître une défaite n'est jamais facile.
Le marchand renchéri avec un sourire, et après nous avoir fait attendre quinze minutes un dernier 'look' sur une réparation.
Faut laisser ça au professionnel !
Vas y enfonce le bouchon maugreai je, Mais bon je suis pas en position de force , hein. Laissons le pavillon en berne.
Après le devis de réparation l'affaire est entendue. Je dois passer chercher le vélo le lendemain.
Dix huit heures cinquante cinq, lundi.
Le portable sonne.
Bonsoir c'est le réparateur. je voulais vous préciser que j'ai passé la journée sur votre vélo. Rien n'allait. J'ai du changer le câble et deux trois trucs.
Merci, je vous dois plus que prévu non ?
Ah non,c'est un forfait, mais quand même j'ai passé un temps fou et il m'enumere tout ce qui n'allait pas...
Comment dire, j'ai eu comme un baume au coeur.
Je me voyais perdu avec ma clef de treize et ma pince Bekro pendant cinq heures.un pro y passe la journée avec tout les outils.
Mes sujets d’inspirations ont surement grillés avec mes neurones sous la canicule.
Tournant en rond sur un thème, entre Alexandre le grand, pas le Fonb 93600 et la catastrophe du réchauffement, finalement j’ai fais un tour dans ma blogroll pour vérifier les vibes.
Ou piquer les tendances du moment.
Et bien le truc c’est le cochon.
D’abord j’ai vu un truc sur france 3, sur les cochons de pays Basques , Les noirs perdus dans une vallée pas ceux la
Car la liberté des cochons d'Euskadi ou même ceux du Périgord noir n’est rien à côté du karma de Léon.
Léon le cochon.
Je suis d’accord il est difficile d’envisager un karma pour un porc.
mais bon c'est un omnivore et un mammifère comme ma pomme.
En plus ce Léon a l’air aussi porté que bibi sur la toilette du matin.
Il n'empêche, il a du avoir des jambons antérieurs si fins pour obtenir aujourd’hui une telle vie de pacha.
Léon le bienheureux. comme Alexandre, dans le film, avec ses sauciflars
accrochés aux plafond.
Je l’ai découvert un jour de brume au mois de juin, dans la lande, je baladais buck. Quand je l’ai vu la allongé au milieu de son espace de vie.
Pile au milieu,attendant le soleil, sur le flanc gauche
rien à battre du iench, ni de moi, il a tapé la même ignore que les donzelles du collège Gérard Philippe de la Sixième 1968.
Je suis pas un flibustier, que le moindre échec taraude.
Je suis repassé Mi-Juillet. il n’avait pas bougé de trois centimètres.
A parfaire sa noirceur sous le soleil de juillet.
pas de grosses mouches vertes, il n’était donc pas mort.
Mais toujours la flemme, comme bibi.
Je suis repassé juste après l’assomption. il y à des fêtes religieuses dangereuses pour les créatures du bon dieu.
Mais non, toujours couché la . En plein soleil.
il y a quand même la quelque chose de surnaturel.
Un pays ou il y a plus de Menhirs que de Uber Eats.
Et ou certaines meufs sont plus tatouées que les sorcières de Salem.
Et je vous parle pas des ballades ou je perd systématiquement mon réseau, pour finir par galérer en tong dans les fondrières et autres ronces à mûres, pour tenter de rejoindre une forme de civilisation et sortir des marais au pif.
Dans les contes c’est toujours des crapauds, voir des grillons qui la ramènent. Raison de plus pour rester circonspect avec cette divinité du coin.
il n’y a plus de doute.
A ma troisième balade j’ai tenté une ouverture de négo avec dieu Merguez.
Un dialogue de sourd.
il
n’a pas lever une oreille. rien a battre de ces touristes de doryphores.
Mais comme il dort toute la sainte Journée , nul doute qu’il se transforme la nuit et hante les bars du coin.
Quoi ? on a vu des choses plus folles sur Netflix.
D’ailleurs un bar qui faisait ‘dancing’ dans le périmètre à fermé, à cause d’un cluster de la covid20, cette maladie nouvelle gorgone, qui résoudra le problème des retraites.
Avant d’éliminer une grande portion des omnivores.
Mais revenons à Léon.
je suis passé a la tombée de la nuit.
Pour la première fois il n’était pas la. Ma théorie prend corp non ?
En fait j'ai mis jour 140 mais je suis sur de rien. C'est tellement le dawa cette histoire de virus anti vioques que je doute désormais.
Nicolas m'a repris sur le 134. Comme je lui faisais une confiance dicotomique, je suis tout perdu.
J'ai fini le maracuja hier soir la pin up d'El camino m'a surement donné soif. Les jus de fruits c'est plein de vitamines.
Mais reprenons
Je continue mon exploration ethnologique des centres commerciaux du monde d'après.
J'avais un pote. Le plus intelligent de la bande qui avait fait des études d'ethnologie.
Il passait sa life à étudier, quand nous autres pour sortir, on faisaient déjà les manuts à Garonor.
Wesh avec mon gabarit j'ai été déchargeur de camions.
je me demande dès fois si ma mémoire part pas en vrille.
En tous cas,à chaque anniversaire il m'offrait un livre épais comme un bottin.
(si vous savez pas ce que c'est qu'un bottin, c'était un truc très utile à louis Barrault en ces temps reculés)
Bref des lectures un peu torturées genre,
Le romantisme noir.
L'intégrale du marquis de Sade.
Passé trente cinq piges,il a pas eu de bol.
Sinon j'ai gardé tout ces livres. j'ai tenté Sade, mais j'ai pas le niveau.
Et pour les ventres commerciaux ?
Et bien hier j'ai arpenté celui près d'un parc d'attraction bien connu.
Une ville sans âme, trop propre pour être honnête, comme un décor insipide qui se voudrait style haussmannien.
Genre place Abrioux, tiens.
Et un centre commercial en plein air avec des marques level plus pour attirer les mouches avec des cartes gold.
Un dimanche moins chaud.
Un petit 26 celsius.
Je regarde les gens accoudés contre la vitrine d'une boutique en bignolant toutes ces vies en plein furetage de l'AFFAIRE des soldes dans cette fausse rue.
Soudain, un détail insolite. Nouveau.
Un bidule post covid attire mon œil.
Quelque fois, on ne peut plus rentrer en faisant une simple queue, chacun espacé d'un mètre.
Non, un quidam vous tend un QR code que vous devez scanner pour saisir vos coordonnées et pouvoir obtenir une créneau d'entrée dans la boutique.
Fort non ?
Même cette soupçonneuse de mousse m'a fait la remarque avec un sourire en coin.
Alors ma parano est justifiée non ?
En tout cas c'est un joli coup marketing non ?
Je me demande si la CNIL a vent de ces amusantes pratiques. De toute façon les prix sont trop chers dans cette via pecunia est pour que j'y laisse mon mail.
J’avais omis un truc dans ma dernière note. C‘est que quand tu
sort d’un cluster, même si tu n’a pas les symptômes tu dois passer par la période de quatorzaine, ou te faire dépister.
J’ai réalisé sur
l’A10 en rentrant pour ramener le bosco près de son port d'attache.
Pas question de
retourner tafer
Pour ce faire
dépister en appelant lundi 26, il fallait compter une place le 8
Août en laboratoire et en insistant. vive le neuf cube.
Autant attendre la
fin du délai.
J’aurai du rester
en Bretagne, ou cinq cent pékins se font dépistés gratuitement
chaque jour.
Mais me voila de
retour masqué downtown.
Cela me rappelle une
bande dessinée oubliée que j’aimais beaucoup, les aventures du
concombre masqué. Était ce pif ou pilote ?
J’ai oublié.
Mais c’était
aussi béton que ce cowboy de Blueberry, dont le nom n’était pas
encore une marque de super beuh, voir le grêlé sept treize, ou Rahan et son
couteau boussole.
Quelle belle époque
pour la bande dessinée.
Reprenons.
Me voila donc ce jour en
sortie du samedi, pour aller chercher du blé pour mes cocottes.
C’est en arrivant
devant cet immense centre commercial, ce gros gâchis de paquebot construit sur des
ex jardins partagés que je les ai vu.
Ce monstre ou il y a
plus d’escalators que de magasins ouverts, ce désert, vestige du monde
d’avant.
Ils manifestaient en
tenue de travail devant l’entrée.
« Faites
l’amour pas les magasins ! »
La formule m’a
plu, bien que très honnêtement, à mon age et dans mon état de
décrépitude, les magasins soit un pis aller.
Les plus vieux
manifestants avaient la trentaine. Le monde d’après qui se profile
à la rentrée s’annonce difficile. Il va falloir un véritable
plan Marshall pour la jeunesse.
Ça m’étonnerai
que notre énarque qui se gratte le nez plus qu’un junkie adepte du SpeedBall
est une solution.
Il y eu Octobre
rouge, j’ai bien peur qu’on est un Septembre bleu.
Mais bon, je suis
qu’un vieux concombre masqué.
Pas vraiment un
think tank.
Quoique je réclame
le port du masque dans la rue depuis le début de cette chiasse.
Allez je vais ouvrir
un jus de maracuja, il fait bien trop chaud.
Cette semaine la
forêt de Chiberta a brûlée.
La ou j’ai passé
un, le, plus bel été de mon parcours.
j'aurai pu vous mettre Hotel California la chanson de cet été la. il y a une version de 2020 a Sydney excellente. Mais cette jeunesse de maintenant fait des trucs sympa aussi...
Je m'en suis voulu. Une
réaction un peu rapide. Il y en a tellement. Sur le coup j'ai eu un peu honte
de tant de haine. Sûrement comme le païen qui a étripé mon chat. Ce tarba a le
sens du sacrifice, mais aucune peur du karma.
Est-il important pour
une guêpe ?
En tout cas c'est pas
une prière qui va arrêter celui de la torture d'un greffier de quatorze ans.
Reprenons.
Le bruit du claquement
sec de ma casquette n'a pas dérangé Bobby entrain de manger ses tournesols.
Ce piaf est un numéro.
Il commence a piailler vers sept heures. Je le sert en graines en revenant de
nourrir les poules et les poiscailles.
A peine il me voit
rappliquer avec ma gamelle de céréales, il s'envole et disparait.
Dix minutes après, il
réapparait avec Madame. Les dames n'ont pas de collier chez les perruches
vertes.
Quand la miss, toute
fine, toute verte, (un vrai canon, sur la tof, non ?) a finie son petit déjeuner, il passe à
table. Bien vite accompagné par deux bébés mésanges qui savent bien qu'il ne
mouftera pas.
Je me suis pris d'amitié
pour ces immigrés psittacidés largués là, au cœur du neuf cube, comme pour
beaucoup, par quelque coup du sort.
Surtout avec ce Bobby.
J'ai oublié le nombre d'années que je le nourri.
On a notre rituel. On
tord le coup pour s'observer. Savez vous qu'il me lâche ses mêmes cris
stridents quand on se croise au Parc Dumont. Ou rue du gros peuple.
On se salue.
On est sauvage, mais
poli. Nous.
En mathématique on
pourrait en déduire qu'on est civilisés.
Mais en mathématique
seulement, la vie elle, elle est plus compliquée.
Ce piaf me fait penser à
un pote. Missing in actions. C'est pour ça que je l'ai surnommé Bobby. Plus on
passe les barres de zéro plus on les engrange les matous et les potos disparus.
La faucheuse danse salement dernièrement. Alors on se tord le coup pour leur
faire des clin d’œils en attendant la fin de la valse.
Enfin qu'elle s'occupe de
ceux qui ne dansent pas.
Je vais tronçonner le
mirabellier demi mort qui ne servait que d'escalier a Iwa pour passer dans les
jardins à téco.
Cela fera tourner la
tronçonneuse. Le bruit va peut être faire frémir son tortionnaire.
Je devais 'monter' à l'agence cette semaine. On dit plus au bureau. On dit plus faire acte de présence. On dit présentiel. C'est le baurdayl.
Bon un mercredi sans pluie. Une occase de reprendre le spad. Dérouiller mes guibolles et faire un peu d'exercice. Je reprend mon reconditionné. J'ai vendu le route motoconfort sur le bon coin la semaine d'avant. Je m'en servais plus et j'ai besoin de place. Un étudiant me l'a acheté. Une affaire. Trente balles. C'est pas le prix que j'avais payé les pneus chez déc. Mais que voulez vous, 21 ans, en master, venu en RER du Kremlin-Bicêtre, ou d'une ville perdue analogue. Pour aller à la fac. j'ai bradé. Mais revenons à ma sortie parisienne. S'échapper des rues d'Aulnay est facile d'où je suis.
Tout de suite, à peine le panneau passé je remarque que la ville de Bondy, elle, fait de plus en plus pour le vélo. La nouvelle piste sécurisée, ou le rebord en granit évite le stationnement sauvage, m'amène jusqu'au canal.
Revoilà la ligne verte. Peu de choses ont changées depuis mes premiers aller retours pendant la grève de 97.
Enfin si. Les graffs sont moins souvent refaits et il y a moins de doués. La plupart en sont au tout début du crayonage à la bombe. Quoique ce petit nouveau est sympa.
Chaque époque ses totems.
Sinon les docks ont été refait depuis un bail et de plus en plus d'immeubles vue canal remplace les usines vides ou les camps de roms. A ce propos,
Ils n'ont pas construit encore sur l'autre berge du decathlon, mais ils vont avoir des surprises dans les fondations.
#jdcjdr
Le canal a été dragué dernièrement.De régulier gros tas de boues séchées tous les kilomètres. La un Vélib première mouture, la un T-max entier et une ou deux autres motos enchevêtrées dans un gangue de croûte marron.
Je n'ai pas le temps de m'arrêter pour la photo je dois être à neuf plombes en inter. Je suis parti a huit heures quinze je dois pas mollir pour atteindre saint Lazare.
Je roule à bonne vitesse. Mes guibolles tiennent. Je serai a l'heure.
Le retour ne sera pas de la même eau. Des le canal Saint Martin des douleurs et un peu mal au cul, avec ma selle a dix €,me forceront à deux arrêts dans l'herbe. Dont un a Bobigny ou j'ai regardé passer une péniche nommée Hoedic.
Comme un signe.
J'ai jamais mis autant de temps pour rentrer. Mais j'ai papoté au soleil trois quart d'heure au téléphone avec ma reum dans son Ephad tout en regardant les sportifs de la salle de sport en pleine air s'escrimer sur les planches pour leurs tablettes de chocolat.
Et pis j'ai jamais été aussi vieux pour la redescendre cette putain de ligne verte.
J'ai acheté mon masque chez le tailleur à côté du boulanger. un joli bleu foncé trois couches de tissus.
En parlant de masques, mon voisin m’a demandé si je lui avait pas taxé ceux distribués par la municipalité. Souvent son courrier s'égare dans ma boîte. Et vice versa. Certes les enveloppes étaient volumineuses et dépassaient des boîtes aux lettres. Mais quand même il y a une limite à la piraterie. je lui ai proposé les miens. il à décliné. smiley.
J'ai abordé ce dé-confinement avec un recul effroyable.
Presque plus de RS, ni de lecture de blogs. Coupé les infos. Passer mon temps à apprécier de faire des choses inutiles, ou presque.
La première chose que j'ai faite d'ailleurs, et qui me manquait horriblement, c'est d'aller courir les bois avec buck.
La forêt d'Ermenonville était noire de monde un mardi .
Bon vu que les diminués ont fermés les parcs, les gens qui peuvent se tirent plus loin.
En parlant de dé-confinement.
J'ai renbarré direct mon boss en lui disant que je reprendrai pas le RERB pour monter à Paname dès le 11, ni le 18, ni...
Tous les gens qui ont télé travaillé autour de moi ont du mal à penser le retour à l'Open Space.
Dans mon cas la vision du RERB ces derniers jours sur les RS a été rédhibitoire. Mes vieilles guiboles prendront le vélotaf. Une fois de temps en temps.
J'étais déjà un ours.
Mais du fond de ma dunette avec mes quatres écrans je suis devenu un geek.
Dehors on distribue des médailles aux soignants en lieu et place d'une revalorisation de leur taf.
Dehors on impose pas le masque dans l'espace public mais on lourde les parcs et les plages.
Dehors on se colle sans distanciation dans la queue du primeur au marché pour trois barquettes de fraises pour deux.
Dehors. La liste est trop longue.
je reste dans ma dunette avec mes bronches trouées.
En revenant de la forêt je suis passé sous Roissy. D’habitude les avions font la queue pour atterrir. on les voit de loin bien avant le tunnel des pistes de l'A1.
la rien.
Et toujours ce ciel bleu comme une Libellule.
Ou comme l'enfer, je sais pas pourquoi on place toujours une déclinaison de rouge dans cet endroit la.
En arrivant dans les petites rues d'ASB en fin d'aprèm ensoleillée, il y avait tout ces gens qui marchent au milieu des avenues, ou qui font du vélo avec leurs enfants.
Bon perdre son masque c'est un peu comme perdre sa rallonge.
C'est perturbant.
Ma lame je l'ai égarée trois jours. Impossible de retrouver où j'avais fourré mon knife à ouverture d'une main.
Un tout usage que j'ai acheté directement à Thiers, dans une coutellerie ou une Makila en vitrine, un bel objet au pommeau en argent ciselé, m'avait conduit à pousser la porte.
Le bâton était far away de ma bourse, mais en papotant avec le vendeur, j'étais ressorti avec un nouveau compagnon.
Ce trappu au manche en pierre de lave.
Et à ouverture d'une main non mécanique.
Un truc qui descend des bergers calabrais.
Tenir le mouton d'une main et ouvrir le couteau pour lui enlever un caillou du sabot est très compliqué.
J'ai pas vu un seul latxa tête noire depuis et vu mon stock de surins on peut parler d'achat impulsif...
Ou j'ai eu affaire à un bon vendeur.
Comme je bosse pas mal aux jardins en ce moment par session d'une heure, j'ai refait tous les chemins pour voir si mon extension n'était pas tombée de la poche.
Rien. Nada. Que tch'i.
Bon je vais pas chouiner, j'ai de la matière question acier bleu. Une collection à faire rougir de plaisir un rémouleur.
Si ce petit métier tournait encore.
Vous connaissez l'adage, un keum ne peut sortir sans sa teub et son canif.
Dans les trucs obligatoire pour l'escapade, il y a aussi désormais le masque.
Voilà pas que je l'ai égaré aussi, le beau gris en tissu réalisé par belle maman.
Ce masque est d’ailleurs une vraie réussite.
Bien que réalisé avec des élastiques de slip kangourou qui me décolle un peu les oreilles, il est parfait pour me couvrir des yeux à la gorge.
Finalement je l'ai dégoté sous le coussin de Buck.
J'ai donc décidé de le nettoyer puisque cela faisait moins de soixante douze heures qu'il était la.
Je l'ai collé dans un bain d'eau de javel.
Mais le bain d'eau de javel voilà c'est une erreur. Je l'ai lu la.
Je l'ai mis a sécher.
Et voilà qu'il s'est mis a dracher sévère.
Enfin si vous devez nettoyer vos masques, le mieux c'est de les coller à la machine.
Ensuite je suis passé voir ma mère à l’Ephad.
Depuis que l’autorisation a été donnée par le king du tâtonnement , j’ai reçu un planning avec la date de ma visite pour ce mois.
Trente Avril , quinze heures trente, durée de la visite trente minutes.
Vous allez encore me dire que je tape trop la numérologie.
TSsssss, moins que les runes.
Reprenons.
Evidemment je suis arrivé en avance. Avec mon brin de muguet. je dois ressortir et revenir à trente , pas avant.
S'il vous plait monsieur.
Je n'arriverai jamais à me faire qu'on me sorte du mOssieur.
Je retourne dix minutes dans la voiture.
Cette fois ci c’est l’heure.
Prise de température, trente six quatre. Un animal a sang froid. lavage de main, charte papier à signer comme quoi je ne fréquente pas de malades et une liste de pré-requis à faire blêmir les conditions d'utilisation de google . une fois les formalités remplies, me voila sous un barnum .
Une grande table, style salle à manger, deux chaises bout à bout.
Ne pas s’approcher , ne pas enlever le masque et tout et quanti.
Il fait froid. deux jours de pluie on salement ratiboisé le thermomètre
la mère arrive dans son fauteuil, l’aide soignant lui explique qu’il ne faut pas enlever le masque et ne pas m’approcher.
il repart se mettre au chaud et garde un œil sur nous de la fenêtre de la résidence.
On commence à papoter. le masque la faire rire.
Un orage se déclenche. Elle s'inquiète du claquement de la pluie sur le plastique.
C’est quoi ce bruit ?
C’est rien, la pluie , maman
Elle a oublié le bruit de la pluie. Depuis tout ce temps entre ces murs.
J’ai un peu froid. le vent se lève. Mais elle continue à papoter.
Une bourrasque plus forte.
D’un coup, d'un seul le pied du barnum de son coté se libère du bloc en fonte. bloc prévu pour, mais pas vraiment attaché.
sacré maman !
la toile de tente est comme prise d’une vie propre, elle se gonfle , se soulève et … Je fais un bon pour attraper le pied du barnum déjà a un metre trente du sol. peut être cinquante.
la toile claquée par le vent se rabat sur le fauteuil roulant. Ramener un spi une fois que le grain est déclenché n'est jamais une mince affaire.
Forcement elle râle. Dès que je m’occupe un peu d’elle, elle ronchonne.
Normal c’est ma reum.
sacré maman !
Je la soupçonne d’avoir tenté le coup de la montgolfière pour s’envoler par dessus le mur du parc.
j'ai oublié le nombre de fois ou elle m'a emmené au Prado voir Mary Poppins.
le personnel arrive en courant sous la pluie battante.
A quatre pour remettre de l’ordre.
ca va vous n’avez rien
ha ha non touté va bène
On décide de remettre le papotage à des jours meilleurs.
une derniere photo ?
ne vous approchez pas !
ok ok
Voilà pour le jour quarante cinq et une zik d'ambiance tiens, chaque fois que gaby ressort je me remémore Dom, tiens man in mémoriam...